Idriss Aberkane, icône d’une fausse ère

Depuis fin 2016, le cas d’Idriss Aberkane a attiré l’attention du monde de la vulgarisation scientifique par son travail clinquant, mais surtout en raison de l’argumentaire massue dégainé à longueur d’interview : un curriculum vitae incroyable, et auquel beaucoup ont choisi de croire alors qu’il aurait fallu en douter. Il a ainsi été épinglé dans plusieurs critiques rédigées par des vulgarisateurs des sciences très attachés à la probité de ce métier.

Tribune : Les fausses informations scientifiques sont des “fake news” comme les autres.

J’ai publié sur ce blog d’autres articles dont la lecture vous permettra de contextualiser l’histoire au sujet de laquelle un dernier rebondissement me pousse à écrire de nouveau.

  1. — Qui parle pour la science ? Idriss Aberkane ?
  2. — Idriss Aberkane à l’épreuve des faits
  3. — Idriss Aberkane a menti
  4. — Le triomphe du Storytelling

La réaction de l’intéressé aux critiques de son discours consiste à jouer la victime et à maintenir son scénario : il est un génie jalousé. Ce choix est sans doute motivé par le succès que ses mensonges lui permettent de rencontrer auprès des médias et des éditeurs. Nous devons donc interroger d’urgence un système qui récompense la fraude et se montre incapable d’une autocritique avant qu’il soit trop tard.

Le livre d’Idriss Aberkane (un traité de développement personnel grimé en expertise sur les neurosciences et les sciences de l’éducation) rencontre visiblement un franc succès, pour le plus grand plaisir de son éditeur. Assez logiquement, un autre livre est en préparation. Afin de s’assurer que la presse ne puisse qu’être élogieuse à la sortie de ce futur livre, l’éditeur tente une manœuvre stupide : la censure des blogs se montrant critiques envers le lucratif auteur. C’était tout début 2018. Quelques mois plus tard, nous découvrons un nouveau produit dans la galaxie Aberkane : un cours en ligne payant. Et il est temps pour un nouveau chapitre.


Episode de janvier 2018 : Censure de la critique

Fin janvier 2018 on apprend que des blogueurs et des hébergeurs ont été mis en demeure de retirer des articles critiques envers Idriss Aberkane. L’avocat des éditions Robert Laffont donne pour motif la diffamation dont l’auteur serait victime. Le délai de prescription étant écoulé, la démarche est tout au plus un coup de bluff.

Extrait d’un article d’Arrêt sur Images.

« Plusieurs blogueurs scientifiques, hébergés notamment sur Marianne.fr et Libération.fr, ont reçu une mise en demeure de l’avocat de l’éditeur Robert Laffont. Ce dernier demande le retrait d’articles publiés en 2016, critiques d’Idriss Aberkane. Ce jeune essayiste et chroniqueur au Point, spécialisé dans l’optimisation des performances du cerveau, publié chez Robert Laffont, publie un nouveau livre prochainement. » (source)

Étaient notamment visés les billets suivants :

Un coup pour rien : ces articles sont toujours en place, on peut même espérer qu’ils ont joui d’un effet Streisand bien mérité. Le blog La Menace Théoriste n’a reçu aucun courrier de l’avocat en question. Cette péripétie illustre un décalage par rapport à la manière dont un scientifique répond aux critiques : par le débat ouvert, la démonstration méthodique, la publication de ses travaux dans des journaux d’experts… Aberkane ne sait pas (ou ne veut pas ?) se défendre sur le terrain scientifique. Il s’agit d’un comportement qu’on a vu chez les frères Bogdanov qui ont le procès facile dès qu’on remet en cause la scientificité de leurs thèses.

Contrairement au scénario victimaire qu’il répand, Idriss Aberkane n’est pas étrillé pour son seul CV, mais bel et bien pour le contenu indigent de ses articles et conférences et pour sa posture faussement disruptive (c’est à la mode) avec le système en place.

L’intéressé a choisi de ne jamais répondre sur le fond à ces critiques, comme le ferait un authentique chercheur. Ceux qui ne lui accordent guère de crédit ne sont pas surpris par cette posture, les autres devraient s’en offusquer. Idriss Aberkane aurait dû suivre le conseil d’Isaac Asimov (qui nous accompagnera tout au long de ce billet) :

« On gagne toujours à jouer cartes sur table, surtout lorsqu’on a la réputation de cacher son jeu. » (Fondation, Tome 1).

 

Une stratégie de personnification.

Auprès de ses fans, la victimisation fonctionne bien, c’est naturel. On peut comprendre que ceux qui sont attachés à certaines valeurs dont ils pensent qu’Aberkane les défend, voire qu’il les défend seul contre tous, croient a priori que les critiques sont inspirées par de mauvais sentiments à l’égard de sa personne. Il nous faut donc rappeler, comme à chaque fois, que nous opérons bien la distinction entre les individus, leurs idées et leurs arguments. Les arguments sont faits pour être secoués et mis à l’épreuve, les idées sont faites pour être remises en cause, aucun des deux n’a droit au respect. Ainsi seulement peut-on épargner l’intégrité des personnes avec lesquelles nous serions en désaccord. Il faut donc comprendre que nul ne fait le procès d’Idriss Aberkane ; c’est sa rhétorique, son recours aux mensonges par déformation sémantique, et le système qui permet à ces mensonges de lui apporter du succès qui sont les cibles des nombreuses critiques.

