J’observe depuis quelques temps l’émergence de critiques adressées aux créateurs de contenus « sceptiques » qui leur reprochent de se prétendre apolitiques ou neutres. La critique vient de personnes qui semblent avoir de réelles compétences, notamment en sciences sociales. Ce sont des militants en premier lieu motivés par leurs idées politiques, notamment anticapitalistes.

Pour rappel : les fachos du net nous considèrent comme des gauchistes invétérés, certains militants gauchistes nous voient comme hyper compatibles avec le fascisme, mais une bonne majorité des gens ne cherchent simplement pas à identifier notre opinion politique quand nous produisons une vidéo sur la chloroquine, les pyramides, les dérives sectaires ou la philo des sciences. Ils évaluent nos contenus selon d’autres critères ; ils ont bien raison.

NB : quand je dis qu’ils ont raison d’évaluer nos contenus selon d’autres critères, c’est parce que je pense qu’ils ont raison d’évaluer nos contenus selon d’autres critères, pas parce qu’ils sont plus nombreux. La coïncidence me semble néanmoins assez heureuse.

La grille de lecture de ces nouveaux sceptiques-envers-les-sceptiques est d’abord politique. C’est leur droit. Vous ne me verrez pas dire qu’ils ont tort de militer, que leurs idées sont forcément mauvaises, qu’ils abordent mal la question. Mais ils ont un problème : ils ne respectent pas la position de ceux qui estiment que la grille de lecture d’un vulgarisateur n’est pas nécessairement politique, ou très marginalement. Le respect que j’ai pour leur démarche, ils ne l’ont pas pour la mienne.

Mon travail sur la TeB, sur mon blog, dans mes livres est d’abord porté par une grille épistémique, je mets en avant la valeur que j’accorde au fait de ne pas croire (et diffuser) des choses fausses, et de désirer obtenir la plus grande fidélité possible entre mes représentations mentales et le monde réel.

Ceux qui assènent tout le temps : « tout est politique » sont autorisés à y voir ma position politique. Ils pourront constater que je ne prétends pas être neutre : je préfère le vrai au faux, je m’oppose à ceux qui confondent fiction et réalité, et j’assume le choix des sujets traités qui est évidemment le reflet -reconnu comme tel- de mes propres intérêts et questionnements. Je ne me sens pas concerné par les critiques lancées contre les “apolitiques”.

Sur la Tronche en Biais, à mon initiative, nous avons parlé de racisme avec Evelyne Heyer, commissaire scientifique de l’exposition “Nous et les autres, du préjugé au racisme” au Musée de l’Homme. Nous avons parlé de la chasse avec Pierre Rigaux, militant de l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages, nous avons parlé des déterminants du terrorisme avec le chercheur en psychologie sociale Jais Adam-Troian, et ces choix, qui nous sont reprochés sur un registre politique, nous les assumons sur le même registre. Toutefois, tous nos contenus n’ont pas cette dimension, notre travail principal est ailleurs, et certains semblent ne pas nous en accorder le droit. Nous nous passerons de leur bénédiction.

De l’autre côté, ceux qui veulent se dire « apolitiques » (quel que soit le sens que l’on puisse donner à ce terme que je n’emploie jamais) ne me dérangent pas, en tant que tels, dans mon travail de promotion des outils de la pensée critique, des vertus épistémiques, du doute méthodique. Si ça se trouve ils sont de droite. Ou d’extrême gauche et antisystèmes. Ça colore leur vocabulaire, mais ça ne change rien à ma manière de leur expliquer ce qu’est un biais cognitif, une méta-analyse ou un raisonnement circulaire. S’ils veulent débattre de questions politiques, ils trouveront certainement des militants pour venir s’opposer à leurs idées. Mais il y a une quantité de sujet que l’on peut aborder, traiter, dont on peut même débattre sans adopter la grille de lecture du « tout est politique », et il serait souhaitable d’en tenir compte et de respecter la manière dont ces questions peuvent être traitées de manière apaisée.

Il y a dans la posture critique des sceptiques-envers-les-sceptiques une injonction dérangeante et agonistique qui exige que les individus acceptent d’être rattachés à une étiquette politique pour avoir le droit de s’exprimer. J’estime qu’un zététicien doit au contraire mettre de côté ces étiquettes pour s’intéresser à d’autres dimensions du discours, moins polarisantes, plus facilement objectives. Cela ne revient pas à nier la complexité des dimensions que ces étiquettes sont censées refléter, mais ça permet de rester focalisé sur les sujets en question.


Mon scepticisme n’est pas apolitique puisqu’il est public, militant, habité par le désir de contribuer à améliorer la société. Ma position n’est pas neutre puisque je défends l’idée que la méthode scientifique vaut mieux que les autres pour évaluer si une hypothèse est juste, ou fausse, ou indécidable. Je ne prétends pas être objectif puisque tout mon travail consiste précisément à expliquer pourquoi nos subjectivités s’invitent dans tous nos jugements et nous obligent à adopter une méthode quand nous voulons en limiter les biais. Je me permets donc d’être étonné quand certains semblent ignorer tout cela et fondent leur critique sur l’idée personnelle (subjective !) qu’ils se font de la démarche qui est la mienne et celles de pas mal de collègues. Et j’écris ce billet pour que tout cela soit dit, dans l’espoir de n’avoir pas à m’en justifier à l’avenir.


