Comme j’aimerais ne pas avoir à revenir sur ce sujet. Je pourrais me concentrer sur des choses plus constructives. Ce dimanche, je voulais travailler à la relecture du tome 2 des Enigmes de l’aube (achetez donc le tome 1 !). Mais cela n’a pas été possible. Lundi je devais intégrer les derniers retours critiques sur mon livre sur la pyramidologie. Impossible également, puisque je devais m’occuper de sortir de ma tête le problème d’une vidéo déjà vue quinze mille fois et qui me taille un costume mal fagoté.

Depuis 6 ans, je traite des sujets en lien avec l’émancipation intellectuelle vis-à-vis des présupposés, des préjugés, des intuitions et des codes sociaux… Celles et ceux qui suivent la TeB constatent la proportion importante de chercheurs et chercheuses en sciences humaines et sociales parmi nos invités. Il y a bien des progressistes qui trouvent l’art du doute et sa promotion des plus utiles. Mais il y a aussi des cons.

Ma définition du « con »

Il fut un temps, aux débuts de mon travail avec la TeB (2015) où je me suis retrouvé en butte à des critiques, des agressions, des accusations de la part de personnes s’estimant les seuls authentiques véhicules de la lutte sociale sur Twitter, un réseau que je découvrais sans grand plaisir. J’ai tenté d’établir un dialogue, de débattre, de comprendre, en questionnant les présupposés des attaques généralement collectives que je subissais régulièrement (avec parfois des pilonnages de plus de 6000 tweets en un weekend). En pure perte. J’ai parfois manqué de patience, mais j’ai surtout dû faire face à des gens dont le logiciel de lutte était, c’est toujours ma conviction, vérolé. Très las de tout cela, j’ai rédigé un article qui dénonçait cette dérive si envahissante dans mon univers numérique.

C’est cet article : Le Social Justice Warrior.

Le texte n’est clairement pas celui d’un expert du militantisme, il n’est pas exempt d’exagérations et de comparaisons qu’on pourra trouver excessives. Ce n’est pas un chef d’œuvre, je vous dirai plus bas pourquoi je ne l’écrirais pas aujourd’hui si c’était à refaire. Cinq ans plus tard, voici qu’on utilise ce texte dans un exercice de débunkage dont je vais montrer l’inanité. Le billet que vous êtes en train de lire est suscité par le même sentiment qui a accouché du billet décrié, comme si je tombais à nouveau dans le même piège. J’espère que tel n’est pas le cas.

NB : le terme SJW n’a pas été inventé par la droite, mais était initialement employé dans un sens positif (source).

Le bouseux, c’est le nom de l’individu qui passe mon texte à sa moulinette, est un homme non identifié aux compétences et qualifications inconnues qui s’est fait connaître en faisant de l’humour pas forcément safe, et qui fait maintenant de la politique, un peu comme Greg Tabibian. Il pratique la satire, le clash, la caricature et gratte l’attention du public des vidéastes plus connus que lui. Il me laissait assez indifférent, il pouvait bien militer comme il le souhaite et s’attaquer aux sujets qui lui semblent importants pour faire avancer les causes qui lui tiennent à cœur. Mais il s’avère que le bouseux est un con*. Ne vous méprenez pas, mon jugement est mesuré, j’ai la charité de penser que le bouseux n’est pas une ordure qui ment éhontément pour manipuler ses spectateurs. Je pense juste qu’il surestime sa capacité à comprendre autrui et n’envisage pas d’avoir besoin de se documenter avant de tomber sur le râble de celui dont la prose ne lui revient pas.

Je ne vais pas faire semblant d’être bienveillant dans ma réaction, conformément au principe qu’on ne doit rien à celui qui nous agresse. La manière dont le bouseux décide d’utiliser ce texte pour faire un procès par contumace en s’évertuant à interpréter à charge toutes les phrases qu’il relève pour dresser le portrait d’un individu qui me dégoûterait moi-même est une agression. Je vais donc mettre des choses au point. Mais, s’il vous plait, ne confondez pas un billet rédigé pour défendre mon honneur et mon travail avec un exercice de débat d’idées. Le bouseux manque à tous les devoirs de celui qui voudrait avoir un tel débat. Dans le paysage des bullshits qui méritent mon attention, le bouseux est un microphénomène auquel j’accorde déjà bien trop de temps, comme j’ai pu par le passé donner trop d’importance aux nuisibles justiciers clavicoles.

Lien vers la vidéo du bouseux.

L’objet du délit

L’article « Le social Justice Warrior » (de mars 2016) parlait de l’attitude de gens agressifs dont le dogmatisme justifie une brutalité qui va jusqu’au harcèlement en meute. Et de rien d’autre ! Comprendre cela aurait permis au bouseux de s’épargner toute cette peine, d’éliminer 80% de ses remarques et d’éviter de me situer politiquement là où je n’ai rien à faire. Le texte était un billet d’humeur, une tentative d’expliquer la conflictualité des réseaux sociaux de la part d’un utilisateur de ces réseaux qui a constaté de fréquents abus. Il ne visait pas LES militants, mais les comportements toxiques de certains militants, que trop souvent je voyais considérés avec de la complaisance par les gens du même camp, un camp dont je pensais que les valeurs méritent d’être bien défendues. Position de base du Sceptique/Zététicien, rien de renversant.

Aujourd’hui, en 2021 je n’écrirais pas cet article, ou pas comme ça.

  1. D’abord parce qu’on m’emmerde moins sur les réseaux pour ces sujets. Le blocage des inquisiteurs et acharnés a aidé. L’effet de meute conduisant à surestimer leur représentativité, ma véritable erreur a peut-être été de leur consacrer un article. Mais, d’un autre côté, ce coup de gueule de ma part a pu contribuer à assainir les milieux militants (Je doute d’avoir ce pouvoir… mais qui pourrait le dire ?). J’avais depuis 2016, et jusqu’à aujourd’hui l’esprit plus disponible pour traiter d’autres sujets, et c’est tant mieux.
  2. Ensuite parce que les pratiques ont évolué et que je connais aujourd’hui quelques critiques internes que je ne connaissais pas à l’époque (Cf plus bas), ce qui réduit d’autant le besoin que j’aurais pu éprouver d’en parler.
  3. Enfin parce que ces sujets ne sont pas ceux auxquels je veux consacrer mon temps et où j’ai le plus de chance d’être irréprochable, pertinent et utile. Ce n’est clairement pas pour mes réflexions sur le militantisme que les gens s’abonnent à mes publications. Mes compétences sont ailleurs, je crois que ce point fera consensus.

D’aucuns exigent alors que je supprime le texte, cela leur paraîtrait logique. Parfois la demande est assortie de l’affirmation que ce texte servirait de « caution rationnelle » à des fachos (sans jamais qu’on se donne la peine de le montrer). Je m’y refuse puisque, malgré tout, je ne renie pas ce billet ; j’y livrais mon point de vue sur des comportements dont j’ai été témoin et victime. Curieusement, certains ont du mal à respecter cela.

« la justice sociale, on s’en bat les couilles, ça ne veut rien dire »

le Bouseux, à 34 min.

On trouvait peu de source dans ce billet, car ce n‘était pas un travail de vulgarisation de contenus scientifiques sur la militance toxique (existe-t-il des études là-dessus ?). Il n’y avait pas d’exemple, car il n’était pas question de régler des comptes (on me l’aurait reproché). Mais le bouseux ne l’a pas compris ou ne veut pas le savoir. Ce texte a bien moins d’importance que la plupart de ceux qu’on trouve sur ce blog, lisez plutôt ceux-ci :

Pour trouver de l’importance à ce vieux texte, il faut vouloir nier le problème qu’il évoque ou désirer faire payer son auteur pour crime idéologique. La réponse se trouve à la minute 34 chez Le Bouseux « Si tu es un militant de gauche, tu vois tout de suite comme c’est de la merde libérale de modéré par principe, par dogme, qui ne comprend rien aux enjeux tels que décrits par la gauche radicale ». C’est donc cela. À la minute 46 «  La débâcle intellectuelle commence quand on invente un personnage qui n’existe pas pour l’assimiler à ses adversaires politiques par le relativisme du « tout se vaut » et ceci sans la moindre preuve » (Notez que pour le bouseux, je serais l’adversaire politique de la gauche)

C’est sans doute pourquoi on ne trouve nulle part en 1h54 une mention à ce que la littérature militante (la vraie, pas ma prose ou la sienne) propose de critique contre les comportements toxiques. Comme par exemple :

Dans ma réaction, ci-après, je m’arrêterai sur quelques détails seulement, je ne peux pas raisonnablement tout relever, mon dimanche et mon lundi n’y suffiraient pas. Et je gage que votre temps à vous aussi vaut mieux que ça. Vous connaissez sans doute l’asymétrie de Brandolini…

Le procès

« c’est un discours réactionnaire. Et je mâche mes mots  »

le bouseux, à 1h27

Tout au long de sa critique (où je suis comparé à un facho à quelques reprises), le bouseux fait semblant (mais peut-être est-il simplement con) de croire que mon propos englobe tous les militants progressistes alors qu’il n’en est rien ; j’ai clairement précisé cette distinction fondamentale.

Pour le bouseux, il est légitime de critiquer la « pureté militante » et il dit le faire, mais il affirme aussi que « SJW » serait essentialiste puisque le terme désigne un individu dans son entièreté et pas un comportement. C’est non seulement complètement faux, puisqu’un terme ne définit JAMAIS un individu (par exemple un zététicien n’est pas toujours dans la pratique de la zététique, je suis le premier à le dire, et vous l’aurez constaté vous-même) mais en plus j’ai pris soin d’écrire noir sur blanc de manière explicite que je rejette cette vision essentialiste… La distinction des idées et des individus est au cœur de mon travail depuis le début.

Distinguer les individus et leurs croyances !

Cachez ce SJW que je ne saurais voir

À plusieurs reprises, le Bouseux exige que je prouve les intentions des gens quand je donne des clefs d’explications de certains « comportements » toxiques, comme le virtue signalling. Si je n’obtempère pas, me voici accusé de procès d’intention. Alors disons-le, oui je faisais le procès des intentions de ceux dont le comportement n’est pas explicable par la seule défense de leurs idéaux. Le Bouseux n’a aucun problème à se justifier de la manière suivante (à 1h40) « Thomas Durand prétend avoir une intention mais l’ensemble de son discours et ses conséquences logiques ne sont pas cohérentes avec son intention », preuve qu’il comprend le concept de lien logique entre l’intention et le comportement. En tout cas quand ça l’arrange.

