Le bon blasphème versus le mauvais blasphème


Le sacré non religieux et invisible — Billet d’explication post-indignation — Semi-expérience sociale…

Voir la cathédrale Notre Dame de Paris en feu m’a ému. La chute de la flèche est une image déchirante. Je comprends celles et ceux qui vivent ce moment comme un drame, croyants & athées, car ce monument nous appartient à tous, il est un symbole, il suscite des affects. Je le sais bien, puisque je les éprouve moi aussi.

Mais quand j’éprouve un sentiment fort, irrationnel, qui plus est dans une forme de communion unanime où tout le monde éprouve (et se voit intimé l’injonction d’éprouver) ce que les autres éprouvent : je me rebiffe. Mieux, j’estime nécessaire de me rebiffer (au moins un peu) contre la pensée de groupe, de ne pas céder à l’état agentique où j’abdique ma raison au nom d’émotions intensément partagées, qu’il s’agisse de la peine, comme ici, ou bien de la joie de la Coupe du Monde de Foot qu’on est expressément invité à ressentir. Nous avons collectivement intérêt à ce que que certains d’entre nous aient le droit et l’envie de détoner dans le paysage.

Le tweet qui a valu à Hugo d’être harcelé, menacé, etc

Contexte ?

La catastrophe du 15 avril 2019 arrive après un incident violent sur Twitter : un adolescent de 15 ans a lancé une blague de potache sur la Mecque durant le Hajj, la comparant à une émission de TV pour enfant sur Gulli. Il a reçu des centaines de réponses violentes, haineuses, des menaces de mort de la part de musulmans. Beaucoup de non-musulmans (et de musulmans aussi, bien entendu, heureusement) ont été choqués par ces réactions. Cela m’a incité à poster à mon tour pour revendiquer la nécessité du blasphème, en citant notamment un fait divers de 2016 où un adolescent, accusé de blasphème pour avoir levé la main en réponse à la question (qu’il avait comprise de travers) de l’imam d’une mosquée, s’est tranché la main une fois rentré chez lui avant d’apporter cette main sur un plateau à la mosquée avec la bénédiction de ses parents. Cela se passe au Pakistan, on voit bien que le blasphème est une chose très sérieuse quand la religion a du pouvoir. Il n’y a que l’irrévérence assumée et acceptée envers le sacré pour repousser ce genre de dérive. Le blasphème c’est l’injure faite au sacré, c’est le crime sans victime. Cette injure n’a pas vocation à être drôle, de bon goût, acceptable, ni au contraire à blesser quiconque, elle a vocation à exister, à transgresser, et à mesurer l’espace dans lequel on lui octroie le droit à l’existence.

Or, juste après cette défense du blasphème, comme par hasard, la cathédrale en feu me tend l’occasion d’exercer mon droit à une parole inconvenante dans un contexte idéal : une forte émotion commune autour d’un désastre qui n’a tué personne ! Je précise (et c’est nécessaire compte tenu de la propension qu’ont beaucoup à prétendre élucider des intentions qui leur échappent) que je ne cherchais pas le buzz, je pensais que mon petit blasphème en ferait rigoler quelques-uns, grincer les dents à d’autres et serait noyé dans la masse des choses beaucoup plus intéressantes qui se passaient sur Twitter. On peut désirer s’exprimer publiquement sans nécessairement chercher à faire du foin. Le buzz que j’ai suscité : je m’en serais bien passé ! Toutefois, quand la shitstorm a commencé, j’ai choisi d’assumer, et ce par respect pour mon engagement préalable.

Voici le contenu du tweet par lequel commença cette crise comme twitter en a le secret.

D’aucuns trouveront la phrase drôle. D’autres l’auraient trouvée drôle mais à un autre moment, et c’est intéressant. D’autres enfin estiment cela parfaitement déplacé, stupide ou indécent. Personne n’a tort dans son jugement personnel.

Petite précision : La Tronche en Biais n’est pas un organisme officiel qui doit délivrer une parole aseptisée et corporate, mais une chaîne de vulgarisation volontiers caustique, qui provoque ou subit des polémiques depuis ses débuts car son propos a vocation à déranger. Précision 2 : quand je veux adresser sérieusement le sujet de la religion ou des croyances, je ne le fais pas en une phrase lancée à la cantonade mais dans des articles comme celui-ci ou celui-là, ou dans des débats, il y en a eu plusieurs (encore un). Merci de ne pas confondre les registres ; je ne le fais pas.

Mais je reconnais une faute dans ma démarche : avoir utilisé le compte de la TeB (celui qui est toujours actif sur mon smartphone) au lieu de mon compte Twitter personnel. Si c’est le mésusage du compte de la TeB qui vous a déplu, alors je comprends votre déception, et à vous seuls je présente mes excuses.

Au lieu d’assumer et de chercher à mettre à jour la dynamique d’indignation sacrée, il eut été plus facile, plus prudent, plus vendeur de présenter des excuses en mode « Désolé, j’ai juste voulu faire de l’humour, pardon d’avoir offensé, et cetera. » mais je n’ai pas pu m’y résoudre, et cela a des conséquences. Nous avons enregistré un départ d’abonnés suite à cette polémique. Dont acte.



J’avoue avoir été surpris par l’ampleur des réactions, par leur émotivité, et par leur provenance, car beaucoup de twittos sceptiques-rationalistes-zététiques ont exprimé leur indignation très vite. En choisissant d’assumer, je savais que certains m’en voudraient beaucoup sur le moment (j’espère que tous sauront prendre du recul et me pardonner). J’estime néanmoins que ma démarche cherche à leur rendre service, à leur montrer comment on en vient à se comporter dans un moment où le sacré remonte à la surface dans une exaltation nationaliste, quand les médias épouvantés et ravis de pouvoir surfer sur de l’émotion racontent que la France est « attaquée », quand on trouve normal que tout le monde prie partout, quand nos atavismes, nos automatismes, notre tribalisme sont exacerbés, bref au moment où se révèlent des tendances souterraines qui nous habitent et qu’il faudrait oser regarder en face.

La question de mon tweet n’est pas théologique, elle n’a pas vocation à initier un débat à brûle pourpoint. Je n’ai pas la naïveté de croire que ma raillerie, qui n’est rien d’autre que la question d’un enfant auquel on a inculqué que Dieu est bon et tout puissant, ait la moindre chance de déconvertir ou de faire vaciller la foi de quiconque. Un tel drame est au contraire l’occasion pour les croyants de se réfugier dans leurs plus tendres convictions, et elle va sûrement renforcer leurs certitudes (avec ou sans mon tweet). Je sais aussi bien que personne combien le contexte est au contraire propice à un regain de foi (totalement paradoxal mais prévisible) qui rappellera L’échec d’une Prophétie de Leon Festinger. D’ailleurs, je supporterai sans faire d’esclandre les avalanches de prières et de navrantes exclamations sur la bonté du Seigneur qui a épargné la Rosace ou une croix. Il ne faut donc pas me prêter l’intention de chercher à éloigner des gens de Dieu à coup de petits tweets, cette accusation est intensément stérile et à côté de la plaque. Encore une fois, j’ai simplement blasphémé avec une question polie et ordinaire, et je l’ai fait au moment précis où j’ai ressenti comme un interdit. Dans le contexte, cet interdit j’ai fait le choix de l’outrepasser. Or, c’est bien cela qui m’a été reproché.