Mais le gros problème ici, et il n’est pas de notre fait, c’est que le principal produit que vend Idriss Aberkane, c’est… Idriss Aberkane : « Mon CV, c’est la partie la plus solide de mon ouvrage » dit-il le 17 novembre 2016 sur France 24. Cette stratégie d’incarnation du produit commercial est très efficace pour la viralité dudit produit, elle créé un lien affectif avec le public, et elle personnalise d’emblée n’importe quel critique. De fait, on ne peut pas critiquer le produit Idriss Aberkane sans donner l’impression qu’on critique la personne qui porte le même nom.

Eléments de défense employés par Idriss Aberkane :

  • « Les petits esprits attaquent les gens, les grands esprits attaquent les idées »
  • « Vous savez bien qu’on ne peut pas être crédible aujourd’hui si on n’est pas attaqué ».

 

Le Point : un journal complice de fraude intellectuelle. D’abord en attribuant à Aberkane des titres qu’il n’a pas (« chercheur en neurotechnologies à Polytechnique et à Stanford ») ce qu’un minimum d’éthique journalistique permet de vérifier. Mais aussi en lui confiant régulièrement une pleine page pour qu’il partage ses opinions en tant qu’expert qu’il n’est pas, acquérant au passage une légitimité qui entretient l’imposture.

Sur le biomimétisme, mieux vaut se tourner vers des personnes qui ont un vrai bagage scientifique et des prétentions conformes à leur pedigree comme Janine Benyus.


Episode de juin 2018 : Le cours en ligne.

Idriss Aberkane vend désormais de la neuroergonomie. En flagrante contradiction avec le cœur de son propos : le besoin de la libre circulation de la connaissance, le voici qui marchande l’accès à environ huit heures de vidéo. Le texte de sa présentation d’une minute trente est un parfait exemple de sophistique où l’on n’apprend rien sur le contenu du cours, car ce qu’il nous faut apparemment savoir c’est combien leur auteur est un homme à succès. De la poudre aux yeux !

Examiner la rhétorique déployée dans la petite annonce vidéo permet de révéler de façon éclatante le sophiste derrière le « neurosage ». Puissante ironie, cette vidéo est l’archétype de la manipulation mentale contre laquelle il promet de protéger ses élèves.

 

« Bonjour mesdames et messieurs, je m’appelle Idriss Aberkane. Je suis docteur de l’école Polytechnique en sciences cognitives appliquées aux sciences de gestion. J’ai été chercheur à l’université de Stanford à vingt ans… »

On n’est pas « chercheur » à l’université si l’on n’est pas docteur, ou à tout le moins co-auteur d’un travail de recherche publié dans un journal scientifique. À 20 ans, monsieur Aberkane avait tout au plus un DEUG. Personne n’appelle un étudiant en DEUG « chercheur », même quand il participe à des travaux de recherche, et cette ambiguïté confine au mensonge pour quelqu’un du métier. Le même type de mensonge se retrouvait déjà dans son CV avec le mot « professeur« . On doit malheureusement constater qu’Idriss Aberkane n’a pas fini de mentir, même sous la pression des fact-checkers. Sur ce besoin de se prévaloir de titres universitaires, citons Isaac Asimov : « La gloire passée ne nourrit guère. »

 

« Je suis resté affilié à cette université pendant plus de sept ans. Je suis également passé par Normal Sup et Cambridge »

Mais sans produire aucun article de recherche… Donc probablement sans faire de travail de recherche. Donc probablement sans y être chercheur. Nous assistons ici à une manipulation de l’effet halo. Apposer une chose très positivement connotée (Stanford) à côté d’une autre (Idriss Aberkane) a tendance à produire une sorte de contagion des qualités de la première vers la seconde.

L’ensemble de cette introduction est un long argument d’autorité, l’un des sophismes les plus répandus dans les pseudosciences.

« Et pourtant dans le cours que je vais vous faire, je vais vous parler de l’importance d’être autodidacte. De l’importance de l’échec. Je vais vous dire que l’échec est un diplôme. Mais je vais surtout vous parler de neuroergonomie. »

Les cours en ligne s’adressent à des personnes qui ne sont pas dans le parcours classique des universités et écoles. Les phrases ci-dessus ressemblent beaucoup à ce qu’il faudrait dire pour les rassurer et les flatter. À ce sujet, citons Isaac Asimov : « L’anti-intellectualisme a été un fil conducteur qui serpente à travers notre vie politique et culturelle, nourrie par la fausse idée que la démocratie signifie que « mon ignorance vaut autant que vos connaissances ». »

« Ca a l’air de quelque chose d’ésotérique, de quelque chose de réservé à une élite neuroscientifique particulière. Mais pas du tout. Celui qui connait son cerveau, eh bien il connait la condition humaine, si on voulait adapter les phrases de Montaigne au présent d’aujourd’hui. Je voudrais vous montrer dans ce cours que connaître son cerveau est décisif au 21è siècle parce que si vous ne connaissez pas votre cerveau, d’autres gens le connaîtront pour vous et ce ne sera pas dans votre intérêt »

Tout est vrai dans ces phrases. La mise en garde est curieusement pertinente. Notez bien qu’il n’est pas question pour moi d’être en désaccord avec tout ce qui sort de la bouche de ce monsieur. Du reste, les baratineurs ont toujours intérêt à mettre un maximum de vérités dans leur baratin.

