Par Flavien Bardet.

Article invité


NOTE : Suite à plusieurs remarques et commentaires, l’article a été amendé.

Lexique :

  • TDI : Trouble dissociatif de l’identité
  • SSPT : Syndrome de stress post-traumatique
  • Psychophobie : Discrimination envers les personnes souffrant de maladie mentale.
  • DSM-5 : Guide de diagnostic des troubles mentaux.
  • Comorbide : présence d’un ou plusieurs troubles en même temps en plus du trouble principal.
  • Alters : état de personnalité
  • Inner World : “monde intérieur” où vivent les alters quand ils ne sont pas “actifs”.
  • Switch : passage d’un alter à un autre

Des troubles mis en avant sur les Réseaux sociaux

Le grand public découvre souvent l’existence du trouble dissociatif de l’identité (abrégé en TDI) par la fiction ou à travers les profils de personnes qui se disent concernées sur YouTube et TikTok. Les vidéos évoquent la vie quotidienne face à ce trouble, parfois dans une ambiance glamour, pop et parfaitement maîtrisée qui peut étonner. Evitons de nous concentrer sur un cas en particulier pour essayer de décrypter le phénomène à l’oeuvre.

Commençons déjà par définir ce qu’est le Trouble Dissociatif de l’Identité. 

Vous avez dit TDI ?

Selon le DSM-5, le Trouble Dissociatif de l’Identité, précédemment nommé trouble de personnalités multiples, est un type de trouble dissociatif caractérisé par la présence d’au moins deux états de personnalité (appelées alters, états autonomes ou identités du moi) ainsi que des épisodes d’amnésie généralisée, de déréalisation et de dépersonnalisation. Si son origine n’est pas encore totalement comprise, il est établi que celle-ci est en partie due à des traumatismes psychologiques importants durant l’enfance (11)(10).

Le trouble a depuis son origine fait l’objet de controverses, certains spécialistes considérants que le TDI n’existe tout simplement pas : celui-ci n’étant que “l’amalgame” de différentes pathologies (notamment de la schizophrénie, du SSPT chronique et du trouble de la personnalité borderline). Tandis que d’autres considèrent que celui-ci a une existence propre, mais qu’il faudrait différencier le “vrai” trouble de sa “contrefaçon” créée de toute pièce par des thérapeutes peu scrupuleux (modèle iatrogénique) ou imité par des personnes influençables (modèle sociocognitif)(6)(10). L’explication des différents modèles théoriques nécessitant un article en lui-même, je n’aborderai donc pas le sujet plus loin ici. 

Si on se base sur les critères diagnostics listés dans le DSM-5, jusque-là, pour beaucoup d’internautes se présentant comme “multiples”, tout colle, mais rappelez-vous…

Tout ce qui se dit sur l’internet n’est pas vrai

Les médias numériques, réseaux sociaux, jeux vidéo ou autres, sont des lieux propices aux usurpations et aux mensonges, je pense que ce constat ne surprendra personne. Des usagers de sites de rencontre aux joueurs de MMORPG, nombreux sont ceux qui ont été confrontés à ce phénomène. Or, si l’affabulation relève généralement du pieux mensonge, cela peut aussi, s’agissant des troubles mentaux, revêtir des aspects bien plus problématiques. 

À partir des années 2000, des témoignages d’un genre nouveau et quelque peu particulier (5)(13) sont apparus sur des forums de soutien pour des maladies chroniques ou graves  :

“Cassidy (nom fictif NDLR) était membre d’un groupe de soutien de personnes souffrant de fatigue chronique et disait en souffrir terriblement.

Celle-ci échangeait régulièrement sur le forum ou elle prétendait interagir avec plusieurs personnes, comme sa belle-sœur, son mari ou un ami de la famille. Ces deux derniers disant eux-aussi, être atteint de la maladie. Parfois, celle-ci se connectait simultanément au groupe à l’aide de différents comptes. En se faisant passer pour toutes ces personnes, elle orchestrait des disputes publiques entre elles, détournant l’attention des autres membres de ses histoires de plus en plus abracadabrantes. La gravité de sa maladie associée aux  impressionnantes disputes “publiques” lui attirait une attention et sympathie considérables de la part des autres membres. À un moment donné, dans un message émouvant, la “belle-sœur” de Cassidy affirma que celle-ci s’était “suicidée par désespoir” car elle ne s’était pas sentie suffisamment soutenue et avertit qu’elle-même pourrait en faire bientôt autant. Les propos de Cassidy devenaient de plus en plus dramatiques et étranges, leur fréquence augmentant lorsque les autres membres ne lui accordaient pas d’attention. Au bout d’un moment, les autres membres du forum se rendirent compte qu’une grande partie des affirmations de Cassidy et de ses proches étaient manifestement fausses et que leur façon d’écrire était remarquablement similaire. Lorsqu’ils la confrontèrent, elle éluda les questions, nia son comportement ou tenta d’accuser les autres. Peu après, tous ces comptes, cessèrent d’être actifs sur le groupe de soutien au même moment ”(5).

Aussi incroyable que cela puisse paraître, certaines personnes sont prêtes à tout pour faire croire à leur entourage qu’elles ont une maladie grave.

Münchhausen et nous

Le syndrome de Münchhausen, renommé trouble factice à partir du DSM-5, a été baptisé en 1951 en l’honneur du baron Münchhausen, héros du conte éponyme, dont les histoires étaient plus invraisemblables les unes que les autres. Dans son rapport original,  le docteur Asher décrivait le syndrome comme un état dans lequel le patient cherche perpétuellement à obtenir un traitement médical pour une maladie en apparence grave. Ces patients présentent des antécédents médicaux plausibles, souvent impressionnant, étayés parfois par leurs dossiers médicaux ou des “preuves” physique tangibles comme des blessures ou des résultats de tests anormaux (7).

Les personnes souffrant d’un syndrome de Münchhausen peuvent aller très loin pour simuler la maladie. Allant jusqu’à prendre des anticoagulants pour provoquer une hémorragie ou s’automutiler. De plus, Asher note que les patients avec un syndrome de Münchhausen tolèrent allègrement “les mesures hospitalières les plus brutales,” y compris des opérations douloureuses et invasives comme des interventions chirurgicales à répétition. Il remarque enfin que ces personnes entrent souvent en conflit avec le personnel médical et abandonnent généralement le traitement de manière soudaine, contre l’avis du médecin, en particulier si elles se voient refuser d’autres opérations ou si elles sont confrontées à la nature factice de leurs plaintes. À ce stade, le patient change généralement de soignant, adoptant parfois un nouveau nom, une nouvelle histoire et une nouvelle “maladie” faisant ainsi recommencer le cycle (7).

Le DSM divise en deux les imitateurs en fonction de leurs motivations : primaire comme l’argent ou des avantages matériels ou secondaire. Mais dans les faits, les deux sont souvent mélangés, la notion de bénéfice est alors centrale. La personne souffrant d’un trouble factice recherchera plutôt ce qu’on appelle des “bénéfices secondaires” : attention, réconfort, validation dans un rôle de patient ou de victime par la communauté médicale ou son entourage (11).

Le TDI un trouble de choix

Du fait de l’image (erronée et) spectaculaire du Trouble Dissociatif de l’Identité dans la culture populaire (Split, Sybil, United States of Tara) le trouble occupe une place de choix dans l’imaginaire collectif et permet aux personnes souffrant d’un trouble factice de bénéficier de l’attention et de la validation qu’elles recherchent désespérément. Le peu de littérature disponible sur le sujet indique qu’il y aurait au moins 10% de faux cas de TDI (et ceci avant les années 2000) (3)(11).

On pourrait se dire qu’aujourd’hui, distinguer les “simulateurs” des personnes souffrant véritablement d’un TDI est facile, mais l’arrivée d’internet a rendu la tâche encore plus ardue. Non seulement il y a maintenant plus de  pseudo-TDI que par le passé, mais ces simulateurs se sont améliorés dans la mise en scène de leurs symptômes (3). Ils peuvent dorénavant compter sur les nombreuses sources d’information accessibles en ligne concernant le trouble : témoignages personnels, livres, littérature scientifique ou outils de diagnostic comme le DSM-5 (2)(11).

Si en 1987, Richard Kluft remarquait qu’il était assez facile de distinguer les personnes qui souffraient réellement du TDI de celles qui le simulaient, ces dernières n’ayant pas suffisamment accès aux connaissances pour imiter complètement le trouble. En 1991, ce n’est déjà plus le cas, les simulations sont devenues progressivement plus sophistiquées, ce qui rend leur détection plus difficile et nécessite des connaissances approfondies (3). De sorte que pour les profanes, il est presque impossible de distinguer le vrai du faux (2).