Aux premières réactions, bien vite, j’ai constaté que j’avais provoqué chez certains une émotion forte. J’avais réellement été sacrilège, et à plus d’un titre. Une église qui s’effondre, c’est bien triste, mais reprenons un peu notre souffle et demandons-nous si 100% de la population est tenue d’y voir un drame interdisant absolument toute forme de prise de recul. Tous ceux qui ont perdu un être cher ont vécu des moments plus durs, et ils le savent. Et pourtant…

Des réactions virulentes, y compris de la part d’athées et de membres actifs sur les réseaux du rationalisme.

Les appels à la suppression (j’en ai reçu un bon nombre) sont littéralement l’expression d’une intolérance face à une agression de ce qui est considéré sacré, mon propos est donc bel et bien reçu comme un blasphème, et traité comme tel. Beaucoup ont revendiqué leur athéisme avant de réagir de manière inconditionnelle à ce qui agresse une valeur sacrée. Force est de constater qu’il peut y avoir un sens du sacré chez les athées. Certains semblent croire que c’est incompatible, impossible, et qu’à ce titre cette affaire n’a rien à voir avec un blasphème.

Je ne veux pas être dupe ou commettre un amalgame. Parmi les réactions, je note des avis colorés de rancune envers la zététique. Leurs auteurs, misant sur un effet d’aubaine ont jugé qu’ils pouvaient sauter sur l’occasion pour me nuire en comptant sur la masse des réactions hostiles. Le présent article ne s’adresse pas à eux, je ne peux ni ne veux leur accorder le temps et l’énergie qu’il faudrait pour espérer avoir un impact significatif. Je m’adresse plus volontiers à ceux qui ont un a priori positif sur la zététique en général, et, pourquoi pas, sur mon travail, mais ont été déçus et ont éprouvé assez de dégoût pour me morigéner publiquement. C’est ce comportement là que je trouve intéressant.

À ceux-là je voudrais dire la chose suivante, et je me permets de penser que c’est important : vous avez éprouvé face à mon tweet ce qu’éprouve un croyant intolérant face à une parole critique de sa religion, une émotion violente, une certitude absolue de supériorité morale. De l’intérieur, l’intolérance religieuse, ça ressemble à votre colère indignée qui produit des condamnations inconditionnelles et indiscutables, et ça procure un sentiment de totale justification : vous avez nécessairement raison, tous vos sens vous le disent. Et en plus vous êtes nombreux à ressentir cette vérité, c’est donc que l’autre n’a plus qu’à s’excuser et se taire. Ce sentiment est le plus dangereux du monde, j’aimerais que vous vous en souveniez pour vous en méfier à l’avenir quand un événement réellement dramatique se produira.

Bien sûr mon tweet peut déranger, comme peuvent déranger toutes les prises de parole. Je reconnais bien volontiers le droit de tout le monde à détester les quelques mots que j’ai écrits et à me le faire savoir. Subir une petite tempête d’offuscations injurieuses n’est rien en regard des vrais risques que courent ceux qui défendent le droit au blasphème sous d’autres latitudes ; je ne demande pas à être plaint. J’ai d’ailleurs reçu du soutien sur le réseau et plus de 700 likes : je ne suis pas un forcené retranché dans son auto-justification. Mais convenons qu’il existe aussi un droit à l’indifférence, et quand un propos vide d’argument, qui n’a vocation à rien prouver, heurte ce à quoi j’accorde beaucoup de valeur, je peux choisir de l’ignorer, c’est encore la meilleure chose à faire afin de ne lui donner aucune importance. Je rends hommage à tous ceux qui ont su faire cela ; dans leur désarroi, ils ont été plus forts que le désir de punir celui qui transgresse le sacré. Et puisque j’observe que peu de croyants sont venus me vilipender, c’est que le pire sacrilège dont je me rendais coupable ne concernait finalement pas Dieu, mais autre chose…

L’intolérance à l’impiété ne concerne pas que les croyances religieuses

À mes contempteurs, je veux tendre le miroir de Twitter, et leur demander si vraiment mon propos méritait autant d’attention, s’ils estiment, aujourd’hui que l’émotion est apaisée, qu’il est légitime d’exiger le silence au prétexte que « ce n’est pas le bon moment ». Tel est l’argument-refrain de cette petite crise : je me serais exprimé au mauvais moment. J’aurais en quelque sorte violé l’unanimité sacrée temporaire dont certains sont en mesure de désigner les contours. Le problème, on me l’a répété, ce n’est pas le blasphème mais le moment. J’ai le droit de blasphémer, mais enfin évidemment m’affirme-t-on, mais seulement au BON moment. Voilà qui est curieux, car chacun pourra tenter l’expérience et s’aviser que ce n’est jamais le moment pour blasphémer, par définition. Aux USA les tueries dans les écoles ne sont jamais le bon moment pour discuter de la circulation des armes si l’on en croit les pro-armes, les attentats intégristes ne sont jamais le bon moment pour parler du rôle des religions dans la pensée extrémiste, aucun moment n’est idéal pour remettre en cause les FakeMed, et la blague nulle de Hugo n’avait aucune chance de tomber au « bon moment ». C’est là qu’est le nœud de l’affaire : je doute qu’il y ait d’un côté les bons blasphèmes et de l’autre les mauvais blasphèmes. Le mauvais blasphème, il est difficile à décrire, à expliciter, mais je crois pouvoir le définir d’une manière toute simple : c’est celui qui nous gène, intimement. Celui-là on ne le tolère pas. Point final.

Depuis des années que je critique le dogmatisme religieux, ses dérives, ses conséquences, je n’ai jamais trouvé la réponse que semblent connaître mes contradicteurs ; aussi je voudrais qu’ils me disent quel est le bon moment, celui qui met tout le monde d’accord, pour proférer un blasphème.

La Une de Hara Kiri du 16 novembre 1970, un « Too soon » historique

Au mauvais goût (subjectif) de ce tweet de nombreuses personnes ont répondu en mode pure émotion, de la mise à l’index débordant du clavier. On retrouve (toute proportion gardée, cela est demeuré sur Twitter) un esprit de meute et un fonctionnement religieux inconscient, et j’ai voulu y résister. Du point de vue de mes intérêts personnels, j’aurais peut-être été plus inspiré de n’en rien faire ; en effet ceux d’entre vous qui ont émis un jugement très dur le 15 avril sont désormais dans une mécanique d’engagement. Ils éprouvent probablement l’envie, le besoin, de continuer à être d’accord avec ce qu’ils ont écrit ce jour-là, et certains vont donc continuer de m’en vouloir, convaincus de la réalité, de la justesse de la posture morale qui les a poussés à réagir (Cf Notre épisode sur la rationalisation).

Certains commentateurs ont voulu argumenter sur la pertinence de ce tweet. Tout en comprenant leur désir constructif d’éclaircir la situation, je veux leur redire qu’on n’a pas à justifier un blasphème, ni le moment où on le fait. Vous pouvez le condamner, le juger odieux, mais pas légitimement attendre qu’on justifie l’existence de la simple expression du sacrilège, même si ici la dimension sacrilège est, finalement, laïque. Mon outrage tire sa justification de son existence même, je n’ai aucun argument à avancer pour le défendre.

J’ai souvent eu l’occasion de dire que je n’envisageais pas de me présenter devant des personnes dans le deuil pour leur délivrer un argumentaire contre la vie après la mort, j’estime que la critique des idées ne peut pas faire l’économie du respect des individus. Envers les croyances publiquement professées, assumées, défendues, on ne saurait toutefois refuser le juste exercice de la satire, de la critique, de la contradiction, voire du dézingage. Mais gardons le sens des proportions : écrire un tweet irrévérencieux, ça reste sur Twitter, ça n’est pas la même chose que se présenter au milieu d’un enterrement pour se moquer des parents éplorés (quelqu’un a osé la comparaison, et je crois que cela montre une forme d’inflation du droit à être outragé). À une question aussi idiote que « Ben où il est Dieu ? » tandis que brûle une église, il n’y a vraiment rien à répondre. On peut s’en agacer et juger cela déplacé, mais qu’espère-t-on accomplir en exigeant honte, contrition et auto-censure de la part de l’auteur ?