« J’ai écrit un livre à ce sujet qui s’appelle « Libérez votre cerveau ; traité de neurosagesse pour changer l’école et la société ». Ce livre a connu un certain succès puisqu’il a été vendu à plus de 200 000 exemplaires à travers le monde. Il a été traduit en chinois, coréen, japonais, russe, grec et allemand. Espagnol, bien sûr. Et italien. »

Cette fois, c’est un argument ad populum. La popularité d’un livre n’est pas garante de la véracité de son contenu, on trouverait bien des exemples au cours de l’histoire. Mais le spectateur pourra être impressionné par ce sophisme s’il ne le reconnait pas pour tel.

« Eh bien dans ce livre j’ai inventé le mot de neurosagesse pour rappeler quelque chose qu’Isaac Asimov avait dit, qui sera la structure de mon cours : une civilisation qui produit beaucoup de connaissances et peu de sagesse est vouée à l’extinction, eh bien voyons quelle sagesse nous pouvons tirer de l’étude de nos propres nerfs. »

Ainsi s’achève cette annonce. Rappelons que le concept de neurosagesse n’a jamais été soumis à l’examen des scientifiques du domaine, et qu’à ce titre il ne vaut scientifiquement pas plus que n’importe quel concept de fiction. Isaac Asimov, grand auteur de SF, mais également prolifique vulgarisateur des sciences, n’a jamais prétendu que ses romans avaient une valeur scientifique, tout simplement car il savait distinguer science et fiction.

 

Pourquoi un cours en ligne?

Quand un chercheur fait carrière, qu’il est reconnu pour ses compétences, le parcours classique est d’obtenir un poste dans un organisme de recherche, et éventuellement dans une université. C’est le parcours que l’on s’attend à voir embrasser celui qui tient les propos d’Idriss Aberkane sur « l’école et la société ». Son souci affirmé pour la circulation de la connaissance et de la sagesse y trouverait des moyens à sa mesure. De nos jours, les plus prestigieuses universités mettent en ligne les cours de leurs professeurs. Vues des centaines de milliers de fois, ces cours sont gratuitement accessibles à tous, moyennant d’en avoir le temps et d’y consacrer beaucoup d’attention.

Mais notre homme fait un choix différent, celui de vendre ses cours comme un vulgaire coach de vie. Cette stupéfiante contradiction marque une nouvelle étape dans le parcours de simili gourou qui éloigne de plus en plus Idriss Aberkane de la crédibilité académique dont pourtant il se réclame. Tout cela est-il compatible avec le complaisant autoportrait servi par l’intéressé sur tous les supports depuis des années ?

Pour citer encore Isaac Asimov : « Une « information fausse » est par définition incompatible avec toutes autres informations connues. C’est le seul critère qui nous permette de distinguer le vrai du faux. » (Les Robots).

 

Sur le site de la société qui vend le cours, Mybebooda, la présentation joue également (et uniquement) cette partition de l’excellence scientifique d’Aberkane.

« Idriss Aberkane, neuroscientifique de renom au parcours remarquable, y consacre sa vie et la démocratise à travers cette formation. » (source)

Un scientifique a du « renom » quand il publie des travaux commentés, repris, critiqués, salués, par ses pairs, pas quand il écrit dans le Point ou passe à la radio pour un livre de développement personnel.

« Les choses n’ont pas besoin d’être vraies, du moment qu’elles en ont l’air. » nous disait déjà Isaac Asimov.

 

« A l’aide d’études, d’exemples pratiques et d’histoires concrètes, Idriss Aberkane va vous enseigner les subtilités de la neuroscience et vous permettre de reprendre le contrôle de votre mental, donc de votre identité et de votre place au sein de la société (au travail, en famille, en couple…). » (emphases d’origine)

Entre les lignes, nous avons ici un vrai programme de coach de vie. On ne nous explique pas ce que signifie « reprendre le contrôle de votre mental », et cela est délibéré puisque le chaland pourra y trouver le sens de ce dont, justement, il se persuade qu’il manque.

« La neuro-ergonomie, la neuro-sagesse et la (sic) neuro-mimétisme sont des concepts qui lui tiennent particulièrement à coeur et que vous retrouverez dans sa formation. Ces notions ne se limitent pas seulement au bien-être individuel, elles impactent l’évolution de la science et de nos sociétés. »

Les chercheurs brillants qui ont 3 doctorats et réalisent de vrais travaux de recherchent ne finissent pas sur un site, à vendre quelques heures de cours (offre spéciale : 70€ au lieu de 126€ !) en compagnie d’individus dont la stature scientifique ne fait guère illusion. Regardez plutôt.

 

Luc Bodin délivre ses enseignements sur les « soins énergétiques ». Ancien médecin, on ne le trouve pas au registre de l’ordre des médecins, mais en revanche cité par la MIVILUDES qui s’inquiète de ses pratiques (Cf ce document pdf, page 16). La fiche que le PSIRAM lui consacre est éclairante sur sa nature de charlatan (et ce, qu’il ait ou non l’intention claire et consciente de tromper les gens).