Mon parcours, mes compétences, ma sensibilités sont ce qu’ils sont, même modulés par l’équipe qui m’entoure dans ce travail. Peut-être suis-je coupable de ne pas comprendre les sceptiques-envers-les-sceptiques. En fait, je dois l’admettre, quelque chose m’échappe. Ces personnes qui ont de réelles compétences, dont le discours consiste à se dire plus savants que nous, plus experts de l’esprit critique, connaissent forcément le danger de la réactance, les phénomènes de tribalisme, et ils devraient mettre en conformité leurs buts et leurs moyens : ils devraient nous donner envie d’être comme eux. Et face à un échec manifeste, ils devraient changer de méthode. Mais, je le répète, peut-être suis-je incapable de saisir leur véritable objectif.

Ceux qui veulent apporter les lumières d’un angle de vue politique sur les dynamiques d’adhésion à des récits pseudo-scientifiques (ou scientifiques, d’ailleurs) sont les bienvenus, on a besoin d’eux, ils sont utiles. Mais ceux qui nous toisent du haut de leurs convictions en estimant qu’on ne fait rien de bon quand on a une approche différente de la leur ne peuvent pas espérer sérieusement qu’on leur accorde du temps et de l’énergie. Désormais, sur les réseaux sociaux, les notifications sont tellement envahissantes que le bouton bloquer est devenu un outil nécessaire. Je ne rechigne plus à en faire usage.

Acermendax

Un peu de contexte…

Avec quelques réactions au présent billet.

42 réponses
  1. Gaël Violet
    Gaël Violet dit :

    Votre réponse ne répond à rien – à aucune des critiques qui vous sont faites, pas même au slogan “tout est politique”, qui a son propre espace de validité, dont vous ne discutez pas – il est vrai que je doute que vous auriez beaucoup de choses à en dire – et qui n’apparait du reste que rarement dans les critiques qui vous sont faites.

    Quant à prétendre que vous n’auriez pas de problèmes de complexe de la neutralité parce que vous “préféreriez le vrai au faux” (ce que tout le monde peut dire, ça ne mange pas de pain) et préféreriez la “méthode scientifique” (expression plus que discutable) pour trouver le vrai… C’est d’une naïveté confondante, à la mesure de vos lacunes épistémologiques.

    Je ne m’étends pas sur le “toisent de haut”. Disons seulement que c’est un moyen médiocre de se poser en victime de mépris alors qu’on est précisément dans une position institutionnelle de force face à ses contradicteurs.

    Bref, pour être vraiment très charitable, je dirais “bien essayé, mais raté”.

    Ceci demande une réponse plus détaillée, que vous pouvez vous attendre à ce qu’on la fasse.

    Répondre
    • Tristano
      Tristano dit :

      Plutôt d’accord avec vous Gaël Violet. J’aime beaucoup la Troncheen biais mais je trouve que ce qui est écrit plus haut est plutôt…bah… je suis désolé mais le terme est consternant.
      Bon déjà, “lesfachos du net nous considèrent comme des gauchistes invétérés,certains militants gauchistes nous voient comme hyper compatiblesavec le fascisme” Sérieusementqu’est-ce que ça veut dire ? Ça sous-entend quoi ? Si des gensdisent que je suis de droite et d’autres de gauche alors c’est bon,c’est la preuve que ça n’a pas d’importance ?Peut être quej’interprète mal mais je vois pas ce que ça vient faire ici.
      La science politiqueest une science, on ne peut pas nier les biais politique que l’onpossède sans faire un pas de côté avec la rationalité. Enrefusant de voir le “tout politique”, ce qui n’est mêmepas le sens des critiques faites à la TeB par contre c’est bien ceque Mendax tente de justifier ici, vous biaisez votre point de vue ensurestimant votre capacité à la neutralité politique.
      Leplus dommageable c’est que la Tronche en Biais a beaucoup évoluésur le plan politique. Malheureusement ici, sans que cela viennententacher le travail de la TeB, Mendax nous livre une flopéed’arguments très relativistes quant auxconséquencesdes choix politiquesdans nos croyances, tout prêt à l’utilisation par lesconfusionniste de tout poil.Mendaxdit que les gens qui le critique devraient prendre en compte laréactance. Mais peut-être devrait-il lui prendre en compte leséchecs des sceptiques sur le plan politique. Les « armes »sceptiques, comme la listes des sophismes, sont aujourd’hui utiliséà tort et àtravers sur le plan politique car le raisonnement motivé est ainsifait qu’on ne se rend pas compte que nos arguments sont invalidespar leurs utilisationset qu’il ne suffit pas dedétecter ce qui s’apparenterait à un sophisme pour invalider undiscours, une idéologie.
      Mendaxaccuse les gens qu’ils critiquent de provoquer une polarisation dudébat par tribalisme et réactance. Mais quand est-il de la lecturepolitique selon « l’efficience » sous-entendant quenous sommes tous d’accord, que nous avons le même but et que laseul chose qui compte c’est le « vrai » le « faux »(l’utilisation du vrai et faux me semble être un choix discutableau regard de la rigueur dont les sceptiques se réclament). Mendaxsemble oublier ainsi que les gens n’ont pas tous les mêmes buts,les mêmes valeurs, les mêmes informations sur le monde (bien qu’ellessoit vrai).
      Jefinirais pas dire que ce sujet me semble être un sujet important,peut être serait-il nécessaire d’en discuter avec des gens commeUsul que la TeB a déjà invité. Peut être serait-il nécessaire demontrer sont point de vue sur une question évoluer, se confronter àdes gens qui ne sont pas des anti-vax ou des croyantsen des pseudo-médecine mais au contraire des experts de sujetpolitique car il me semble bien que la réflexion que partage iciMendax ne fait pas consensus, rappelant ainsi que même les« sceptiques » ont des croyances «incertaine » surle plan épistémique…

      Répondre
    • Tristano
      Tristano dit :

      Plutôt d’accord avec vous Gaël Violet. J’aime beaucoup la Tronche en biais mais je trouve que ce qui est écrit plus haut est plutôt… bah… je suis désolé mais le terme est consternant.