Ma position personnelle est, je crois, logique et légitime : on doit avoir le droit, tous les jours, de s’interroger sur les croyances de ceux qui nous entourent, et pas seulement aux heures permises par la morale dominante. Si vous éprouvez de la colère, du dégoût et voulez brandir la justesse universelle de votre jugement moral pour condamner ce qui n’est rien d’autre qu’une question insolente, c’est que, décidément, c’est bien de blasphème dont il s’agit.

Acermendax

NB : Comme d’habitude cet article et le tweet original qui a tout initié n’engagent que moi.



Article à lire…

39 réponses
  1. Max Nobody
    Max Nobody dit :

    Bonjour Mendax,

    Je fais partie de ceux qui t’avaient répondu sur Twitter. Je n’avais fait que quelques messages, les uns à la suite des autres, puisque je n’avais qu’une chose à dire, et que je savais que la répétition du même argument en boucle ne te ferais pas changer quoi que ce soit.

    Pour contextualiser, j’avais dit ceci : « Mec, t’as pris quoi? C’est tellement à l’opposé de ce que tu fais d’habitude. Elle est où la bienveillance? Il est où l’esprit critique? Je vois que deux choses là : Du bashing gratuit et avec un très, TRES mauvais timing, et des biais. Au moins c’est raccord avec le nom… Sérieusement, c’est ça l’image que tu veux donner de la zététique? Un scientifique aigri, qui n’hésite pas à faire du bashing en plein milieu d’une tragédie, certes religieuse, mais également historique? C’est pas l’image que je voudrais avoir quand je dirais « J’ai un esprit critique, je suis intéressé de près à la zététique, et j’essaye de douter ». Je veux pas qu’on me voit comme l’image que vous avez donné, au contraire. Moi je veux garder l’esprit critique tout en le gardant ouvert. C’est une des choses que j’ai apprise de vos vidéos. Alors pourquoi montrer au monde entier que vous faites exactement l’inverse de ce que vous prêchez? »

    tl;dr : « wtf je te savais pas comme ça ».

    Et après lecture de l’article, je n’ai pas changé d’avis sur la question. Je comprends l’intérêt expérimental de la chose, je comprends ce que vous vouliez dire par ce tweet. En fait, pour être honnête, je l’avais même deviné avant de faire ma réponse. Et pourtant, j’ai quand même écrit ces messages. Pourquoi? Pour participer à l’expérience? Pour avoir une chance de paraître dans l’article? Non. Je l’ai fait pour vous rappeler une chose, ce que Léo a essayé de vous rappeler : Vous êtes une figure publique de la zététique. Vous êtes la personne auquel le grand public associe le mot « zététique », ou « esprit critique ». Cela vous donne certes une visibilité, une ampleur vous permettant de faire ce genre d’expériences, et pourtant, je persiste à dire que vous n’auriez pas dû la faire, pour ces même raisons.

    Je fais partie de ceux qui pensent que le tweet d’Hugo est drôle (bon, ok, perso j’ai pas ri, mais j’ai compris pourquoi d’autre pouvaient facilement en rire) et ne justifiait clairement pas les attaques qu’il a reçu. Et que certaines des attaques que vous avez reçues étaient injustifiées (celles qui me font le plus rire c’est « J’ai pas aimé ce que vous avez dit dans un tweet du coup pouce rouge désabonne! ». Les mecs, je comprends que vous pensez que les grands vidéastes sont ABSOLUMENT PARFAIT, mais faut vous mettre dans la tête que non. Et que le fait que Mendax ait des positions discutables sur Twitter ne change rien à la qualité de ses vidéos, ni ce que vous pouvez en ressortir). Et personnellement, je fais partie de ceux qui, si vous aviez fait ce tweet au bout de 2 ou 3 semaines, c’est à dire à peu près le moment où tout les journalistes n’auraient plus eu de quoi raviver le feu de la passion quotidiennement sur cette affaire (jeu de mot complètement volontaire), ça serait passé crème. J’aurais sûrement fais la moue, je me serais dit « mouais, bof », et j’aurais effectivement ignoré.

    Cependant, il y a une chose que vous n’avez de toute évidence pas pris en compte : Vous avez une responsabilité. Vous représentez l’esprit critique. Et ce sont les réponses qui vont dans ce sens là que je trouve plus justifiées. Parce que, comme je l’ai dit, et comme je le répète, votre tweet n’a pas abimé que votre image, mais également celle de l’esprit critique. Alors oui, c’est très irrationnel comme façon de penser, je le reconnais, mais il ne faut pas oublier qu’on associe généralement un groupe à ses leaders. Combien de blagues sur les prêtres catholiques pédophiles je vois passer dans mes fils de discussions, que ce soit Twitter ou Discord? Plusieurs par jour. Pourtant, la large majorité des prêtres catholiques n’a pas (à ma connaissance en tout cas) touché le moindre gamin. Mais c’est l’image qu’on en a maintenant, parce que c’est ce que certains de leurs membres, dont des membres haut placés, ont fait. Là c’est le même principe : Beaucoup de non-sceptiques (qu’ils soient adversaires direct ou juste pas ou peu concernés) vous voient comme le « leader » de l’esprit critique (à tort je sais), vous faites quelque chose qu’ils perçoivent comme mal, et ceux qui sont des adversaires direct diront « AHAH! Regardez ce qu’ils font ces MÉCHANTS! », ce qui risque de faire en sorte que ceux qui se posent simplement des questions sans trop savoir où chercher se tourneront plus difficilement vers l’esprit critique en général.

    C’est pour ça que je pense que cette expérience est mauvaise : Vous avez certes noblement décidé de prendre un coup pour faire une expérience en milieu réel, mais est-ce que confirmer ce que l’on savait déjà (à savoir qu’on peut en savoir autant qu’on veut sur les biais n’empêche pas de tomber dedans, et que l’être humain est grandement irrationnel) valait le coup d’abîmer l’image de toute personne se revendiquant zététicien? Personnellement, j’en doute.

    (J’aimerais cependant mentionner que le paragraphe en vert, celui qui commence par « À ceux-là je voudrais dire la chose suivante, et je me permets de penser que c’est important » (je confirme que ça me semble également important) me permet de plus facilement voir ce que ressentent les croyants. C’est le genre de paragraphe qui va me permettre de mettre un peu d’eau dans mon vin et me donner matière à méditer.)