 

Mais on peut citer également Olivier Chambon, lui aussi docteur. Ses cours concernent la loi d’attraction (= pensée magique) et l’intelligent design (créationnisme).

Mais il y a aussi le docteur Jean-Jacques Charbonier, connu pour prétendre détenir les preuves scientifiques de la vie après la mort et organiser de grandes séances collectives où des personnes endeuillées entrent en contact avec leurs défunts. Ces activités sont loin d’être bénévoles.

Et il y en a d’autres…

Cherchons des solutions plutôt que des coupables

Ce contexte jalonné de docteurs experts en pseudo-sciences nous éclaire sur le niveau de scientificité des cours d’Idriss Aberkane. À ce stade, nous constatons avec regrets que la prudence à laquelle nous appelions les sympathisants d’Idriss Aberkane déjà en 2016 était justifiée, et nous estimons achevée la démonstration de son divorce d’avec toute activité authentiquement scientifique. Au delà du cas personnel sur lequel s’appuie cet article, nous devons insister sur le contexte qui autorise le succès d’entreprises n’ayant de scientifique que les atours. Les indices de manque de sincérité de la démarche sont nombreux depuis les début de sa présence médiatique. Les mêmes indices devraient nous alerter dans bien d’autres cas…  Qu’ils réussissent malgré tout à faire illusion nous informe sur la faiblesse des connaissances du monde médiatique sur le monde académique (en espérant que cela ne signe pas davantage un mépris, ce qui pourrait se révéler dramatique). Il n’y a aucune fatalité au succès des faussaires, il ne dépend que de l’engourdissement de notre vigilance épistémique.

Laissons le mot de la fin à notre aîné, Isaac Asimov :

« Voyez-vous, si vous désirez devenir riche rapidement, ne vous cassez pas la tête, créez une nouvelle religion. »

 

NB : Monsieur Aberkane a évidemment un droit de réponse sur les pages de ce blog.


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  1. — Qui parle pour la science ? Idriss Aberkane ?
  2. — Idriss Aberkane à l’épreuve des faits
  3. — Idriss Aberkane a menti
  4. — Le triomphe du Storytelling
  5. — Idriss Aberkane, icône d’une fausse ère
  6. Conférence d’Idriss Aberkane – Fact checking
33 réponses
  1. Mickaël Notredame
    Mickaël Notredame dit :

    Bonjour,

    Merci pour cet article qui suscite une question : faut-il envisager de dispenser des modules de présentation au public pour les chercheurs afin qu’ils puissent plaire aux média et ainsi « occuper le terrain » dont s’empare ce type de personnage?

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    • Acermendax
      Acermendax dit :

      Question épineuse.
      Oui, il faut que les chercheurs soient de meilleurs communicants, qu’ils rendent la science sexy. Mais pas à n’importe quel prix. Il faut donc que de l’autre coté les médias sortent de leur logique personnelle à courte vue et mise sur une mise en avant des sciences, de leurs méthodes, pour aider un public qui ne sait pas encore qu’il aime ça à s’y intéresser et à devenir exigeant.
      Utopique ?
      M.

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  2. Nicolas Philippot
    Nicolas Philippot dit :

    Bonjour,

    Excellent billet une fois encore!

    Comment se fait-il que le cas des Bogdanov ait été saisi par la justice, à très juste titre, mais pour des faits relativement moins graves que dans le cas d’ Idriss Aberkane; eux ont réellement fait, pour l’ un, un doctorat en physique et pour l’autre, en mathématiques. Ce qui ne les a évidemment pas empêché de faire dire n’importe quoi à la science sous un énorme vernis d’ésotérisme et de religion.

    Mais dans le cas d’Aberkane les faits me semblent encore d’avantage plus graves et plus frauduleux.
    Je m’étonne donc de le voir continuer sans embarras son petit commerce mesquin et malhonnête…

    Qui est en droit de lui réclamer des comptes devant un tribunal? N’ existe-t-il pas un comité d’éthique scientifique pourvu du droit de constituer des dossiers face à ce genre de charlatans?

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  3. Colin Maudry
    Colin Maudry dit :

    J’ai eu quelques amis doctorants, j’ai participé à une « summer school » de doctorants en tant qu’ingénieurs, et j’ai beaucoup discuté avec eux du rôle de la science académique dans la société d’aujourd’hui. J’admire la rigueur et la valeur des travaux menés par la recherche académique (par opposition à la R&D du privé), mais, en tant qu’ingénieur versé dans la pratique, je regrette grandement le manque de ponts, dans les deux sens, entre la recherche académique et la société.

    – Manque de visibilité sur le fonctionnement des publications
    – pratiques éditoriales rendant difficiles la localisation et l’exploitation de travaux pourtant du domaine public (format PDF plutôt que HTML, par exemple)
    – le business des revues hors de prix qui « privatise » le fruit de recherches financées par des fonds publics

    C’est ce qui me vient à l’esprit pour le moment. En tant qu’ingénieur en informatique, j’aimerais avoir qu’il y ait davantage de convergence entre mon monde et le monde académique, pour moi bénéficier des avancées scientifiques, et eux bénéficier de mon expérience de terrain.

    Ainsi, pour revenir au sujet, de nombreuses personnes sauront davantage distinguer la science rigoureuse de la poudre aux yeux.