Aujourd’hui, les réseaux sociaux remplacent avantageusement l’établissement médical dans le rôle de pourvoyeur d’attention, de sollicitude et de validation de la personne dans son rôle de victime/patient. De plus, Internet rend plus difficile la détection d’un “simulateur”, car il lui donne facilement accès à une population mal informée, souvent jeune et susceptibles de “croire sur parole” les usurpateurs en l’absence de contradictions flagrantes et des indices de tromperie qui ne sont visibles que dans des interactions en face à face (5).

Pourquoi s’en soucier ?

Si la recherche de réconfort et de soutien n’est pas un crime, celle-ci n’est cependant pas sans conséquences (3)(4) :

  • Donner une image romantique ou “fun” d’un trouble risque d’influencer négativement des personnes sensibles ou vulnérables : adolescents en développement ou personnes en questionnement existentiel cherchant des réponses à leur mal-être. Les orienter vers une fausse piste ou une “identité” délétère peut avoir des conséquences lourdes des années plus tard.
  • La création d’une culture favorisant la victimisation et la validation par le biais de la maladie mentale. On observe sur TikTok et les autres réseaux sociaux un phénomène de mode consistant à revendiquer le plus de troubles psy possible, comme si cela était “cool”. Cela ne l’est pas et la réalité des personnes souffrant de maladie mentale n’est pas quelque chose que l’on devrait prendre à la légère ou envier.
  • Un mauvais diagnostic entraîne des errances médicales et un mal-être accru. Cela peut aller malheureusement jusqu’au suicide si la personne n’est pas prise en charge correctement ou à temps. Quand on diagnostique mal, on ne soigne pas bien (15)(4).

Profil d’un trouble factice

Il existe quelques indices que l’on retrouve dans la plupart des cas de trouble factice ou de simulation. Il est important de les connaître et de rester vigilant face aux informations ou témoignages que l’on trouve sur internet. Voyons donc ensemble quels sont les signaux d’alarmes à reconnaître (3)(8)(11)(9) :

La “belle indifférence” : c’est-à-dire lorsqu’une personne ne semble pas émotionnellement affectée par la gravité de sa maladie. Par exemple, on qualifierait “d’indifférent” une personne disant souffrir de crises intenses de spasmophilie, mais ne semblant pas s’en soucier outre mesure quand elle les décrit.

  • La tendance à la mythomanie et  à l’exagération des symptômes.
  • Un comportement “grandiloquent” ou “histrionique” passant par une mise en scène de soi, avec un affect et une émotivité intense, ainsi que la présence de symptômes dramatiques, stéréotypés ou étranges n’ayant aucun rapport avec le trouble qui s’accentuent malgré des tentatives de soins supposément efficaces dans le cas de la maladie véritable.
  • Des incohérences dans les symptômes ou l’absence de symptômes observés ainsi que la tendance à sur-rapporter les symptômes bien connus de la maladie et à en sous-rapporter les autres. Par exemple ici, les symptômes négatifs de la schizophrénie ou la dépression qui se retrouvent normalement dans 90% des cas de TDI.
  • Des incohérences et contradictions dans le discours concernant le passé, les antécédents psychiatriques sociaux ou professionnels.
  • Enfin les simulateurs souhaitent ardemment être reconnus comme étant malades et ont souvent une connaissance du trouble approfondie voir quasi professionnelle, ceux-ci vont souvent faire ce qu’on appelle du “shopping médical”, passant d’un professionnel à un autre jusqu’à obtenir le diagnostic souhaité.

 TDI ou trouble factice : petit aide-mémoire


Pour différencier le TDI du trouble factice en lui-même on peut regarder les points suivants (3)(14)(8)(15)(2)(11)(12)(6)(10) :

Au niveau des caractéristiques principales du TDI :

  • Les personnes atteintes d’un TDI ont généralement honte de leur diagnostic, tendent à nier ou minimiser leurs symptômes et à ne pas chercher de l’aide ou du soutien. Le TDI étant surnommé dans la littérature “la maladie cachée”, ce symptôme est, contrairement à beaucoup d’autres troubles, quasi pathognomonique.
  • Ces personnes souffrent réellement de leurs symptômes, caractéristique qui est souvent absente chez le simulateur.
  • Le TDI étant très comorbide, la maladie est considérée comme très invalidante et handicapante. Les personnes souffrant de TDI présentent, en plus, dans une écrasante majorité des cas, un trouble dépressif, toxicomanie, stress post-traumatique, des comportements automutilatoires ou suicidaires. En moyenne les personnes avec un TDI présentent 6 symptômes “positifs” de la schizophrénie.
  •  Chez la personne avec un TDI, les alters ne correspondent pas à des personnalités proprement dites, mais à des états de la personnalité que tout un chacun a et qui correspondent à des “prises de rôle” sociaux : père, enfant, professeur, amant, etc. On dit bien souvent que les personnes souffrant d’un TDI n’ont pas plusieurs mais en fait moins qu’une personnalité,  celle-ci étant dissolue et fragmentée à cause des traumatismes répétés.


A contrario, les études parlant du profil de la personne présentant un TDI factice font état de :

  • L’absence d’hallucinations notamment auditives ou d’amnésies récurrentes pour des événements “neutres” ou “positifs” de la vie quotidienne.
  • L’absence des symptômes négatifs de la schizophrénie : manque d’énergie et de volonté, difficultés à mener une action, à se concentrer, à mémoriser, à suivre un film ou une conversation et une atténuation de leurs émotions qui peut aller jusqu’à une indifférence affective (la personne semble éteinte).
  • Les personnes avec un trouble factice du TDI auront tendance à créer une mythologie et une culture autour du trouble : “inner world”, des “rôles”, les alters auront tendance à apparaître de manière fréquente et spontanée sans forcément de lien avec un événement traumatique, voire en réaction à des émotions positives (alors que ce sont censés être des mécanismes de défense  créés en réponse à des situations traumatiques graves).
  • Une grande franchise au sujet du trouble et de l’histoire traumatique de la personne.   Les personnes avec un TDI ont beaucoup de mal à expliquer leurs actions du fait de leurs amnésies, de leurs déficits cognitifs et de leurs dissociations, ou à raconter leur histoire personnelle de manière cohérente et ont tendance à “meubler” leurs absences par des histoires et explications alternatives. Les personnes avec un TDI factice ont un discours cohérent, structuré et semblent être en pleine possession de leurs moyens, même lors d’un “switch” ou juste après.
  • Les simulateurs souhaitent être reconnus comme étant malades et ont souvent une connaissance du trouble approfondie voir quasi professionnelle.
  • La présence de “switch” (passage d’un alter à un autre) sans déclencheur émotionnel négatif, le “switch” étant normalement un mécanisme de protection psychologique face à une situation stressante ou traumatique.
  • Enfin, le TDI étant une maladie très lourde pour laquelle on ne dispose pas de traitement “efficace” à court terme, il est peu probable qu’un adolescent ou un jeune adulte ait suffisamment fait de thérapie pour en être guéri ou vivre normalement.

Pour finir

Si, comme je l’ai dit précédemment, je ne peux bien évidemment rien démontrer en ce qui concerne la validité du diagnostic de qui que ce soit sur Internet de manière sûre, car nous n’avons accès qu’à des indices indirects et aux moments de vie que ces personnes choisissent de nous montrer, la comparaison entre ce que nous dit la littérature scientifique sur le sujet et ce que nous observons chez elles nous permet d’avoir un doute raisonnable. Cet article n’est ni un procès à charge, ni une démarche d’inquisiteur chargé de distribuer les bons et les mauvais points. En rédigeant celui-ci, j’ai eu à cœur de proposer une démarche de psychoéducation, pour donner à chacun les outils nécessaires à la compréhension de ce phénomène.

On peut par contre se poser la question de l’intégrité de média comme Konbini ou Melty quand ceux-ci choisissent de mettre en avant ce genre de profil sans investigation préalable ou tentative d’équilibrage en donnant la parole à des experts du trouble par après. La parole des concernés, si elle est vitale, n’est pas à sanctifier. Le vécu d’une personne aussi intime soit-il ne transforme pas celle-ci en experte. Rappelons-nous ce slogan malheureusement récurrent dans les communautés antivax “une mère sait ce qui est bon pour ses enfants”.