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  2. zbratstar
    zbratstar dit :

    Bonjour Mendax,
    je n’ai pas fait de commentaire sur twitter bien que l’envie ai été présente… j’ai l’impression que tu mélanges plusieurs choses. L’indignation générale n’est pas tant au sujet de l’impiété, du blasphème ou du caractère religieux, mais plus du non-respect du deuil… Oui du deuil, même si il s’agit d’un bâtiment fait de pierre et de poutre en bois, ce commentaire été aussi mal venu, ou aussi irrespectueux que si lors de la mort d’un voyant célèbre tu avais twitté « toutes mes condoléances à la famille et a ses amis… en même temps ne l’avait il pas vu venir? »

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  3. Fauquembergue
    Fauquembergue dit :

    xcellent ! , je n’avais pas réagi au tweet plus que ça a part répondre à deux trois personnes un peu trop virulente. Et je pense comprendre votre volonté deriere ce tweet . Et j’aimerais rajouter à ceux qui explique que ça reste « mauvais » parce que TeB représente l’esprit critique que :
    Un chaîne YT ne sera jamais uneu allégorie de quoi que ce soit, et je ne crois pas à une volonté d’avoir voulu être le porte drapeau de la cause , la chaîne TeB est un maillon de la chaîne de l’esprit critique et elle n’en ai ainsi pas plus importante que vous dans cette ensemble . Nous ne devons pas faire la même erreur que les personnes tombé dans le dogme , ne divinisont pas cette chaîne et encore moins les humains qui on la gentillesse de nous éduquer. Dans cette histoire le blasphème n’était pas envers dieu mais envers TeB est c’est ça qui a était irrévérencieux pour vous !

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    • Hugo
      Hugo dit :

      Je trouve aussi cette idée de blasphème en fait envers la zététique très pertinente, vu que les gens les plus blessés n’étaient apparemment pas les croyants de la religion chrétienne, mais ceux de la religion rationnelle…
      C’est aussi donc assez déprimant de voir des gens qui se désabonnent en conséquence, ou qui exigent des excuses : votre but est un peu manqué face à eux :
      En particulier, je pense que vous devriez défendre un droit à l’erreur / à la connerie : en bref, attendre de vos lecteurs qu’ils aient aussi un regard critique sur ce que vous dites : de ce point de vue, j’espère que certains tweets ont exprimé leur désaccord de façon posée, sans vouloir vous l’imposer.

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  4. Bunker D
    Bunker D dit :

    Tout cela ressemble à des pirouettes. Tu nous parles aujourd’hui du sacré dans un sens déconnecté de la religion pour défendre de parler de « blasphème ». Pourtant, quand tu faisais référence à Hugo dans tes tweets, c’était bien à un blasphème d’ordre religieux que tu faisais écho. Quand tu invoquais le « droit au blasphème », cela fait écho à des questions posées dans l’actualité récente (caricatures, tweet d’Hugo, condamnations…) et attachées au sens religieux du blasphème. J’ai du mal à être convaincu quand je te vois aujourd’hui éclaircir que tu parlais d’un blasphème laïque plutôt que religieux, alors même que je ne pas vu de clarification de la sorte dans tes tweets lorsque l’on soulignait que ce n’était pas le blasphème qui t’étais reproché. (Et quand bien même tu aurais toujours eu cette vision élargie du blasphème dans ton propos, force est de constater que tu aurais échoué à le communiqué. Exit donc toute défense effective du droit au blasphème, puisqu’elle est rendue incompréhensible.)

    Et tu nous parles des tueries américaines et des attentats qui devraient être des moments opportuns pour aborder les questions des armes et de l’extrémisme religieux. Certes, mais dans ces cas, il s’agit de sacrifier le deuil et la sensibilité des personnes affectées pour une raison : aborder des sujets importants. Ce n’est pas gratuit. Or, justement, tu te défends que ta phrase est une quelconque portée pertinente.

    Oh mais « on n’a pas à justifier un blasphème ». Toutefois, il est utile de peser le pour et le contre quand on va affecter autrui. Ne t’en déplaise, écrire un tweet irrévérencieux, non, ça ne reste pas juste « sur Twitter » : ça touche des individus. Après, ça peut très bien être justifié par un message ou même l’humour hein, mais ton tweet passe difficilement pour une blague dans sa forme et il n’a pas grand chose à transmettre : la question argumentative n’en était en fait prétendument pas une, et la défense du droit au blasphème est rendue inaudible par ce problème de blasphèmes religieux vs laïque.

    Il est aussi important de comprendre que ça serait sûrement mieux passé pour une blague. Mais vue la forme de ton tweet, ça ressemble tout de même sacrément plus aux récupérations de politiciens vautours, et c’est ce qui t’as souvent été très explicitement reproché. Le problème n’était pas tant que tu fasses de la dérision sur ce qui est un drame pour beaucoup, mais que tu sembles de suite instrumentaliser ledit drame. Et c’est là que la non pertinence de ton tweet intervient : ça ressemble à une récupération (comme les discours anti-armes récupèrent effectivement les tueries, c’est pas forcément sale hein), mais pas justifiée par son apport en ce que l’argument ne vaut rien.

    Enfin, on te l’a déjà répété mainte et mainte fois et c’est aussi au cœur d’une bonne part des réactions auxquelles tu as fais face : tu représentes quelque chose. Tu es plus que toi-même. Que ça te plaise ou non, tu es une figure de proue de la zététique en France. Quand tu passes pour un insensible qui pisse inutilement sur la détresse de pas mal de monde, ça déteint sur toute la zététique. Quand tu sembles émettre l’argument le plus pourri qui soit contre la religion, ça déteint sur toute la zététique. C’est bien pour ça que bien des gens proches de tes idées ont levé la voix : tes actions déteignent sur les leurs. La responsabilité que tu as quand tu publies dépasse ta personne.

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  5. Fanny S.
    Fanny S. dit :

    Nan mais c’est ouf, dans le pays où l’on défend mordicus les caricatures de Charlie Hebdo, tourner en dérision le destin funeste d’une charpente de cathédrale relève du péché…

    Lorsqu’en 2014, en Italie, un jeune de 20 ans meurt écrasé sous un Christ de 600 kg, ici en France, les commentaires les plus cyniques sont allés de bon train sans que cela ne semble émouvoir personne. Mais quand le toit d’une église brûle, soudainement, le ralliement est sonné, aucune parole impudente ne doit venir troubler la communion nationale, oh ça non.

    Je ne vous cache pas que je suis un peu déçue par la réaction de Bruce Bernamran ou encore celle de Léo Grasset… Tant pis.

    À l’aune de cet article brillamment argumenté, j’espère que les sceptiques de tout poil se souviendront que, même chez eux, leur « petit nazi intérieur » veille au grain.

    L’intolérance à la satire n’est vraisemblablement pas l’apanage des fervents dévots. Remercions Thomas de nous l’avoir démontré, à ses dépens.

    Répondre
    • Arthur Cavagné
      Arthur Cavagné dit :

      Puisque vous parlez de Charlie Hebdo, j’ai lu et entendu à l’époque une remarque assez pertinente que je pensais venir d’ici (mais j’ai un doute) : libre aux auteurs de caricaturer une figure religieuse, cela relève de la liberté d’expression et nul ne devrait pouvoir le leur interdire, mais puisqu’il existe des fanatiques qui veulent le faire de toute façon, persévérer dans la caricature, c’est accepter de prendre le risque de représailles.

      Ici, c’est la même chose : en choisissant de faire un trait d’esprit naturellement goguenard sur le réseau social le moins apte à l’échange et à la tempérance, Thomas aurait dû s’attendre à blesser et à choquer et ne devrait pas, aujourd’hui, en tant que sceptique averti, s’étonner de recevoir les réactions qui en découlent naturellement.
      D’autant que, plus qu’un blasphème, c’est surtout perçu comme la moquerie de quelqu’un qui n’est pas concerné envers quelqu’un en état de faiblesse.

