Le trouble dissociatif de l’identité n’est pas ce que vous pensez (article retiré)

Article retiré à la demande de son auteur


Note du 22 juillet 2022.

Publié en juillet 2021, cet article visait à alerter sur les conclusions hâtives concernant le TDI que l’on pouvait tirer de ses représentations dans les médias et les réseaux sociaux où les profils de personnes concernées dévoilant leur intimité et leurs alters se multiplient. L’article a été très mal reçu par une frange militante qui le considérait comme une chasse aux faux TDI. Pendant un an, et malgré quelques amendements du texte en réponse à des critiques justifiées, cette frange a multiplié les assauts, les insultes, les appels à la censure.

L’auteur de l’article, après un tel traitement, nous a demandé le retrait de son texte pour des raisons de santé psychologique. Durant les derniers mois, il a quitté les réseaux sociaux et réduit son activité professionnelle en raison de la violence des attaques subies. La santé mentale étant très importante pour nous, nous accédons à sa requête sans réserve.

 

Sur La Menace Théoriste, aucun article n’est parfait, il y a toujours des défauts et la section commentaire est ouverte pour permettre la contradiction. Sur ce dossier, c’est un échec complet. Pourtant un travail d’écoute était à l’œuvre. Depuis plusieurs semaines, une internaute travaille sur un deuxième article qu’elle nous a proposé (proposition acceptée sans aucune difficulté puisque loin des pratiques désormais habituelles des harceleurs du net). L’autrice souhaitait apporter des nuances et des références, corriger des imprécisions, améliorer le message d’appel à la prudence dans le jugement. L’auteur du premier article était partie prenante de cette entreprise : il n’était pas mis au rang des accusés, mais interlocuteur dans un échange de points de vue. L’exercice d’une critique apaisée était en cours et pouvait donner lieux à des articles se répondant et amenant le lecteur à prendre conscience de la complexité du sujet.

Avec le retrait de cet article, ce projet est bien sûr avorté dans son état actuel.

 

Le cyber harcèlement peut produire de tels effets : le retrait d’un texte abhorré par l’usure de son auteur qui préfère passer à autre chose. Mais personne n’y a rien gagné. Que l’article ait de graves défauts ou qu’il soit simplement mal compris, mal accueilli pour diverses raisons, cela ne justifie pas que des dizaines d’internautes insultent tous ceux qui ont pris par à sa publication. Leur comportement a finalement empêché un travail de contradiction.

 

NB : Nous allons discuter avec l’autrice du projet en cours pour éventuellement produire malgré tout un contenu qui ne sera plus une réponse à un article désormais disparu, mais une contribution à la compréhension générale du TDI et de ce qui l’entoure. Mais je dois déjà vous signaler que cette personne craint d’être harcelée à son tour, ce qui compromet l’aboutissement de ce projet.

 

Acermendax

Sur le même sujet, voir aussi l’émission La Tronche en Live #111

 

35 réponses
  1. La Chouette
    La Chouette dit :

    Bonjour,

    Je me permets de revenir sur certains points de l’article, en tant que personne avec des troubles dissociatifs.

    « Du fait de la nature spectaculaire du Trouble Dissociatif de l’Identité » : justement, le TDI n’est PAS un trouble spectaculaire. C’est l’un des troubles psychiatriques les plus discrets. Il est invisible dans plus de 90 % des cas, car les alters imitent tous inconsciemment la même identité sociale. Avant que le trouble soit détecté, les alters pensent d’ailleurs généralement être tous la même personne (ils vont qualifier les autres comme des états différents, auxquels ils ne s’identifient pas, sans forcément aller jusqu’au bout du raisonnement).

    La plupart du temps, quand ils remarquent leurs symptômes, les gens atteints de TDI vont se contenter d’interpréter ça comme des problèmes de mémoire et de la dissociation « simple » (« absences », sensation de détachement de soi, etc.). Et ça se comprend : l’idée d’être une conscience fragmentée en plusieurs identités est exotique, ce n’est pas l’hypothèse qui vient de prime abord ! Et ce n’est pas du tout agréable de réaliser qu’on est potentiellement concerné, les patients restent souvent dans le déni aussi longtemps que possible…

    Sinon, 1,5 % de prévalence, ce n’est pas rare. L’autisme, la schizophrénie, la bipolarité et le trouble borderline ont une prévalence moins élevée que le TDI (avec une prévalence de 1 % ou moins). De plus, il existe un trouble ressemblant beaucoup au TDI, l’ATDS, qui a une prévalence au moins aussi élevée que le TDI. Être plusieurs dans sa tête, ce n’est donc pas un phénomène rarissime : c’est juste qu’en général ça ne se voit pas, les concernés n’en parlent pas et ne le montrent pas. On ne va retenir que la minorité de patients qui sont expressifs dans leurs symptômes (+ les potentiels imposteurs dans le tas). Le TDI n’est pas plus extraordinaire que n’importe quel trouble psy, malheureusement.

    Je vous suggère de consulter la chaîne YouTube de Zelliana, qui propose une approche scientifique et sourcée du sujet (elle a notamment mis à disposition un document avec de nombreuses études sur le TDI) : https://www.youtube.com/watch?v=MsmUGcoY1pA

    S’il vous plaît, faites attention avec ce sujet et surveillez les commentaires, pour éviter les dérapages. Les personnes atteintes de troubles dissociatifs ont une forte tendance à douter et à avoir le syndrome de l’imposteur (à cause de la difficulté à se sentir connecté à sa propre expérience). Elles ont déjà tendance à minimiser ce qu’elles vivent et à avoir peur de tout inventer, même avec un diagnostic. Or, dans les discussions au sujet des TDI, les gens ont très vite fait de dire que le trouble n’existe pas, ou que la majorité de ceux qui en parlent sont des menteurs.

    Et les concernés ne peuvent rien faire contre ça… Si on ne montre pas ses symptômes, c’est qu’on ne les a pas vraiment. Si on les montre, c’est qu’on veut attirer l’attention. Si on ne parle pas de sa souffrance c’est qu’on ne souffre pas. Si on la montre, c’est pour attirer l’attention. Si on a des alters bien conformes à l’archétype du malade de base, c’est « trop parfait » pour être vrai. S’ils n’y correspondant pas parfaitement, c’est qu’ils sont inventés. Mais bon sang, on fait juste comme on peut avec le bagage qu’on a !

    J’ai créé une chaîne YouTube pour parler de troubles dissociatifs : je n’y montre pas ma tête, je suis sous pseudonyme, je ne donne aucun élément sensible sur ma vie… Malgré ça, j’ai quand même peur de la partager, car je sais que plein de gens vont passer plus de temps à vérifier si je mens qu’à écouter le contenu. Je sais ce qu’ils vont se dire des trucs du style « Ah, elle utilise des avatars mignons et elle met des images relaxantes, ça veut dire qu’elle ne prend pas son trouble au sérieux » (alors qu’en fait, ce type d’ambiance aide juste à me calmer et à calmer les auditeurs concernés, car c’est un sujet déprimant et angoissant duquel il est difficile de parler).

    C’est super stressant, quand on cherche des contenus sur le sujet, de tomber sur des articles/vidéos qui cherchent à établir ce qui est vrai ou faux… Alors qu’il y a plein de façons d’exprimer le trouble, de penser son propre trouble, de s’adapter avec son trouble ! Un concerné va TOUJOURS tiquer sur un truc dans la partie « faux » et se dire « Mais zut, je corresponds un peu à ça, peut-être que j’invente, et que mes crises ne sont pas si graves » (alors que si, mais bon, vive la dissociation).