Ce n’est pas faire preuve de psychophobie que de rester prudent face aux affirmations trouvées sur le net. S’il est évident que personne ne s’amuserait à faire cela pour le plaisir, et je n’ai aucun doute sur le fait que ce genre de personne soit réellement en grande souffrance psychologique (ce type de comportement étant le plus souvent dû à un autre trouble), il est pour moi malheureusement nécessaire de rester prudent concernant la véracité du discours. Notre tolérance à l’affabulation et la complaisance faussement empathique dans le domaine médical et psychiatrique n’est pas quelque chose qui doit se généraliser, car les conséquences de ce déni ne seront bonnes ni pour les patients (qui ne seront pas prises en charge efficacement en cas de mauvais diagnostic, je vous le rappelle), ni pour la communauté médicale, ni pour la société dans son ensemble.

Restons sceptiques.


Sources

  1. Boysen, G. A., & Vanbergen, A. (2013). A review of published research on adult dissociative identity disorder: 2000-2010. Journal of Nervous and Mental Disease, 201(1), 5–11. https://doi.org/10.1097/NMD.0b013e31827aaf81
  2. Brand, B. L., McNary, S. W., Loewenstein, R. J., Kolos, A. C., & Barr, S. R. (2006). Assessment of genuine and simulated dissociative identity disorder on the structured interview of reported symptoms. Journal of trauma & dissociation : the official journal of the International Society for the Study of Dissociation (ISSD), 7(1), 63–85. https://doi.org/10.1300/J229v07n01_06
  3. Coons, P. M., & Milstein, V. (1994). Factitious or malingered multiple personality disorder: Eleven cases. Dissociation: Progress in the Dissociative Disorders, 7(2), 81–85.
  4. Eastwood, S., & Bisson, J. I. (2008). Management of factitious disorders: A systematic review. Psychotherapy and Psychosomatics, 77(4), 209–218. https://doi.org/10.1159/000126072
  5. Feldman, M. D., Bibby, M., & Crites, S. D. (1998). ‘Virtual’ factitious disorders and Munchausen by proxy. The Western journal of medicine, 168(6), 537–539
  6. Gillig P. M. (2009). Dissociative identity disorder: a controversial diagnosis. Psychiatry (Edgmont (Pa. : Township)), 6(3), 24–29.
  7. Goodwin, J. (1988). Munchausen’s Syndrome as a dissociative disorder. Dissociation: Progress in the Dissociative Disorders, 1(1), 54–60.
  8. Howell, E. F. (2011). Understanding and treating dissociative identity disorder: A relational approach. New York: Routledge/Taylor & Francis Group.
  9. LeBourgeois, H. W. (2007). Malingering: Key points in assessment. Psychiatric Times, 24(5), 1–10.
  10. Loewenstein, R. J. (2018). Dissociation debates: Everything you know is wrong. Dialogues in Clinical Neuroscience, 20(3), 229–242. https://doi.org/10.31887/dcns.2018.20.3/rloewenstein
  11. Lynn, S. J., Maxwell, R., Merckelbach, H., Lilienfeld, S. O., Kloet, D. van H. van der, & Miskovic, V. (2019). Dissociation and its disorders: Competing models, future directions, and a way forward. Clinical Psychology Review, 73(July), 101755. https://doi.org/10.1016/j.cpr.2019.101755
  12. Pietkiewicz, I. J., Bańbura-Nowak, A., Tomalski, R., & Boon, S. (2021). Revisiting False-Positive and Imitated Dissociative Identity Disorder. Frontiers in psychology, 12, 637929. https://doi.org/10.3389/fpsyg.2021.637929
  13. Pulman, A., & Taylor, J. (2012). Munchausen by internet: Current research and future directions. Journal of Medical Internet Research, 14(4). https://doi.org/10.2196/jmir.2011
  14. Selwyn B. Renard, Rafaele J. C. Huntjens, Paul H. Lysaker, Andrew Moskowitz, André Aleman, Gerdina H. M. Pijnenborg, Unique and Overlapping Symptoms in Schizophrenia Spectrum and Dissociative Disorders in Relation to Models of Psychopathology: A Systematic Review, Schizophrenia Bulletin, Volume 43, Issue 1, 1 January 2017, Pages 108–121, https://doi.org/10.1093/schbul/sbw063
  15. Thomas, A. (2001). Factitious and malingered dissociative identity disorder: Clinical features observed in 18 cases. Journal of Trauma & Dissociation, 2(4), 59-77. doi: 10.1300/J229v02n04_04

NDR : Une première version de l’article citait en introduction une tiktokeuse qui s’est fait connaitre en présentant ses alters. Cela donnait à ce billet des allures de dénonciation. Ceci a été corrigé.

25 réponses
  1. La Chouette
    La Chouette dit :

    Bonjour,

    Je me permets de revenir sur certains points de l’article, en tant que personne avec des troubles dissociatifs.

    “Du fait de la nature spectaculaire du Trouble Dissociatif de l’Identité” : justement, le TDI n’est PAS un trouble spectaculaire. C’est l’un des troubles psychiatriques les plus discrets. Il est invisible dans plus de 90 % des cas, car les alters imitent tous inconsciemment la même identité sociale. Avant que le trouble soit détecté, les alters pensent d’ailleurs généralement être tous la même personne (ils vont qualifier les autres comme des états différents, auxquels ils ne s’identifient pas, sans forcément aller jusqu’au bout du raisonnement).

    La plupart du temps, quand ils remarquent leurs symptômes, les gens atteints de TDI vont se contenter d’interpréter ça comme des problèmes de mémoire et de la dissociation “simple” (“absences”, sensation de détachement de soi, etc.). Et ça se comprend : l’idée d’être une conscience fragmentée en plusieurs identités est exotique, ce n’est pas l’hypothèse qui vient de prime abord ! Et ce n’est pas du tout agréable de réaliser qu’on est potentiellement concerné, les patients restent souvent dans le déni aussi longtemps que possible…

    Sinon, 1,5 % de prévalence, ce n’est pas rare. L’autisme, la schizophrénie, la bipolarité et le trouble borderline ont une prévalence moins élevée que le TDI (avec une prévalence de 1 % ou moins). De plus, il existe un trouble ressemblant beaucoup au TDI, l’ATDS, qui a une prévalence au moins aussi élevée que le TDI. Être plusieurs dans sa tête, ce n’est donc pas un phénomène rarissime : c’est juste qu’en général ça ne se voit pas, les concernés n’en parlent pas et ne le montrent pas. On ne va retenir que la minorité de patients qui sont expressifs dans leurs symptômes (+ les potentiels imposteurs dans le tas). Le TDI n’est pas plus extraordinaire que n’importe quel trouble psy, malheureusement.

    Je vous suggère de consulter la chaîne YouTube de Zelliana, qui propose une approche scientifique et sourcée du sujet (elle a notamment mis à disposition un document avec de nombreuses études sur le TDI) : https://www.youtube.com/watch?v=MsmUGcoY1pA

    S’il vous plaît, faites attention avec ce sujet et surveillez les commentaires, pour éviter les dérapages. Les personnes atteintes de troubles dissociatifs ont une forte tendance à douter et à avoir le syndrome de l’imposteur (à cause de la difficulté à se sentir connecté à sa propre expérience). Elles ont déjà tendance à minimiser ce qu’elles vivent et à avoir peur de tout inventer, même avec un diagnostic. Or, dans les discussions au sujet des TDI, les gens ont très vite fait de dire que le trouble n’existe pas, ou que la majorité de ceux qui en parlent sont des menteurs.

    Et les concernés ne peuvent rien faire contre ça… Si on ne montre pas ses symptômes, c’est qu’on ne les a pas vraiment. Si on les montre, c’est qu’on veut attirer l’attention. Si on ne parle pas de sa souffrance c’est qu’on ne souffre pas. Si on la montre, c’est pour attirer l’attention. Si on a des alters bien conformes à l’archétype du malade de base, c’est “trop parfait” pour être vrai. S’ils n’y correspondant pas parfaitement, c’est qu’ils sont inventés. Mais bon sang, on fait juste comme on peut avec le bagage qu’on a !