      Bon déjà, “les fachos du net nous considèrent comme des gauchistes invétérés, certains militants gauchistes nous voient comme hyper compatibles avec le fascisme”
      Sérieusement qu’est-ce que ça veut dire ? Ça sous entend quoi ? Si des gens disent que je suis de droite et d’autres de gauche alors c’est bon, c’est la preuve que ça n’a pas d’importance ?
      Peut être que j’interprète mal mais je vois pas ce que ça viens faire ici.

      La science politique est une science, on ne peut pas nier les biais politique que l’on possède sans faire un pas de côté avec la rationalité. En refusant de voir le “tout politique”, ce qui n’est même pas le sens des critiques faites à la TeB par contre c’est bien ce que Mendax tente de justifié ici, vous biaisé votre point de vue en surestimant votre capacité à la neutralité politique.

      Le plus dommageable c’est que la Tronche en Biais a beaucoup évolué sur le plan politique. Malheureusement ici, sans que cela viennent entacher le travail de la TeB, Mendax nous livre une flopper d’arguments très relativiste quand aux conséquences des choix politiques dans nos croyances, tous prêt à l’utilisation par les confusionniste de tout poile.
      Mendax dit que les gens qui le critique devrait prendre en compte la réactance. Mais peut être devrait-il lui prendre en compte les échecs des sceptiques sur le plan politique. Les « armes » sceptiques, comme la listes des sophismes, sont aujourd’hui utilisé à tort et à travers sur le plan politique car le raisonnement motivé est ainsi fait qu’on ne se rend pas compte que nos arguments sont invalides par leurs utilisations et qu’il ne suffit pas de détecter ce qui s’apparenterait à un sophisme pour invalider un discours, une idéologie.

      Mendax accuse les gens qu’ils critiquent de provoquer une polarisation du débat par tribalisme et réactance. Mais quand est-il de la lecture politique selon « l’efficience » sous-entendant que nous sommes tous d’accord, que nous avons le même but et que la seul chose qui compte c’est le « vrai » le « faux » (l’utilisation du vrai et faux me semble être un choix discutable au regard de la rigueur dont les sceptiques se réclament). Mendax semble oublier ainsi que les gens n’ont pas tous les même buts, les même valeurs, les même informations sur le monde (bien quelles soit vrai).

      Je finirais pas dire que ce sujet me semble être un sujet important, peut être serait-il nécessaire d’en discuter avec des gens comme Usul que la TeB a déjà invité. Peut être serait-il nécessaire de montrer sont point de vue sur une question évoluer, se confronter à des gens qui ne sont pas des anti-vax ou des croyants en des pseudo-médecine mais au contraire des experts de sujet politique car il me semble bien que la réflexion que partage ici Mendax ne fait pas consensus, rappelant ainsi que même les « sceptiques » ont des croyances «incertaine » sur le plan épistémique…

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  2. Rémi Santin
    Rémi Santin dit :

    (Pour le contexte : j’ai découvert la Tronche en Biais en 2015 et vous avez constitué un gros morceau de mon parcours intellectuel de jeune adulte depuis ce moment. Donc merci à vous pour commencer)
    Maintenant depuis tout ce temps je me suis constitué une certaine culture politique parallèlement à ma culture scientifique, et je suis de plus en plus en désaccord avec vous sur ce point.
    La première chose qui me fait réagir dans ce texte est la façon dont vous traitez de manière symétrique votre posture et la posture adverse que vous décrivez, comme si elles étaient deux postures équivalentes. Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer qu’elles le sont effectivement (vous le rappelez très bien vous-même, toutes les opinions ne se valent pas) ?
    En l’occurrence même, j’aurais tendance à penser de plus en plus que ces deux approches ne se valent pas, et je fais notamment référence à l’une des dernières vidéos de Patchwork qui traite de la question des origines sociales et politiques du succès du complotisme dans notre société.
    Pour résumer grossièrement, l’idée est que se battre contre les idées fausses et absurdes complotistes sans tenir compte des rapports de force et des interactions politiques et sociales est un gaspillage d’énergie au sens où on cherche à soigner un symptôme qui se renouvèlera tant qu’on ne traitera pas la cause profonde (notamment les rapports de domination qui régissent les sociétés occidentales).
    Ainsi, et je vais vous le demander avec un culot que je n’assume pas vraiment, est-ce que le bien-fondé de votre posture ne réside-t-il pas uniquement dans votre manque d’expertise dans la dimension politique du scepticisme ? Est-ce que votre refus de vous positionner politiquement et a fortiori d’être positionné politiquement par des tiers ne viendrait-il tout simplement pas d’une incompréhension de ces enjeux de votre part ?
    Je vous le demande en partie naïvement bien sûr, mais également parce que votre discours et les arguments que vous employez ici résonnent comme si vous ne compreniez pas exactement ce qui vous était reproché.

    PS. Ce n’est pas contre vous, mais le fait de mettre au même niveau “les fachos” et “les gauchistes” dénote d’une vision du monde où “les gens qui vont tabasser du migrant à la frontière” sont mis au même niveau que “les gens qui aimeraient que tout le monde sans exception puisse vivre dignement” et je sais bien que ce n’est pas le fond de votre pensée mais encore une fois ça renvoie à mon commentaire ci-dessus…

    PPS. J’espère ne pas avoir été agressif ou incommodant, je vous souhaite par ailleurs une bonne journée.