Tout en reconnaissant l’existence de cas qui correspondent à ma description du SJW (au début de sa vidéo), il affirme tranquillement, minute 32, que les SJW n’existent pas. Vers 25 minute il dit « s’il reconnait finalement que le terme [SJW] ne veut rien dire par son usage, pourquoi le légitimer ? » Le Bouseux veut parler pour moi et me fait reconnaître, c’est audacieux, une chose que je ne reconnais nullement. Je pense que « SJW » a un sens, et ce sens je l’ai défini. Longuement. De même j’emploie le terme conspirationniste au grand dam de la plupart de ceux qui correspondent à la définition et y voient une injure, parce que ce terme est utile pour désigner un comportement (et par pour marquer au fer rouge un humain jusqu’à sa mort). Je ne compte pas renoncer aux termes qui décrivent des situations réelles : conspirationniste, raciste, antivax, etc.

NB : Aujourd’hui je parle plus volontiers de justicier clavicole que de SJW pour éviter les incidents de lecture hémiplégique qu’on croise ici et là. L’avantage est que les brutes nuisibles du camp d’en face peuvent recevoir la même épithète. Je m’accorde le droit d’évoluer dans ma manière de parler des choses ; j’espère que vous aussi.

« J’ai vraiment envie de le traiter de faux cul »

Le Bouseux, (1h22)

Petit détail sémantique : quand à 27 min le Bouseux dit « le SJW n’existe pas », une telle assertion a besoin d’admettre la validité d’une définition. Le Bouseux ne peut pas dire cela sans penser qu’il a compris la définition que j’en donne, et donc admettre que cette définition existe.

Comme je l’ai dit, le Bouseux voudrait des preuves de l’existence des SJW. Eh bien le SJW, c’est quelqu’un comme lui. Ou plus exactement son comportement instancie le problème que je soulevais (mais cette nuance-là, on ne la lui fera pas admettre, il la rejette à plusieurs reprises). Dans un sens, il est un peu normal qu’il se soit senti visé par le texte qu’il veut esquinter aujourd’hui. Il n’est pas le pire exemple de SJW, car il a le mérite, pour ce que j’en peux juger, de maitriser les concepts de la militance (ce qui n’est pas toujours le cas : je ne confonds pas l’intégrisme et la littératie). Sous une forme cordiale, avec un ton policé, il me reproche ce que je ne dis pas parce qu’il me prend pour un ennemi idéologique et me traite comme tel.

Le Bouseux m’accuse de présenter le monde comme un combat entre des gentils et des méchants parce qu’il n’a pas compris le préambule ou j’expose justement le principe inverse et où je parle des conséquences des comportements qui causent le bien ou le mal autour des individus (raccourci conséquentialiste) sans jamais inférer quoi que ce soit sur les intentions ; c’est même tout l’objet de ce préambule : dire que les facteurs qui président à nos actes dépassent les dimensions individuelles juxtaposées. Le Bouseux comprend l’inverse de ce qui est pourtant écrit avec des précautions formulatoires prévues pour aider les malcomprenants. L’analyse s’en trouve empêchée d’être intelligente.

Quelques personnes le lui ont fait remarquer, sans réponse de sa part :

(Je ne connais pas Sanglier Sympa. Nul doute que sa polarisation politique, que je devine aux antipodes du Bouseux, suffise à certains pour se fermer à son propos et y voir la confirmation que Mendax est un facho. Je vous suggère de résister à ce genre de jouissance psychique.)

Voici un commentaire sous  sa vidéo qui souligne un autre exemple de mal-compréhension.

« Juju Cari »  à 19:27 : vous dites : « ce commentaire précise que la considération du racisme serait subjective, au moins toujours un peu … » (jusque là, d’accord). Puis « ainsi c’est de l’ordre de l’opinion, comme si on ne pouvait pas définir objectivement le racisme. […] Bref du relativisme qui chie à la gueule des chercheuses et des chercheurs en sciences sociales qui depuis des décennies analysent le racisme comme domination sociale. » Euh … où est passé le « un peu » je vous prie ? « il y a une part de subjectivité » et « on peut définir objectivement le racisme » ne sont pas deux propositions contradictoires … sauf si vous enlevez le « une part de ». Que la flagrance de ce premier homme de paille vous saute à la gueule.

Intentions ou comportements ?

A la 27ème minute, à propos de ma phrase « Le SJW fait profession de l’indignation et du procès d’intention. Il est toujours offensé, et garde un jugement lapidaire sur le bout de la langue à dégainer à la moindre occasion. », il m’accuse de procès d’intention, de penser ceci : « il est malveillant et calculateur le SJW ». Le bouseux n’a pas compris que je décris un comportement ostentatoire et non un état mental auquel je n’ai pas accès, mais les intentions, j’en a parlé plus haut…

À 29 min on voit les motivations du Bouseux : « On note ainsi que le SJW, il est de gauche, progressiste donc si une personne de droite conservatrice correspond aux critères au SJW c’est-à-dire d’être un sale con arrogant hypocrite agressif et opportuniste ben là ça va, là c‘est pas un SJW ! (une autre personne en voix off conclut : « c’est un zététicien »* la même voix off, au sujet d’une pensée que le Bouseux me prête gratuitement, précise « y a que les fachos pour dire ça »). En somme, il s’offusque d’une critique qui est tournée explicitement vers les mauvais comportements qu’on trouve à gauche… en oblitérant que cette critique est motivée par la conviction que les idées de gauche méritent d’être mieux défendues parce que je les estime mieux défendables. La méprise ici est colossale, le contresens est total, l’intelligence nulle part.

[Je récapitule pour ceux qui s’offusquent que j’ai employé le mot con : dans cet extrait les zététiciens sont qualifiés de « sales cons arrogants hypocrites agressifs et opportunistes »]

Me singeant, le Bouseux pense traduire ma pensée : « C’est pas possible qu’il y en ait partout du racisme. Le racisme c’est les nazis, mais pas nous les gentils » Il aurait pu faire l’économie de cet homme de paille en lisant par exemple : « Raciste n’est pas une insulte » cet article où je développe les nuances qui font défaut à son analyse. Là comme ailleurs l’inversion est totale.

J’ai dû faire une pause. Je vous jure que c’est vertigineux d’écouter un type qui comprend si mal ce qu’il est en train de lire. Le bouseux ne comprend rien. Mais au lieu de poser des questions, (nous n’avons jamais interagi) il juge.

Erratum : en fait nous avions « échangé » en 2018, quand il a protesté contre ma critique des pseudo-médecines et de leurs conséquences (j’ignorais qu’il s’estimait compétent sur ce sujet, lui qui est si prompt à préserver son territoire contre les incartades). Et un second échange a eu lieu en mai 2020 quand il m’a accusé d’avoir un passif anti-féministe, qui ne s’est pas bien passé. À cette occasion, je n’ai pas été celui qui a manié l’insulte. J’avais oublié ces contacts parce que globalement, je me contrefous de ce monsieur et de ses tentatives de créer du clash.


 » Tous ceux qui ne pensent pas comme lui sont très très méchants »

Le bouseux, singeant Acermendax (1h19)

Ailleurs il affirme que je « refuse la pertinence dans l’absolu du concept d’oppression internalisée ». Je suis sidéré. L’extrait à voir est situé entre 1h15 et 1h18. Je ne peux que vous inviter à lire mon texte où vous constaterez que je signalais que ce concept est instrumentalisé par les SJW (et pas par les militants respectables !) pour imposer leur vue lorsque par malheur ils sont en désaccord avec une personne opprimée. Je ne refuse donc pas la pertinence de ce concept. Je peux même vous dire en toutes lettres que ce concept est UTILE et que je le pensais déjà en 2016. Et je vous laisse juge de l’honnêteté de la démarche du bouseux. Cette manœuvre qui emprunte au chiffon rouge et à l’homme de paille : me prêter des propos dégueulasses qui ne sont pas les miens, est la colonne invertébrale de sa longue intervention diffamante.

A 1h17 le Bouseux évoque un outil utile, le rasoir de Hanlon qui invite à ne pas attribuer à la malveillance ce que la bêtise suffit à expliquer. Il y a plus de cons que de méchants, c’est justement ce que je me répète en boucle depuis le début.

Les déterminismes sociaux.

J’évoquais l’importance de ces déterminismes dans le billet de 2016, mais la cécité sélective a perdu l’information… À 1h35 le Bouseux : « Thomas Durand refuse de considérer que son vécu d’homme blanc puisse avoir une influence sur son point de vue et son discours car Thomas Durand est un être de raison pure. » Cette remarque du Bouseux vise ce passage du texte : « J’accepte d’avoir tort dans le regard que je porte sur les luttes sociales, mais je ne serai pas convaincu par un argumentaire centré autour de mon incapacité congénitale à être une femme ou un homme de couleur, ou (pour le moment du moins) un handicapé. » où mon propos est de dire que cet argument de la situation du locuteur n’est pas suffisant pour rejeter une parole. C’est pourtant ce qu’il se passait régulièrement sur mon Twitter au moment où j’ai écrit ces mots. Et encore une fois, comme dans tout le reste de cette vidéo, ce contexte est nié par le Bouseux. Réaction de privilégié qui n’a jamais eu à subir ce genre de comportement ?

On ne règle pas un problème en niant son existence.

C’est le type de comportement dénoncé dans mon texte -et en partie incarné par le Bouseux- qui a abouti à l’outing sauvage de la sexualité de Vled Tapas. C’est encore ce comportement qui a poussé ce même Vled a faire son outing de neuroatypique. J’ai vu mon collègue, mon complice, mon compagnon d’aventure souffrir de la grandiloquence morale twittosphérique que je veux pouvoir dénoncer sans qu’on me force à en apporter une description selon les normes de la littérature scientifique. La toxicité existe aussi dans votre camp, cher lecteur, quel qu’il soit, et vous avez le choix de laisser faire ou d’être vigilant.

Le Bouseux a choisi le confort en déclarant : « Personne ne prétend qu’un hétéro n’a rien à dire sur l’homophobie. Et si c’est le cas, ben prouve-le ! »

Hélas j’ai vu des gens tenir des propos de ce genre. Ils n’étaient pas rares à venir me le lancer à la figure sur Twitter en 2015 ou 2016.