    Dernière précision : L’inner world/monde intérieur n’a rien d’une fantaisie pailletée… C’est juste un espace mental où l’on peut interagir entre alters, un peu comme un palais mental. Il est fréquent qu’il soit créé en thérapie, pour développer la communication entre les parts dissociées et diminuer ainsi les conflits internes. C’est aussi un espace où peuvent se rejouer des souvenirs traumatiques (hors du contrôle du patient, bien sûr) : savoir ce qu’il se passe dedans peut donc permettre d’accéder de mieux en mieux aux souvenirs et émotions dissociées. Le travail dans le monde intérieur relève de la nécessité pour beaucoup de systèmes. Il y a peut-être des fakes TDI qui confondent ça avec un jeu, mais le concept n’a rien d’un jeu à la base.

    Je vous remercie d’avoir lu. J’apprécie votre travail ici et sur YouTube, et j’espère que mon ton n’était pas trop froid. Je voulais mettre en exergue le fait que le TDI existe en-dehors du paradigme médical (ce n’est pas parce qu’on utilise un terme anglophone hors du DSM qu’on est un kikoolol qui s’invente une vie sur TikTok), et que s’il est parfaitement légitime et sain d’être sceptique devant certains cas, il ne faut pas oublier que des personnes dissociées et fragiles vont tomber sur ce contenu.

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    • Ton Reflet
      Ton Reflet dit :

      J’ai un TDI. Mes « alters » « n’imitent » pas du tout la même identité sociale. Ils ont une identité sociale totalement propres et le fait de switcher en public fait justement sérieusement flipper toute personne qui a déjà eu le malheur d’assister à un switch, sauf éventuellement mon psy, même s’il fait toujours le maximum pour me ramener à la « réalité », déconstruire les amnésies (et je l’en remercie). Ensuite il y a des fusions mais ce n’est pas l’objectif, l’objectif c’est juste d’être dans la réalité.

      Mes « alters » ne « pensent » pas être la même personne. Cette phrase est un énorme trigger. Mes « alters » ne sont pas la même personne, ou en tout cas mon psy me dirait que moi je ne pense pas que ces états sont la même personne. Là tu me fends le crâne pour arriver à dire une phrase pareille.

      « C’est super stressant, quand on cherche des contenus sur le sujet, de tomber sur des articles/vidéos qui cherchent à établir ce qui est vrai ou faux… »
      Qu’est-ce qui te stresse ? Si tu es convaincue que tu as TDI, tu as juste à le vérifier en déroulant la liste des critères. C’est ce que j’ai fait avec les personnes qui m’aident ou qui ont souffert de mes switchs. Au final ça nous a tous rassurés de mieux identifier ma situation et ça m’aide à être mieux pris en charge.
      Que se passerait-il si tu n’avais pas de TDI ? Au pire tu t’es juste trompée. Les faux diagnostics (auto ou non) sont ultra-courants en médecine/psycho, ce n’est pas comme si les choses coulaient de sources. Il y a plein de définitions qui peuvent matcher avec les mêmes symptômes. Rien que pour un petit problème de cholestérol ou de foie, tu peux attendre des mois pour arriver à établir LE diagnostic avec LA solution, alors imagine pour un problème mnésique-socio-comportemental.
      Les gens concernés par mon TDI ont douté, douté, douté, douté, sauf qu’un moment ils se sont bien rendus compte que je cochais toutes les cases.

      HS mais je déteste le nom « alter » d’ailleurs. Je ne saurais pas expliquer pourquoi maintenant et trop la flemme. Lire ton commentaire m’a déjà épuisé. « Être plusieurs dans sa tête », même effet. Là tu m’enfonces un poignard dans le cœur sans hyperbole.

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      • La Chouette
        La Chouette dit :

        Bonjour,

        Je n’ai jamais souhaité invalider les expériences différentes de ce que j’ai pu vivre, observer et étudier : je m’excuse de m’être exprimée maladroitement, si cela vous a blessé.

        Je faisais des généralités : je n’ai jamais voulu prétendre que TOUS les cas de TDI étaient comme ça. Pour le fait d’avoir l’impression d’être la même personne, je parle exclusivement d’avant le diagnostic. Personnellement (et c’est le cas de tous les gens diagnostiqués de ma connaissance), avant le diag, les alters ne s’identifiaient pas les uns aux autres et souffraient des interventions des uns et des autres, mais l’interprétation n’était pas « On est plusieurs personnes ». Plutôt « J’ai des gros conflits internes », « Les parts de moi ne sont pas d’accord », « Je n’étais pas moi-même l’autre fois, je n’aurais jamais dit et fait ça, ça me fait souffrir de ne pas avoir eu le contrôle », etc. (Quand on ne connaît pas le TDI en amont, on est généralement pas éduqué à l’interpréter ainsi. L’inteprétation « J’ai des problèmes de mémoire et des problèmes de conflits internes, et les gens dans ma tête je dois les inventer ou délirer » est plus commune.)

        Le principe d’un trouble dissociatif est d’avoir des difficultés (par moment, une totale impossobilité) d’être connecté à sa propre expérience. C’est le mécanisme dissociatif : une part est distancée de la conscience pour protéger l’intégrité psychique. Selon la sévérité du trouble, ce sera simplement des émotions/souvenirs/réactions, ou carrément des bouts de conscience, qui deviennent les alters.

        La plupart des patients souffrent donc de doutes sur la réalité de leur maladie, y compris avec des preuves tangibles (enregistrements, témoignages de proches, diagnostics de plusieurs professionnels, listes complètes de preuves tangibles qu’on est bien atteint…). Par exemple, en réécoutant un enregistrement de soi pendant une crise dissociative, on peut se dire « Je ne me souviens pas avoir eu aussi mal, je devais exagérer ». Et en écoutant le témoignage d’un proche, on peut se dire « Sur le coup j’avais l’impression de ne pas faire exprès, mais si ça se trouve j’ai juste pas fait assez d’effort et je ne suis pas vraiment malade ». Même après des années de thérapie, on peut encore retomber dedans facilement, pour peu que l’extérieur sous-entende qu’on invente ou qu’on ment. En rajoutant par-dessus cela les amnésies (aussi bien l’oubli des faits que des émotions qu’on a ressenti), il devient très compliqué d’avoir la certitude constante qu’on est bien atteint par le trouble.

        C’est tant mieux pour toi si ce problème ne te concerne pas, mais sache qu’il est extrêmement fréquent chez les patients atteints de troubles dissociatifs. C’est typiquement un mécanisme qui a contribué à préserver la psyché de l’enfant à l’époque des traumas (dissocier la partie qui souffre de la partie qui gère le quotidien, pour que la seconde ne s’écroule pas et qu’on puisse rester fonctionnels), mais qui devient inutile, encombrant et douloureux avec le temps.

        Le fait que j’aie un TDI ou pas n’est pas spécialement important : ce qui compte pour nous, c’est qu’on a trouvé des psys capables de nous aider à guérir des traumas. Il fallait juste qu’ils soient spécialiés en TDI/ATDS et appliquent les soins de ces troubles sur nous. (Au passage : oui bien sûr, la fusion totale n’est pas la seule finalité. Nous, on ne veut pas faire ça, d’ailleurs. C’est pourquoi j’ai aussi cité la 2e option, vivre en harmonie ensemble.)

        L’intérêt du diagnostic est de mener un patient vers un thérapeute adapté. Une fois qu’on l’a, il n’est plus particulièrement important. (Son intérêt devient surtout communicationnel : ça permet de faire savoir rapidement aux autres ce qu’on a, à peu près. Encore faut-il qu’ils connaissent le trouble, ce qui est rarement le cas.) Cependant, quand on n’a pas encore trouvé cette aide professionnelle, il est essentiel de recevoir le bon diagnostic pour être bien aiguillé. Il y a en France de nombreux patients potentiellement atteints de TDI qui n’ont pas notre chance d’avoir pu confirmer leur trouble, et n’ont pas accès aux soins dont ils ont besoin… C’est très facile de les détourner de cette voie, en leur suggérant qu’ils mentent ou font semblant.