      Pour faire un énième parallèle et tenter d’être plus explicite, ça me fait penser à quelqu’un qui, marchant dans la rue, aperçoit un paraplégique se faire voler son fauteuil et ramper vers ses assaillants en fuite et décide d’aller le voir pour lui dire « hé ben ? On sait plus courir ? »
      (Oui, je compare la croyance à un handicap, ça me paraît cohérent)
      On peut toujours dire après coup que c’était juste une blague et trouver toutes les justifications du monde, le problème c’est que pour l’handicapé ça reste une simple méchanceté…

      D’après ce que j’ai compris c’est plutôt ça le fond du problème : l’absence d’empathie et de bienveillance dont Thomas, que ce soit légitime ou non, semble souvent faire montre (je ne le condamne pas, mais il faut avouer que c’est un peu l’image qu’il projette) et qui s’avère, ici, insultante.

      Et puis bon… c’est Twitter… c’était évident que ça allait provoquer une shitstorm, c’était même pas un challenge… >_>’

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      • Mouarfff
        Mouarfff dit :

        « mais puisqu’il existe des fanatiques qui veulent le faire de toute façon, persévérer dans la caricature, c’est accepter de prendre le risque de représailles. »

        DOnc la victime est coupable ?
        Comme la meuf qui n’aurait pas du s’ahbiller de tel ou telle manière ? Comme le manifestant qui aurait du savoir qu’il allait se faire aborgner par la police lors d’une manif ? Comme l’enfant qui n’aurait pas du avoir un pervers comme papy tant qu’a faire ?

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        • Arthur C.
          Arthur C. dit :

          La comparaison me paraît hautement fallacieuse en ceci que placer Mendax en victime est ici une erreur : il a pris un risque aux conséquences facilement quantifiables, les conséquences ont été dans la limite de ce qui était prévisible, point.

          Pour reprendre vos exemples : une jeune fille se balade dans les rues de Paris en minijupe et se fait agresser, c’est une victime. Ce qu’elle fait est parfaitement légal et n’est sensé offenser personne, se retrouver victime d’un pervers violent qui, lui, transgresse la loi et la morale ne dépend pas d’elle et ne peut nullement lui être imputé. En revanche, la même jeune fille se balade dans les rues de Ryiad en mini-jupe et se fait arrêter et lapider, on peut toujours la qualifier de victime d’un état extrémiste, mais elle sera surtout victime de ses propres erreurs, fussent-elles motivées par de nobles sentiments, puisqu’en se promenant ainsi elle était pleinement consciente (sinon elle souffre de troubles mentaux et le problème est à chercher ailleurs) de violer à la fois l’ordre religieux, la loi et la morale et elle s’exposait à une peine facilement mesurable et explicite.

          De la même façon, Mendax qui choisit d’aller sur Twitter pour se moquer des gens et en reçoit une avalanche hautement prévisible de retours négatifs ce n’est pas une victime.

          Ou alors on doit considérer comme une victime celui qui goûte une amanite phalloïde pour savoir si son organisme va y résister et qui meurt, celui qui saute dans la fosse aux lions pour leur taper dans les testicules et se fait bouffer la jambe, celui qui saute dans le vide pour savoir s’il peut voler et s’écrase par terre…

          Et puis l’exemple de l’enfant avec un papy pervers… Vraiment ?

          Répondre
          • Mouarfff
            Mouarfff dit :

            Je te laisse a ton « argumentaire » réactionnaire pseudo-rationnaliste.

            Quand on voit l’energie avec laquelle on prefere critiquer quelqu’un qui aurait fait un « blaspheme » plutot que critiquer des idées conservatrices…

          • Pierre
            Pierre dit :

            Salut, ton commentaire est le seul que je trouve pertinent ici.

            Personnellement j’ai été fort déçu, car je me suis vu forcé de choisir entre deux options :

            1) Quelqu’un comme Acermendax, qui a fait sa vocation de l’études des biais (et donc de la nature humaine) aurait dû être en mesure de comprendre qu’il allait blesser pas mal de gens et déclencher un shitstorm, bien avant d’envoyer son tweet.

            2) Ou alors, il l’a fait exprès.

            Heureusement, le bouquin de psychologie morale et politique de Jonathan Haidt « The Righteous Mind » permet de sortir de ce dilemme sans devoir accuser Mendax d’être idiot ou méchant, ce qui me permet de ne pas m’énerver contre lui.

            La vérité est bien plus cocasse : il est tout simplement de gauche.

            Et donc, il n’a pas compris qu’il a attaqué un symbole de la France, ce qui a forcément énervé les français.

          • Acermendax
            Acermendax dit :

            Ou alors ce Mendax l’a compris (pendant la shitstorm) et aurait voulu que les gens se demandent si c’est bien raisonnable de se mettre en colère pour cette raison.

            Excellente lecture, le « Righteous Mind » de Jonathan Haidt !

  6. JPP
    JPP dit :

    Pareil pour tout un tas d’autres, de BunkerD à Un Monde Riant… Tous ces moralisateurs qui prennent Mendax pour leur porte parole personnel et les croyants pour des débiles profonds.

    Parce que au delà du blasphème qui lui est reproché (Et oui, c’est bien le blasphème qui lui est reproché, prétend le contraire ne rend pas ces critiques plus pertinentes) on reproche aux croyants (des croyants d’ailleurs absents des commentaires comme de twitter manifestement )de ne pas savoir faire la part des choses, de prendre chaque propos de Mendax.

    Quand je lis des « tu passes pour un insensible qui pisse inutilement sur la détresse de pas mal de monde » alors qu’on parle d’un bête incendie de vieille pierre sans victimes je me dis que la cellule psychologique ouverte pour l’occasion n’est pas si inutile que ça finalement.

    Si on infuse à Mendax une responsabilité qui ferait que chacune de ses parole « détiendraient » sur « toute la zététique » moi je me permet de remarquer que le reste de cette « zététique » m’a grandement déçu par sa fragilité et ses réactions outrées..

    Répondre
  7. François
    François dit :

    Salut Mendax.

    Comme beaucoup, j’ai trouvé ton tweet un peu navrant, et cela, uniquement à cause du fait que tu avais utilisé le compte de la TeB. En effet, je trouve tout le travail effectué par l’équipe remarquable et si je n’avais qu’une seule critique négative à noter, ce serait à propos de ton ton, que je trouve parfois trop sarcastique (en mode « petit con »). Je trouve que ça dessert la démarche mais je peux comprendre que quand on fait le boulot que tu fais à longueur de journée et qu’on discute avec ce qui se fait de pire en matière de tenant, ça doit détendre un peu de se laisser aller à un peu de moquerie. C’est pour ça que je te ferais aucun reproche sur ce que tu balances sur ton propre compte. Parfois ça me fait marrer et parfois je trouve ça un peu idiot, mais c’est pas à moi de te juger. J’avais bien reconnu ton style dans le tweet et à part un haussement de sourcil, j’étais passé à autre chose. Pour ma part, je ne considère pas que tu aies la responsabilité de l’image de la zététique en France. La TeB en est clairement l’un des fers de lance mais personne (si ce n’est tes collaborateurs) ne peut décider à votre place de ce qui est bon ou pas pour votre image. Tu es là où tu en es en ayant fait le taf qu’il fallait. Si tu voulais tout bousiller demain, ça me ferait chier mais je vois pas ce que j’aurais à en redire. La TeB ne m’appartient pas et vous êtes libres d’en faire ce que vous voulez.
    Bref, je suis beaucoup trop long. Ce qui m’a le plus fait halluciner au cours de cette polémique, c’est la violence des attaques de Léo Grasset. La plupart des gens avaient des remarques plutôt posées mais là c’était direct insultant et moralisateur. Comment ne pas se braquer en recevant ça dans la gueule ? Pourquoi être si dur en public et prendre ses 90 000 abonnés à témoin ? Un reproche aussi « sanguin » aurait clairement pu être fait en message privé. Personnellement, je me suis dit que vous aviez des comptes à régler et que cela n’avait rien à voir avec ce tweet en particulier. Pour le coup, j’ai trouvé que c’est ça qui faisait du mal à la vulgarisation en France. Que vous ne vous entendiez pas, c’est votre problème mais j’avais franchement pas envie d’assister à un clash entre deux vulgarisateurs que j’apprécie. Vous êtes quand même plus intelligents que ça tous les deux. Ca m’a vraiment dégouté. J’ai vu un tweet qui comparait ça à un divorce entre deux parents et je l’ai vraiment ressenti comme ça.
    J’espère vraiment que les choses vont se tasser et j’avais juste envie de te dire que, d’accord ou pas avec ton style, je te remercie pour tout ce que tu fais pour l’esprit critique et la défense de la science. J’espère que tout cela ne va pas laisser trop de trace dans la communauté des vulgarisateurs français. Vous êtes tous géniaux.
    Au final, je trouve mon message un peu inutile pour le débat mais j’avais besoin de le dire. 🙂
    Ciao