Des exemples

A 1h06, le Bouseux nie une situation qui correspond pourtant à mon vécu « Si quelqu’un te dit « t’as pas à t’exprimer sur le sujet vu que t’es un homme », tu peux répondre « je t’emmerde, je vais parler quand même  » et il t’arrivera rien. » À moi, qui me suis montré bien plus poli que ça, et qui ai voulu questionner cette injonction au silence, il m’est arrivé un cyberharcèlement que sa vidéo trompeuse risque de réactiver. Je vais considérer que le Bouseux n’a aucunement conscience de cela. Ce faisant, je mise sur la connerie de celui qui parle sans se renseigner un minimum sur le contexte d’énonciation de ce qu’il veut démolir plutôt que sur la malveillance de celui qui voudrait inciter au harcèlement. Mais la charité a ses limites.

Je vois ici et là des gens abonder dans le sens du Bouseux et affirmer qu’il faudrait des exemples pour croire à ce comportement de justicier clavicole. Certains osent même jouer à l’apprenti zététicien en lançant « ce qui est affirmé sans preuve peut être réfuté sans preuve », principe qui ne s’applique pas aux récits du vécu des individus, aux témoignages de victimes de violences et d’oppression. Oseraient-il imiter les fachos qui font cette réponse au mouvement #MeToo ? Eh bien j’invite les lecteurs qui ont été victimes de ces agressions militantes à partager leur expériences avec des captures dans leur contexte, comme je l’ai fait ici par exemple.

Il y a de la violence partout, il y des idéologies intolérantes et xénophobes qui nous pourrissent la vie, et j’estime que c’est plutôt une bonne raison pour vouloir être soi-même moins toxique plutôt que davantage. Vous êtes bien sûr autorisé à penser l’inverse et aller dans le même mouvement vous faire cuire le cul (traduction : je ne transige pas sur ce principe).

Conclusion

Si vous avez deux heures devant vous, écoutez donc la critique du Bouseux. Vous pourrez constater l’écart monumental entre ce que dit mon texte (avec tous ses défauts) et ce que ce monsieur veut ou peut comprendre. Je ne connais pas le reste de son travail, mais celui-ci est l’œuvre d’un Raptor Dissident d’extrême gauche, adepte du clash-rigolard à la mauvaise foi assumée, pas d’un analyste critique. M’accuser d’être plus laxiste envers les conservateurs ne tient pas deux secondes devant un public au fait de ma production.

En résumé, j’ai subi une agressivité continuelle, j’ai voulu en faire une analyse, ce texte est plein de défauts, il est daté, mais je ne permets pas qu’on le transforme en autre chose qu’un appel à de meilleurs comportements. Le Bouseux remet une pièce dans la machine à shitstorm 5 ans plus tard avec une vidéo qui va convaincre des ignorants (ce n’est pas une insulte) que mon travail promeut des idées qui ne sont pas les miennes… Sans dire un traitre mot de ce travail riche de plus de 200 vidéos et de 5 livres. Cela ne semble pas l’intéresser, il est là pour clasher dans le but d’exister (Ceci est un procès d’intention. kestuvafaire ?)

Si vous connaissez le milieu sceptique ou mon travail, je ne suis pas très inquiet, vous devriez pouvoir repérer la caricature et les manœuvres manipulatoires (il y en a bien plus que celles que j’ai relevées). Mais voici le fond du problème : ceux qui découvriront mon travail à travers la lecture que le bouseux fait de ce vieux texte n’ont aucune chance de comprendre ma démarche. Si le but est de nuire à mon travail ou à ma personne, j’imagine qu’on peut dire que c’est une réussite. Si le but est d’apporter un peu d’intelligibilité aux disputes sur les postures et stratégies militantes, c’est plutôt un naufrage.

Je ne commettrai plus l’erreur d’accorder à ce genre d’extrémiste malhonnête le pouvoir de représenter autre chose que l’obsession personnelle de sa grandiloquence morale. Le bouseux ne représente rien, les justiciers clavicoles sont devenus plus rares en 2021. Ils sont, je crois, moins tolérés par les mouvements militants. Je subis moins leurs outrances, et je compte bien bloquer tous ceux qui s’amuseront à adopter un tel comportement avant qu’ils réussissent à me donner l’impression que le monde est rempli de leurs semblables. Je vous propose de faire de même : les ignorer, les bloquer, plutôt que leur accorder de l’attention et alimenter les escalades éristiques qui poussent comme des champignons.

Les militants progressistes ont toute ma sympathie, je leur souhaite d’avoir des débats utiles, d’argumenter avec justesse et d’avoir l’intelligence de ne pas perdre leur temps en s’attaquant à des gens qui font plus pour le progrès des mentalités que les excités rédhibitoires qui hurlent au facho comme d’autres amoindris scandent du « sale gauchiasse » par arc-réflexe. J’envoie mes pensées amicales aux militants qui sont atterrés qu’un Bouseux passe pour un représentant de ce qu’ils sont.

Non, le bouseux est juste un con. Bienheureux d’être écouté, enjoué de se glisser dans le rôle de l’analyste qui remet les points sur les I, encouragé par un public qui ne connait pas le travail de ceux qu’il critique, le con n’est pas forcément méchant. Le Bouseux, toutefois, n’est pas un con à cause de la nature ou de la société mais parce qu’il a choisi d’adopter une posture de justicier clavicole option vidéogramme, le genre de con qui a besoin de travestir la parole des autres pour se donner une chance de ne pas rater sa cible.

Le Bouseux est un Terriculum ridicula.

Acermendax

L’année 2019 s’achève. Et comme pour l’an passé, je veux dresser un petit bilan pour garder quelques traces des moments forts, et pour rendre compte de mon activité à tous ceux qui ont donné de l’argent (vous êtes plus de 500) et des coups de main ou des encouragements (vous êtes innombrables) au fil de ces 12 derniers mois.

L’année a commencé avec la publication de « Quand est-ce qu’on biaise ? » aux éditions Humensciences. J’espère que vous avez été nombreux à le lire, à le trouver utile, à l’offrir autour de vous. J’ai quant à moi pris beaucoup de plaisir à visiter quelques grandes librairies un peu partout en France pour échanger avec vous autour du livre, de la Zet et de la TeB.

Le jour de la sortie de ce livre, j’étais en Bretagne pour interviewer un héros de la pensée critique, le Dr Edzard Ernst, l’un des plus grands spécialistes au monde des médecines non conventionnelles, auteur de nombreuses études et de plusieurs livres sur le sujet.

En février 2019 je suis passé sur Direct 8 et j’ai déjà dit ce que j’avais à en dire ici : « Mendax chez « Balance ton Post ». QUOI ? – Vlog ». À cette occasion, j’ai croisé Bruno Charvet, un médium qui fait l’actualité Sceptique depuis quelques jours puisqu’on a démontré qu’il baratinait grâce à une personne qui a participé à son émission pour tester s’il faisait bien ce qu’il prétend faire. Sachez que je suis de près le travail de Clément Freze sur le sujet et qu’on vous concocte un petit quelque chose pour janvier 2020.

Comme l’an dernier, j’ai parcouru pas mal de villes pour présenter des conférences devant un public toujours plus nombreux et grâce aux efforts des organisateurs qui débordent d’idées, d’énergie et d’initiative, que ce soit à Nice, Dijon, Mulhouse, Poitiers, Namur, Paris, Montbrison, Strasbourg, Fleurance, Créteil, Villeurbanne, Saint-Tropez ou Marseille. J’ai participé aux salons du livre de Besançon, de Quiberon et de Saint-Etienne. J’ai particulièrement adoré mon passage à Nantes pour les Utopiales et leur offre de conférences toutes plus passionnantes les unes que les autres.

Avec l’ASTEC en 2019, j’ai donné des formations sur l’esprit critique à divers publics, dans des collectivités locales, la Préfecture de Nancy, des Universités (Metz, Cergy, Strasbourg…) ou au CNRS, mais également (et ça c’est nouveau) dans des entreprises où les outils de la pensée critique ont finalement des choses à apporter sur la manière dont on réfléchit à des projets. Cette activité de formation est pour l’association une source de revenus qui permet d’assurer un salaire pour le seul employé : moi.

Avec Vled et Loki, nous avons tourné 3 vidéos pour le programme RaccourSci en collaboration avec l’ACFAS, une association de promotion des sciences au Canada. Et nous avons même fait une visioconférence avec Montreal pour parler de vulgarisation des sciences avec des étudiants qui désirent en faire leur métier. Un autre jour, j’ai pu discuter avec des collégiens de Belle-Île-en-Mer, c’est moins loin que le Québec, mais là j’y suis allé en vrai.

Pour les 80 ans du CNRS et les 50 ans du four solaire d’Odeillo je me suis rendu loin dans le Sud, où j’ai pu passer quelques jours à la montagne, animer une table ronde sur le thème de l’énergie, mais aussi croiser une dame en guerre contre les ondes électromagnétiques et bien décidée à imposer son point de vue (Episode qui relève à la fois de l’exercice d’analyse d’un discours faux, biaisé et trompeur et de la pure perte de temps compte tenu des attaques auxquelles s’est livré la dame pour faire disparaître ce travail). Et encore une fois j’ai pu profiter de la gentillesse de ceux qui m’invitaient.

En 2019 on m’a proposé de participer à un TEDx et j’ai accepté à la condition de pouvoir critiquer les TEDx, ce qui a ravi les organisateurs de TEDx Beauvoisine (à Rouen) ! Puis j’ai enchaîné avec le TEDx Toulouse qui se déroulait dans une salle de 800 places pleine à craquer : un joli moment.

En 2019 on a vu se prolonger la crise de l’homéopathie initiée en mars 2018 avec la tribune dans le Figaro. J’ai consacré beaucoup de temps à la question, j’ai sorti une série de vidéos (presque achevée) et un livre aux Editions Matériologiques « Connaissez-vous l’Homéopathie ? »… J’ai également une conférence sur le sujet, et en fonction du public, elle peut déboucher sur des discussions relativement corsées.