    J’ai créé une chaîne YouTube pour parler de troubles dissociatifs : je n’y montre pas ma tête, je suis sous pseudonyme, je ne donne aucun élément sensible sur ma vie… Malgré ça, j’ai quand même peur de la partager, car je sais que plein de gens vont passer plus de temps à vérifier si je mens qu’à écouter le contenu. Je sais ce qu’ils vont se dire des trucs du style “Ah, elle utilise des avatars mignons et elle met des images relaxantes, ça veut dire qu’elle ne prend pas son trouble au sérieux” (alors qu’en fait, ce type d’ambiance aide juste à me calmer et à calmer les auditeurs concernés, car c’est un sujet déprimant et angoissant duquel il est difficile de parler).

    C’est super stressant, quand on cherche des contenus sur le sujet, de tomber sur des articles/vidéos qui cherchent à établir ce qui est vrai ou faux… Alors qu’il y a plein de façons d’exprimer le trouble, de penser son propre trouble, de s’adapter avec son trouble ! Un concerné va TOUJOURS tiquer sur un truc dans la partie “faux” et se dire “Mais zut, je corresponds un peu à ça, peut-être que j’invente, et que mes crises ne sont pas si graves” (alors que si, mais bon, vive la dissociation).

    Dernière précision : L’inner world/monde intérieur n’a rien d’une fantaisie pailletée… C’est juste un espace mental où l’on peut interagir entre alters, un peu comme un palais mental. Il est fréquent qu’il soit créé en thérapie, pour développer la communication entre les parts dissociées et diminuer ainsi les conflits internes. C’est aussi un espace où peuvent se rejouer des souvenirs traumatiques (hors du contrôle du patient, bien sûr) : savoir ce qu’il se passe dedans peut donc permettre d’accéder de mieux en mieux aux souvenirs et émotions dissociées. Le travail dans le monde intérieur relève de la nécessité pour beaucoup de systèmes. Il y a peut-être des fakes TDI qui confondent ça avec un jeu, mais le concept n’a rien d’un jeu à la base.

    Je vous remercie d’avoir lu. J’apprécie votre travail ici et sur YouTube, et j’espère que mon ton n’était pas trop froid. Je voulais mettre en exergue le fait que le TDI existe en-dehors du paradigme médical (ce n’est pas parce qu’on utilise un terme anglophone hors du DSM qu’on est un kikoolol qui s’invente une vie sur TikTok), et que s’il est parfaitement légitime et sain d’être sceptique devant certains cas, il ne faut pas oublier que des personnes dissociées et fragiles vont tomber sur ce contenu.

    Répondre
    • Ton Reflet
      Ton Reflet dit :

      J’ai un TDI. Mes “alters” “n’imitent” pas du tout la même identité sociale. Ils ont une identité sociale totalement propres et le fait de switcher en public fait justement sérieusement flipper toute personne qui a déjà eu le malheur d’assister à un switch, sauf éventuellement mon psy, même s’il fait toujours le maximum pour me ramener à la “réalité”, déconstruire les amnésies (et je l’en remercie). Ensuite il y a des fusions mais ce n’est pas l’objectif, l’objectif c’est juste d’être dans la réalité.

      Mes “alters” ne “pensent” pas être la même personne. Cette phrase est un énorme trigger. Mes “alters” ne sont pas la même personne, ou en tout cas mon psy me dirait que moi je ne pense pas que ces états sont la même personne. Là tu me fends le crâne pour arriver à dire une phrase pareille.

      “C’est super stressant, quand on cherche des contenus sur le sujet, de tomber sur des articles/vidéos qui cherchent à établir ce qui est vrai ou faux…”
      Qu’est-ce qui te stresse ? Si tu es convaincue que tu as TDI, tu as juste à le vérifier en déroulant la liste des critères. C’est ce que j’ai fait avec les personnes qui m’aident ou qui ont souffert de mes switchs. Au final ça nous a tous rassurés de mieux identifier ma situation et ça m’aide à être mieux pris en charge.
      Que se passerait-il si tu n’avais pas de TDI ? Au pire tu t’es juste trompée. Les faux diagnostics (auto ou non) sont ultra-courants en médecine/psycho, ce n’est pas comme si les choses coulaient de sources. Il y a plein de définitions qui peuvent matcher avec les mêmes symptômes. Rien que pour un petit problème de cholestérol ou de foie, tu peux attendre des mois pour arriver à établir LE diagnostic avec LA solution, alors imagine pour un problème mnésique-socio-comportemental.
      Les gens concernés par mon TDI ont douté, douté, douté, douté, sauf qu’un moment ils se sont bien rendus compte que je cochais toutes les cases.

      HS mais je déteste le nom “alter” d’ailleurs. Je ne saurais pas expliquer pourquoi maintenant et trop la flemme. Lire ton commentaire m’a déjà épuisé. “Être plusieurs dans sa tête”, même effet. Là tu m’enfonces un poignard dans le cœur sans hyperbole.

      Répondre
      • La Chouette
        La Chouette dit :

        Bonjour,

        Je n’ai jamais souhaité invalider les expériences différentes de ce que j’ai pu vivre, observer et étudier : je m’excuse de m’être exprimée maladroitement, si cela vous a blessé.

        Je faisais des généralités : je n’ai jamais voulu prétendre que TOUS les cas de TDI étaient comme ça. Pour le fait d’avoir l’impression d’être la même personne, je parle exclusivement d’avant le diagnostic. Personnellement (et c’est le cas de tous les gens diagnostiqués de ma connaissance), avant le diag, les alters ne s’identifiaient pas les uns aux autres et souffraient des interventions des uns et des autres, mais l’interprétation n’était pas “On est plusieurs personnes”. Plutôt “J’ai des gros conflits internes”, “Les parts de moi ne sont pas d’accord”, “Je n’étais pas moi-même l’autre fois, je n’aurais jamais dit et fait ça, ça me fait souffrir de ne pas avoir eu le contrôle”, etc. (Quand on ne connaît pas le TDI en amont, on est généralement pas éduqué à l’interpréter ainsi. L’inteprétation “J’ai des problèmes de mémoire et des problèmes de conflits internes, et les gens dans ma tête je dois les inventer ou délirer” est plus commune.)

        Le principe d’un trouble dissociatif est d’avoir des difficultés (par moment, une totale impossobilité) d’être connecté à sa propre expérience. C’est le mécanisme dissociatif : une part est distancée de la conscience pour protéger l’intégrité psychique. Selon la sévérité du trouble, ce sera simplement des émotions/souvenirs/réactions, ou carrément des bouts de conscience, qui deviennent les alters.

        La plupart des patients souffrent donc de doutes sur la réalité de leur maladie, y compris avec des preuves tangibles (enregistrements, témoignages de proches, diagnostics de plusieurs professionnels, listes complètes de preuves tangibles qu’on est bien atteint…). Par exemple, en réécoutant un enregistrement de soi pendant une crise dissociative, on peut se dire “Je ne me souviens pas avoir eu aussi mal, je devais exagérer”. Et en écoutant le témoignage d’un proche, on peut se dire “Sur le coup j’avais l’impression de ne pas faire exprès, mais si ça se trouve j’ai juste pas fait assez d’effort et je ne suis pas vraiment malade”. Même après des années de thérapie, on peut encore retomber dedans facilement, pour peu que l’extérieur sous-entende qu’on invente ou qu’on ment. En rajoutant par-dessus cela les amnésies (aussi bien l’oubli des faits que des émotions qu’on a ressenti), il devient très compliqué d’avoir la certitude constante qu’on est bien atteint par le trouble.

        C’est tant mieux pour toi si ce problème ne te concerne pas, mais sache qu’il est extrêmement fréquent chez les patients atteints de troubles dissociatifs. C’est typiquement un mécanisme qui a contribué à préserver la psyché de l’enfant à l’époque des traumas (dissocier la partie qui souffre de la partie qui gère le quotidien, pour que la seconde ne s’écroule pas et qu’on puisse rester fonctionnels), mais qui devient inutile, encombrant et douloureux avec le temps.

        Le fait que j’aie un TDI ou pas n’est pas spécialement important : ce qui compte pour nous, c’est qu’on a trouvé des psys capables de nous aider à guérir des traumas. Il fallait juste qu’ils soient spécialiés en TDI/ATDS et appliquent les soins de ces troubles sur nous. (Au passage : oui bien sûr, la fusion totale n’est pas la seule finalité. Nous, on ne veut pas faire ça, d’ailleurs. C’est pourquoi j’ai aussi cité la 2e option, vivre en harmonie ensemble.)