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  4. Seto3000
    Seto3000 dit :

    Utopique ?, Seulement si personne ne s’y attele, vous y êtes mis, j’espère que ça portera ses fruits

    Répondre
  5. Beneadikt
    Beneadikt dit :

    J’approuve et j’ajoute : il n’y pas que les médias qui doivent se réformer, il y a aussi l’enseignement. (Et je suis relativement légitime pour en parler vu que je suis prof). Il y a trop peu de place pour la pratique de l’esprit critique et de la démarche scientifique à l’école. Avec une si pauvre formation à la base, pas étonnant que les gens consomment volontiers des médias peu rigoureux.

    Répondre
  6. N S
    N S dit :

    Incroyable ce monsieur
    Un Grimault qui a réussi, plus présentable, qui a parfaitement compris les rouages des médias et de la manipulation de masse

    Mais j’apprécie beaucoup qu’il se permette de dire « Les petits esprits attaquent les gens, les grands esprits attaquent les idées » alors que lorsqu’on l’attaque sur le contenu de ses conférences, il prétend que les autres sont menteurs et jaloux

    Répondre
  7. Thomas Gayrard
    Thomas Gayrard dit :

    Bonsoir,
    Votre billet est intéressant mais à part tirer à boulet rouge sur ce qui est en effet une offre commerciale de formation assez egocentrée, je ne perçois pas votre véritable objectif.
    Ok, vous reprochez à Idriss Aberkane quelques incohérences sur son parcours, dont j’admets qu’il parle un peu trop souvent, mais je ne suis pas convaincu par vos arguments sur son illégitimité à parler de neurosciences et de « neurosagesse », et à faire de la vulgarisation.
    La vulgarisation scientifique passe malheureusement souvent par des raccourcis qui peuvent être contestables ou maladroits, mais le terme même de « vulgarisation » ouvre la porte à des approximations inévitables… Son principal intérêt est d’ouvrir la porte des sciences au plus grand nombre, avec idéalement le résultat d’intéresser et de motiver les plus convaincus à creuser les sujets évoqués, à se former et à se faire eux-mêmes ensuite leur propre opinion…
    Si les doctorants ne parlaient qu’aux doctorants, le monde serait encore plus triste qu’il n’est déjà… (et je ne serais pas concerné, vu que je ne suis qu’ingénieur, donc potentiellement moins diplômé…)
    Alors est-ce qu’Idriss Aberkane souhaite faire du profit sur cela ? Probablement… Certainement, même…
    Mais est-ce vraiment un mal ?…
    Pour avoir lu son livre et regardé un certain nombre de ses interventions, j’y ai appris et découvert un assez grand nombre de sujets qui m’ont intéressé et que j’ai voulu creuser par la suite…
    Je pense que c’est en cela que la vulgarisation est importante et je trouve dommage de ne chercher qu’à descendre en plein vol celui qui s’élève (médiatiquement parlant) au dessus du lot…
    Après tout, c’est en regardant l’émission « C’est pas sorcier » que j’ai compris comment fonctionnait un hélicoptère, et cela m’a amené à être aujourd’hui responsable qualité aéronautique précisément dans ce domaine.
    Je ne vais pas pour autant aller chercher des poux dans le CV de Fred et Jamy… Sont-ils vraiment légitimes pour parler de science ?… Et surtout… Est-ce vraiment important ?
    Je ne suis pas partisan de l’angélisme à tout prix, mais force est de constater que le discours d’Idriss Aberkane amène à se poser la question de la connaissance et de son utilisation, à ne pas s’arrêter à ses échecs pour progresser et porte un regard globalement humain sur la science faite en conscience…
    Alors si je respecte votre vision « anti-marketing » sur son travail, et que je reconnais que le matraquage sur les compétences et le passé d’Idriss Aberkane peut être parfois agaçant (et peut-être arrangé), je regrette quand même que votre message ne soit un peu trop systématiquement « à charge ».
    Bien cordialement,
    Thomas Gayrard

    Répondre
    • artragis
      artragis dit :

      en fait, quand on suit un peu le sujet, l’aspect « CV frauduleux » n’est que le point de départ de l’histoire : I.Aberkane ayant fait tout un patakes de son super CV, forcément que ça a été vérifié (et c’est ultra facile de vérifier) bah ça s’est un peu retourné contre lui.

      Le reste de l’histoire, c’est justement la fausse vulgarisation. Le fond du sujet c’est justement qu’Abkerkane ne vulgarise pas : il porte un discours creux, émaillé de faux mais qu’il prétend révolutionnaire.
      A l’opposé, c’est pas sorcier évite au maximum les erreurs et les discours sans aucun sens. c’est même d’ailleurs pour ça que C’est Pas Sorcier n’a jamais eu vraiment l’air révolutionnaire.
      Quand j’ai écouté la première fois la conférence d’aberkane sur « ouvrir le livre de la nature » et « replacer l’économie de la production par l’économie de la connaissance », j’ai été séduit. Et puis je me suis demandé comment j’allais trouver les livres, les documents, les expériences qui sont nécessaires à la connaissance si la « production » était remplacée. Et le discours d’Aberkane était devenu juste… sans intérêt.