En 2019, il y a eu quelques Entretiens Sceptiques, un format vidéo où il est question de confronter une position au questionnement sceptique. L’exercice est périlleux, car il ne doit pas se transformer en débat ou en dispute, mais offrir malgré tout une résistance aux affirmations dont on peut estimer qu’il faudrait en douter. Initialement ce format était appelé Entretien Epistémique, mais très vite j’ai dû me rendre à l’évidence : le format vidéo (en tout cas sur la TeB) n’offre pas les conditions nécessaires au déroulement d’un véritable entretien épistémique : la présence d’un public, d’un enjeu social à la fois pour mon contradicteur et pour moi, biaise forcément l’entreprise. Le participant n’est pas dans une position où il peut aisément abandonner ses mauvais arguments, encore moins ses croyances (idem pour moi). Le nouveau nom décrit mieux la démarche : une invitation au doute face à des invités qui estiment être légitimes à affirmer des choses.

En 2019 on a fait 13 Tronche en Live avec 17 invités, la plupart chercheurs ou médecins, sur des sujets allant de l’Intelligence artificielle à la maladie de Lyme en passant par la sociologie et la philosophie. Je continue d’être très fier de ce format qui est rendu possible par l’implication de toute une équipe autour de moi, et le soutien, notamment, de la ville de Nancy qui nous donne accès à de très belles salles pour recevoir le public ; je pense que vous devriez vraiment essayer de nous rejoindre sur place si vous le pouvez, c’est mieux en vrai ! Souvenir particulier pour l’émission sur le climat tournée à Lyon par une chaleur de 36°C !

En 2019, je suis allé au congrès « Bible et Science » de Mulhouse, avec deux consœurs de l’ASTEC, nous avons pris des images de deux jours de conférences assez surréalistes ; l’idée centrale de ces gens est que la Terre a moins de 10.000 ans, et que la science leur donne raison. Un gros travail de dérushage est nécessaire, il n’a pas pu avoir lieu à ce jour, mais je crois pouvoir vous promettre quelques moments frappants quand on pourra mettre ça en ligne.

En 2019 j’ai créé un nouveau format en collaboration avec la radio RCN : le Bénéfice du Doute, dédiée à douter de plein de choses. Nous avons abordé l’intelligence des plantes, le mentalisme, le contrôle d’internet, le paranormal ou les liens entre vaccins et sclérose en plaques. 11 Numéros ont été enregistrés dans les conditions du direct. Aucun budget n’est alloué à ce format qui n’existe que parce que le contexte le permet.

En 2019 j’ai sorti « L’Evolution : Ca marche ! » aux éditions du Seuil. Un peu la suite de L’ironie de l’évolution , ce livre présente les arguments créationnistes, les pires comme les meilleurs, et la manière dont on peut leur répondre (donc oui, ça fait 3 livres en 2019…).

En 2019 la Tronche en Biais a eu 5 ans, j’ai reçu chez moi le « trophée » Youtube des 100k abonnés, vous avez passé 170 ans devant la chaîne (plus de 410 ans depuis nos débuts). L’équipe de la TeB et de l’ASTEC s’est enrichie de gens motivés qui m’accompagnent et me conseillent. On a même sorti une chanson que j’ai écrite (et on en prépare d’autres). Coté détente, je me livre désormais, de temps à autres, à des lectures épiques

Désolé, 2019, je n’ai pas réussi à gérer mes mails en temps et en heure, j’ai oublié des rendez-vous, j’ai renoncé à lire beaucoup de commentaires de plus de 20 lignes, je n’ai pas répondu à toutes les sollicitations. Bref, le temps devient une ressource limitée, je ne suis pas suffisamment organisé, et c’est très frustrant compte tenu de tous les sujets que l’on voudrait traiter et que vous nous suggérez régulièrement.

J’ai à peine vu passer 2019, tant j’ai vécu de moments intéressants, et c’est grâce au public qui répond présent, partage le travail que nous mettons en ligne avec mes amis de l’ASTEC, fait connaître nos formations, nos vidéos et mes livres.

2020 s’annonce au moins aussi bien. Avec des conférences qui se programment, avec deux livres dans l’année, des Tronche en Live qui abordent des sujets passionnants, avec j’espère très vite la location d’un local pour installer les décors de futurs épisodes scénarisés, etc. Cinq ans après les débuts de la TeB, et sans savoir trop de quoi demain sera fait, je veux redire ma fierté de prendre part à un mouvement de curiosité, d’émancipation, de remise en question constante, et cela même s’il y a quelques jours à peine nous avons publié une vidéo « Y en a marre des zététiciens », car c’est en fait (et ils le savent) une façon de leur dire qu’on les aime trop pour ne pas vouloir qu’ils s’améliorent encore.

Il nous reste à écrire les 5, voire les 50 prochaines années…

Acermendax
Invité : Clément Freze, Mentaliste.

Editorial

Nous n’avons pas toutes les réponses. Le monde est peuplé de phénomènes auxquels nous ne comprenons pas tout. Il faut donc être prudent et garder l’esprit ouvert à la réfutation de nos idées. Parmi ces idées, il y a la croyance dans le paranormal, les facultés de l’esprit, et de manière générale les capacités de ce qu’on appellera les médiums. Nous ne manquons pas de personnes qui prétendent pouvoir lire dans l’esprit des autres, dans leur avenir, dans leur passé, ou bien disent entendre la voix des défunts.

Le médium, par définition, se veut un intermédiaire. À l’interface entre le monde banal et celui des esprits, les médiums se font les interprètes de ce qui est censé échapper aux autres. Mais peut-on avoir confiance ? Nous savons que le monde contient des menteurs, des escrocs, des aigrefins, des faussaires, des mythomanes, des fous ou des farceurs. Il faudrait pouvoir les distinguer de ceux qui possèdent réellement des facultés paranormales.

Si ces pouvoirs existent, nous avons tous intérêt à les reconnaître, à les cultiver, à honorer ceux dont les talents extraordinaires peuvent nous permettre d’appendre des tas de choses et de réaliser des prouesses. Et on pourrait s’attendre à ce que cela change notre quotidien.

À quoi pouvons-nous nous attendre dans un monde  où il y aurait de « vrais » médiums ?

  • Les mediums devraient être capables de compléter, sous la dictée, l’œuvre inachevée de grands artistes disparus. Et nous pourrions découvrir des inédits de Flaubert, Tolkien ou Freddy Mercury.
  • Les grands artistes du passé pourraient authentifier sans peine les œuvres dont la paternité reste douteuse, et enrichir considérablement nos connaissances sur l’histoire de l’art.
  • Les historiens pourraient revivre en détail le quotidien de nos ancêtres en interrogeant des esprits ou bien les vies antérieures de ceux qui jadis ont connu le temps des pharaons. Ils en tireraient des informations vérifiables que l’on ne saurait obtenir sans ces capacités. Quel progrès dans la recherche en histoire !
  • Les personnes assassinées trouveraient des interlocuteurs idéaux pour révéler leur calvaire. Aucun tueur en série ne pourrait sévir bien longtemps. Jack l’Eventreur serait démasqué aujourd’hui, preuve à l’appui. Et la police embaucherait des voyants désireux d’apporter leur aide.
  • Les jeux d’argent, la loterie, seraient une activité périmée, car les voyants trouveraient à chaque fois le bon numéro et pourraient en faire profiter des œuvres de charité.
  • Les cracs boursiers seraient anticipés par les équipes de consulting paranormal des grandes entreprises.
  • Les défunts nous apporteraient des informations de valeur, des détails sur des relations gardées secrètes, l’emplacement de documents confidentiels, d’innombrables détails inconnus et vérifiables.

Si l’on n’observe pas toutes ces prouesses désirables et profitables à tous, il doit y avoir une raison. La réponse facile est « On nous cache tout, on veut pas qu’on sache » de type conspirationniste, mais il y a probablement une meilleure explication. Même dans l’hypothèse où les facultés médiumniques existent, la plupart de ceux qui disent en avoir disent peut-être des sornettes. Et alors il est crucial de ne pas se laisser avoir.

Un remède peut être la question que posent tous les sceptiques : «  Quelle raison me donnez-vous de vous croire plutôt que de penser que vous vous trompez ou que vous essayez de me tromper ? »

Et pour en parler, je reçois un trompeur professionnel, un manipulateur revendiqué, un menteur honnête, le mentaliste Clément Freze.

Vous trouverez ci-dessous le script du film, plus exactement de la partie fictive, un documenteur intitulé « Le Dernier Secret de Babylone »

 

PROLOGUE

Narration (avec la voix de Vous-savez-qui)

Ceux qui consignent l’histoire n’en savent pas tous les détails. Ceux qui l’enseignent en occultent les parties les moins commodes.

Le passé s’estompe. La mémoire trahit les faits. Et la vérité devient incroyable.

Pourtant, les signes sont toujours là, cachés en pleine lumière. Et depuis les profondeurs du temps les vestiges, les ruines et les symboles nous murmurent qu’ils n’ont pas oublié.

Mais pour nous qui vivons aujourd’hui au fond d’une caverne, la réalité du monde est aveuglante. Il nous faudra suivre un chemin ardu, un indice après l’autre, avant d’espérer atteindre Le dernier secret de Babylone.

Cette enquête extraordinaire à travers le temps nous conduira à Babylone, Rome et Pergame, à Palmyre, Antioche et Melbourne, sur le Mont Olympe, dans le triangle des Bermudes et dans les Îles Galápagos.

Personne n’était préparé à accepter ce que nous allons vous révéler.


 

Vled — Évidemment, c’est très séduisant. On voudrait connaître la suite, savoir ce que recèle ce passé perdu. Mais si ce qu’on nous annonce a un rapport avec la réalité alors il vaudrait mieux être en mesure d’évaluer la crédibilité de ce que l’on nous dit. Et cela est valable pour tous les types de discours.

Nous demanderons leur avis à un panel d’experts travaillant sur les idées, en particulier les plus attractives, celles qui nous séduisent et savent prendre toute la place dans notre cerveau sans être forcément, complètement vraies.

Nous vous proposons de découvrir Les Lois de l’Attraction Mentale.

 

 

 

Partie 1 – Mystère & Initiation

Babylone, « porte de Dieu » où la civilisation commence. Dans la première mégalopole de l’Histoire humaine se dresse la tour qui touche le ciel. De la tour, il ne reste rien, et les humains depuis n’ont jamais parlé une seule et même langue. Mais demeure le nom de Babylone, la ville aux 43 temples sur laquelle Nabuchodonosor régna durant 43 ans.