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    • Alexandre
      Alexandre dit :

      Comme je le dis souvent, si les riches et les étrangers étaient les mêmes personnes, il y a longtemps que les fachos et les anticapitalistes travailleraient main dans la main.
      Si vous pensez que les “gauchistes” ne comportent aucun militant violent dans leur rang ou que l’extrême droite n’a pas la réelle envie de voir un pays meilleur, alors vous avez une vision très parcellaire de l’extrémisme politique.

      Répondre
    • Antoine
      Antoine dit :

      > Pour résumer grossièrement, l’idée est que se battre contre les idées fausses et absurdes complotistes sans tenir compte des rapports de force et des interactions politiques et sociales est un gaspillage d’énergie au sens où on cherche à soigner un symptôme qui se renouvèlera tant qu’on ne traitera pas la cause profonde (notamment les rapports de domination qui régissent les sociétés occidentales).

      D’abord, l’idée qu’on éliminera les « idées fausses et absurdes complotistes » en supprimant les « rapports de domination qui régissent les sociétés occidentales » me paraît d’une naïveté assez étonnante. C’est un peu du même registre que de penser qu’une société communiste serait débarassée de toute délinquance et de toute tentation de violer la règle commune.

      Ensuite, c’est toujours séduisant théoriquement de se dire qu’il vaut mieux traiter la cause que les symptômes, mais en pratique il y a des causes qui sont beaucoup, beaucoup plus difficiles à traiter que leurs symptômes. À appliquer ce principe avec la plus grande conséquence, on risque aussi bien de n’avoir aucun impact sur la société (comparez l’impact historique et politique de Lutte Ouvrière avec celui du PCF, par exemple). Bref, il vaut mieux éviter le faux dilemme consistant à vouloir à tout prix choisir entre traiter la cause *ou* les symptômes.

      Répondre
    • Antoine
      Antoine dit :

      D’abord, l’idée qu’on éliminera les « idées fausses et absurdes complotistes » en supprimant les « rapports de domination qui régissent les sociétés occidentales » me paraît d’une naïveté assez étonnante. C’est un peu du même registre que de penser qu’une société communiste serait débarassée de toute délinquance et de toute tentation de violer la règle commune.

      Ensuite, c’est toujours séduisant théoriquement de se dire qu’il vaut mieux traiter la cause que les symptômes, mais en pratique il y a des causes qui sont beaucoup, beaucoup plus difficiles à traiter que leurs symptômes. À appliquer ce principe avec la plus grande conséquence, on risque aussi bien de n’avoir aucun impact sur la société (comparez l’impact historique et politique de Lutte Ouvrière avec celui du PCF, par exemple). Bref, il vaut mieux éviter le faux dilemme consistant à vouloir à tout prix choisir entre traiter la cause *ou* les symptômes.

      Répondre
  3. SERAY Patrice
    SERAY Patrice dit :

    Merci pour ce texte qui replace un peu mieux les choses. Il n’y a pas si longtemps on m’a fait reproche de “critiquer” la “politisation” du scepticisme, je réitère ici d’ailleurs. L’esprit critique n’est ni de droite ni de gauche. Qu’importe l’option, l’orientation politique, et bien que je respecte les positions d’autrui, personne n’a ce droit de me dicter une préférence ou d’adhérer à un discours quelconque. Une bonne idée, manière de faire, que cela vienne de droite ou de gauche qu’importe ! Le tout est que l’argument, l’idée tienne et c’est cela que je retiens. La zététitique, l’esprit critique n’a pas ce besoin de politisation à outrance comme vu en feu 2020 bien trop souvent. Et si X ou y y voit une position d’un bord ou de l’autre chez moi suite à ce petit poste, c’est son problème, pas le mien. Merci encore Thomas.

    Répondre
  4. Romain
    Romain dit :

    Bonjour,
    Il est humain de vouloir tout comparer et placer dans des cases, c’est même le fonctionnement de base du cerveau de primate, comme vous le rappelez si bien dans un de vos livres (l’ironie de l’évolution, je crois).
    Comme le dit le proverbe minbari (comprenne qui pourra): la vérité est une arme à triple tranchant.
    Nous ne sommes probablement pas du même bord politique, mais l’avantage de la méthode, c’est qu’elle permet de douter de tout, y compris de soi-même. Et la méthode et ses résultats sont apolitiques, ce sont les décisions qui en résultent qui sont éminemment politiques (presque par définition). La vérité se contrefout de notre opinion personnelle, et ça, beaucoup tendent à l’oublier.

    Répondre
    • Emile Lurien
      Emile Lurien dit :

      En admettant même que la méthode permettant de distinguer le “vrai du faux” soit apolitique (ce qui est déjà discutable dans certains domaines, comme la sociologie où l’analyse même du problème semble difficile à séparer d’une analyse politique des structures sociales), le moment où la question des méthodes de “combat” du complotisme surgit, elle est forcément politique car associée à l’analyse des groupes complotistes, de leur structuration, de ce qui permettrait de l’éviter, de quelle politique serait la moins coûteuse pour y parvenir…
      L’analyse des biais, l’éducation aux médias, et autres méthodes de développement à l’esprit critique sont surement positives, mais peut-on analyser d’où vient ce phénomène de théorie du complot sans s’interroger sur des politiques en action qui induisent à penser ainsi ? Et peut-on analyser une politique sans biais politique ?