        Concernant le terme « alter » : chaque système est libre de développer son propre vocabulaire… J’en connais qui utilisent d’autres mots que le jargon médical. Ca permet aussi de s’approprier le système et de développer la communication entre les identités.

        Bonne continuation

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        • Ton Reflet
          Ton Reflet dit :

          Vous faisiez des généralités abusives.

          « Pour le fait d’avoir l’impression d’être la même personne, je parle exclusivement d’avant le diagnostic. » ???? Ben non justement. C’est incompatible avec la définition. Si on a l’impression d’être la même personne APRÈS la découverte du diagnostic c’est qu’on a PAS un TDI. On a un diagnostic de TDI PARCE QUE on a l’impression d’être plusieurs personnes. Je ne sais pas pourquoi vous dites ce que vous dites mais c’est délirant. À part me faire souffrir de dire des choses pareilles je ne vois même pas l’intérêt.

          « avant le diag, les alters ne s’identifiaient pas les uns aux autres et souffraient des interventions des uns et des autres » Vraiment je ne sais pas ce que vous racontez. C’est un charabia. Y a pas d’alters si y a identification !!!!! Les alters sont DÉFINIS comme des états de personnalité distincts, qui ne s’IDENTIFIENT PAS les uns aux autres !!!! C’est quoi votre délire de me déchirer le cœur ???? Ça s’arrête quand ???!! Et EN PLUS UNE FOIS DE PLUS JE DOIS ME FENDRE LE CRÂNE POUR DIRE CES CONNERIES ! VOUS MESUREZ PAS CE QUE JE RISQUE LÀ ! Je suis complètement taré de vous lire.

          Y a pas de notion d’interprétation, c’est pas une interprétation que j’ai plusieurs identités, c’est une sensation, c’est une façon d’être, c’est pas une interprétation, c’est pas «ah peut-être que si je suis comme ça c’est que j’ai plusieurs personnalités», non ! Ça c’est pour une personne normale qui a rien et qui s’invente un délire d’appeler ses « états » ou ses « parties » « personnalités » ou « alters » ou ………

          Franchement taisez-vous sur le TDI parce que vous racontez du n’im-porte quoi, du n’im-porte quoi. Vous nous faites des généralités idiotes qui en plus ne correspondent à aucun moment à ce qu’on déduit de la définition du trouble.

          Heureusement que vous êtes pas en face de moi car je vous jure que je vous aurais physiquement agressé de dire des délires pareil. Je vous aurais agressé. Là j’ai failli péter ma vitre à lire vos conneries. ET JE VAIS PEUT-ÊTRE ME FAIRE BLOQUER CE COMMENTAIRE PAR LE MODO DU SITE PUTAIN !!!!!! PUTAIN JE VOUS HAIS TOUT ÇA PAR VOTRE FAUTE POUR RIEN !!!!! JE VOUS HAIS !!!! (pas vous le modo)

          En plus vos conneries de « c’est un mécanisme de défense » laissez ça aux psys qui n’ont rien vécu et qui ne voient les traumatisés que de derrière leur peau mais qui ne sont pas dans leur histoire. Ça c’est une formulation totalement conne du problème. Ça défend de rien d’avoir un TDI !!!!!! de rien du tout !!!!! La seule chose qui m’aurait défendu c’est que les services sociaux se pointent et qu’on embarque mes parents avant qu’ils ne me presque-tuent !!!!!! Le TDI c’est une souffrance, c’est pas une défense !!!! C’est comme avoir des cloques après un coup de soleil, c’est pas pour se protéger, c’est parce qu’on est brûlé !!!!!! Essayez de vivre votre vie avec des cloques en permanence !! Essayez !!! Vous allez voir de quoi ça va vous défendre !!! Rien !!!!

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          • La Chouette
            La Chouette dit :

            Je suis vraiment choquée que la modération vous laisse proférer ces menaces extrêmement violentes à mon encontre. Je suis une personne lourdement handicapée, et cela ne constituerait jamais une excuse, à mes yeux, pour m’adresser à quelqu’un de cette manière.

            Pour mon cas, j’ai été diagnostiquée par un spécialiste pour mes troubles dissociatifs : je n’ai pas à me justifier à un inconnu sur Internet par rapport à cela. Vos insultes ne changeront rien à ma réalité quotidienne. Quand à mes soins : si j’avais mes moyens économiques de consulter ma psychologue plus souvent, je le ferais.

            « Les alters sont DÉFINIS comme des états de personnalité distincts, qui ne s’IDENTIFIENT PAS les uns aux autres !!!!  » >> Oui, bien sûr. C’est exactement ce que j’ai écris. Littéralement : j’ai écrit « avant le diag, les alters ne s’identifiaient pas les uns aux autres » (notez le mot « pas » après « ne s’identifiaient »), c’est la même phrase… Il est utile de lire les phrases avant de proférer des menaces si graves. Je pourrais vous attaquer en justice pour cela, en avez-vous conscience ? Je ne le ferai pas, car je n’en ai pas l’énergie, ni les moyens. Et vos propos ont mis l’un de nos alters dans un état de panique extrême. Je ne comprends pas comment un tel degré de violence peut être toléré ici.

            La différence entre mon témoignage et ce que vous rapportez, c’est qu’en constatant ces sensations, les voix dans la tête, les prises de contrôle par les autres (symptômes que je trimballe depuis plus de 20 ans soit dit en passant, et j’en ai 25), je me disais « je dois psychoter et halluciner les autres ». (Ce qui ne leur plaisait pas du tout, évidemment, et ils me le faisaient savoir : c’est comme ça que j’ai fini chez des psys.) Il est très fréquent, dans un système, qu’un ou plusieurs alters soient dans le déni de leur condition, et pensent que les autres sont imaginaires, des hallucinations ou des esprits. Ces opinions et interprétations ne changent rien à la réalité neurologique du trouble (on continue d’avoir des crises dissociatives, des voix, etc.), et c’est bien pour ça que la consultation fini par devenir inévitable.

            Ce n’est pas parce que c’est ma réalité, que je prétends que la votre est fausse, ou moins légitime, ou je ne sais quoi. Il n’a absolument JAMAIS été question de cela. Si vous vous échinez à croire le contraire, je ne suis pas responsable de vos convictions. Si vous vous sentez agressé lorsqu’une autre personne se contente de décrire une expression différente de son trouble (en précisant bien que c’est juste SON expérience), vous devriez traiter ce problème avec un spécialiste. C’est la seconde fois que vous déformez complètement mes propos (la fois précédente, vous avez ignoré tous les adverbes dans mes phrases précisant que je parlais de certains cas de TDI et pas de tous… vous continuez de le faire après clarification).

            Je vous recommande de cesser de me faire passer pour une personne malveillante, en déformant tout ce que j’exprime, et en ignorant par ailleurs complètement ce que j’ai pu ressentir devant un article niant mon trouble (et le vôtre aussi) entre les lignes.

            « Je vais rationaliser, vous avez une maladie mentale et vous allez vous faire soigner d’urgence, vous êtes une urgence psychiatrique. Bien aimablement votre. » Vous êtes capable de rationaliser pour cela… Mais pas pour lire correctement mes phrases et ne pas les interpréter complètement de travers, afin de justifier des propos d’une violence inouïe (le tout, en ayant parfaitement conscience des dégâts que cela causent sur un patient traumatisé, et de la relation que je peux avoir aux urgences psychiatriques en tant que malade) ? Votre psychophobie à mon encontre atteint un tel niveau que je me demande si vous n’êtes pas un troll.