        L’intérêt du diagnostic est de mener un patient vers un thérapeute adapté. Une fois qu’on l’a, il n’est plus particulièrement important. (Son intérêt devient surtout communicationnel : ça permet de faire savoir rapidement aux autres ce qu’on a, à peu près. Encore faut-il qu’ils connaissent le trouble, ce qui est rarement le cas.) Cependant, quand on n’a pas encore trouvé cette aide professionnelle, il est essentiel de recevoir le bon diagnostic pour être bien aiguillé. Il y a en France de nombreux patients potentiellement atteints de TDI qui n’ont pas notre chance d’avoir pu confirmer leur trouble, et n’ont pas accès aux soins dont ils ont besoin… C’est très facile de les détourner de cette voie, en leur suggérant qu’ils mentent ou font semblant.

        Concernant le terme “alter” : chaque système est libre de développer son propre vocabulaire… J’en connais qui utilisent d’autres mots que le jargon médical. Ca permet aussi de s’approprier le système et de développer la communication entre les identités.

        Bonne continuation

        Répondre
        • Ton Reflet
          Ton Reflet dit :

          Vous faisiez des généralités abusives.

          “Pour le fait d’avoir l’impression d’être la même personne, je parle exclusivement d’avant le diagnostic.” ???? Ben non justement. C’est incompatible avec la définition. Si on a l’impression d’être la même personne APRÈS la découverte du diagnostic c’est qu’on a PAS un TDI. On a un diagnostic de TDI PARCE QUE on a l’impression d’être plusieurs personnes. Je ne sais pas pourquoi vous dites ce que vous dites mais c’est délirant. À part me faire souffrir de dire des choses pareilles je ne vois même pas l’intérêt.

          “avant le diag, les alters ne s’identifiaient pas les uns aux autres et souffraient des interventions des uns et des autres” Vraiment je ne sais pas ce que vous racontez. C’est un charabia. Y a pas d’alters si y a identification !!!!! Les alters sont DÉFINIS comme des états de personnalité distincts, qui ne s’IDENTIFIENT PAS les uns aux autres !!!! C’est quoi votre délire de me déchirer le cœur ???? Ça s’arrête quand ???!! Et EN PLUS UNE FOIS DE PLUS JE DOIS ME FENDRE LE CRÂNE POUR DIRE CES CONNERIES ! VOUS MESUREZ PAS CE QUE JE RISQUE LÀ ! Je suis complètement taré de vous lire.

          Y a pas de notion d’interprétation, c’est pas une interprétation que j’ai plusieurs identités, c’est une sensation, c’est une façon d’être, c’est pas une interprétation, c’est pas «ah peut-être que si je suis comme ça c’est que j’ai plusieurs personnalités», non ! Ça c’est pour une personne normale qui a rien et qui s’invente un délire d’appeler ses “états” ou ses “parties” “personnalités” ou “alters” ou ………

          Franchement taisez-vous sur le TDI parce que vous racontez du n’im-porte quoi, du n’im-porte quoi. Vous nous faites des généralités idiotes qui en plus ne correspondent à aucun moment à ce qu’on déduit de la définition du trouble.

          Heureusement que vous êtes pas en face de moi car je vous jure que je vous aurais physiquement agressé de dire des délires pareil. Je vous aurais agressé. Là j’ai failli péter ma vitre à lire vos conneries. ET JE VAIS PEUT-ÊTRE ME FAIRE BLOQUER CE COMMENTAIRE PAR LE MODO DU SITE PUTAIN !!!!!! PUTAIN JE VOUS HAIS TOUT ÇA PAR VOTRE FAUTE POUR RIEN !!!!! JE VOUS HAIS !!!! (pas vous le modo)

          En plus vos conneries de “c’est un mécanisme de défense” laissez ça aux psys qui n’ont rien vécu et qui ne voient les traumatisés que de derrière leur peau mais qui ne sont pas dans leur histoire. Ça c’est une formulation totalement conne du problème. Ça défend de rien d’avoir un TDI !!!!!! de rien du tout !!!!! La seule chose qui m’aurait défendu c’est que les services sociaux se pointent et qu’on embarque mes parents avant qu’ils ne me presque-tuent !!!!!! Le TDI c’est une souffrance, c’est pas une défense !!!! C’est comme avoir des cloques après un coup de soleil, c’est pas pour se protéger, c’est parce qu’on est brûlé !!!!!! Essayez de vivre votre vie avec des cloques en permanence !! Essayez !!! Vous allez voir de quoi ça va vous défendre !!! Rien !!!!

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          • La Chouette
            La Chouette dit :

            Je suis vraiment choquée que la modération vous laisse proférer ces menaces extrêmement violentes à mon encontre. Je suis une personne lourdement handicapée, et cela ne constituerait jamais une excuse, à mes yeux, pour m’adresser à quelqu’un de cette manière.

            Pour mon cas, j’ai été diagnostiquée par un spécialiste pour mes troubles dissociatifs : je n’ai pas à me justifier à un inconnu sur Internet par rapport à cela. Vos insultes ne changeront rien à ma réalité quotidienne. Quand à mes soins : si j’avais mes moyens économiques de consulter ma psychologue plus souvent, je le ferais.

            “Les alters sont DÉFINIS comme des états de personnalité distincts, qui ne s’IDENTIFIENT PAS les uns aux autres !!!! ” >> Oui, bien sûr. C’est exactement ce que j’ai écris. Littéralement : j’ai écrit “avant le diag, les alters ne s’identifiaient pas les uns aux autres” (notez le mot “pas” après “ne s’identifiaient”), c’est la même phrase… Il est utile de lire les phrases avant de proférer des menaces si graves. Je pourrais vous attaquer en justice pour cela, en avez-vous conscience ? Je ne le ferai pas, car je n’en ai pas l’énergie, ni les moyens. Et vos propos ont mis l’un de nos alters dans un état de panique extrême. Je ne comprends pas comment un tel degré de violence peut être toléré ici.

            La différence entre mon témoignage et ce que vous rapportez, c’est qu’en constatant ces sensations, les voix dans la tête, les prises de contrôle par les autres (symptômes que je trimballe depuis plus de 20 ans soit dit en passant, et j’en ai 25), je me disais “je dois psychoter et halluciner les autres”. (Ce qui ne leur plaisait pas du tout, évidemment, et ils me le faisaient savoir : c’est comme ça que j’ai fini chez des psys.) Il est très fréquent, dans un système, qu’un ou plusieurs alters soient dans le déni de leur condition, et pensent que les autres sont imaginaires, des hallucinations ou des esprits. Ces opinions et interprétations ne changent rien à la réalité neurologique du trouble (on continue d’avoir des crises dissociatives, des voix, etc.), et c’est bien pour ça que la consultation fini par devenir inévitable.

            Ce n’est pas parce que c’est ma réalité, que je prétends que la votre est fausse, ou moins légitime, ou je ne sais quoi. Il n’a absolument JAMAIS été question de cela. Si vous vous échinez à croire le contraire, je ne suis pas responsable de vos convictions. Si vous vous sentez agressé lorsqu’une autre personne se contente de décrire une expression différente de son trouble (en précisant bien que c’est juste SON expérience), vous devriez traiter ce problème avec un spécialiste. C’est la seconde fois que vous déformez complètement mes propos (la fois précédente, vous avez ignoré tous les adverbes dans mes phrases précisant que je parlais de certains cas de TDI et pas de tous… vous continuez de le faire après clarification).

            Je vous recommande de cesser de me faire passer pour une personne malveillante, en déformant tout ce que j’exprime, et en ignorant par ailleurs complètement ce que j’ai pu ressentir devant un article niant mon trouble (et le vôtre aussi) entre les lignes.

            “Je vais rationaliser, vous avez une maladie mentale et vous allez vous faire soigner d’urgence, vous êtes une urgence psychiatrique. Bien aimablement votre.” Vous êtes capable de rationaliser pour cela… Mais pas pour lire correctement mes phrases et ne pas les interpréter complètement de travers, afin de justifier des propos d’une violence inouïe (le tout, en ayant parfaitement conscience des dégâts que cela causent sur un patient traumatisé, et de la relation que je peux avoir aux urgences psychiatriques en tant que malade) ? Votre psychophobie à mon encontre atteint un tel niveau que je me demande si vous n’êtes pas un troll.

            Cher(s) modérateur(s) de ce blog : vous menacez ma santé en permettant à cette personne de formuler des propos aussi violents et graves à mon encontre. Vous n’imaginez pas les crises que cela peut déclencher pour nous, et que ça pourra déclencher chez les prochains lecteurs qui passeront par là. Je tremble de partout, je suis en pleurs : il n’y a que la dissociation qui me permet de taper sur le clavier, comme une machine, pour pondre ce texte et essayer de me défendre contre un agresseur que vous aviez le devoir de modérer. Vous faites preuve d’irresponsabilité en laissant un commentaire aussi violent en ligne. Vous enfreingnez la loi en acceptant de publier cette incitation à la haine.