    Répondre
    • Acermendax
      Acermendax dit :

      Si Léo a des comptes à régler avec moi, j’en suis tout aussi ignorant que vous :). Je croyais qu’on s’appréciait mutuellement. Mais je suis du genre à réévaluer mes opinions. Donc…

      Merci pour le message.

      Répondre
  8. JPP
    JPP dit :

    C’est exactement ce que je me suis dit. Que Léo réglait des comptes en public et violemment en prenant sa commu comme témoin de moralité. Et ca m’a énormément déçu de sa part.

    Ce qui est quand même cocasse pour quelqu’un dont la critique est que justement qu’on ne doit pas tout dire sous prétexte d’entacher la réputation d’un groupe…

    Répondre
  9. SLYSTONED
    SLYSTONED dit :

    Je te suis depuis un bout de temps (plusieurs années )… j’ai jamais écris de post et/ou répondu aux commentaires sur ce site ou ailleurs mais là … j’ai mal aux côtes et à la mâchoire… je n’en reviens pas de la crise de rire. Par contre, j’ai été abasourdi par les autres commentaires. Forcé de constater que certains « adeptes  » de la zététique perdent leur esprit critique juste parce que la bienséance n’admet soudain plus qu’on voit les choses d’un autre œil voire d’un autre angle, ou parce qu’il est l’heure de sortir les mouchoirs. Perso je suis athée, et Sapeur Pompier de Paris: cette question je me la pose tout les jours…
    Je suis un fan de ce site, j’y ai appris beaucoup de choses, et je continuerai à suivre Teb et Acermendax… on ne tourne pas le dos au gens juste pour un tweet aussi « de base »…

    Répondre
  10. GRA
    GRA dit :

    J’ai essayé de faire preuve d’empathie cognitive et de comprendre, depuis l’incendie de Notre-Dame, comment il était possible d’être aussi ému que l’étaient certaines personnes, athées ou croyantes. Je n’y arrive pas. J’ai du mal à voir autre chose qu’un bâtiment sans personne à l’intérieur, qui a subit un accident.
    De la même manière, je n’arrive pas à comprendre pourquoi tant de gens ont été choqués par ce tweet. Pourquoi un athée devrait-il se contraindre aux règles religieuses et s’interdire lui-même de blasphémer ? Pourquoi ne pas traiter ce tweet comme une réponse à l’actualité, plutôt que comme une réaction opportuniste répondant à un agenda ?
    La question de Dieu peut être posée tous les jours, pour n’importe quel événement. Pourquoi pas celui-là ?

    Depuis que je suis la TeB j’assiste à plusieurs shitstorm. Alors vous avez mon soutien, même si vous semblez très bien supporter cela 🙂

    Répondre
  11. Alaric
    Alaric dit :

    > J’ai essayé de faire preuve d’empathie cognitive et de comprendre (…)
    > J’ai du mal à voir autre chose qu’un bâtiment sans personne à l’intérieur, qui a subit un accident.

    C’est le commentaire le plus utile de tout le post, car tu as mis le doigt sur l’essentiel… et tu avoues ton incompréhension, ce qui est le début d’une démarche scientifique pour comprendre. Donc, chapeau XD

    Le point clé ici c’est la notion de « crime sans victime ». Acermendax fait la même erreur, et donc il fonce tête baissée dans la mauvaise direction, car la vérité est quelque part dans son angle mort. Il n’y a tout simplement pas pensé. Ça ne veut pas dire qu’il soit idiot ou méchant, et d’ailleurs je l’aime bien, je suis sûr que c’est un bon gars.

    Donc, revenons à la notion de « crime sans victime » ; si vous trouvez la victime, je pense que vous arriverez mieux à comprendre.

    Répondre
  12. Mr Chafouin
    Mr Chafouin dit :

    Ces évènements ont fait mal à mon petit cœur :/

    J’ai revu récemment l’épisode 9 de la Tronche en Live « L’erreur en question » avec Pierre Kerner et je trouve cette démarche vraiment pertinente. Établir un dialogue posé lors d’un désaccord, se mettre non pas en adversaire mais en allié lors d’un débat afin de ne pas en faire une confrontation me semble vraiment être la meilleure démarche à faire.

    Je comprends parfaitement que certaines personnes puissent s’être énervé face au tweet de Mendax, notamment lorsqu’elles pensent que son tweet nuit à la réputation de la communauté zététique, mais cette démarche de dire « tu es sensé être rationnel donc rends-toi compte que tu as eu tord » (pardonnez moi, je me rends bien compte que je caricature les propos, mais je ne veux citer aucun message en particulier car mon but n’est pas de pointer du doigt qui que ce soit) ne me semble pas mieux que ce qu’on lui reproche avec son tweet.

    Je ne pense pas que Tweeter soit un lieu adapté pour cela, même ceux qui essayent de bien faire ont beaucoup de mal à mettre en place un débat posé. Mais je pense qu’il aurait mieux valu à la limite exprimer publiquement son désaccord mais proposer à côté une discussion en privé où chacun écoute les arguments des autres et essaient mutuellement de comprendre les points de vue. Quitte à faire ensuite un compte rendu public en message ou en vidéo afin de revenir calmement sur le sujet.
    Je trouve vraiment dommage la tournure qu’a pris les évènements et j’espère que les choses se sont mieux passés en privé.
    A ce niveau là, je n’ai même pas envie de donné mon avis sur la question, je préfère proposer un appel au calme (c’est peut être déjà le cas, j’espère ^^)

    Tout mon soutient à Mendax, qu’on soit d’accord ou non avec lui, il me semble qu’involontairement de la part de qui que ce soit, recevoir cette masse de messages à du être un peu dur pour lui.
    Mon soutient aussi aux autres car je pense que la majorité des contradictions avait de bonnes intentions.

    Aimons-nous les uns les autres et sachons nous écouter et discuter calmement dans un monde suffisamment divisé 🙂

    Répondre
  13. Nicolas V.
    Nicolas V. dit :

    Twitter toujours de plus en plus utile 😀

    En tout cas l’argument du mauvais moment n’en a jamais été un. C’est juste une façon de condamner un manque de tact, qui reste finalement une notion très relative sur ce genre de réseaux.

    Cette événement m’a personnellement fait découvrir qu’il y avait des gens qui ressentaient une empathie très forte pour des bâtiments. Dommage pour eux, ça doit pas être facile tous les jours.