            Cher(s) modérateur(s) de ce blog : vous menacez ma santé en permettant à cette personne de formuler des propos aussi violents et graves à mon encontre. Vous n’imaginez pas les crises que cela peut déclencher pour nous, et que ça pourra déclencher chez les prochains lecteurs qui passeront par là. Je tremble de partout, je suis en pleurs : il n’y a que la dissociation qui me permet de taper sur le clavier, comme une machine, pour pondre ce texte et essayer de me défendre contre un agresseur que vous aviez le devoir de modérer. Vous faites preuve d’irresponsabilité en laissant un commentaire aussi violent en ligne. Vous enfreingnez la loi en acceptant de publier cette incitation à la haine.

          • Ton Reflet
            Ton Reflet dit :

            @La Chouette Votre discours m’a fait totalement dérailler, oui. Vous ne réalisez juste pas ce qu’est un TDI et j’aurais bien voulu que vos mots ne déclenchent pas cette réaction chez moi mais si j’avais suffisamment de recul sur mon identité ça ne serait pas arrivé. Des menaces c’est : « si vous ne faites pas ce que je dis (le présent), je vais vous faire telle sanction (le futur) ». Là je vous ai juste dit que vous m’avez fait complètement dérailler (le passé) et ce qu’il se serait passé (dans le même passé).

            Votre trouble est un trouble histrionique ou qui ressemble, j’en ai la certitude après avoir passé des heures à regarder des stéréotypes de « TDI/DID » qui s’affichent sur internet. Des fake évidents de switchs qui ne présentent aucun des symptômes ni d’une amnésie ni d’une dissociation. Des gens qui font une tête pseudo-vide avant d’imiter soudain quelqu’un d’autre avec mémoire du contexte et continuité dans les motivations alors que lorsqu’on a une amnésie/dissociation, on est juste paumé, on ne sait plus où on est, on ne sait plus ce qu’on ressent, on ne sait plus rien, alors y a aucune continuité possible du style « salut, alors maintenant c’est Milou qui vous parle ». Milou, s’il existe, n’a aucune idée de ce qu’il était en train de se passer juste avant de « front », c’est un autre bloc de mémoire.

            Le TDI est un moyen que vous avez trouvé d’obtenir de l’attention mais vous n’avez pas un vrai TDI, votre utilisation des pronoms est incohérente avec une dissociation identitaire. Vous le sentiriez si vous aviez un TDI.

            Ces mots en particulier le trahissent :
            – « les gens dans ma tête je dois les inventer ou délirer » : les deux, votre invention est un délire. Quand vous avez un TDI vous ne dites pas « les gens dans ma tête », vous ne dites rien, vous « n’êtes » pas la même personne, ou vous ne vous « sentez » pas la même personne, mais vous « n’avez » pas des personnes dans votre tête. Avoir -> objet, être -> sujet.
            – « en réécoutant un enregistrement de soi pendant une crise dissociative, on peut se dire ‘Je ne me souviens pas avoir eu aussi mal, je devais exagérer' » : quand vous avez un TDI, vous vous arrêtez à « je ne me souviens pas avoir eu (aussi) mal » ou éventuellement vous avez fait une intégration et vous vous souvenez que vous aviez oublié. Mais une notion d’exagération ne peut apparaître, parce que vous avez tout simplement oublié, ça ne se feint pas, l’idée que ça se feigne n’apparaît même pas une microseconde. Il n’y a pas de contrôle volontaire. Le fait que vous introduisiez cette notion de « je devais exagéré » montre qu’en réalité (en profondeur) vous êtes dans un jeu de rôle et votre problème est que vous avez perdu la main sur ce jeu de rôle (hyperthéâtralisation).
            – “Sur le coup j’avais l’impression de ne pas faire exprès » : je vais caricaturer mais : quand il y a doute, c’est qu’il n’y a plus doute… Vos mots expriment une fois de plus une notion de jeu de rôle avec perte de contrôle. Si vous étiez pleinement consciente de vos jeux de rôles, vous sauriez que vous faisiez exprès et soit vous ne le diriez pas (vous seriez une manipulatrices), soit vous le diriez parce que non-compromettant voire désiré (ex : métier d’humoriste).
            – « Même après des années de thérapie, on peut encore retomber dedans facilement, pour peu que l’extérieur sous-entende qu’on invente ou qu’on ment. » : cette incertitude sur votre rapport à ce que vous « inventez » ou sur le mensonge ne sont pas des troubles qu’on rencontre dans un TDI. Dans un TDI vous ne savez pas, il n’y a pas de question de mensonge qui apparaît, vous ne SAVEZ pas et les gens peuvent bien dire ce qu’ils veulent vous ne SAVEZ pas. C’est de l’amnésie. Les gens vous disent « tu as fait ci, tu as fait ça », et on leur répond, en tout âme et conscience : « de quoi tu me parles ? », « quand ? », « c’est impossible j’étais pas là », « je me rappelle que je ne sais pas ce qu’il s’est passé entre 19h et maintenant car il est 21h alors que j’ai l’impression qu’il est 19h01, par contre j’ai aucun souvenir de ce que j’ai fait ».
            – « Si on ne montre pas ses symptômes… Si on les montre… » : vous introduisez encore la notion de contrôle volontaire des symptômes. Quand on a un TDI on ne « montre » pas les symptômes, on les « subit ». « On » ne montre pas qu' »on » a une amnésie, l’amnésie se montre toute seule. On révèle ses symptômes éventuellement (au sens expliquer, pas provoquer).
            – « Si on ne parle pas de sa souffrance c’est qu’on ne souffre pas. Si on la montre, c’est pour attirer l’attention. » La première phrase est fausse. La seconde est par contre tout le temps vraie. Quand vous montrez un bras cassé au médecin c’est pour qu’il porte son attention sur vous pour qu’il puisse vous mettre un plâtre.
            – « Sur le coup j’avais l’impression de ne pas faire exprès » : ce qui signifie que maintenant vous considérez que vous avez fait exprès… Quand on a un TDI il n’y a pas de notion de volonté, soit on pense qu’on ne l’a pas fait (dissociation), soit on se souvient qu’on l’a fait (intégration).

            De plus vous vous exprimez comme une tierce personne face à un TDI : « les alters », « les gens », « les patients », « les patients », « les patients »… Jamais un seul « je », toujours « les patients », alors que vous dites avoir un TDI. On croit lire un médecin dont la seule expérience du trouble est externe, s’exprimant alors en répétant les mots et pronoms qu’il a lu.

            Vous parlez comme quelqu’un qui voit des cases et qui essaie d’y rentrer. Vous ne parlez pas comme quelqu’un qui est dans une case et qui essaie d’en sortir.

            Vous jouez un rôle pour obtenir de l’attention. Le problème est que ce n’est pas en jouant un rôle que vous règlerez vos problèmes sous-jacents (schémas d’attachement insécure ou autre) parce qu’en jouant un rôle vous n’êtes finalement jamais vous-même. Vous êtes trop déconnectée de vos émotions/signaux internes mais ce n’est pas pour autant que vous avez un TDI. Vous ne parlez pas comme quelqu’un qui a des amnésies ni comme quelqu’un avec des troubles identitaires. Vous parlez comme quelqu’un avec des troubles de la décision : « comment dois-je me comporter en public (quel rôle) ? » Un TDI est un trouble de la conscience : « qui suis-je ? que suis-je ? qu’est-ce que ce corps dans le miroir ? est-ce que ça ce sont mes bras ? qu’est-ce que je fais là ? *oublier qui on est et faire des trucs comme si on était au passé* ».

            https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-mentaux/troubles-de-la-personnalit%c3%a9/trouble-de-la-personnalit%c3%a9-histrionique-tph

          • L’impostrice
            L’impostrice dit :

            C’est le cirque Pinder qui se fout du cirque du soleil ici. Vous êtes aussi ridicule l’un l’autre a essayer de chercher à savoir qui est le plus malade.