La gématrie est une ancienne science des lettres et des chiffres, l’ancestral moyen de cacher dans les nombres et les mots les messages les plus précieux. Babylone a pour valeur 77[1]. La symbolique du chiffre 7 camoufle le véritable sens de Babylone. Observez : 77 = 43+34. 43 à l’endroit puis 43 à l’envers.

Le psaume 77, versets 43 à 72 parle d’un « arc infidèle » et d’une montagne de Sion. Or si nous calculons 77 divisé par arctangente 77, nous obtenons 49,42, soit 43+7.

Or, où trouve-t-on 7 montagnes ?

Quelques siècles, mais surtout trois mille kilomètres séparent Babylone de Rome, deuxième capitale et phare du monde. Et 3 sera notre deuxième indice. C’est encore la Bible qui nous le confirme dans le psaume 43, verset 3 « Envoie ta lumière et ta fidélité! Qu’elles me guident, Qu’elles me conduisent à ta montagne sainte et à tes demeures ! »

Mais peut-on se fier à la Bible ?

La sourate 43, verset 43 du Coran dit : « Tiens fermement à ce qui t’a été révélé car tu es sur le droit chemin. » Quant à la 77  elle répète 10 fois « Malheur, ce jour-là, à ceux qui criaient au mensonge. »

Le Coran et la Bible peuvent nous tromper, aussi est-il plu sage de nous tourner vers le grand livre de la nature. Observons. La ligne droite qui relie Rome à Babylone mesure trois mille kilomètres, mais surtout elle forme avec l’équateur terrestre un angle de… 43 degrés.

Pour les mathématiciens, 43 n’est pas un nombre ordinaire.

[à l’écran : *Nombre premier. *Possède un jumeau (41) *Possède un cousin (47), *Possède un sexy (37) –> entouré par 3 (TROIS) nombres premiers.

De plus 1/43 = 0,0232, soit (Pi-Phi)² x 100]

Mais souvenons-nous de regarder au-delà des apparences et des fausses pistes.

43 c’est également 42 + 1. La Bête de l’Apocalypse règnera 42 mois, tel qu’annoncé dans la Bible de Gutenberg dont les pages comptent 42 lignes.

Au-delà des apparences, il y a le fait que la distance Rome-Babylone ne fait pas exactement 3000km. En réalité cette distance est de 2997 km[2]. Ce chiffre, les physiciens le connaissent. C’est la vitesse de la lumière.

[A l’écran : psaume 43:3 « Envoie ta lumière et ta fidélité !]

Comment ne pas chercher le sens de ces coïncidences ? Devant cette succession de faits aisément vérifiables, un choix s’offre au chercheur de vérité. Oserez-vous lever le voile du mystère et découvrir avec nous où cet équateur penché à 43° veut nous emmener ?

 

 

2. Intuition

Babylone et Rome n’étaient que le point de départ de notre quête. Nul ne peut nier l’étonnante précision avec laquelle furent construits des sites historiques d’une grande importance dans l’alignement de l’équateur que nous avons découvert.

Le nom du lieu du deuxième plus grand pèlerinage du monde chrétien signifie « Champ d’étoiles ». On nomme également chemin des étoiles le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Le lieu saint se trouve dans l’alignement parfait de l’équateur Rome-Babylone.

Est-ce sa proximité avec le chemin des étoiles qui fait de Rennes-le Château un lieu de mystère en lien avec le trésor des Templiers ? La tradition religieuse est probablement l’un des moyens par lesquels les indices de ce message ont traversé les millénaires, car nous constatons l’alignement de sites spirituellement très chargés.

Antioche, premier lieu où les disciples du Christ furent appelés chrétiens, puis place forte des Templiers. Sardes, sur le Pactole, où l’on trouve la plus grande synagogue de la diaspora juive de l’Antiquité. Kerbala, l’un des plus hauts lieux saints de l’Islam chiite. Les trois religions du livre ont un lien avec le message que nous tentons de déchiffrer. Mais elles ne sont pas les seules. À des milliers de kilomètres, dans la dernière capitale royale du Sri Lanka, le Temple de la Dent conserve une relique sacrée du Bouddha. Il est, bien sûr, sur notre équateur. Ainsi que Nippur, qui fut l’emplacement du culte d’Enlil, lequel fut supplanté par celui de Marduck… à Babylone.

Aligné également est Al-Qurnah considéré par les apologètes comme le probable emplacement de l’Eden.

Il est un autre lieu, que la main de l’Homme n’a pas construit. Un lieu qui constitue un symbole sans pareil de l’élévation spirituelle. Le Mont Olympe appartient à ce colossal ensemble que dévoilent nos recherches. Il culmine à 2917 mètres.

[29-17=4×3 (43) et 29×17= 493. On obtient encore 43 avec, au centre, le nombre 9, nombre divin s’il en est. 2+91+7= 100. La montagne contient la constante phi : (2+91+7)/3*phi = ]

L’impérieuse montagne nous confirme que les nombres 3 et 43 sont au cœur du mystère. Un mystère qui relie l’Eden, les trois religions du livre, le bouddhisme et la montagne la plus sacrée du monde grec, mais aussi… une croyance née au 20ème siècle.

À des milliers de kilomètre à l’ouest, l’équateur à 43° traverse le Triangle des Bermudes sur 390 km. L’existence de cette zone où disparaissent bateaux et avions[3] ne fut reconnue que dans les années 1950, mais son emplacement ne doit rien au hasard et il n’était pas inconnu des bâtisseurs d’autrefois.

[3+9 = 12 = 4 x 3. 43]

Les incrédules parleront de coïncidences. Pourtant, nul ne sait expliquer la précision de ces alignements, la résonnance des symboles qu’ils contiennent. Nul ne sait quel projet d’envergure planétaire, coordonné, développé sur des siècles et des siècles a pu mobiliser une telle énergie. Pour le savoir, nous sommes obligés de continuer l’enquête.

 

 

 

3. Angoisse & monde juste

Que veulent nous dire les bâtisseurs des hauts lieux alignés autour de la Terre ?

Nous ignorons les savoirs partis en fumée dans l’incendie de la Bibliothèque d’Alexandrie, ou dans la ruine de celle de Pergame, située sur notre équateur. Quels signes furent à jamais perdus dans les destructions et les guerres qui éclatèrent tout au long de l’équateur penché à 43° ?

Palmyre, merveille du désert, détruite par les Talibans. Pour quelle raison ? Combien d’autres sites sont-ils déjà perdus, combien d’autres sont menacés ? Qui pourrait avoir intérêt à empêcher que nous ayons connaissance de cet ancien secret ? Que se passera-t-il si nous le décryptons trop tard ? Aurons-nous le temps ?

Notre équateur forme autour du globe terrestre une bande équidistante de deux points : les pôles. Tous les deux situés en pleine mer, loin de toute trace humaine. Notre pôle Nord, toutefois, indique le temps qui passe.

Il est situé à exactement 121 km de la ligne de changement de date qui traverse le Pacifique, et à 10.070 km de notre équateur. Une fois encore, les chiffres parlent d’eux-mêmes.

(10 070 +121 = 10 191 = 43 x 237 — 4 x 3= 12 et 2+3+7 = 12. 12+12 =24 (comme les 24h de la journée)… mais aussi 42 à l’envers.]

Au changement de date, 42 devient 43 et la boucle est bouclée. Il reste à savoir quelle date est annoncée par cette immense énigme.

Kerbala, Mytilène, Pergame, Palmyre, quelles étaient les chances pour que ces sites de l’Antiquité s’alignent parfaitement, quinze mille kilomètres plus loin, avec Melbourne ? La ville Monde australienne, nommée en 1835 en l’honneur du mentor de la reine Victoria, fut un temps la cité la plus riche du monde. Ses fondateurs savaient-ils que cette position si spéciale lui vaudrait un succès aussi époustouflant ? Est-ce par hasard si c’est sur un autre point de l’équateur à 43°, à Corte que fut rédigée en 1755 la première constitution démocratique, vingt ans avant celle des États-Unis d’Amérique. Son auteur, Pascal Paoli, fut inhumé dans l’Abbaye de Westminster.

Ceux qui ont choisi ces lieux bien particuliers pour marquer l’histoire humaine ; à l’instar de Darwin, comme nous le verrons plus tard, étaient-ils les instruments d’une société occulte ou d’ingénieux autodidactes animés de la même recherche que la nôtre ?

Ont-ils comme nous constaté l’impossibilité d’expliquer par le hasard l’alignement de Pampelune, Blaundos, Apamée, Corte et du Mont Athos ? Sans doute savaient-ils que la bibliothèque de Pergame, en son temps, était dédiée à explorer le sens caché des textes.

Pourtant, aujourd’hui encore, aucun lien n’est reconnu entre ces sites par les autorités scientifiques. Pourquoi la science ne s’intéresse-t-elle pas à ces mystères ? Pourquoi les vraies questions ne sont-elles pas posées ?

Nous ne pouvons pas être les seuls à effectuer ces travaux. Qu’est-il arrivé à ceux qui, avant nous, ont cherché à résoudre ce mystère ?

 

 

4. Vision du monde

Toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence[4]. [Arthur Schopenhauer].

Les dogmes, les discours officiels, les conflits d’intérêt défigurent la réalité. Ceux dont la démarche est une authentique recherche de la vérité ont le courage de dépasser la pensée unique et le jugement d’autrui.

Il fallut cette sagacité et cette détermination pour prouver que la ville de Troie, immortalisée dans l’Iliade d’Homer, n’était pas seulement un mythe mais une cité bien réelle, une cité que l’on retrouve à 73 km de notre équateur penché.

[ 73 / 3 = 24,333 – 42 à l’envers plus 1/3]

Combien d’autres mythes sont plus véridiques que le contenu des livres d’histoire ?

Pourquoi Charles Darwin a-t-il traversé le monde entier pour aller mêler à jamais à la théorie la plus importante des sciences du vivant le nom des îles Galápagos, situées à l’intersection entre l’équateur actuel et notre alignement sacré ? Darwin publia en 1859 [1859 = (43×43 +10)] sa théorie dans un ouvrage intitulé : De l’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle, ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie.

C’est la place de notre espèce dans le cosmos qui était soudain questionnée.

De notre place il est question lorsque l’on s’avise que le ruban équatorial penché traverse non seulement le Triangle des Bermudes et le mont Olympe, mais aussi des montagnes sous-marines [Earhart, Crough et Medina], le site des Sphères Mégalithiques du Costa Rica ou encore le point culminant du Panama, le Volcan Barù, endormi depuis 15 siècles.