      Oui, la TEB, pas mal de scientifiques médiatiques, mais aussi CanardPC (hommage à Casque Noir) sont « systématiquement à charge ». Mais c’est normal, ce que dit Aberkane est systématiquement faux. Et comme le bougre prétend révolutionner le monde de l’éducation et de la connaissance, c’est assez logique que ça génère des réaction, tu ne crois pas?

      Répondre
    • Cyanure
      Cyanure dit :

      Dans le cas de « c’est pas sorcier », on ne se penchera pas sur le CV de Jammy pour la bonne raison que c’est un présentateur, non pas un chercheur. Il ne se revendique pas comme tel, et il est engagé en fonction de sa capacité à rendre les explications claires et intéressantes. Derrière son travail de « vitrine scientifique », il y a d’autres personnes qui, elles, sont qualifiées pour faire un travail de recherche (probablement des documentalistes, je suppose) et qui sont rémunérées pour cela. Il n’y a pas d’imposture, donc pas de débat sur la question.

      Ici, ce qui pose problème, c’est qu’une personne qui n’est pas qualifiée occupe un terrain médiatique et diffuse des idées qui peuvent être intéressante, mais dont une partie au moins est fausse. Sur l’éducation, par exemple, il n’a jamais approché une école de sciences de l’éducation, et cela se voit terriblement. Si l’on a un mauvais souvenir de sa scolarité (qui n’en a pas…), ce qu’il dit est tentant, ça semble convainquant, et… il met de côté (pour le formuler gentiment) des années de recherches sérieuses sur le sujet. Il ne sait juste pas de quoi il parle…

      Répondre
  8. Zijin
    Zijin dit :

    Bah dis donc, je comprends bien pourquoi mon article sur SensCritique a l’air trop à charge, en te lisant, Mendax. J’ai l’impression d’avoir fait du caca, à côté. ^^’

    Répondre
  9. Romain
    Romain dit :

    A propos de sa tendance à l’attaque directe contre ses détracteurs, je citerai encore Asimov: « la violence est le dernier refuge de l’incompétence ». J’adore cette citation.

    Répondre
  10. Toût-Élié
    Toût-Élié dit :

    Désolé, mais une phrase me reste en travers : «On n’est pas « chercheur » à l’université si l’on n’est pas docteur, ou à tout le moins co-auteur d’un travail de recherche publié dans un journal scientifique.»

    «Chercheur» n’est pas une profession réglementée, pas plus qu’il n’y a de «pratique illégale de la recherche». Ça n’est pas un état obtenu à perpétuité lors de la soutenance.

    Dénier à une personne qui effectue une activité de recherche sa qualité de chercheur, parce qu’elle est entrée par un autre chemin que la thèse dans le monde de la recherche, est un trait que l’on rencontre effectivement chez certains docteurs. Certes, cela répond à un sentiment, à tort ou (souvent) à raison, d’insatisfaction sur sa rémunération, sa reconnaissance, ses conditions de travail. Cela n’en est pas moins désagréable et contre-productif. Ce «à tout le moins» sonne comme un dédain pour le non-soi, que lesdits «certains docteurs» attribuent justement généralement, à raison ou (souvent) à tort, aux diplômés d’autres filières.

    Sur la seconde partie de la phrase, je me bornerai à signaler qu’avoir publié n’est pas le signe que l’on est chercheur, mais que l’on l’a été. La fonction de chercheur n’est pas, pas plus qu’un diplôme, une marque indélébile à vie.

    Compliments pour le reste du site.

    Répondre
  11. Zijin
    Zijin dit :

    Ouais bon… À ce compte-là, « thérapeute » aussi, ce n’est pas une profession réglementée en France et est-ce que devrions-nous valoriser un thérapeute « insolite » sous prétexte qu’il n’a pas suivi un parcours universitaire certifiant de ses compétences professionnelles ? Pas très sûr, à mon sens, surtout vu le bordel engendré par l’absence d’encadrement de la profession.

    Aberkane veut qu’on le considère comme « chercheur » alors qu’il a déjà un paquet de « titres » dans son palmarès. Je veux bien entendre votre critique sous-jacente des normes et des institutions (qui peut se justifier, en général) mais sachez que ce sont des arguments employés par Aberkane lui-même, tandis qu’à l’opposé, ce même personnage haut en couleurs va continuer à vouloir gonfler son CV comme s’il manquait désespérément de crédibilité et qu’il avait arrêté sa scolarité au bac (ce qui est très loin d’être le cas).

    On ne peut pas d’un côté cracher sur les grandes institutions, le prestige et les normes et de l’autre, s’en réclamer coûte que coûte, ça ne peut pas fonctionner.

    Répondre
  12. Toût-Élié
    Toût-Élié dit :

    Nous parlons là de choses différentes.
    Relisez mon message, je ne parle ni de “valoriser un parcours insolite” ni de “cracher sur les[quelles ?] grandes institutions”. Je ne parle pas même dudit Aberkane. Je réagis à une formulation de l’auteur selon laquelle l’activité de recherche d’une personne se juge non par sa production scientifique mais par sa possession d’un grade.

    Répondre
  13. Franck Ramus
    Franck Ramus dit :

    Dans la présentation d’un webinaire qu’il anime (https://idrissaberkane.mybebooda.fr/stages/?nom=8-juin-2018&idformation=5826), il reprend à son compte le neuromythe des 10% du cerveau:
    « Il vous apportera des éléments de réponse pour savoir comment utiliser tout le potentiel de votre cerveau et non pas seulement ces fameux 10% qui représentent le pourcentage de vos capacités neuronales utilisées au cours de votre quotidien, de votre vie. »
    Enorme pour un chercheur en neurosciences!