            Spoiler: aucun de vous deux ne l’êtes vous êtes juste deux personnes mal de votre peau et en manque flagrant d’attention. C’est réussi vous êtes affichés devant tout le monde.

        • Ton Reflet
          Ton Reflet dit :

          Je vais rationaliser, vous avez une maladie mentale et vous allez vous faire soigner d’urgence, vous êtes une urgence psychiatrique. Bien aimablement votre.

          Répondre
          • La Chouette
            La Chouette dit :

            Puisque vous n’avez décidément aucun respect pour moi et que vous jugez à l’emporte-pièce, je vais être honnête avec vous : vous dites avoir un TDI, et je ne remettrai jamais cela en cause. En revanche, il n’est pas impossible d’avoir un TDI + d’autres troubles. Dans votre cas, vous manifestez ici des symptômes qui n’entrent pas dans la symptomatologie du TDI, ni des troubles dissociaifs en général. Vous me faites pensez à des personnes psychotiques ou borderline de ma connaissance.

            Pour le coup, détruire des objets dans une pièce et menacer l’autre de sévices physiques, tout en le culpabilisant, c’est plutôt un comportement que j’ai vu chez des borderlines dans le déni de leur diagnostic et qui ne se soignent pas. Qui passent dans leur PE et agressent, avant de revenir à eux et dire « J’ai perdu le contrôle, mais c’était de ta faute aussi, tu as été odieux avec moi ». (Je précise que tous les borderlines ne sont pas comme ça, loin de là.) La seule différence entre l’un de mes anciens agresseurs et vous, c’est qu’il n’y avait pas d’écran entre lui et moi quand il déclarait le même genre de propos.

            Le TDI n’implique pas de convictions délirantes, et lorsqu’il implique de la violence, elle est bien plus souvent auto-infligée que dirigée vers l’extérieur (automutilation, suicide). On a justement différencié les troubles psychotiques chez moi, car je suis capable de me soupçonner de délirer, de réaliser que mon cerveau déconne (de même que les autres alters), ce que ne savent pas faire les psychotiques.

            Le DSM et la CIM ne mentionnent pas la nécessité de vivre des black out total entre chaque changement de personne au contrôle, ni de perdre le sens de l’identité (ça, ce sont plutôt des caractéristiques de la schizophrénie et du trouble borderline). Dans le TDI, il y a une discontinuité dans le sens de l’identité accompagnée d’amnésies, pas une perte d’identité. Vous mélangez des phénomènes qui peuvent être comorbides, mais n’ont à la base pas de rapport.

            Il ne vous est pas venu à l’esprit que ma manière détachée de parler de moi viendrait d’une impossibilité d’être connectée à mes propres émotions ? (A cause de la dissociation ?) Par ailleurs, je suis également autiste. L’expression encyclopédique est ma façon nautrelle de communiquer. Mais je suppose que là aussi, vous saurez mieux que l’équipe pluridsciplinaire qui m’a examinée, et vous connaissez vachement mieux ma vie, privée et publique, mon handicap, mon dossier MDPH, que moi-même.

            J’ai demandé la suppression de cette conversation, qui enfreint la loi (menaces, incitation à la haine, insultes et diffamation de sucroît.) Ce blog est en tort poura voir autorisé la publication de vos menaces. Je ferai en sorte que la loi soit respectée.

            Je ne viendrai plus ici, entendre vos définitions datées et confuses, et vos conclusions intrusives. Vous l’avez dit vous-même : il suffit de lire un DSM, et l’on constate que ce que vous décrivez ne correspond pas aux définitions des troubles mentionnés. Vous ne semblez pas en mesure de vous distancer de votre propre expérience et de considérer l’altérité. Ce n’est plus mon problème.

            Au revoir

          • Acermendax
            Acermendax dit :

            @ Ton Reflet
            Ce blog n’est pas le lieu où vous pouvez lancer à quelqu’un « vous êtes une urgence psychiatrique  »
            Il y a zéro situation où vous soyez en mesure de poser un tel constat et aucune chance pour qu’on tolère ce genre de propos. Merci de les retirer dans les plus brefs délais !

            Idem pour vos propos qui parlent d’agression physique : pour vous ce ne sont pas des menaces, mais désolé c’est comme ça qu’ils sont reçus, et à juste titre.
            Je ne suis pas là pour faire la police, et notamment la police du ton, mais si vous êtes trop en colère pour échanger : n’échangez pas. Postez votre avis et tenez-vous éloigné de cette page. Vous n’avez pas à vous battre ici, c’est contre-productif : que vous ayez raison ou tort cette agressivité réduit votre crédibilité.

            Je souhaite que vous modifiez vos commentaires pour supprimer les propos agressifs et les jugements médicaux. Personne n’en a besoin.

      • La Chouette
        La Chouette dit :

        (Au temps pour moi : l’histoire des possibilités de soit fusionner les identités, soit de rester en l’état et apprendre à vivre en harmonie, je n’en ai pas parlé ici. C’était à un autre endroit où l’article a été partagé. J’ai confondu.)

        Répondre
  2. Stem
    Stem dit :

    Cet article est extrêmement problématique à plein de niveaux, et ce ne sont pas les multiples prétéritions en son sein qui y changeront quoi que ce soit. Quoi que vous en disiez, votre démarche est bel et bien psychophobe.

    Quand une personne dit avoir un trouble mental sur internet, il y a plein de raisons pour lesquelles vous devez la croire sur parole. La raison principale, c’est que la personne concernée s’attendait très certainement à des mises en doutes de sa parole, parfois très violentes, elle n’a donc aucune raison de faire une telle exposition à la légère et doit s’y connaître mieux que vous.

    Je suis amèrement déçu que vous vous adonniez à cette pitoyable chasse aux « faux handicapés sur internet », vous m’avez clairement habitué à mieux. Avec de tels tirs sur l’ambulance, vous apportez de l’eau au moulin de ceux qui -et ils sont nombreux- traitent les personnes qui s’exposent ainsi de menteuses. à ce titre, je vous renvoie à une vidéo moultement sourcée qui explique en détails pourquoi il faut à tout pris arrêter de le faire.

    https://youtu.be/AW2cHFmIjsI

    Répondre
    • Ton Reflet
      Ton Reflet dit :

      « Quand une personne dit avoir un trouble mental sur internet, il y a plein de raisons pour lesquelles vous devez la croire sur parole. La raison principale, c’est que la personne concernée s’attendait très certainement à des mises en doutes de sa parole, parfois très violentes, elle n’a donc aucune raison de faire une telle exposition à la légère et doit s’y connaître mieux que vous. »
      Pardonnez-moi mais ça sonne un brin autoritariste. Les mauvais autodiagnostics sont extrêmement fréquents, comme les hétérodiagnostic d’ailleurs, sauf qu’un hétérodiagnostic est au moins plus simple à corriger du fait qu’on ait plusieurs points de vues : celui du patient et celui du(des) soignant(s), et potentiellement des proches.

      Si je vous dis que j’ai le droit d’être nourrie comme vous par vos parents, c’est juste logique que vous me demandiez de prouver que je suis votre frère ou sœur. Donc si je demande à être considéré comme une personne ayant un TDI, c’est juste logique qu’on me demande de prouver que j’ai un TDI. D’ailleurs faire le contraire serait anti-déontologique. Imaginez que votre médecin vous prescrit un traitement pour le cœur « parce que vous lui dites que vous avez un trouble » au cœur, alors qu’il n’a même pas fait les tests pour le vérifier ! Imaginez que vous n’avez pas de problème au cœur, le médecin va juste vous tuer !