          • Ton Reflet
            Ton Reflet dit :

            @La Chouette Votre discours m’a fait totalement dérailler, oui. Vous ne réalisez juste pas ce qu’est un TDI et j’aurais bien voulu que vos mots ne déclenchent pas cette réaction chez moi mais si j’avais suffisamment de recul sur mon identité ça ne serait pas arrivé. Des menaces c’est : “si vous ne faites pas ce que je dis (le présent), je vais vous faire telle sanction (le futur)”. Là je vous ai juste dit que vous m’avez fait complètement dérailler (le passé) et ce qu’il se serait passé (dans le même passé).

            Votre trouble est un trouble histrionique ou qui ressemble, j’en ai la certitude après avoir passé des heures à regarder des stéréotypes de “TDI/DID” qui s’affichent sur internet. Des fake évidents de switchs qui ne présentent aucun des symptômes ni d’une amnésie ni d’une dissociation. Des gens qui font une tête pseudo-vide avant d’imiter soudain quelqu’un d’autre avec mémoire du contexte et continuité dans les motivations alors que lorsqu’on a une amnésie/dissociation, on est juste paumé, on ne sait plus où on est, on ne sait plus ce qu’on ressent, on ne sait plus rien, alors y a aucune continuité possible du style “salut, alors maintenant c’est Milou qui vous parle”. Milou, s’il existe, n’a aucune idée de ce qu’il était en train de se passer juste avant de “front”, c’est un autre bloc de mémoire.

            Le TDI est un moyen que vous avez trouvé d’obtenir de l’attention mais vous n’avez pas un vrai TDI, votre utilisation des pronoms est incohérente avec une dissociation identitaire. Vous le sentiriez si vous aviez un TDI.

            Ces mots en particulier le trahissent :
            – “les gens dans ma tête je dois les inventer ou délirer” : les deux, votre invention est un délire. Quand vous avez un TDI vous ne dites pas “les gens dans ma tête”, vous ne dites rien, vous “n’êtes” pas la même personne, ou vous ne vous “sentez” pas la même personne, mais vous “n’avez” pas des personnes dans votre tête. Avoir -> objet, être -> sujet.
            – “en réécoutant un enregistrement de soi pendant une crise dissociative, on peut se dire ‘Je ne me souviens pas avoir eu aussi mal, je devais exagérer'” : quand vous avez un TDI, vous vous arrêtez à “je ne me souviens pas avoir eu (aussi) mal” ou éventuellement vous avez fait une intégration et vous vous souvenez que vous aviez oublié. Mais une notion d’exagération ne peut apparaître, parce que vous avez tout simplement oublié, ça ne se feint pas, l’idée que ça se feigne n’apparaît même pas une microseconde. Il n’y a pas de contrôle volontaire. Le fait que vous introduisiez cette notion de “je devais exagéré” montre qu’en réalité (en profondeur) vous êtes dans un jeu de rôle et votre problème est que vous avez perdu la main sur ce jeu de rôle (hyperthéâtralisation).
            – “Sur le coup j’avais l’impression de ne pas faire exprès” : je vais caricaturer mais : quand il y a doute, c’est qu’il n’y a plus doute… Vos mots expriment une fois de plus une notion de jeu de rôle avec perte de contrôle. Si vous étiez pleinement consciente de vos jeux de rôles, vous sauriez que vous faisiez exprès et soit vous ne le diriez pas (vous seriez une manipulatrices), soit vous le diriez parce que non-compromettant voire désiré (ex : métier d’humoriste).
            – “Même après des années de thérapie, on peut encore retomber dedans facilement, pour peu que l’extérieur sous-entende qu’on invente ou qu’on ment.” : cette incertitude sur votre rapport à ce que vous “inventez” ou sur le mensonge ne sont pas des troubles qu’on rencontre dans un TDI. Dans un TDI vous ne savez pas, il n’y a pas de question de mensonge qui apparaît, vous ne SAVEZ pas et les gens peuvent bien dire ce qu’ils veulent vous ne SAVEZ pas. C’est de l’amnésie. Les gens vous disent “tu as fait ci, tu as fait ça”, et on leur répond, en tout âme et conscience : “de quoi tu me parles ?”, “quand ?”, “c’est impossible j’étais pas là”, “je me rappelle que je ne sais pas ce qu’il s’est passé entre 19h et maintenant car il est 21h alors que j’ai l’impression qu’il est 19h01, par contre j’ai aucun souvenir de ce que j’ai fait”.
            – “Si on ne montre pas ses symptômes… Si on les montre…” : vous introduisez encore la notion de contrôle volontaire des symptômes. Quand on a un TDI on ne “montre” pas les symptômes, on les “subit”. “On” ne montre pas qu'”on” a une amnésie, l’amnésie se montre toute seule. On révèle ses symptômes éventuellement (au sens expliquer, pas provoquer).
            – “Si on ne parle pas de sa souffrance c’est qu’on ne souffre pas. Si on la montre, c’est pour attirer l’attention.” La première phrase est fausse. La seconde est par contre tout le temps vraie. Quand vous montrez un bras cassé au médecin c’est pour qu’il porte son attention sur vous pour qu’il puisse vous mettre un plâtre.
            – “Sur le coup j’avais l’impression de ne pas faire exprès” : ce qui signifie que maintenant vous considérez que vous avez fait exprès… Quand on a un TDI il n’y a pas de notion de volonté, soit on pense qu’on ne l’a pas fait (dissociation), soit on se souvient qu’on l’a fait (intégration).

            De plus vous vous exprimez comme une tierce personne face à un TDI : “les alters”, “les gens”, “les patients”, “les patients”, “les patients”… Jamais un seul “je”, toujours “les patients”, alors que vous dites avoir un TDI. On croit lire un médecin dont la seule expérience du trouble est externe, s’exprimant alors en répétant les mots et pronoms qu’il a lu.

            Vous parlez comme quelqu’un qui voit des cases et qui essaie d’y rentrer. Vous ne parlez pas comme quelqu’un qui est dans une case et qui essaie d’en sortir.

            Vous jouez un rôle pour obtenir de l’attention. Le problème est que ce n’est pas en jouant un rôle que vous règlerez vos problèmes sous-jacents (schémas d’attachement insécure ou autre) parce qu’en jouant un rôle vous n’êtes finalement jamais vous-même. Vous êtes trop déconnectée de vos émotions/signaux internes mais ce n’est pas pour autant que vous avez un TDI. Vous ne parlez pas comme quelqu’un qui a des amnésies ni comme quelqu’un avec des troubles identitaires. Vous parlez comme quelqu’un avec des troubles de la décision : “comment dois-je me comporter en public (quel rôle) ?” Un TDI est un trouble de la conscience : “qui suis-je ? que suis-je ? qu’est-ce que ce corps dans le miroir ? est-ce que ça ce sont mes bras ? qu’est-ce que je fais là ? *oublier qui on est et faire des trucs comme si on était au passé*”.

            https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-mentaux/troubles-de-la-personnalit%c3%a9/trouble-de-la-personnalit%c3%a9-histrionique-tph

        • Ton Reflet
          Ton Reflet dit :

          Je vais rationaliser, vous avez une maladie mentale et vous allez vous faire soigner d’urgence, vous êtes une urgence psychiatrique. Bien aimablement votre.

          Répondre
          • La Chouette
            La Chouette dit :

            Puisque vous n’avez décidément aucun respect pour moi et que vous jugez à l’emporte-pièce, je vais être honnête avec vous : vous dites avoir un TDI, et je ne remettrai jamais cela en cause. En revanche, il n’est pas impossible d’avoir un TDI + d’autres troubles. Dans votre cas, vous manifestez ici des symptômes qui n’entrent pas dans la symptomatologie du TDI, ni des troubles dissociaifs en général. Vous me faites pensez à des personnes psychotiques ou borderline de ma connaissance.