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    • N S
      N S dit :

      Formidable 😀
      Il suffit d’envoyer ça à n’importe lequel de ses « fans » pour qu’il perde toute crédibilité

      Répondre
  14. dtc
    dtc dit :

    Aberkane n’est pas fiable ? Ok

    Mais des chercheurs à PhD qui font de la bouse, il y en a pléthore. Dès qu’ils sont confrontés à un problème concret, il n’y a plus personne. À la différence des ingénieurs.

    La plupart du temps, un doctorat, c’est un travail de documentation, comme un journaliste. 95% de ce qui est écrit reprend les travaux des autres. Il y a peu de doctorat de qualité. Il fait quoi le chercheur de Stanford qui a pondu un article scientifique vantant les mérites du pétrole ? Il est payé par l’industrie pétrolière. Combien font pareil ? Plein.

    La méthode scientifique est critiquée. Meme Popper a signalé les limites. Ce qu’un chercheur à trouvé est démonté par un autre.

    La lumière : onde ou particule ?

    L’imagerie médicale : phrénologie ?

    La psychologie sociale : Pseudo science ?

    Pharmacologie : médicaments retirés après AMM ? Beaucoup !

    Problème de réplication https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27225100?dopt=Abstract

    Des chercheurs n’ont pas envie d’être publié. Généralement ils sont indépendants ou travaillent dans des labos de groupes industriels et ne déposent pas de brevet pour ne pas être copié.

    L’auteur de ces lignes ne connaît pas la diversité de la recherche. Surtout, il présente le milieu de la recherche UNIVERSITZIRE sous un angle idéalisé.

    Répondre
    • sissa
      sissa dit :

      J’essaie de comprendre votre message…
      Sous prétexte qu’il y aurait des titulaires d’un doctorat faisant, selon vous, « de la bouse », , cela signifierait que revendiquer des mérites académiques qu’on a pas est sans problème? Difficile de suivre votre logique.
      La méthode scientifique est critiquée? Par qui? Popper? J’ai peur que vous ne l’ayez pas lu ou compris pour dire cela.
      Pour le reste, utiliser le fait que les travaux de chercheurs puissent être critiqués par d’autres, pour discréditer toute parole ou travail scientifique est un sophisme bien connu. C’est bien au contraire sa capacité de s’auto-corriger qui fait de la science la source de connaissance la moins incertaine que nous ayons.

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  15. UnGarsEnBlouseBlanche
    UnGarsEnBlouseBlanche dit :

    Petites (énièmes) remarques concernant le CV aux hormones d’Idriss Aberkane.
    Je note, qu’il oublie toujours dans son parcours, son DEUG de sciences de la vie à l’université Paris-Sud Orsay entre 2003 et 2005. Un lien éventuel avec le « prestige » de l’institution ?^^
    De même, le fait qu’il soit effectivement passé par ENS Ulm, mais en tant que détaché par l’université, et non via le très concurrentiel concours d’entrée… A ce titre, il ne peut donc se prévaloir du titre de « Normalien »…
    Ces approximations et oublis sont ma foi bien regrettables…

    Répondre
  16. Cyanure
    Cyanure dit :

    Et encore au-delà de ce problème de CV, il y a l’infinie vacuité de son discours… J’ai découvert son « travail » avant la chaine LTEB et j’ai péniblement supporté 3 vidéos où il se gargarise du son de sa voix pour déblatérer des platitudes… Je pense que c’est son blabla hors série sur l’éducation qui a fini de me convaincre que ça ne valait pas grand chose de perdre son temps à écouter ce qu’il raconte. Ca sonne bien, ça donne l’impression qu’il dit un truc intelligent mais en vrai le contenu est absent.
    Dire « il faut changer l’école » et se lancer dans une explication comme quoi l’enseignement c’est du théorique et c’est hors de la réalité… Merci Einstein, personne n’avait attendu pour constater qu’il fallait évoluer. L’école à pédagogie active, le réel en classe et l’adaptation aux besoins de l’élève, c’était déjà d’actualité au XXe siècle. C’est très délicat de prendre de haut toute une profession en se basant sur des « yaka, faut que » de bas étage et coupés de la réalité.
    Et son discours sur l’économie de la sagesse est tout aussi déconnecté. Je veux bien échanger mon savoir, mais le pragmatisme bas de plafond m’indique tout de même que si je veux discourir longtemps, il faudra tout de même que je m’arrête pour manger, et que c’est la « bête » économie classique qui va me permettre de me sustenter. Ou alors il va de connaissances et d’eau fraiche?

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  17. Eupalinos Teste
    Eupalinos Teste dit :

    Bonjour,

    Je ne suis que simple bachelier, mais animé depuis toujours par une curiosité insatiable, un goût pour la méthode scientifique (notamment friand d zététique), et doté (je pense) d’une certaine rigueur intellectuelle qui m’a conduit (le temps, l’expérience et les savoirs accumulés aidant) à savoir distinguer science et pseudo science.