    Pour ce qui est de la TeB, je vois pas de quoi les gens se mêlent, s’il y a un désaccord à ce sujet c’est à régler entre vous.
    Pour ce qui est de l’image de la zététique, vous êtes loin d’être les seuls à la « représenter ».
    Pour ce qui est des abonnés perdus… ça me paraît un peu contradictoire de s’intéresser à une manière de construire ses connaissances / croyances et être en même temps incapable d’accepter un désaccord (avec) ou un faux-pas de quelqu’un qui nous paraît habituellement avoir une vision intéressante sur la question.

    Répondre
  14. Mikaël P.
    Mikaël P. dit :

    Article intéressant pour développer ce bordel autour de ton tweet. Surtout la mise en contexte avec le tweet d’Hugo. Je ne connaissais pas cette affaire.

    Comme je l’ai dit sur Twitter, j’ai surtout souri en lisant ton tweet. Ça me semble plus une pique pas bien méchante envers les croyants. Ces derniers vont bien volontiers trouver Dieu pour chaque événement… Et les différentes interviews montraient des croyants plus rassurés que les amateurs de patrimoines.

    Le seul bémol que j’ai par rapport à ton tweet est du côté communication (déformation professionnelle).
    Même si tu as raison de dire qu’il n’y a pas de mort et qu’il n’y a pas de bons moments pour le blasphème, je crois que tu as sous-estimé la portée de l’événement.

    Notre-Dame n’est pas seulement un bâtiment, encore moins religieux. Étant ignostique & athée, j’ai quand même été touchée par cet événement.

    Pourquoi ? Parce que j’aime Paris, l’architecture, l’histoire, les arts. Mais surtout, j’ai des souvenirs liés à la cathédrale Notre-Dame.

    Étant le monument le plus visité du monde, en plein cœur de la plus grande métropole du pays, Notre-Dame est dans les souvenirs, les photos & dans le paysage (parfois quotidien) de dizaines de millions de personnes.
    En plus, elle est dans l’imaginaire de l’histoire de France, en étant présente depuis plus de 850 ans. Une éternité à l’échelle d’une vie humaine.

    Donc, voir Notre-Dame en feu, c’est voir un événement entrer dans l’imaginaire des gens, leur quotidien, les toucher directement à cause de leurs souvenirs et leurs images de Paris. C’est aussi voir bruler une partie de l’identité française et parisienne.
    C’est comme apprendre que sa grand-mère a un accident.

    Bien entendu, ce n’est pas rationnel. C’est de l’affecte et cela n’aide pas à avoir une réaction appropriée à ton tweet.

    En plus de ça, je pense qu’il y a un côté moralisateur et être plus royaliste que le roi… Une espèce de police du bon goût, en souhaitant te dire que tu fais du mal, même si apparemment les croyants s’en foutent royalement de ton tweet.

    C’est juste dommage qu’il y ait eu beaucoup d’attaques, à la limite de l’ad hominem. Une discussion rationnelle et ouverte aurait été préférable (voire privée). Comme dans la vidéo « Est-il rationnel de croire en Dieu » de TopChrétien où tu as été excellent dans le débat.

    Je finirais par dire que tu es maintenant une personnalité publique, et la Tronche en Biais est un référent de la zététique.
    Et qu’à ce titre, les avis sont sûrement plus sévères à ton encontre et celle de la chaine.

    Bref, tout cela ne méritait pas autant de bruit. Il y a des propos un milliard de fois pires sans choquer.

    Salut à toute l’équipe de la Tronche en Biais !

    Répondre
  15. Dzodzet
    Dzodzet dit :

    J’ai suivi cette « affaire » de loin, et je pense que le seul reproche valide qui puisse être fait à Acermendax, c’est celui d’avoir utiliser le compte de La Tronche en Biais avec un peu de légèreté.
    En effet, parce qu’il n’est pas formellement signé, le tweet initial n’engage pas seulement Acermendax (contrairement à ce qu’il peut écrire en post-scriptum), mais bien la Tronche en Biais dans son ensemble (ses créateurs et ses contributeurs, parmi lesquels, d’une certaine façon et selon la définition que l’on peut avoir, ceux qui soutiennent ce projet de vulgarisation).
    Si le tweet avait été publié sur le compte privé d’Acermendax ou qu’il avait a minima été signé, je mets ma main à couper (enfin, façon de parler) qu’il aurait fait moins de remous. Parce qu’il y aurait eu moins d’ambiguïté sur l’émetteur du message.

    Répondre
    • Mouarfff
      Mouarfff dit :

      Oui evidemnt, c’est mega ultra hypra trop choquant d’avoir dit une ignominie pareille, bien plus grave que de taper sur des gens qui manifestent, que de frapper et d’arreter des journalistes en fonction, de permettre a des copains de porter des uniforme de police pour aller se defouler en tapant sur des gens, de 7 a 77 ans, pour le plaisir uniquement (oui, y’a aussi des gamines de 6 ans qui ont été nassée par les flics et malgré les pleurs de la fille et de sa mere person ne ne les a exfiltré et ca a duré des heures), bien plus grave que le mur de trump, bien plus grave que ces refugiés enfants qui sont a la rue et que la police reprimer avec grand plaisir tout en laissant sciement des salaupars de laborantins et de technocrate procédéer a des tests osseuw sur des enfants et de les envoyer en sonson si ces refugiés « semblent trop vieux »..
      Ce n’est pas grave non plus de laisser des gens dans des conditon carcerale aussi ignobles, en france.

      Rien n’est plus grave qu’une cathédrale qui brule, en effet….

      Répondre
  16. GuWel
    GuWel dit :

    Ton blasphème me semble tellement anodin que je ne le vois même pas! Après avoir lu tes explications qui me semblent justes et donc évidentes, je ne comprends toujours moins ceux qui ne te comprennent pas. Donc la leçon ne porte pas (dans aucun des 2 sens d’ailleurs, si l’on peut comparer ta blagounette à connotation éducative à la logorrhée roborative de tes contempteurs ), c’est le moins qu’on puisse dire, et c’est bien dommage. Si j’avais de meilleurs arguments, je les écrirais mais là, j’abdique, quand le maître n’y arrive pas, que pourrait faire un élève?

    Répondre
  17. Mouarfff
    Mouarfff dit :

    Mais pour qui ils se prennent ces youtubeurs a deux balle viennent oser te faire la morale sur ce que tu as dis ???
    Vraiment, cette inteligensia, ce petit microcosme de petit bourgeois youtubeurs commence vraiment a se voir.
    Passé les plus belles années youtubes (les premières) la réalité reprend le dessus. Quand je vois les vieux con de la télé de nos parent qui meurent les un apres les autre, je pense a toutes ces années ou ils ont pollué la tv, les débat et ldes idées avec leur position retrogrades et leur position sociale.
    Les youtueburs se sentent plus fort que les autres, dans 20/40 ans on en verra une parti a la tete de parti politique ou dans des trucs a buisness bien placé (voit deja ce pourri de fogiel maintenant directeur d’une orga mediatique)

    Mandax, sincèrement, depuis quelques mois, tu remontes largement dans mon estime, je ne sais pas ce que tu as changé ni comment mais continue !

    par contre, désolée, mais c’est aussi mauvais signe pour ta notoriété …. 🙂

    Répondre
  18. Saudrais
    Saudrais dit :

    Question: Peut-on se moquer ou faire un gag sur des peimage rsonnes mortes de façon tragique (accidents, catastrophes, attentats…) sous prétexte que se sont justes des êtres vivants qui ont cessés de vivre ?
    Pour exemple, je prend une citation du Dr.Manhattan* dans « Watchmen » d’Alan Moore: « Un corps vivants et un cadavre contient le même nombre de particule. Structurellement, il n’y a pas de différence perceptible. Vie et mort sont abstraction non-quantifiable. Pourquoi devrai-je m’en soucier ? »

    *Note: Oui je sais j’ai pris la citation d’un être de fiction qui peut-être qualifié de dieu, et qui dispose, entre autres, une perception de l’univers qui peut être qualifié d’omnipotente (en plus d’une super intelligence).
    D’un autre côté c’est toujours rigolo de contre-argumenté un dieu !