      Répondre
      • Romain
        Romain dit :

        Que les actions menées soient politiques, je n’ai pas de problème avec votre réponse, je n’ai jamais prétendu le contraire. C’est même très exactement ce que j’ai dit: “ce sont les décisions qui en résultent qui sont éminemment politiques (presque par définition).”
        Mais peut-être ne sommes-nous pas d’accord sur la signification du mot vérité… Qu’elle nous soit accessible ou non, peu importe: la vérité est telle qu’elle est. Par contre, pour tout ce qui est “moral”, “éthique”, ou “social”, dans la mesure où on étudie un groupe, par définition, c’est politique. La question devient alors: peut-on coller “politique” au mot “science” sans devoir redéfinir ce dernier mot?
        Pour m’exprimer autrement: quand on parle de science en tant que méthode, peut-on appliquer cette science à la politique? Je ne suis pas expert du sujet, mais j’ai bien l’impression que c’est là que se situe le débat…

        Répondre
  5. Romain
    Romain dit :

    pardon pour le côté brouillon, mais globalement, peu importe notre penchant politique si la méthode reste rigoureuse et vise à la recherche de la vérité, de la façon la moins subjective possible. N’en déplaise à ceux qui décrient cette méthode.

    Répondre
  6. Rémi
    Rémi dit :

    Bonjour,

    J ai comme d autre bercé ma naissance sceptique avec vos lives. Vous m avez, avec d autres, inculqué une envie d autocritique, de progrès personnels et aussi sociaux.

    Mais aujourd’hui, dans ce texte et dans d autre de vos positions, je ne saurais m y retrouver. Ce texte aurait pu être écrit par n importe quel pseudo scientifique tant il ne répond qu aux attaques et arguments faibles ou hommedepaillés.

    Tout est politique n est pas à prendre au sens où tout est tout le temps fait sciemment avec une idée politique. Mais tout à une dimension et une portée politique. Vs êtes attaqué sur ces aspects là.

    Vous critiquez les anti evopsy comme s ils agissait de croyants, or ce sont des scientifiques crédibles sur ces sujets et ac des arguments scientifiques qui la critique. Je ne saurais avoir un avis tranché mais je vois que l article de Kumokun, sourcé et avec les points argumentés clairement identifiés vous l ignorez.

    Quand des chercheurs en science de l éducation critiquent certains de vos points, vous balayez d un bloquage Twitter et ne changez rien. C est un expert du domaine que vs êtes sensé vulgariser et vs non.

    Votre dernière vidéo sur la généralisation abusive a été unanimement critiqué pour mauvais emploi du terme. Peut être ai je raté votre autocorrection…

    Sérieux, la votre d autocritique elle est où? Je paraphrase à l aveugle Pandov Strochnis qui expliquait à propos du Debunker des étoiles que tout compétent qu il puisse être sur certains points il fallait se passer de son avis sur tout ce qui était science social et politique car manifestement il y connaît rien. Ben c ça en gros la critique qui vs est faites.

    Personne ne dit que le scepticisme est de droite ou de gauche, mais qu il est un outil qui peut être dévoyé par le conservatisme ou les grands groupes commerciaux. Et de fait c le cas. Voyez les arguments usés par Woesner ou Duclos contre le véganisme ou BLM, voyez comme on utilise les antivax pour le retard sur les vaccins etc.

    Bref, vous pouvez vous en foutre mais répondez correctement, en sceptique. Et pas à moi qui maîtrise que dalle tout ça mais à vos contradicteurs directement avec le max de charité argumentative.

    Répondre
    • Acermendax
      Acermendax dit :

      Je résume : sous un article où je dis ne pas être neutre, vous venez me reprocher de prétendre être neutre à cause de ma qualité de “mâle blanc”.
      Fascinant.

      Répondre
      • Gigi
        Gigi dit :

        Vous dites ne pas être neutre mais être pour la méthode scientifique. C’est un cache sexe pour rester neutre, dans le même genre que ceux qui ne sont pas facho mais réactionnaire et patriote. Par ailleurs, j’en déduis que vous n’avez pas lu l’article que j’ai posté.

        Répondre
        • Bob
          Bob dit :

          « Vous dites ne pas être neutre mais être pour la méthode scientifique ». Donc, par exemple les sociologues féministes qui se revendiquent comme scientifiques mais qui contestent le principe de neutralité. Donc comme Acermendax. Donc Acermendax et les sociologues féministes c’est kif-kif bourricot ? Je crois que les un.e.s et les autres seront ravi.e.s de l’apprendre.

          Et donc pour ne pas opprimer, en fait, on doit être contre la méthode scientifique ? On doit défendre l’irrationalité ? C’est une question que je vous pose sérieusement. J’imagine que personne ne défendrait l’irrationalité comme méthode de lutte contre l’oppression, mais je vous avoue que je ne vois pas trop quelle peut être l’alternative que vous proposez en prenant au pied de la lettre vos réponses.

          Répondre
      • Gigi
        Gigi dit :

        Je ne dirais pas “à cause” mais “pour protéger mon confort et ne pas remettre en question mon statut”.

        Répondre
  7. Nico L
    Nico L dit :

    Faire entrer la zététique dans le militantisme politique : oui. Faire entrer le militantisme politique dans la zététique : non. La déferlante zet-ethiticienne qui s’abat à tout propos pour détruire tout ce qui gêne leur effet bulle est insupportable. J’écoute leurs arguments mais il est certain que je les écouterais avec beaucoup plus d’intérêt si je n’avais pas peur un jour de leur ressembler.