            Pour le coup, détruire des objets dans une pièce et menacer l’autre de sévices physiques, tout en le culpabilisant, c’est plutôt un comportement que j’ai vu chez des borderlines dans le déni de leur diagnostic et qui ne se soignent pas. Qui passent dans leur PE et agressent, avant de revenir à eux et dire “J’ai perdu le contrôle, mais c’était de ta faute aussi, tu as été odieux avec moi”. (Je précise que tous les borderlines ne sont pas comme ça, loin de là.) La seule différence entre l’un de mes anciens agresseurs et vous, c’est qu’il n’y avait pas d’écran entre lui et moi quand il déclarait le même genre de propos.

            Le TDI n’implique pas de convictions délirantes, et lorsqu’il implique de la violence, elle est bien plus souvent auto-infligée que dirigée vers l’extérieur (automutilation, suicide). On a justement différencié les troubles psychotiques chez moi, car je suis capable de me soupçonner de délirer, de réaliser que mon cerveau déconne (de même que les autres alters), ce que ne savent pas faire les psychotiques.

            Le DSM et la CIM ne mentionnent pas la nécessité de vivre des black out total entre chaque changement de personne au contrôle, ni de perdre le sens de l’identité (ça, ce sont plutôt des caractéristiques de la schizophrénie et du trouble borderline). Dans le TDI, il y a une discontinuité dans le sens de l’identité accompagnée d’amnésies, pas une perte d’identité. Vous mélangez des phénomènes qui peuvent être comorbides, mais n’ont à la base pas de rapport.

            Il ne vous est pas venu à l’esprit que ma manière détachée de parler de moi viendrait d’une impossibilité d’être connectée à mes propres émotions ? (A cause de la dissociation ?) Par ailleurs, je suis également autiste. L’expression encyclopédique est ma façon nautrelle de communiquer. Mais je suppose que là aussi, vous saurez mieux que l’équipe pluridsciplinaire qui m’a examinée, et vous connaissez vachement mieux ma vie, privée et publique, mon handicap, mon dossier MDPH, que moi-même.

            J’ai demandé la suppression de cette conversation, qui enfreint la loi (menaces, incitation à la haine, insultes et diffamation de sucroît.) Ce blog est en tort poura voir autorisé la publication de vos menaces. Je ferai en sorte que la loi soit respectée.

            Je ne viendrai plus ici, entendre vos définitions datées et confuses, et vos conclusions intrusives. Vous l’avez dit vous-même : il suffit de lire un DSM, et l’on constate que ce que vous décrivez ne correspond pas aux définitions des troubles mentionnés. Vous ne semblez pas en mesure de vous distancer de votre propre expérience et de considérer l’altérité. Ce n’est plus mon problème.

            Au revoir

          • Acermendax
            Acermendax dit :

            @ Ton Reflet
            Ce blog n’est pas le lieu où vous pouvez lancer à quelqu’un “vous êtes une urgence psychiatrique ”
            Il y a zéro situation où vous soyez en mesure de poser un tel constat et aucune chance pour qu’on tolère ce genre de propos. Merci de les retirer dans les plus brefs délais !

            Idem pour vos propos qui parlent d’agression physique : pour vous ce ne sont pas des menaces, mais désolé c’est comme ça qu’ils sont reçus, et à juste titre.
            Je ne suis pas là pour faire la police, et notamment la police du ton, mais si vous êtes trop en colère pour échanger : n’échangez pas. Postez votre avis et tenez-vous éloigné de cette page. Vous n’avez pas à vous battre ici, c’est contre-productif : que vous ayez raison ou tort cette agressivité réduit votre crédibilité.

            Je souhaite que vous modifiez vos commentaires pour supprimer les propos agressifs et les jugements médicaux. Personne n’en a besoin.

      • La Chouette
        La Chouette dit :

        (Au temps pour moi : l’histoire des possibilités de soit fusionner les identités, soit de rester en l’état et apprendre à vivre en harmonie, je n’en ai pas parlé ici. C’était à un autre endroit où l’article a été partagé. J’ai confondu.)

        Répondre
  2. Stem
    Stem dit :

    Cet article est extrêmement problématique à plein de niveaux, et ce ne sont pas les multiples prétéritions en son sein qui y changeront quoi que ce soit. Quoi que vous en disiez, votre démarche est bel et bien psychophobe.

    Quand une personne dit avoir un trouble mental sur internet, il y a plein de raisons pour lesquelles vous devez la croire sur parole. La raison principale, c’est que la personne concernée s’attendait très certainement à des mises en doutes de sa parole, parfois très violentes, elle n’a donc aucune raison de faire une telle exposition à la légère et doit s’y connaître mieux que vous.

    Je suis amèrement déçu que vous vous adonniez à cette pitoyable chasse aux “faux handicapés sur internet”, vous m’avez clairement habitué à mieux. Avec de tels tirs sur l’ambulance, vous apportez de l’eau au moulin de ceux qui -et ils sont nombreux- traitent les personnes qui s’exposent ainsi de menteuses. à ce titre, je vous renvoie à une vidéo moultement sourcée qui explique en détails pourquoi il faut à tout pris arrêter de le faire.

    https://youtu.be/AW2cHFmIjsI

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    • Ton Reflet
      Ton Reflet dit :

      “Quand une personne dit avoir un trouble mental sur internet, il y a plein de raisons pour lesquelles vous devez la croire sur parole. La raison principale, c’est que la personne concernée s’attendait très certainement à des mises en doutes de sa parole, parfois très violentes, elle n’a donc aucune raison de faire une telle exposition à la légère et doit s’y connaître mieux que vous.”
      Pardonnez-moi mais ça sonne un brin autoritariste. Les mauvais autodiagnostics sont extrêmement fréquents, comme les hétérodiagnostic d’ailleurs, sauf qu’un hétérodiagnostic est au moins plus simple à corriger du fait qu’on ait plusieurs points de vues : celui du patient et celui du(des) soignant(s), et potentiellement des proches.

      Si je vous dis que j’ai le droit d’être nourrie comme vous par vos parents, c’est juste logique que vous me demandiez de prouver que je suis votre frère ou sœur. Donc si je demande à être considéré comme une personne ayant un TDI, c’est juste logique qu’on me demande de prouver que j’ai un TDI. D’ailleurs faire le contraire serait anti-déontologique. Imaginez que votre médecin vous prescrit un traitement pour le cœur “parce que vous lui dites que vous avez un trouble” au cœur, alors qu’il n’a même pas fait les tests pour le vérifier ! Imaginez que vous n’avez pas de problème au cœur, le médecin va juste vous tuer !

      Répondre
    • Cosmologue
      Cosmologue dit :

      Cette course à la victimisation psychiatrique sur certains réseaux sociaux est un FAIT.
      En parler n’est pas de la psychophobie, ne vous sentez pas systématiquement oppressé dès qu’une critique ne va pas dans votre sens.
      Les auto-diagnostics de TDI se multiplient notamment en raison de la diffusion d’une forme de glamourisation d’un trouble qui, rappelons le, est la conséquence de traumatismes les plus extrêmes…. Il ne faut donc pas prendre à la légère cette question de la personnalité multiple. Cette vulgarisation à paillettes participe à imprégner dans une certaine jeunesse l’idée que le TDI est un mode de vie plutôt cool et original , voilà un des problèmes que relève cet article et que vous ne semblez pas saisir.

      Répondre
  3. Guillaume
    Guillaume dit :

    Merci pour votre article. Il y a suffisamment d’errance médicale pour les diagnostiques handicaps psychiques pour qu’il n’y ait également des internautes qui se revendiquent différents de ce qu’ils sont réellement.
    Une personne qui contrefait un trouble devrait être réellement suivi par un spécialiste médicopsychologique en revanche. Et j’espère qu’une telle personne apprenne les mécanismes cognitifs pour éviter de continuer cette contrefaçon.
    C’est, je pense, la plus sincère réponse à un doute sur la “véracité” des propos. Ne pas remettre en cause ce que dit/écrit la personne. Mais chercher à l’aiguiller, comprendre les mécanismes à l’origine de ce qu’elle dit et accompagner la personne à s’en sortir. Faire de la psychoéducation est important.
    Encore merci d’aborder ce sujet compliqué.

    Répondre
    • Stem
      Stem dit :

      Mais qu’est-ce que vous en savez que tel ou tel internaute contrefait son trouble ? à moins que vous ne soyez vous même son psy, vous n’en savez rien, et vous n’êtes donc pas légitime pour lancer de telles affirmations. Vous n’avez pas l’air de vous rendre compte que les personnes handicapées vivent AU QUOTIDIEN des remises en question de leurs troubles. Vous dites “Ne pas remettre en cause ce que dit/écrit la personne” après n’avoir fait que ça dans le paragraphe précédent.