      Répondre
    • Cosmologue
      Cosmologue dit :

      Cette course à la victimisation psychiatrique sur certains réseaux sociaux est un FAIT.
      En parler n’est pas de la psychophobie, ne vous sentez pas systématiquement oppressé dès qu’une critique ne va pas dans votre sens.
      Les auto-diagnostics de TDI se multiplient notamment en raison de la diffusion d’une forme de glamourisation d’un trouble qui, rappelons le, est la conséquence de traumatismes les plus extrêmes…. Il ne faut donc pas prendre à la légère cette question de la personnalité multiple. Cette vulgarisation à paillettes participe à imprégner dans une certaine jeunesse l’idée que le TDI est un mode de vie plutôt cool et original , voilà un des problèmes que relève cet article et que vous ne semblez pas saisir.

      Répondre
    • Jo Grotu
      Jo Grotu dit :

      Non ce n’est pas de la psychophobie, les jeunes qui trouve ce trouble psychiatrique « cool » existe

      Ce n’est pas une chasse aux faux handicapés puisque le syndrome de Münchhausen existe ET est un trouble psychiatrique
      DOOOONC
      c’est un vrai handicap

      CQFD ‍♂️

      Répondre
    • May
      May dit :

      Arretons de prendre pour argent comptant tout les auto-diag sous prétexte de bienveillance car ils font plus de mal que de bien a tout le monde, a commencer par les vrais malades.
      Coté dys on a eu la même chose, avec le debarquement de brouettes de pseudo dys qui sortaient cet argument pour justifier d’ecrire en texto. Sauf qu’un vrai dysorthographe est incapable d’écrire en texto et fait des fautes très caractéristiques (que les autre dys reconnaissent et avec un peu de bouteille on peut même savoir si le compère est phonème ou graphème ou les deux).
      Sauf que le resultat de tout ces auto-diag, voir diag fait part des parents essayent de rationaliser les notes nulles en dictée de leur progéniture a conduit a amalgamé les vrais malades avec la cohorte de mythomanes. Au point que j’ai déja entendu a de nombreuse reprise, « ne venez pas nous dire que c’est de la dyslexie »…. Avant mêle qu’on puisse dire quoi que ce soit, on nous a déjà invalidé la pathologie.
      Il se passera la même chose avec les TDI si vous restez complaisants avec les mythomanes.

      Répondre
  3. Guillaume
    Guillaume dit :

    Merci pour votre article. Il y a suffisamment d’errance médicale pour les diagnostiques handicaps psychiques pour qu’il n’y ait également des internautes qui se revendiquent différents de ce qu’ils sont réellement.
    Une personne qui contrefait un trouble devrait être réellement suivi par un spécialiste médicopsychologique en revanche. Et j’espère qu’une telle personne apprenne les mécanismes cognitifs pour éviter de continuer cette contrefaçon.
    C’est, je pense, la plus sincère réponse à un doute sur la « véracité » des propos. Ne pas remettre en cause ce que dit/écrit la personne. Mais chercher à l’aiguiller, comprendre les mécanismes à l’origine de ce qu’elle dit et accompagner la personne à s’en sortir. Faire de la psychoéducation est important.
    Encore merci d’aborder ce sujet compliqué.

    Répondre
    • Stem
      Stem dit :

      Mais qu’est-ce que vous en savez que tel ou tel internaute contrefait son trouble ? à moins que vous ne soyez vous même son psy, vous n’en savez rien, et vous n’êtes donc pas légitime pour lancer de telles affirmations. Vous n’avez pas l’air de vous rendre compte que les personnes handicapées vivent AU QUOTIDIEN des remises en question de leurs troubles. Vous dites « Ne pas remettre en cause ce que dit/écrit la personne » après n’avoir fait que ça dans le paragraphe précédent.

      Par pitié, arrêtez cette chasse aux faux handicapés, elle est vouée à l’échec et fait énormément de mal à ces derniers.

      Répondre
      • Ton Reflet
        Ton Reflet dit :

        Si je ne m’abuse, elle n’a écrit nulle part qu’elle avait le pouvoir de dire que vous ou un autre internaute contrefaisait un TDI.

        « la chasse aux faux handicapés est vouée à l’échec et fait énormément de mal à ces derniers »
        Il n’y a pas de « chasse ». C’est juste de la déontologie de vérifier que la personne qui pense avoir un certain trouble ait effectivement ce trouble, parce que c’est plutôt sans cette vérification qu’on va faire du mal à la personne (donner un traitement non adapté qui peut d’ailleurs déclencher encore d’autres problèmes). Au moins faire la vérification c’est admettre qu’on a pas la prétention de savoir quoi que ce soit a priori, et c’est aussi aider quelqu’un qui pourrait se tromper sur les mots.

        Répondre
      • Guillaume
        Guillaume dit :

        Vous avez l’air d’assumer que je ne sois pas atteint de troubles quelconques… Vous êtes ni bienveillant ni intéressant en me disant ça.
        Veuillez faire attention ici vous êtes vous-même psychophobe, handicapophobe et osez nier que je puisse être dans une condition de faiblesse. Vous êtes méchant gratuitement envers une personne qui exprime son vécu douloureux.
        Pour vous même, soyez bienveillant sur internet comme dans la vraie vie. Vous ne savez pas ce que les autres ont pu vivre.

        Répondre
  4. Ton Reflet
    Ton Reflet dit :

    Étant atteint d’un TDI (diagnostic différentiel avec le TSPT et les autres troubles dissociatifs du DSM-V), je trouve cet article bien introductif.

    Que ce soit pour le diagnostic ou le traitement du TDI, peu de professionnels sont suffisamment formés. Beaucoup trop d’errance médical dans mon cas,. Néanmoins, il existe des spécialistes comme l’Association Francophone du Trauma et de la Dissociation (AFTD) qui traitent entre autre par l’Intégration du Cycle de Vie (ICV), thérapie proposée dès 2003 par Peggy Pace, notamment évaluée par Balkus en 2012.

    Je peine à voir comment le TDI, qui est largement basé sur des amnésies dissociatives, ne pourrait être d’origine traumatique. Si je m’abuse, les amnésies et la dissociation dont il est question dans le DSM-V sont des déchirures neuro-psychologiques post-traumatiques, pas des phénomènes due à des substances psychotropes ou un trouble schizo ou autre sous-jacent.

    Concernant les « faux », la seule manière de les détecter est d’explorer la psychologie de la personne, comme pour n’importe quel autre trouble. Il n’y a pas de raison de croire sur parole, comme pour n’importe quelle autre affirmation. Donc : « que voulez-vous dire par ‘plusieurs personnalités' », « quand avez-vous des switchs », « avez-vous déjà eu des amnésies ? qu’est-ce que vous oubliez ? », « qu’est-ce qui caractérise cet ‘alter’ ? quelle est sa fonction ? ».

    Une personne qui feint un TDI a nécessairement un autre trouble psychologique à prendre avec sérieux (mythomanie, personnalité hystérique, trouble de l’attachement…). Dans la mesure où ces personnes se sentent agressées si on leur retire ce(t) (auto)diagnostic, une réaction agressive de leur part est attendue. Mais répondre par l’agressivité n’est pas nécessaire (escalade conflictuelle). Continuer de poser des questions suffit. Si la personne a un vrai TDI, on finira par se rendre compte qu’elle a un TDI. Si elle feint un TDI, elle se rendra compte au fur et à mesure qu’elle ne peut pas feindre un TDI aussi facilement. Elle sera découragée dans cette tentative et elle se désengagera d’elle-même de la conversation, alors qu’une personne ayant un TDI se sentira comprise et sera plus favorable à entretenir la communication.