    Merci pour votre travail Monsieur T. Durand.

    Répondre
  8. Jo
    Jo dit :

    L’objectivité n’existe pas.
    Merci de ne pas jouer la carte de la sacro-sainte neutralité et de nier tous les biais cognitifs qui entrent en compte quand vous bossez.
    Le choix d’un sujet n’est pas neutre, la façon dont on l’aborde non plus.
    Cet article transpire le mépris à l’égard des personnes engagées, je suis assez déçu car je pensais que La Tronche en Biais assumait plus ce qu’elle était.

    Répondre
  9. Cédric F
    Cédric F dit :

    En fait, la zététique est une discipline sociologique d’ultra gauche et toute personne qui ne l’a pas compris, qui refuse d’adhérer à leur vision du monde, ou d’utiliser leur vocabulaire, de défendre leurs causes, de vénérer leurs idoles…, en subira les conséquences en public. Quand on voit la joie qu’ils ont à faire la promotion du livre “les gardiens de la raison” en parallèle aux attaques en bande organisé à propos de la dernière petite vidéo de la TeB, on pourrait penser que si ces gens ne sont pas mal intentionnés, ils sont bien néfastes pour le mouvement sceptique francophone (et la promotion de la.es méthode.s scientifique.s). Bien sûr, ce ne sera jamais à eux de se remettre en question, vu que l’idéologie prévaut.

    J’imagine que ce message n’aidera pas ; désolé.

    Répondre
  10. serval
    serval dit :

    Bonjour Mendax, et merci pour ce billet.

    Est-il vrai que vous avez modifié l’article suite à la réponse de zet-ethique ? Si oui, pourquoi cette décision, et à quelle point les modifications ont été importantes ?

    Bien à vous,
    Serval

    Répondre
  11. Tristano
    Tristano dit :

    Plutôt d’accord avec vous Gaël Violet. J’aime beaucoup la Tronche en biais mais je trouve que ce qui est écrit plus haut est plutôt… bah… je suis désolé mais le terme est consternant.

    Bon déjà, “les fachos du net nous considèrent comme des gauchistes invétérés, certains militants gauchistes nous voient comme hyper compatibles avec le fascisme”
    Sérieusement qu’est-ce que ça veut dire ? Ça sous-entend quoi ? Si des gens disent que je suis de droite et d’autres de gauche alors c’est bon, c’est la preuve que ça n’a pas d’importance ?
    Peut être que j’interprète mal mais je vois pas ce que ça vient faire ici.

    La science politique est une science, on ne peut pas nier les biais politiques que l’on possède sans faire un pas de côté avec la rationalité. En refusant de voir le “tout politique”, ce qui n’est même pas le sens des critiques faites à la TeB par contre c’est bien ce que Mendax tente de justifier ici, vous biaisez votre point de vue en surestimant votre capacité à la neutralité politique.

    Le plus dommageable c’est que la Tronche en Biais a beaucoup évolué sur le plan politique. Malheureusement ici, sans que cela viennent entacher le travail de la TEB, Mendax nous livre une flopée d’arguments très relativistes quant aux conséquences des choix politiques dans nos croyances, tout prêt à l’utilisation par les confusionnisme de tout poile.
    Mendax dit que les gens qui le critique devraient prendre en compte la réactance. Mais peut-être devrait-il lui prendre en compte les échecs des sceptiques sur le plan politique. Les « armes » sceptiques, comme la listes des sophismes, sont aujourd’hui utilisé à tort et à travers sur le plan politique car le raisonnement motivé est ainsi fait qu’on ne se rend pas compte que nos arguments sont invalides par leurs utilisations et qu’il ne suffit pas de détecter ce qui s’apparenterait à un sophisme pour invalider un discours, une idéologie.

    Mendax accuse les gens qu’ils critiquent de provoquer une polarisation du débat par tribalisme et réactance. Mais quand est-il de la lecture politique selon « l’efficience » sous-entendant que nous sommes tous d’accord, que nous avons le même but et que la seul chose qui compte c’est le « vrai » le « faux » (l’utilisation du vrai et faux me semble être un choix discutable au regard de la rigueur dont les sceptiques se réclament). Mendax semble oublier ainsi que les gens n’ont pas tous les mêmes buts, les mêmes valeurs, les mêmes informations sur le monde (bien qu’elles soit vrai).

    Je finirais pas dire que ce sujet me semble être un sujet important, peut être serait-il nécessaire d’en discuter avec des gens comme Usul que la TeB a déjà invité. Peut être serait-il nécessaire de montrer sont point de vue sur une question évoluer, se confronter à des gens qui ne sont pas des anti-vax ou des croyants en des pseudo-médecine mais au contraire des experts de sujet politique car il me semble bien que la réflexion que partage ici Mendax ne fait pas consensus, rappelant ainsi que même les « sceptiques » ont des croyances «incertaine » sur le plan épistémique…

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    • Bob
      Bob dit :

      C’est marrant que vous ayez cette lecture d’Acermendax, j’ai lu le même texte et je ne comprends pas le même message. En fait, déjà l’affirmation “tout est politique”, tout dépend de ce que l’on entend par là : “tout est politique” dans le sens où, oui, les questions que l’on se posent dépend de là où on est dans l’espace social et que le seul choix de la légitimité des questions que l’on pose est politique. Après, si par “tout est politique” on entend : à une même question, avec le même matériau pour y répondre, les réponses sont différentes, et orientées politiquement, bah non.