[Altitude : 3474 m… à l’envers 4743].

On peut soupçonner que la clef de l’énigme réside en un endroit insoupçonnable, où nul colossal édifice ne signale l’emplacement d’un trésor. Peut-être le site le plus ancien de tous ceux que compte l’équateur ?

C’est dans l’ouest australien que nous le trouverons. Le Mont Augustus, le plus grand monolithe du monde[5], a plus de 1600 millions d’années. [Valeur de ‘Augustus’ = 129 =43×3. Altitude : 825m (8+2+5=15). Retenez ce 15]. Quel autre lieu aurait pu symboliser plus magistralement la profondeur du temps ? Il est curieux de constater qu’il porte le nom du premier empereur romain, celui qui tenta de restaurer les collections de la bibliothèque de Pergame. Mais notre enquête recèle une ultime étape à ce jour. Un autre monolithe. Pas au milieu du désert cette fois, mais en pleine mer, et beaucoup plus près du point de départ de notre voyage !

Il s’agit d’une île bordée de falaises, un monolithe haut de 645 mètres. (645 = 15 x 43. 6+4+5 = 15. On retrouvait 15 dans le Mt Augustus]. Le nom de l’Île de Montecristo est une nouvelle référence à la religion. Quand au célèbre roman d’Alexandre Dumas, il nous signifiait l’existence d’un fabuleux trésor. Quelle connaissance Dumas avait-il vraiment de cette île inhabitée ? Pourquoi est-elle interdite à toute présence humaine[6] ? Après Babylone, Melbourne, Antioche et l’Olympe, notre enquête désigne cette île minuscule, mais il reste beaucoup à découvrir. D’autres sites attendent que nous trouvions le sens que leurs bâtisseurs voulaient leur donner. D’autres recherches doivent être menées, sans attendre que les élites officielles s’emparent de ces questions, au risque qu’une chape de plomb s’abatte sur ce projet.

 

Le passé attise la convoitise des faussaires, il est trahi par appât du gain, maquillé au profit de belles histoires qui donnent à leurs auteurs du pouvoir sur les crédules. Notre travail nous permet de vous informer, au-delà de ces apparences, au-delà de vos attentes. Mais pour que continue ce travail qui dérange en haut lieu, nous avons besoin de votre soutien. Vous avez votre rôle à jouer dans la résolution de cette énigme du fond des âges : apportez votre contribution, lâchez des thunes, faites péter l’oseille !

Si c’était cela, le dernier secret de Babylone ?

 

 


[1]                      En réalité cette valeur est de 76. Mais nous avons conservé le résultat d’une première erreur de calcul.

[2]                      Uniquement quand on cherche à obtenir ce nombre en jouant sur divers paramètres.

[3]                      En réalité le taux de disparition dans cette zone n’est pas spécialement élevé en regard de sa fréquentation.

[4]                      Cette citation de Schopenhauer est évidemment éloignée de la réalité pour nombre d’idées et de découvertes, mais elle permet aux défenseurs d’idées saugrenues de se rassurer.

[5]                      Prétention touristique. En réalité il ne s’agit pas d’un monolithe mais d’un anticlinal asymétrique.

[6] En réalité, on compte 2 habitants permanents, membres du Parc national de l’archipel toscan.


Prochaines émissions

TenL#98

Les pseudosciences autour de l’autisme

Cécile Lafitte

17 mars 2021 – 20H. Uniquement en ligne sur YouTube.

Les troubles du spectre autistique sont très variés, parfois handicapants, parfois non. L’origine exacte de cette condition n’est pas connue par le menu, mais la science a écarté des hypothèses qui ont la vie dure, jusque dans le corps médical. La mauvaise compréhension de l’origine de l’autisme débouche logiquement sur de mauvais traitements, sur des retards de prise en charge et sur un jugement social que rien ne justifie. Et si nous redressions nos méconceptions à ce sujet ?


Le Bénéfice du Doute #17

Les sciences de la guerre & de la paix

Gabriel GALICE & Quentin CENSIER

26 mars 2021 – 18H

Dans le cadre du Festival Géopolitique de Grenoble.

Vivre en paix nous semble préférable à un état de guerre, cela ne veut pas dire que nous savons à coup sûr tracer la frontière entre les deux ni décrire parfaitement les mécanismes qui font passer de l’une à l’autre. La guerre est parfois spectaculaire, elle peut aussi rester invisible. Elle est dans les mots, dans les représentations, dans les informations tronqués, stipendiées ou invisibles. La paix n’est pas toujours sereine, elle est un combat et ne s’obtient pas sans justice. Peut-on éclairer ces questions avec des disciplines scientifiques. Existe-t-il un moyen d’œuvrer pour la paix qui, comme la médecine, puisse être fondée sur les preuves ?


La Tronche est à VOUS #3

Peut-on parler des ovnis ?

La parole au public

En présence de Francine CODIER et Patrice SERAY, qui connaissent les dossiers et pourront vous répondre.

6 avril février 2021 – 20H. Sur le Discord de l’ASTEC.


TenL#99

Le discours de Thierry Casasnovas est-il dangereux ?

L’Extracteur (collectif)

14 avril 2021 – 20H. Uniquement en ligne sur YouTube.

Depuis plusieurs années les sceptiques et les acteurs de la lutte contre les dérives sectaires alertent au sujet des contenus de Thierry Casasnovas, gourou de la « santé naturelle » . Sans aucune formation médicale ou scientifique, coutumier des approximation et des mensonges, il s’adonne )à un exercice illégal de la médecine et éloigne des malades d’un parcours de soin qui leur apporterait des chances de guérison. Tout cela est noyé derrière la façade du bon sens et de quelques conseils diététiques pas toujours idiots. Mais surtout le business passant avant tout, il a effacé des centaines de ses anciennes vidéos pour se donner une image plus respectable et conserver l’emprise mentale qu’il exerce sur ses proies.


Le Bénéfice du Doute #18

Le GEIPAN, ça sert à quoi ?

Roger Baldacchino

SOON

Les détails des lives sont toujours annoncés sur nos réseaux : Facebook, Twitter et YouTube.


Et puis, tant qu’on y est…

Prochains événements où vous pourrez nous voir.

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Suivez ce lien pour lire le droit de réponse de Loïc Chaigneau

Cliquez ici pour consulter l’article sur lequel porte cet échange


 Monsieur Chaigneau,

Le droit de réponse est important, et je vous remercie d’avoir apporté votre contradiction de manière courtoise et argumentée. J’ai toutefois des précisions à apporter à mon tour, après votre réponse. Les voici.

« Vous jugez mon propos « stupide, stérile et arrogant ». Pourtant, il me semblait avoir été tout à fait courtois dans cette vidéo et ne m’en être pris à aucune personne physique.»

Vous avez raison de préciser que je jugeais votre propos, mon commentaire ne s’appliquait donc pas à votre personne. C’est pourquoi je suis étonné qu’à la phrase suivante vous compariez ma critique à une attaque ad personam. Par la suite, vous justifiez votre critique de la zététique, mais elle n’est pas l’objet de l’article auquel vous voulez répondre, et vous sombrez à cette occasion dans le procès d’intention :

«   En guise de réponse, vous avez préféré prendre un biais détourné, plus facile, plus sensible : celui de vous en prendre, sans aucune preuve réelle, à mon activité, et ce qui en dérive. Je laisse vos lecteurs juger de l’honnêteté de votre critique. »

Sans votre vidéo sur la zététique, que l’on m’a fait découvrir via Twitter, je n’aurais pas appris votre existence, ni celle de votre activité prétendument thérapeutique. Voilà pour le contexte. Pour ce qui est du fond, j’ai exposé dans mon article les critiques que l’on peut faire à ce genre de pratiques. Et tel était le vrai sujet de l’article auquel vous demandez un droit de réponse.

«  Je terminerai cet avant-propos en rappelant brièvement que vous avez longuement insisté, sans aucune preuve sur « l’entreprise lucrative » que représentait la « physiopathie ». J’exerce en profession libérale sous le régime de la micro-entreprise, le cas échéant il est donc tout à fait possible d’avoir accès à mon Chiffre d’affaire annuel. Là-encore, peu de « mystère », contrairement à ce que vous laissez penser à vos lecteurs puisque mon C.A de 2017 ne dépasse même pas les 1000 euros. De plus, j’occupe un emploi « alimentaire » à mi-temps pour couvrir les besoins de ma famille. »

Voici ce que j’ai écrit le 27 septembre sur Facebook : « [La physiopathie] est intéressante car elle présente tous les aspects de l’entreprise lucrative pensée pour exploiter les biais habituels. »

Je n’ai à aucun moment écrit que cette activité était bel et bien lucrative, mais qu’elle possédait les “aspects” d’entreprises lucratives. Je reconnais que la rédaction était malhabile, et pouvait laisser sous-entendre que votre entreprise est elle-même lucrative en ce sens qu’elle vous enrichit. Il n’en demeure pas moins que vous vendez un certain nombre de services, comme nous le verrons ci-après.

 

«  Dans le cas des  dites « médecines alternatives » nous sommes face à un vide juridique dont beaucoup de praticiens aimeraient d’ailleurs qu’il soit comblé. Déposer une marque est le seul moyen de ne pas voir des hypothèses de travail, des propositions, des techniques etc. prendre tout et n’importe quelle forme. Or, c’est ce qui s’est produit avec la naturopathie ou l’ostéopathie un temps, car aucun cadre ni juridique ni formel n’a été institué laissant ainsi la possibilité à n’importe qui de faire n’importe quoi… »

Vous auriez pu choisir de faire valider ces hypothèses en soumettant vos démonstrations ou à tout le moins un faisceau d’indices permettant de les étayer à la revue par les experts des domaines de la santé. Vous avez opté pour l’exploitation commerciale de vos « théories », sans bénéficier d’une quelconque validation scientifique. C’est votre droit, personne ne le conteste. Mais c’est un choix que vous avez fait sciemment et il est juste de le rappeler : la physiopathie™ n’est pas une théorie scientifique, elle ne répond à aucune des exigences de la médecine, mais elle est une marque arborant des prétentions à guérir les individus assez mal informés pour penser le contraire.