    P.S. Juste une remarque sur la forme de l’article : le ton de l’écriture est parfois trop émotionnellement chargé, malgré un fond juste. Déjà en temps normal il est important d’avoir un ton neutre voire bienveillant pour ne pas parasiter le côté intellectuel, mais j’ai le sentiment que c’est encore plus important lorsque l’on touche à un sujet pareil étant donné que les personnes concernés peuvent être de grands traumatisés.

    Répondre
    • drhr
      drhr dit :

      le vécu d’1 personne ne peut se généraliser. Votre cas est aussi légitime que ceux d’autres qui peuvent se manifester bien différemment. Entre nous, on est soudés, parfois certains sont en proie à des crises de panique suite à un micro déclencheur; parfois, la little passe devant si elle voit quelque chose qui lui fait envie (stage à la grande récré rempli de « oh je veux trop ça, oh le gros cheval en peluche)… On en est revenus avec le dit cheval, et d’autres peluches et jeux pour enfants. Quand je vais faire mes courses avec une liste précise et que je me retrouve avec le double dont je me demande pourquoi c’est là, que j’en voulais pas spécifiquement.. Quand l’un d’eux est le cordon bleu de la bande et cuisine mieux que moi; des plats super dignes d’un bon petit resto… Quand le bourrin a passé le test PCR à ma place et n’a absolument rien senti et nous a traités de  »tapettes » pour rigoler… Quand je suis trop épuisée pour faire quoique ce soit, mais que sachant l’état critique de la vaisselle à faire, l’un d’eux passe et me rend la kitchenette impeccable avec les dernières minutes de sa playlist… Si ton TDI n’est que souffrance; ce n’est pas notre faute, si nous, on arrive à trouver le moyen d’avoir une cohésion correcte, et de réussir à ne pas vivre trop mal, ce n’est pas une aberration, c’est juste une chance. Tomber dans la bassesse de tous ces gens qui cherchent tout pour systématiquement tout invalider , parfois au profit de leur seule et unique douleur, et que les autres doivent la boucler parce que chez eux,c’est différent; c’est juste infect. On n’a pas besoin de ça. Tu le vis mal, je le vis quand même assez bien; ça ne signifie en rien que l’un de nous deux ment. Ca se manifeste juste différemment parce que chacun a son vécu, son histoire, des types de traumas différents, toi c’est violence physique, moi c’est trauma émotionnel et affectif, énormément de reproches à la moindre occasion qui ont fini par me changer en loque incapable de prendre la moindre initiative par peur de conséquences, réactions démesurées…. Stop se comparer, stop hiérarchiser et faire des concours pour s’approprier le monopole de la souffrance, entre concernés, on ferait mieux de se soutenir au lieu de se tirer dans les pattes comme des maternelles.

      Répondre
    • Impostrice
      Impostrice dit :

      Nan mais frérot arrête de te ridiculiser, t’es littéralement tout l’article ce que l’article dénonce.

      Suffit de te voir étaler tout le dico médical pour essayer de te justifier et comparer un trouble mental complexe au fait d’avoir des cloques (voir tes commentaires plus haut) pour voir que t’as aucune idée de quoi tu parles.

      « Oui mais mon psy il m’a dit », ton psy il te dit juste ce que tu veux entendre, comme quoi t’es différent pour continuer à te pigeonner 70€ la séance et que t’ailles pas voir un autre charlatan, dès que lui il va essayer de te contredire et de te ramener à la raison comme quoi t’es juste un énième mec en manque d’attention.

      Répondre
    • Jo Grotu
      Jo Grotu dit :

      Attention la mythomanie n’est pas un trouble psychiatrique comme l’explique PsykoCouac dans sa vidéo sourcée : https://youtu.be/hSQZFHACw9s

      Quand à l’hystérie elle n’est même plus présente dans le DSM 5

      Source : https://pdf.sciencedirectassets.com/272226/1-s2.0-S0014385519X00043/1-s2.0-S0014385519300374/am.pdf

      Attention de ne pas jouer à l’expert psychiatre en faisant des hypothèses de diagnostics (qui n’existent même plus d’ailleurs)

      Répondre
  5. Nostril
    Nostril dit :

    Effectivement, il n’y a pas de faux handicapé car vouloir faire semblant d’être handicapé sur internet est la preuve d’un trouble sociale existant. Le problème est que la hiérarchie des maladie mental chez les anti-psy font que personne n’ira revendiquer un trouble antisociale alors que les autistes n’auront pas de mal à le préciser en bio.

    Il y a des tas de raison de mentir/se tromper sur un diag, hystrionisme, mythomanie, narcissisme, sans oublier les comportement induit qui sont très puisant couplé à un effet barnum.

    Les gens qui disent avoir mal à la tête à cause de la 5g ont vraiment mal, les conforter dans leur illusion ne va pas les aider.

    Répondre
  6. Jana
    Jana dit :

    Simplement merci pour cet article. En tant que personne concernée par la maladie mentale, assister à sa glamorisation sur les réseaux sociaux est extrêmement douloureux et incompréhensible. Merci de traiter de manière aussi complète ce sujet et d’oser apporter un regard critique sur les agissements de ces youtubeuses/tiktokeuses qui monétisent et instrumentalisent leurs prétendus troubles. La souffrance des personnes qui en sont vraiment atteintes n’a absolument rien de divertissant ou d’esthétique.
    Et en ce qui concerne spécifiquement la personne que vous évoquez dans l’article : appelez la Lyli. Olympe n’existe pas.

    Répondre
    • Jo Grotu
      Jo Grotu dit :

      Ça fait du bien de lire ça venant d’une personne concernée, merci

      Par contre comment tu peux être certaine qu’olympe n’existe pas ?

      Répondre
  7. Nicolas
    Nicolas dit :

    Dans une démarche sceptique, avez-vous considéré que :

    – Internet permets certes aux « simulateurs » de gagner de la visibilité, mais AUSSI aux vrais malades de trouver une manière de soulager la solitude à laquelle sinon leur condition les condamnerait ? Leur permettre d’accéder à des communautés plus ouvertes qui comprendront/accepteront leurs maux mieux que leurs familles ou leur entourage direct ?

    – De manière générale en médecine la qualité des diagnostics s’améliore avec le temps. Absolument nulle part vous n’avez pris en compte cette explication de l’apparente augmentation du nombre de cas, et surtout l’apparition de cas qui auparavant n’aurait simplement pas été diagnostiqués car ne correspondant par à la liste citée de critères. À aucun moment vous ne prenez en compte la possibilité que cette liste soit simplement… périmée ? Les connaissances évoluent.

    On dirait les articles qui parlent d’« épidémie de transidentité », ne prenant jamais en compte le fait que l’ouverture au monde entier permet à des gens qui auparavant se cachaient, de ne plus avoir à le faire. En bon sceptique, n’était-il pas important de prendre en compte cette hypothèse dans sa réflexion plutôt que de ne suivre qu’une seule et unique piste ?

    Répondre
  8. Baal
    Baal dit :

    il faut bien différencier la transe-dissociative, qu’on peut « provoquer » de manière ponctuelle, « consciemment » ou non, et qui n’affecte pas la personne au quotidien, et le tdi, qui est le fait de dissocier de façons chaotique et incontrôlée de manière quotidienne. Les phénomènes de dissociations même « identitaires » peuvent toucher absolument n’importe qui. Le phénomène ayant une teneur spectaculaire, cela a tendance a être un expérience marquante pour ceux qui le vivent, il n’est donc pas étonnant qu’ils s’en fassent « une belle histoire », mais cela ne veux pas forcement dire qu’ils sont des simulateurs pathologiques. Bien que cela existe je pense que la plus part de ceux qui se déclarent atteints par le trouble en sont réellement persuadés, dans la mesure où ils ne comprennent pas la différence entre ce qu’ils ont vécu et le véritable tdi.