      Et puis je crois que si Acermendax donne tant d’importance à cette question (qui, oui est politique : mais il en convient), c’est que ce blog est tout simplement quand-même pas mal attaqué par beaucoup de gens parfois totalement irrationnels ! Alors non, ça n’est pas neutre, oui c’est en un sens politique, mais franchement,Acermendax étant un humain sujet aux émotions, il fait un blog pour défendre la pensée rationnelle (ce qui en soit n’est nullement une faute : on est quand-même d’accord sur le fait que celles et ceux qui défendent des modes de pensée irrationnels – et ils sont nombreux – sont plus dangereux, non ?), je trouve ça au minimum logique que ces sujets prennent une certaine place sur le blog sans qu’on en arrive à la conclusion d’une dérive d’Acermendax.

      Moi je pense que dans un monde où il y aurait beaucoup de commentaires défendant l’idée que les productions scientifiques sont purement neutres et apolitiques et de commentaires nuançant cela, Acermendax écrirait des papiers critiques sur cette vision scientiste. Mais je peux me tromper.

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  12. Ushant Nodat
    Ushant Nodat dit :

    Thomas, j’ai beaucoup appris grâce à vous et aux autres créateurs sceptiques, puis une fois cette base acquise, j’ai trouvé beaucoup d’angles et de connaissances fructueux auprès du collectif Zet-ethique et de leurs camarades associés à l’article répondant à votre présente note. Leurs apports viennent compléter, affiner et approfondir le travail que vous et d’autres sceptiques menez.

    Les éléments de “contexte” que vous fournissez tendent manifestement à démontrer qu’ils et elles ont de l’acrimonie à votre égard. Ils passent sous silence le fait que leurs critiques ne vous visent pas personnellement en premier lieu, mais visent des aspects globaux de la communauté sceptique. Ils ne rendent pas compte du fait que l’agacement qui apparait dans ces citations est peut-être aussi dû au fait que les critiques formulées de façon constructive, formalisées dans des articles ne sont pas entendues, pas prises en compte et même difficiles à faire accepter à la publication dans les groupes sceptiques sur facebook. Quand on crie (avec références en bas de page et avec l’autorité de savoirs scientifiques) dans le désert pendant des années, il arrive que les formes de la courtoisie ne soient pas respectées dans des discussion *informelles* et en l’absence de la personne critiquée. C’est peut-être regrettable, mais c’est très loin d’être l’essence de la controverse. Utiliser des captures d’écrans tirées de telles conversations informelles, alors qu’un article écrit collectivement, présentant un argumentaire solide et mobilisant les savoirs scientifiques que ce collectif et leurs compagnons de route entendent promouvoir, ce n’est pas apporter du contexte (d’autant plus au vu de la chronologie), c’est choisir de mettre en avant le pire (ou perçu et présenté comme tel) de la position du camp adverse et donc mécaniquement de mettre en retrait le meilleur, à savoir l’argumentaire formalisé et soupesé. C’est une méthode qui a certainement une entrée dans la grande encyclopédie des biais et sophismes.

    Il n’est pas nécessaire d’appartenir au camp des métasceptiques pour voir le mérite de l’argumentaire qu’ils et elles développent, simplement d’y appliquer la même curiosité intellectuelle et la même suspension de jugement qui sont au fondement du scepticisme *tout court* (et non du scepticisme-envers-les-sceptiques). Je ne comprends pas que la communauté sceptique ne se réjouisse pas de voir certains des ses membres, sur la base de sciences habituellement peu mobilisées, retourner le scepticisme vers la pratique concrète du scepticisme, dans une opération du “penser contre soi” toute sceptique.

    La sédimentation de camps dans le temps et l’imperméabilité de la communauté à des discours pourtant riches de mérite et de savoirs rendent la controverse difficile et favorise des sentences parfois équitables, mais de grâce, que l’ensemble des acteurs du scepticisme s’arrête un instant, mette les enjeux interpersonnels en sourdine et s’empare enfin des critiques fondées, légitimes, scientifiques telles qu’elles sont formulées de manière formelle et argumentée dans de nombreux articles.

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  13. Heyla
    Heyla dit :

    Jusqu’a y’a quelque année, je ne voyais pas de critique sérieuse sortir au sujet de la zététique et c’était très dommageable.
    Quand je vois les contre attaques réactionnaires que j’ai eu droit chaques fois que je disais quelque chose, c’etait plutot effrayant…
    Classisme, elitisme, psychophobie, racisme sexisme et j’ne apsse et des meilleures …

    Enfin aujourd’hui, au travers du collectif qui forme le site Zet’2thique on a quelque chose de solide et je me sens plus seule a exprimer tout ce qui pose probleme.
    Merci a eux et pas merci a la TeB d’avoir continué dans sa lancée, meme si on a vu qques progres de facade au fil des années.

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    • Jordan
      Jordan dit :

      Vraiment? Que reprochiez-vous donc au CORTECS par exemple dans votre recherche de la critique “Classisme, elitisme, psychophobie, racisme sexisme et j’en passe et des meilleures”?

      Répondre
  14. Chli Pou Ni
    Chli Pou Ni dit :

    Merci pour ce billet, Mendax.

    Continue de le ignorer et d’ignorer leurs réponses, ça les fait bien enrager et ils crient leur colère sur Twitter, c’est assez risible à lire… Ils sont colères !!

    “Il est trop méchant, il a mis des screens hors-contexte et datés après son billet, bouuh”… même si tu écris clairement “Un peu de contexte…Avec quelques réactions au présent billet” qui explique clairement ce que sont ces tweets : des réactions ultérieures à ton billet, sur Twitter). Bref.