    Alors que j’avais déjà connaissance des quelques polémiques au sujet d’Aberkane, l’idée folle m’a pris d’écouter d’une oreille distraite la conférence d’Idriss Aberkane donnée en CERA en mars dernier et mise en ligne sur Youtube en mai. J’y ai décelé de grossières erreurs factuelles, dont quelques-unes peuvent être considérées comme des affabulations, sur des sujets précis que je connais plutôt bien, et dans des domaines aussi variés que l’art, les neurosciences, la psychologie, l’archéologie, l’éthologie, la linguistique, l’histoire, ou même les mathématiques… Alerté par ses stupéfiantes bévues, j’ai créé un compte Google (je ne suis inscrit sur aucun réseau social) afin de pouvoir partager mes rectificatifs directement en commentaire sous la vidéo. Mon commentaire a vite suscité de l’intérêt, et, comme j’apportais des sources fiables, quelques primo admirateurs de notre neuroprestidigitateur 2.0 se sont aperçus de la supercherie et m’ont même remercié pour cet éclairage. Jusqu’à ce que le CERA republie sa vidéo, sous prétexte qu’il y avait un petit bug à un endroit ; ce qui a eu pour eux l’avantage de faire disparaître mon commentaire, de loin celui ayant reçu le plus de votes positifs.

    Ceci m’a quelque peu agacé, alors j’ai décidé de reprendre toute la conférence crayon en main, afin de vérifier un maximum d’informations sur tous les sujets (et ils sont nombreux!) que croise Idriss Aberkane durant ses conférences-spectacles. Verdict : c’est un escroc doublé d’un fumiste, qui soit tronque, soit falsifie, et diffuse et propage parfois de gros mensonges en guise de connaissances auprès d’un public ignorant, crédule et suggestible à souhait. Il y a vraiment des choses effarantes, des manipulations tellement énormes que ça me semble même improductif pour son propre commerce.

    Alors j’ai rédigé un long fact-checking sous word, minuté et dûment sourcé, dans l’idée naïve de le publier en commentaire lorsque je l’aurais fini… J’ai bien tenté, mais le résultat fut que deux de mes comptes créés pour l’occasion furent signalés à Google et finalement suspendus ; et je n’étais finalement plus en mesure de publier de commentaires visibles par les autres utilisateurs. Censure pure et simple du CERA. Ça en dit long sur la complicité de certains organismes et autres associations à but soi-disant philanthropique.

    J’ai aussi constaté que presque tout commentaire critique publié sur une des vidéos de la chaîne « Dr Idriss Aberkane » est éclipsé par celle ou celui qui gère ce compte.

    Du coup, j’ai une question : Où pourrais-je publier mon fact-checking ? Car j’ai pas mal travaillé dessus mine de rien — ce qui m’a d’ailleurs permis d’affiner et affermir mes connaissances dans certains domaines et d’en acquérir de nouvelles.

    P-S : le plus triste et le plus navrant est la réaction de certains de ses soutiens, qui se conduisent comme des hypnotisés irrationnels — je pense qu’il leur est très douloureux de reconnaître qu’ils se sont faits berner par un faussaire affabulateur, à mon avis pathologiement narcissique et mythomane, qu’ils croient être un génie précoce polymathe de la plus haute valeur ; alors ils sombrent dans le déni forcené.

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  18. Bicent
    Bicent dit :

    Bonjour à tous
    Je suis sidéré par la fascination qu’exerce Idriss Aberkane sur l’auteur de Menace Théoriste et ses lecteurs.
    Sept articles lui sont consacrés sur ce blog ! Une vraie passion. Combien d’autres à venir ?
    Ne craignez-vous pas d’épuiser le filon ?

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    • Acermendax
      Acermendax dit :

      Comme étude de cas, c’est passionnant.
      Et plus on regarde plus on trouve d’énormités. Donc, il y aura d’autres articles.

      Répondre
    • UnGarsEnBlouseBlanche
      UnGarsEnBlouseBlanche dit :

      « filon » pourrait laisser penser à une utilisation profitable d’Idriss Aberkane. Ici il s’agit juste de mettre en garde contre des contournements coupables ou non de la réalité.
      Plus il s’évertuera à propager des idées fausses/banales mais avec un petit vernis de dialectique, plus il sera nécessaire de poser des jalons à ses élucubrations.
      C’est le rôle à mon sens, de ce site…

      Répondre
    • Cyanure
      Cyanure dit :

      Les interventions d’Aberkane sont exactement tout ce que la communication scientifique ne devrait pas être (fausses, malhonnêtes, imprécises, non basées sur des faits, et j’en passe). Dans un blog qui se donne, entre autre, comme but d’aiguiser l’esprit critique, je trouve même surprenant qu’il n’y ait pas plus d’article consacrés à un tel imposteur.

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  19. Germain Tenant
    Germain Tenant dit :

    Bonsoir,
    je viens confesser être l’une des personnes initialement « séduite » par M. Aberkane… et en quelques sortes j’avais raison, puisqu’en lisant les commentaires d’une de ses vidéos (« Comment muscler et libérer votre cerveau ? – Idriss ABERKANE »), j’y ai trouvé un lien vers l’un de vos articles .. qui m’ont remis les idées en place. Pas fier d’être tombé dans le panneau, mais ravi d’être arrivé sur votre site. Merci pour vos éclaircissements et votre travail en général, je sens que je vais passer beaucoup de temps sur vos articles!

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