 

« à aucun moment je ne me prétends médecin, ni docteur en médecine générale ou spécialisée. De même, à aucun moment je n’ai énoncé de diagnostic à aucune personne que ce soit. »

Vous ne nous ferez pas l’affront de prétendre que la naturopathie n’est pas présentée, pratiquée et vécue comme une forme de médecine. Vous l’appelez vous-même, y compris dans votre droit de réponse, une « médecine alternative », et votre site emploi le vocabulaire afférent à la pratique médicale (« Techniques et outils de santé du praticien », « Consultations en cabinet ») et présente même un onglet « Thérapies Psy ! ». C’est bien une pratique à visée thérapeutique (acouphènes, insomnie, perte de poids, etc.). Vous vendez vos services à des personnes qui sont en recherche de soins. Cela pose à mes yeux un grave problème éthique.

« Mon activité est déclarée et je suis en règle. »

Que votre action soit légale n’implique pas qu’elle soit moralement acceptable. Je n’ai jamais prétendu que vous agissiez dans l’illégalité, je soulignais le manquement éthique qu’il y a à se livrer à une activité qui profite de la crédulité des gens en demande de soin. C’est ma seule critique, et vous n’y répondez pas.

«Mais ici l’enjeux est juste d’entrevoir que si encore une fois la santé et la médecine ne sont pas des sciences exactes, il existe une part de probabilité de trouver une porte de sortie dans la maladie, et cela sans qu’il soit nécessaire de rejeter la médecine conventionnelle.»

En mentionnant une « porte de sortie dans la maladie », voilà que vous réaffirmez une visée thérapeutique, dont vous reconnaissez de plus l’incertitude en vous rattachant à « l’existence d’une part de probabilité ». Même sans « rejeter la médecine conventionnelle », vous vous placez en dehors de tout protocole de validation de vos pratiques alors qu’il est établi que ces protocoles sont le moyen le plus sûr de protéger les individus contre les mécanismes cognitifs qui conduisent trop souvent à croire en l’efficacité de thérapies illusoires. Vous vendez des services promettant, par exemple, de « vous débarrasser de vos acouphènes », et l’éthique exige que de telles allégations s’accompagnent de preuves.

« D’abord, je ne vends aucune « formation » a l’heure actuelle et surtout dans le domaine qui nous intéresse. Ensuite, j’ai proposé depuis la rentrée scolaire de cette année, des stages et des conférences. Aucun stage n’a été donné à ce jour.»

Ce que votre site propose, ce sont des « stages », et des stages sont des formations, que vous en conveniez ou pas. Ensuite, que vous ayez ou non une clientèle, que vous vendiez ou non ces formations, c’est une toute autre affaire, et ce n’est pas le sujet de mon article.

« C’est vous et vous seulement qui parlez de « médecine ». Pour ma part et tout au plus, j’ai évoqué la notion de « méthode » au sujet de la physiopathie, en plus d’avoir mis en garde sur le fait que je ne sois pas médecin. »

Nul ne s’attend à ce que vous avouiez avoir exercé illégalement la médecine. Ceux qui le font le nient constamment, et du reste je ne vous en ai pas accusé du tout !

Mais vos dénégations n’empêchent pas l’existence de l’effet psychologique d’un mot comme physiopathie™, lequel sera immédiatement associé à : homéopathie, ostéopathie, naturopathie, des pratiques largement confondues avec des pratiques médicales par nos concitoyens. Pouviez-vous ignorer cet effet psychologique au moment de déposer à l’INPI le nom de notre pseudo-thérapie ? Là encore je ne vous pose pas une question juridique, mais plutôt une question philosophique et morale : il me semble que vous avez manqué à vos principes.

Je doute que vos explications sur la finalité de vos enregistrements de séance convainquent ceux qui travaillent à lutter contre les dérives sectaires et qui savent l’emprise mentale dont est capable un pseudo-thérapeute quand il possède des documents, qui, implicitement ou explicitement, exercent une pression psychologique sur les patients. Les médecines parallèles représentent la principale porte d’entrée vers les dérives sectaires (cf notre émission avec Didier Pachoud). La prudence est de rigueur, et elle a motivé mon article.

Je suis par ailleurs navré que vous ayez eu à subir des appels téléphoniques intempestifs suite à cette publication. Aucune information permettant de vous contacter n’a été diffusée sur ce blog, ni sur aucune des pages que j’administre.

« Votre article a pour motivation  de me porter délibérément atteinte. Je ne vois qu’une explication à votre pseudo-réponse, celle d’avoir réagi inconsidérément à la parution d’une de mes vidéos, celle où j’émettais une « critique », lors d’une « introduction », au sujet de la critique. » »

Ce procès d’intention ressemble à une accusation diffamatoire. L’un des objectifs de mon travail est d’analyser les discours faux voire dangereux, les argumentaires défectueux et les idéologies anti-scientifiques. Votre site physiopathe.com répond à au moins l’un de ces critères, raison pour laquelle j’ai rédigé cet article que je juge utile pour que ceux qui viendraient à avoir envie de vous consulter et entendraient auparavant se documenter afin qu’ils puissent faire un choix éclairé.

« Contrairement à beaucoup des détracteurs de la zététique je ne m’en suis pris à aucune personne physique (et contrairement à vous) (…)  répercussion sur ma famille (…) Quant à vous, que faites-vous pour la sauvegarde de ces conquêtes sociales ? Vous attaquez des personnes physiques comme moi ?… »

Vous n’avez nulle part montré une quelconque attaque personnelle dans mes propos car ils n’en contiennent pas. Je m’oppose légitimement à des allégations thérapeutiques avancées sans preuves et au mépris de l’état de l’art des connaissances scientifiques. Je suis navré que vos choix de vie aient des répercussions négatives sur votre famille quand ils sont soumis à l’analyse critique, mais il me semble que la faute incombe à ces choix discutables et non à la critique argumentée qu’ils suscitent.

 

Pour le reste, vous me permettrez, j’en suis convaincu, d’exercer mon droit à répondre ou à ne pas répondre aux propos des uns et des autres sur la zététique. Il est certaines critiques qu’il vaut mieux laisser là où elles sont. Les vôtres, peut-être, recevront-elles une réponse de ma part ou de la part d’autres sceptiques. Le sujet de mon article n’était pas de revenir sur vos élucubrations à propos d’une opposition fantasmée entre science et philosophie, mais bien de dénoncer une énième pseudo-médecine comme nous en avons déjà dénoncé par le passé, et comme c’est de tradition en zététique.

 

Droit de réponse à l’article « la physiopathie TM » du site La menace théoriste

 

En vertu de la loi sur la liberté de la presse du 29 Juillet 1881 et la loi pour la confiance dans l’économie numérique de 2007, je fais valoir par ce texte mon droit de réponse à votre article sur la physiopathie (paru à cette adresse : https://menace-theoriste.fr/physiopathie/) la et vous remercie de bien vouloir le diffuser de la même manière qu’a été diffusé votre article sur votre blog et les réseaux sociaux.

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Cliquez ici pour consulter l’article sur lequel porte cet échange

Suivez ce lien pour lire ma réponse à ce droit de réponse.
Acermendax.


Avant-Propos :

Ce n’est d’abord pas sans étonnement que je découvre votre article le mercredi 27 septembre 2017. Soit, quatre jours après la parution de ma vidéo traitant de la zététique (https://www.youtube.com/watch?v=lmJO-t6z3WA&t=896s). Celle-ci apparaît en ligne quatre jours aussi après vos propos (alias « la tronche en biais ») à mon encontre sur Twitter. Vous jugez mon propos « stupide, stérile et arrogant ».

 

Pourtant, il me semblait avoir été tout à fait courtois dans cette vidéo et ne m’en être pris à aucune personne physique. Au contraire, si je soulevais des « critiques » (poser les limites) possibles de la zététique mais aussi de la logique et de la philosophie formelle, ce n’était pas dans une vaine opposition mais en étant ouvert en retour à d’autres propositions. Je n’ai fait qu’émettre des hypothèses de travail et de recherches. La vidéo se voulait être une brève esquisse et introduction comme cela a bien été stipulé, pas une thèse.

En guise de réponse, vous avez préféré prendre un biais détourné, plus facile, plus sensible : celui de vous en prendre, sans aucune preuve réelle, à mon activité, et ce qui en dérive. Je laisse vos lecteurs juger de l’honnêteté de votre critique.

Par ailleurs, j’ai été encore plus étonné du fait que votre article à mon encontre ressemble davantage à un amas de supputations dans lequel le dénigrement aurait pu prendre le dessus à celui de la diffamation publique si vous n’aviez pas commis l’erreur de me citer nommément. En somme, j’ai été stupéfait de voir que vous étiez près à vous en prendre personnellement à quelqu’un plutôt que de tenir un débat de fond[1], et plus encore avec les mêmes méthodes que celles que vous semblent décrier à longueur de temps. De plus, il est étonnant que vous n’ayez pas d’autres chats à fouetter, et que vous me preniez à partie alors même que parmi ceux qui ont pu vous critiquer je suis sûrement l’un des seuls qui a mis en avant la qualité du travail et la nécessité du travail de la zététique, pour un temps et dans un cadre particulier[2].

 

Je terminerai cet avant-propos en rappelant brièvement que vous avez longuement insisté, sans aucune preuve sur « l’entreprise lucrative » que représentait la « physiopathie ». J’exerce en profession libérale sous le régime de la micro-entreprise, le cas échéant il est donc tout à fait possible d’avoir accès à mon Chiffre d’affaire annuel. Là-encore, peu de « mystère », contrairement à ce que vous laissez penser à vos lecteurs puisque mon C.A de 2017 ne dépasse même pas les 1000euros. De plus, j’occupe un emploi « alimentaire » à mi-temps pour couvrir les besoins de ma famille.

Vous être ici en pleine supposition à caractère volontairement diffamatoire. Nous pourrions de la même manière nous pencher sur votre rémunération et vos activités et en fonction de cela déterminé qui est le plus à blâmer, puisqu’il semble, à vous lire, que ce soit un point d’ancrage à même de mesurer la falsifiabilité d’un propos…

 

Plutôt que de m’étendre davantage sur ce point, puisque la suite des évènements, y compris juridiques, suffira à montrer ce qui relève ou non de la malhonnêteté, j’ai choisi de m’attarder sur chacun des points que vous abordez dans votre article (« de fond » ?) à mon encontre.