    Répondre
  19. Saudrais
    Saudrais dit :

    Mon commentaire ayant disparut (je pense à problème durant l’enregistrement) je le remet au cas où.

    Question: Peut-on se moquer de personnes mortes de façon tragiques (accidents, catastrophes,attentats,…) vu que se ne sont que des êtres vivants qui ont décédés ?
    Pour exemple,je prend une citation du Dr.Manhattan dans Watchmen d’Alan Moore: » Un corps vivants ou un cadavre dispose du même nombres de particules. Structurellement, il n’y a pas de différence perfectible.
    Vie et mort sont des abstractions non-quantifiables. Pourquoi devrai-je m’en soucier ? ».

    Répondre
  20. CauchySchwarzy
    CauchySchwarzy dit :

    Une réponse à ton tweet aurait pu être : « Dieu a foutu le feu à la cathédrale pour lui offrir un lifting à 1 milliard d’euros »

    Il n’y a aucun argument dans ce tweet, c’est une caricature de ceux qui disent : « telle est la volonté du seigneur » quand une catastrophe frappe un pays dont la population s’est détournée des valeurs de l’Eglise. C’est intéressant de voir comment les gens ont écarté rapidement la possibilité que ce tweet soit du second degré. Même ceux qui comprennent que c’est une forme de blague disent que c’est trop tôt comme si la gravité était quasiment équivalente à celle du 11 septembre, alors que l’on parle d’un événement qui ne modifie pratiquement pas l’aspect extérieur de la cathédrale, qui n’a fait aucun mort, qui ajoute une ligne d’histoire au monument et qui fait que dans 5 ans, Notre Dame sera sans doute encore plus belle qu’avant l’incendie.

    Répondre
  21. Aknor
    Aknor dit :

    Même si je comprends que certains soient offusqués par les propos de Mandax la violence de leurs réactions est disproportionnée. Qu’on exprime son mécontentement face au tweet est normal mais il est nécessaire de mesurer ses propos et d’éviter le piège d’une réaction à chaud.
    (attention je ne dis pas que toutes les réactions sont de cet ordre mais nombre tombe dans cet écueil)

    Ayant appris la nouvelle plusieurs jours après l’événement et de façon très concise, je peux tout de même comprendre que ceux qui ont vu les images et vidéos (sans parler du pathos qui du inévitablement suivre dans les actualités) se sentent davantage impliqués que je ne le suis.
    Probablement parce que je n’ai aucun affect que ce soit envers les œuvres ou monuments (même ceux que j’apprécie) et parce que j’ai toujours considéré ces biens comme dispensables et voués à disparaître au cours du temps, l’incendie de Notre Dame ne m’a guère plus affecté que si j’avais appris l’incendie de la maison d’un inconnu.
    Je regrette l’éventuelle perte culturelle (éventuelle car il reste possible de reconstruire) mais sans plus.

    La cathédrale Notre Dame est peut être nécessaire à la vie de certains (nécessaire car son absence provoquera un manque dans leur identité religieuse, nationale ou même culturel) mais ce n’est point mon cas.
    Cependant peu importe à quel point ce monument importe à vos yeux, il ne faut pas oublier qu’il y a des préoccupations bien plus importantes.

    Quant à la polémique sur le fait que ce n’est pas le moment pour ce genre de propos, elle est tout simplement nulle et non avenue puisqu’il existera toujours des personnes pour considérer que ce n’est pas le moment. Ce n’est pas parce qu’elles sont plus nombreuses à s’exprimer actuellement que ça leur donne pour autant raison…

    Comme certains ont fait le parallèle de la perte d’un bâtiment avec la perte d’une personne, je finirais sur cette question :
    Ne vaut-il pas mieux que Notre Dame finisse en ruine plutôt qu’il y ait la mort d’une seule personne ?

    Répondre
  22. LDI
    LDI dit :

    Voilà ce qui arrive lorsque la morale déontologique (au sens « non-conséquentialiste ») vient polluer la zététique. Évidemment, certains ont tenté d’en extraire de fausses conséquences (le fameux « argument » de la responsabilité du vidéaste vis-à-vis de sa communauté).

    Navré pour cette réthorique facile…l’article et certains commentaires ont donné de bien meilleurs arguments que je ne saurais jamais le faire. Malgré tout, merci, sincèrement, @Acermendax pour votre grande cohérence. Dans un monde où le militantisme pollue tout ce qu’il touche, on en a bien besoin.

    Répondre
  23. Rincevant
    Rincevant dit :

    Bonjour,
    J’ajouterais une raison pour cet avalanche de désapprobation, même chez les non-croyants : Disney.
    Le Bossu de Notre Dame a popularisé la cathédrale dans le monde, lui conférant une aura quasi-mystique. Il y a un parallèle intéressant à faire entre la Religion et Disney : ils sont sacrés aux yeux de beaucoup. Essayer de critiquer Le Roi Lion ou la Bible à une réunion de famille et vous allez avoir des réactions similaires, qui tourneront vite à l’insulte.
    Les films d’animation Disney étant liés à l’enfance, c’est un sujet particulièrement sensible, et je pense que quand Notre-Dame a brûlé, beaucoup de gens y compris non-croyants ont eu une réaction instinctive.
    Et le commentaire de Mendax, inoffensif (je me demande vraiment comment un message aussi simple et plat que « ben il est où Dieu ? », une question légitime et tout à fait valable comme argument en passant), a sûrement choqué des gens qui communiaient dans la douleur de la perte d’un monument culturel important.
    Maintenant que les émotions se sont calmées, peut-être pourra-t-on raisonner plus posément.

    Répondre
    • Mouarfff
      Mouarfff dit :

      @Rincevant

      c’est un probleme evident :
      on a créé un clivage a partir de gens qui, d’un coté disent croire qu’un etre magique les gouverne face a un groupe d egens qui dit ne pas croire qu’un groupe magique les gouverne.

      on ne se base que sur des declarations; mais en fait, le mécanisme de croyance, l’adhesion sans consession, l’idolatrie, le fanatisme, c’est tout le monde qui peut etre atteint …

      Il ne suiffit pas de dire « je ne crois pas en dieux » pour etre dégagé de toute irrationnalité ….

      Répondre
      • romain
        romain dit :

        Tout à fait, le biais de la tache aveugle est bel et bien présent, encore plus sur ceux qui connaissent (ou pensent connaître) le fonctionnement de l’esprit humain.
        Sans déconner, j’espère que ceux qui se sont désabonnés à cause de cette phrase se rendront compte que le jeu n’en vaut pas la chandelle, et qu’ils reviendront.

        Répondre
  24. Olibo
    Olibo dit :

    Beaucoup de critiques, beaucoup de confusion, beaucoup d’insultes, de menaces en tout genre, de leçons de morale, de leçon de rationalité, de commentaires explicatifs, d’opinions en tout genre, mais en attendant, je n’ai pas vu de réponse à la question posée : « Ben il est où Dieu ? »

    Je relaie donc cette question !

    Répondre

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