    Risible aussi leur attitude de meute dés que tu donnes un avis contraire au leur, je l’ai vécu. J’ai osé commenté une de leur réaction outragée et surjoué, j’ai eu une avalanche de Whites Knights aux fesses, un vrai déferlement en quelques heures. Mon opinion était soi-disant inintéressante et inutile, mais ils ont défilé pour en dire du mal, comme quoi…

    Et bien sûr “je suis un troll” parce que j’exprime une opinion différente de la leur. Une évidence. J’ai eu le droit à des insultes aussi, de la part d’un des auteurs : “pitre”, “gros malin”, pour finir sur un “complétement con” qui doit aller “bouffer mes grands morts”. Le respect est là. ^-^

    https://www.casimages.com/i/210111100523896145.jpg.html

    Ils en méritent pas plus de considération, ne perd pas plus de temps sur ce sujet, ça n’en vaut pas la peine.

    Merci, à nouveau.

    Répondre
    • Alexandre
      Alexandre dit :

      Il semblerait, en effet que la personne vers laquelle renvoie votre lien, (et dont je découvre l’existence via cette section commentaire), se laisse aller à l’insulte très facilement dès lors qu’il n’a pas le loisir de pouvoir appliquer ces propres règles de modération. On notera d’ailleurs le paradoxe de la situation, se prétendre de la zet-éthique et s’opposer de façon insultante à toute parole contraire à la pensée principale dont son groupe se prétend le détenteur. Cela me rappel quelqu’un…, mais qui déjà…? Ha oui, ma grand mère de 88 ans qui juge de la moralité de ses actes en s’appuyant sur la bible. Eu égard à son grand age, la culture, la famille et la ruralité dans laquelle elle est née, il y a des choses que l’on pardonne. Faire des études universitaires après les années 2000, prétendre être passionné de science et en conséquence se déclarer zet-éthiciens tout en insultant les gens et en mettant en place des règles qui rejettent toutes théories complotistes mais qui en sont toutefois une porte d’entrée, cela me laisse dubitatif. Les créateurs et créatrices du site zet-ethique.fr ne donnent aucune définition de qui ils ou elles sont, mais définissent l’idéologie nouvelle à laquelle ils ou elles prétendent adhérer en affirmant l’irréfutabilité de leur position. J’ai donc un scoop pour eux : cela s’appelle une religion. Je suis navré, mais un charpentier qui aimait marcher sur l’eau en contemplant les reflets de son visage barbu à déposé le concept il y a plus de 2000 ans en arrière. Ma grand mère pourra leur présenter, le livre qu’il a écrit repose sur sa table de chevet.

      Répondre
      • Alexandre
        Alexandre dit :

        Vous dites, avec ironie : “Qualifier de troll quelqu’un qui se réjouit ostensiblement de la colère d’autrui, voilà qui dépasse effectivement l’entendement !” Si vous considérez votre proposition comme acceptable, vous accepterez donc la proposition suivante dans laquelle j’ai simplement changé l’insulte et la cause de l’insulte :

        “Qualifier de PD quelqu’un qui se réjouit ostensiblement de la pratique sexuelle qu’il vient de subir, voilà qui dépasse effectivement l’entendement !”

        Comme je le faisais remarquer un peu plus haut à une personne affirmant que le gauchisme et l’extrême droite n’ont rien a voir, il suffit simplement de changer la cible de la discussion pour remarquer que le discours est en réalité identique. Je vous laisse avec votre (zet)-éthique et votre conscience…

        Répondre
  15. Jordan
    Jordan dit :

    +1 Antoine et Alexandre.
    @ Remi: D’autant plus que vous oubliez la complexité des causes… C’est bizarre de lui reprocher ça car, si comme vous j’ai bien suivi les développements de Thomas D., il a depuis longtemps discuter des causes. Quand vous parlez d’inégalités sociales, je ne sais pas où vous voulez en venir, mais il me semble que l’association entre niveau social et complotisme est beaucoup plus complexe que ce que vous me semblez sous-entendre.

    Répondre
  16. Arthur Cavagné
    Arthur Cavagné dit :

    Dédiez votre temps et votre carrière à essayer de transmettre l’importance de la méthode et de la bienveillance et vous vous ferez agonir d’injures sans vergogne et sans pitié.

    Une leçon intéressante mais hélas déjà trop dispensée.

    Bon courage…

    Répondre
  17. David
    David dit :

    Encore des inquisiteurs du rationalisme/scepticisme qui se donnent pour mission de traquer les hérétiques.
    Mais du coup c’est qui les bon zététiciens ? L’Alliance des sceptiques Alliés ou la Ligue Unifiée des rationalistes ?

    Plus sérieusement : comme Arthur je vous souhaite bon courage Thomas (et prenez soin de vous !)

    Répondre
  18. Romain
    Romain dit :

    Ayant vu le débat parler d’un site “Zet-éthique”, je me suis dit: si j’allais voir pour avoir le cœur net. C’est fait. Un collectif très hypercritique (cf la méthode hypercritique) pour anesthésier la raison derrière leur fond de SJW. Attention, je ne dis pas qu’ils ont tort de défendre les causes qu’ils défendent, je dis juste que se réclamer de la zététique alors que ce n’en est pas, et dénigrer la méthode par de gros sophismes, sous prétexte que la cause autorise tous les débordements, c’est mal. On ne gagne un débat pas avec des arguments foireux, même quand on a raison.
    Moralité: veni, vidi, reparti.

    Répondre

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