      Par pitié, arrêtez cette chasse aux faux handicapés, elle est vouée à l’échec et fait énormément de mal à ces derniers.

      Répondre
      • Ton Reflet
        Ton Reflet dit :

        Si je ne m’abuse, elle n’a écrit nulle part qu’elle avait le pouvoir de dire que vous ou un autre internaute contrefaisait un TDI.

        “la chasse aux faux handicapés est vouée à l’échec et fait énormément de mal à ces derniers”
        Il n’y a pas de “chasse”. C’est juste de la déontologie de vérifier que la personne qui pense avoir un certain trouble ait effectivement ce trouble, parce que c’est plutôt sans cette vérification qu’on va faire du mal à la personne (donner un traitement non adapté qui peut d’ailleurs déclencher encore d’autres problèmes). Au moins faire la vérification c’est admettre qu’on a pas la prétention de savoir quoi que ce soit a priori, et c’est aussi aider quelqu’un qui pourrait se tromper sur les mots.

        Répondre
      • Guillaume
        Guillaume dit :

        Vous avez l’air d’assumer que je ne sois pas atteint de troubles quelconques… Vous êtes ni bienveillant ni intéressant en me disant ça.
        Veuillez faire attention ici vous êtes vous-même psychophobe, handicapophobe et osez nier que je puisse être dans une condition de faiblesse. Vous êtes méchant gratuitement envers une personne qui exprime son vécu douloureux.
        Pour vous même, soyez bienveillant sur internet comme dans la vraie vie. Vous ne savez pas ce que les autres ont pu vivre.

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  4. Ton Reflet
    Ton Reflet dit :

    Étant atteint d’un TDI (diagnostic différentiel avec le TSPT et les autres troubles dissociatifs du DSM-V), je trouve cet article bien introductif.

    Que ce soit pour le diagnostic ou le traitement du TDI, peu de professionnels sont suffisamment formés. Beaucoup trop d’errance médical dans mon cas,. Néanmoins, il existe des spécialistes comme l’Association Francophone du Trauma et de la Dissociation (AFTD) qui traitent entre autre par l’Intégration du Cycle de Vie (ICV), thérapie proposée dès 2003 par Peggy Pace, notamment évaluée par Balkus en 2012.

    Je peine à voir comment le TDI, qui est largement basé sur des amnésies dissociatives, ne pourrait être d’origine traumatique. Si je m’abuse, les amnésies et la dissociation dont il est question dans le DSM-V sont des déchirures neuro-psychologiques post-traumatiques, pas des phénomènes due à des substances psychotropes ou un trouble schizo ou autre sous-jacent.

    Concernant les “faux”, la seule manière de les détecter est d’explorer la psychologie de la personne, comme pour n’importe quel autre trouble. Il n’y a pas de raison de croire sur parole, comme pour n’importe quelle autre affirmation. Donc : “que voulez-vous dire par ‘plusieurs personnalités'”, “quand avez-vous des switchs”, “avez-vous déjà eu des amnésies ? qu’est-ce que vous oubliez ?”, “qu’est-ce qui caractérise cet ‘alter’ ? quelle est sa fonction ?”.

    Une personne qui feint un TDI a nécessairement un autre trouble psychologique à prendre avec sérieux (mythomanie, personnalité hystérique, trouble de l’attachement…). Dans la mesure où ces personnes se sentent agressées si on leur retire ce(t) (auto)diagnostic, une réaction agressive de leur part est attendue. Mais répondre par l’agressivité n’est pas nécessaire (escalade conflictuelle). Continuer de poser des questions suffit. Si la personne a un vrai TDI, on finira par se rendre compte qu’elle a un TDI. Si elle feint un TDI, elle se rendra compte au fur et à mesure qu’elle ne peut pas feindre un TDI aussi facilement. Elle sera découragée dans cette tentative et elle se désengagera d’elle-même de la conversation, alors qu’une personne ayant un TDI se sentira comprise et sera plus favorable à entretenir la communication.

    P.S. Juste une remarque sur la forme de l’article : le ton de l’écriture est parfois trop émotionnellement chargé, malgré un fond juste. Déjà en temps normal il est important d’avoir un ton neutre voire bienveillant pour ne pas parasiter le côté intellectuel, mais j’ai le sentiment que c’est encore plus important lorsque l’on touche à un sujet pareil étant donné que les personnes concernés peuvent être de grands traumatisés.

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  5. Nostril
    Nostril dit :

    Effectivement, il n’y a pas de faux handicapé car vouloir faire semblant d’être handicapé sur internet est la preuve d’un trouble sociale existant. Le problème est que la hiérarchie des maladie mental chez les anti-psy font que personne n’ira revendiquer un trouble antisociale alors que les autistes n’auront pas de mal à le préciser en bio.

    Il y a des tas de raison de mentir/se tromper sur un diag, hystrionisme, mythomanie, narcissisme, sans oublier les comportement induit qui sont très puisant couplé à un effet barnum.

    Les gens qui disent avoir mal à la tête à cause de la 5g ont vraiment mal, les conforter dans leur illusion ne va pas les aider.

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  6. Jana
    Jana dit :

    Simplement merci pour cet article. En tant que personne concernée par la maladie mentale, assister à sa glamorisation sur les réseaux sociaux est extrêmement douloureux et incompréhensible. Merci de traiter de manière aussi complète ce sujet et d’oser apporter un regard critique sur les agissements de ces youtubeuses/tiktokeuses qui monétisent et instrumentalisent leurs prétendus troubles. La souffrance des personnes qui en sont vraiment atteintes n’a absolument rien de divertissant ou d’esthétique.
    Et en ce qui concerne spécifiquement la personne que vous évoquez dans l’article : appelez la Lyli. Olympe n’existe pas.

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  7. Nicolas
    Nicolas dit :

    Dans une démarche sceptique, avez-vous considéré que :

    – Internet permets certes aux “simulateurs” de gagner de la visibilité, mais AUSSI aux vrais malades de trouver une manière de soulager la solitude à laquelle sinon leur condition les condamnerait ? Leur permettre d’accéder à des communautés plus ouvertes qui comprendront/accepteront leurs maux mieux que leurs familles ou leur entourage direct ?

    – De manière générale en médecine la qualité des diagnostics s’améliore avec le temps. Absolument nulle part vous n’avez pris en compte cette explication de l’apparente augmentation du nombre de cas, et surtout l’apparition de cas qui auparavant n’aurait simplement pas été diagnostiqués car ne correspondant par à la liste citée de critères. À aucun moment vous ne prenez en compte la possibilité que cette liste soit simplement… périmée ? Les connaissances évoluent.

    On dirait les articles qui parlent d’« épidémie de transidentité », ne prenant jamais en compte le fait que l’ouverture au monde entier permet à des gens qui auparavant se cachaient, de ne plus avoir à le faire. En bon sceptique, n’était-il pas important de prendre en compte cette hypothèse dans sa réflexion plutôt que de ne suivre qu’une seule et unique piste ?

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  8. Baal
    Baal dit :

    il faut bien différencier la transe-dissociative, qu’on peut “provoquer” de manière ponctuelle, “consciemment” ou non, et qui n’affecte pas la personne au quotidien, et le tdi, qui est le fait de dissocier de façons chaotique et incontrôlée de manière quotidienne. Les phénomènes de dissociations même “identitaires” peuvent toucher absolument n’importe qui. Le phénomène ayant une teneur spectaculaire, cela a tendance a être un expérience marquante pour ceux qui le vivent, il n’est donc pas étonnant qu’ils s’en fassent “une belle histoire”, mais cela ne veux pas forcement dire qu’ils sont des simulateurs pathologiques. Bien que cela existe je pense que la plus part de ceux qui se déclarent atteints par le trouble en sont réellement persuadés, dans la mesure où ils ne comprennent pas la différence entre ce qu’ils ont vécu et le véritable tdi.

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    • Michel Belley
      Michel Belley dit :

      Est-ce qu’il y aurait un lien entre l’agénésie du corps calleux (l’absence ou la quasi-abence de liens entre les deux hémisphères du cerveau) et le TDI? https://fr.wikipedia.org/wiki/Ag%C3%A9n%C3%A9sie_du_corps_calleux

      Certaines expériences de Gazzaniga sur le cerveau divisé montre qu’on que les gens auc erveau divisé (sans corps calleux) peuvent faire certaines actions et rationaliser cette action après coup, sans vraiment comprendre pourquoi ils ont entrepris cette action.

      Répondre

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