    Répondre
    • Michel Belley
      Michel Belley dit :

      Est-ce qu’il y aurait un lien entre l’agénésie du corps calleux (l’absence ou la quasi-abence de liens entre les deux hémisphères du cerveau) et le TDI? https://fr.wikipedia.org/wiki/Ag%C3%A9n%C3%A9sie_du_corps_calleux

      Certaines expériences de Gazzaniga sur le cerveau divisé montre qu’on que les gens auc erveau divisé (sans corps calleux) peuvent faire certaines actions et rationaliser cette action après coup, sans vraiment comprendre pourquoi ils ont entrepris cette action.

      Répondre
  9. Nine
    Nine dit :

    Bonjour,
    C’est assez « amusant » pour moi de voir que TikTok reprend concrètement Tumblr mais 8 ans dans le passé.
    Toutes ces choses elles ont existé depuis très longtemps.

    Bref moi je voulais juste revenir sur une partie du poste qui est aux frontières du sujet:
    « Notre tolérance à l’affabulation et la complaisance faussement empathique dans le domaine médical et psychiatrique n’est pas quelque chose qui doit se généraliser, car les conséquences de ce déni ne seront bonnes ni pour les patients (qui ne seront pas prises en charge efficacement en cas de mauvais diagnostic, je vous le rappelle), ni pour la communauté médicale, ni pour la société dans son ensemble »

    Alors j’ai peut-être été très malchanceux, mais étant en errance en terme de suivi psychiatrique, cette partie m’a fait rire jaune. Je ne dirais pas que ce soit le premier problème dans la communauté psy générale. Je dirais même que c’est probablement un problème très mineur, et que le domaine médical psychiatrique gagnerait à mieux tolérer et comprendre leurs patients.

    La partie sur le fait de « connaître la maladie d’une façon quasi pro » m’a fait tiqué un peu, car sans parler du contexte des TDI (je ne suis pas concerné), bah quand on est en errance médicale, c’est normal de chercher et c’est normal de s’informer sur les symptômes que l’on voit chez soi. Il ne s’agit pas forcément tant de se diagnositquer, mais de se représenter et de s’expliquer. Il me semble d’ailleurs que de prendre du recul sur nos mécanismes de pensées et de mettre des mots dessus est assez important pour aller mieux (en TCC du moins). D’ailleurs je serais très curieux de voir des études qui parlent de l’information aux patients de leur propres symptômes à travers internet. Savoir si ça les aide, ou au contraire, les desserts.
    De toute façon, les diagnostics, les psy de mon expériences, ils s’en fichent pas mal aussi, et ce n’est pas une critique, mais du coup, l’approche me semble assez Americano centrée (peut-être que je me trompe ?)

    Bref, perso et sans rentrer dans les détails, c’est parce que j’en ai vu des vertes et des pas mûres de la part de pros, que je me renseigne tout seul dans mon coin, et je pense que je ne suis pas le seul cas a errer pour ces raisons. La qualité des traitements psychiatriques laisse à désirer et je pense que les psy soucieux du domaine psychiatrique feraient mieux d’améliorer ça plutôt que de s’enrager d’un truc qui a au moins 8 ans d’âge et qui continuera.

    Le fait est que l’on ne peut pas y faire grand-chose, puisque informer les gens augmente le risque de contagions sociales et/ou de donner des outils aux menteurs de mieux préparer leur performance. Et cela n’aide pas les potentiels vrais patients non plus vu que leur connaissance approfondies seront utilisées comme outils pour disqualifier leurs paroles. Donc voilà.

    Après peut-être que je manque d’éléments, quels idées avez-vous pour combattre ce genre de désinformation et/ou permettre aux gens de repérer les menteurs, sans faire du mal aux personnes réellement souffrantes ? Il me semble que c’est ça la vraie question, et elle n’est malheureusement pas explorée dans le billet.

    Au plaisir. 🙂

    Répondre
  10. Maxime
    Maxime dit :

    Je suis atteint de TDI , et oui je n’utilise pas la 1ere personne du pluriel suis-je un menteur pour autant ?
    J’ai des bribes de souvenirs quand je front car je suis souvent en co-front avant suis-je un menteur ?
    Je suis théâtral mais suis-je obligatoirement un menteur ?

    La base de ce trouble est le fait qu’il est vécu différemment part toutes les personnes atteintes (comme la plupart de maladie mentales)
    Vous dites que les menteur entrent dans des cases et que le TDI n’est pas une liste de cases à cocher mais vous demandez de cocher des cases .

    Oui on peut être heureux avec ce trouble , comme un autiste peut être heureux , il y aura bien entendu de grands moments de détresse et autre mais lorsque l’on est accepté dans notre entourage et traité de manière à ne pas se sentir isoler on le supporte .

    Répondre
  11. Amalthæ
    Amalthæ dit :

    Bonjour,

    Ce que vous décrivez du « TDI factice » avec innerworld, rôles définis des alters et tout le reste… c’EST le TDI. Si vous aviez daigné sortir votre tête de votre popotin pour lire « Le soi hanté » et « Dépasser la dissociation d’origine traumatique » vous le sauriez.

    Ce n’est pas parce que une petite portion des personnes TDI sont très vocales sur les réseaux sociaux afin de faire de la psychoéducation et de témoigner, que cela veut dire que c’est faux. Il peut y avoir une exagération et une stéréotypie des symptômes, mais cela ne veut pas dire que la personne simule.

    Oui, on peut avoir un TDI et un Innerworld riche et des alters très différenciés avec des rôles bien définis. On a le niveau de dissociation et de symbolisme interne dont on a besoin, on a la spécialisation des parts dissociées dont on a besoin.

    D’autre part vous oubliez complètement que la dissociation permet de masquer les symptômes à soi-même et qu’on peut ne pas se rendre compte pendant longtemps qu’on a des symptômes graves et invalidants, à cause de la dissociation et des amnésies. On peut avoir une euphorie de « je fonctionne mieux avec mes alters que sans » au moment où on entre enfin en contact avec ses parts dissociées ce qui permet d’accéder enfin de manière consciente aux ressources dissociées dans ces parts.

    Cette dissociation est ce qui permet à certaines parts de faire la « liste de courses » des traumas sans y réagir émotionnellement : elles ont accès aux souvenirs factuels mais pas aux émotions associées.

    Si vous aviez pris le temps de faire un peu de véritables recherches vous seriez aussi tombé sur ce site de documentation : https://troublesdissociatifs.wordpress.com/

    Le fait de vouloir être reconnu et diagnostiqué n’est PAS l’apanage des simulateurs : TOUS les malades de TOUTES les maladies veulent être reconnus et diagnostiqués une fois qu’ils se rendent compte qu’ils ont un soucis quelque part. Ca peut être compliqué quand on a un TDI à cause des phobies internes, mais « compliqué » ne veut pas dire « impossible ».

    Faudrait un peu arrêter de prendre les articles écrits pour des professionnels afin de faire la différence entre TDI, ATDS, et autres troubles similaires – pour en faire du n’importe quoi à charge de, je vous le rappelle, VICTIMES DE TRAUMAS GRAVES.

    A ce niveau ce n’est pas de la zététique c’est de la désinformation.

    J’espère que vous m’excuserez le ton colère du message, mais c’est vraiment très très trigger. J’ai vécu des traumas graves pendant 28 ans, mon cerveau en est ressorti en mode puzzle halluciné, c’est pas pour voir des pète-secs prétendre savoir mieux que moi que les conséquences que je vis au quotidien sont « factices ».

    Sortez vous la tête du popotin.

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