 

1. INPI : Ni scientifique, ni journaliste.

 

Votre première interrogation porte sur la marque déposée à l’INPI. Il en ressort que le nom déposé n’est pas « physiopathie », mais « physiopaphie », ce qui vous amuse. On peut le comprendre. Vous, d’un ton sarcastique, vous « ne prétendez pas comprendre ce mystère ». Si mystère il y a, c’est sans doutes sur votre capacité à faire une recherche correcte. En effet, cette erreur est liée à un problème administratif de la part de l’INPI, qui a très vite été corrigé (d’où l’erratum stipulé en dessous de la marque).

Finalement, bien peu de mystère… Quel dommage.

A la suite de quoi vous écrivez : « Le dépôt de marque est une pratique que l’on retrouve notamment chez ceux qui cherchent à tirer profit de l’invention d’un concept qu’ils prétendent scientifique. Par exemple, la synergologie™. Personne n’a jamais déposé la marque « chirurgie » ou « oncologie » ou encore « gynécologie », « gériatrie », « pédiatrie », « endocrinologie », etc. »

Or, c’est prendre vos lecteurs pour des idiots et inverser complètement et le problème législatif face auquel nous nous trouvons en plus de commettre une erreur de raisonnement. Si « chirurgie » n’a jamais été déposé, ce n’est pas seulement parce que c’est une pratique qui, selon les cas, peut s’avérer efficace et nécessaire mais bien parce qu’il y a un cadre juridique et étatique à même de gérer cette et ces pratiques.

Dans le cas des  dites « médecines alternatives » nous sommes face à un vide juridique dont beaucoup de praticiens aimeraient d’ailleurs qu’il soit comblé. Déposer une marque est le seul moyen de ne pas voir des hypothèses de travail, des propositions, des techniques etc. prendre tout et n’importe quelle forme. Or, c’est ce qui s’est produit avec la naturopathie ou l’ostéopathie un temps, car aucun cadre ni juridique ni formel n’a été institué laissant ainsi la possibilité à n’importe qui de faire n’importe quoi…

 

2 – Une formation non – scientifique.

Faisons l’impasse sur le fait que vous ayez volontairement retiré de votre capture d’écran la mention qui stipulé que je suis diplômé en philosophie et qu’au cours de ce cursus j’ai notamment reçu de nombreux cours en épistémologie et philosophie des sciences.  J’admets d’ailleurs que cela ne fait pas de moi un scientifique au sens d’un biologiste (comme vous l’êtes), d’un chimiste ou d’un chercheur en sciences et je ne le revendique d’ailleurs nulle part et à aucun moment. Cela montre néanmoins les choix que vous opérez dans votre démarche qui se veut pourtant « objective », me semble-t-il, sans quoi elle apparaît ouvertement comme diffamatoire, en omettant tout ou partie des informations mises à disposition.

 

 

Mais, là où le bas blesse plus encore c’est que vous parlez à mon propos d’une formation « non-scientifique » et de la naturopathie comme une « pseudo-médecine ». Certes, mais à aucun moment je n’ai prétendu sur mon site ou dans mes intervention, dire le contraire. Jamais, je n’ai fait état de mon « parcours scientifique » pour m’en servir d’argument d’autorité et à aucun moment la naturopathie ou même les hypothèses de travail que j’énonce sous le terme de « physiopathie », ne se revendiquent comme apparent à la médecine conventionnelle. D’ailleurs, à aucun moment je ne me prétends médecin, ni docteur en médecine générale ou spécialisée. De même, à aucun moment je n’ai énoncé de diagnostic à aucune personne que ce soit. Enfin, jamais je n’ai privé quelqu’un de traitement ou lui en ait administré un… Ce qui au passage lève le voile sur les attaques de vos lecteurs qui prétendaient me poursuivre pour exercice illégal de la médecine.

Par ailleurs, les groupes de zététiciens ne cessent de différencier les médecins des scientifiques, pourquoi donc continuer d’assimiler ces deux fonctions ?

Etant en plein déménagement, je ne peux pas fournir ici les certificats et attestation nécessaires validant mes dires. Mais là-encore, le cas échéant, ceux-là sont tout à fait accessibles.

 

Je rappelle aussi que le « rapport  Collins », accepté au parlement européen depuis Mai 1997 reconnaît la pratique naturopathique.

 

3. P.N.L et Hypnose

Vous me décrivez comme un « fervent pratiquant » de la P.N.L, mais d’abord, qu’en savez-vous ? De quelles preuves disposez-vous pour affirmer cela ?

De plus, et là-encore, vous extrayez une partie, celle qui vous arrange, à un tout.  Vous ciblez la P.N.L, en omettant de parler de l’Hypnose qui est aux origines de la P.N.L. Cela ne fait pas de la P.N.L une science, mais là-encore, ai-je dit le contraire à un moment ? Et, sous prétexte que quelque chose n’est pas une science, devons-nous nécessairement ne pas y avoir recours ? Que faites-vous de l’amour, de la musique, de la littérature etc. ? Ce ne sont pas des sciences et cela rend pourtant beaucoup de personnes heureuses.  J’imagine que pour vous ce propos est un non-sens, mais laissons nos lecteurs respectifs en juger.

Ce n’est pas là un argument fallacieux, cela le serait si et seulement si encore une fois j’avais affirmé être un « fervent pratiquant » de la P.N.L et avais présenté celle-ci comme une science.  Là-encore vous ne faites que projeter un argument calqué sur le prisme à partir duquel vous appréhender le réel. C’est une vision du monde, mais d’autres choses existent et ont le droit d’exister, ne vous en déplaise. Si vos réflexions relevaient d’un scepticisme rigoureux et méthodique, nous tomberions aisément d’accord ou du moins nous pourrions dialoguer, malheureusement il semble que cela relève davantage d’une pratique dogmatique.

Quant à l’Hypnose, même la revue science et pseudosciences ne va pas jusqu’à décrire Cette pratique comme du charlatanisme : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2530

 

4. Rappel sur la naturopathie

Une fois n’est pas coutume, vous écrivez : « Par opposition à la médecine, la naturopathie ne fonde pas la grande majorité de ses pratiques sur l’expérimentation scientifique ». Premièrement, si cela est vrai ce n’est pas « par opposition à la médecine », ce qui sous-entendrait un caractère volontaire d’opposition sur ce terrain là. Ensuite, vous omettez une fois de plus de dire ce qu’il en va dans les faits des possibilités de mettre à l’épreuve de la démarche scientifique des pratiques dites « non conventionnelles », quand aucun budget n’y est alloué…

De plus, la direction que je donne au travers de mes quelques articles sur la physiopathie, vise justement à orienter les pratiques telle que la naturopathie, vers ce qui est appelé à l’international une « médecine intégrative ». Contrairement à bien des praticiens j’ai souhaité prendre mes distances vis à vis d’une pratique très idéaliste au sens philosophique. La médecine n’étant pas une science exacte et le but originel étant la santé du patient, je pense que ma démarche qui ne vise à exclure aucune pratique mais à les combiner est plutôt rationnelle et justifiée.

5. La « magnetologie »

Là-encore, nous tomberons tout à fait d’accord sur le fait que l’appellation de « magnetologie » se réfère à quelque chose qui à défaut d’être une « pseudo-science », n’est en tout cas pas une science et ne le revendique pas comme telle. D’ailleurs, si la médecine devenait une science exacte c’est que nous aurions fait le tour de la question concernant ce qu’est l’être humain et son environnement, cela semble un peu douteux. A moins, encore une fois de ne fonctionner que sur des abstractions générales et de ne pas tenir compte de la santé d’un individu existant réellement dans un instant T.
Par ailleurs, l’article sur lequel vous vous appuyez se veut être un inventaire des techniques potentiellement utilisé en naturopathie, ce qui ne signifie pas nécessairement une adhésion. D’autant plus qu’en vous renseignant sur mes travaux, vous trouverez assez peu de contenu spiritualiste et même idéaliste, chose que je pointais d’ailleurs dans une certaine vidéo dont j’ai fait état plus haut.

6. Séances guidées.

Oui… En effet, des séances au format mp3 sont distribuées aux personnes intéressées. Je rappellerai d’abord que sur ma chaîne, d’autres sont en libre accès totalement et ce depuis des années, sans que cela ne m’ait rapporté le moindre centime.  Ensuite, de quel droit est-ce qu’il est interdit de vendre ces séances audios ? Mon activité est déclarée et je suis en règle. Ce même type d’audio est d’ailleurs utilisé par des anesthésistes dans le milieu médical et par certains chirurgiens dentistes. L’hypnose étant une compétence qui ne relève pas de la médecine et soumise à aucun cadre juridique particulier, rien ne dispense quiconque d’apprendre et de pratiquer. Par ailleurs et une nouvelle fois, à aucun moment je n’ai revendiqué être médecin, pratiquer la médecine, faire un diagnostic de maladie, préconiser ou ordonner quoi que ce soit à qui que ce soit. Bien au contraire même, et vous le remarquez, plusieurs avertissements apparaissent sur mon site.

 

7. Le projet de naissance

Une fois de plus vous usez de la mystification et de la supposition faute de preuve. Cela invite donc vos lecteurs (pourtant, a priori, pourvu d’esprit critique) à toutes les suppositions extravagante quant à des prétentions que je n’ai pas et n’ai jamais eu (Cf. image ci-dessus). Dans ce document il ne s’agît nullement pour moi de remplacer un gynécologue ou une sage-femme, que d’ailleurs mon entourage proche consulte et a consulté, mais cela relève de la vie privée. Au contraire,  le fichier aide à plusieurs choses : d’abord à construire un projet de naissance, comme son nom l’indique, ce qui est une pratique reconnue dans les maternités. Il s’agit d’énoncer les soins que l’on aimerait avoir et ceux que l’on préfèrerait éviter tant que possible (exemple : touché vaginale à répétition). Néanmoins plusieurs mises en garde sont faites quant à la nécessité de laisser procéder les médecins et aides soignants dans les cas d’urgence ou de nécéssité. Par ailleurs, il rappelle plusieurs choses relevant du droit comme la loi dite Kouchner de 2002 qui rappelle que tout patient a droit de refuser un acte médical mais surtout qu’il est en droit de savoir ce qui lui est administré et/ou ce qui est pratiqué lorsque cela le concerne. Tout simplement. On peut encore y trouver des rappels important sur ce que dit la Haute Autorité de Santé (est-elle complotiste ??) quant à la gestation normale et au cas d’urgence nécessitant ou non un déclenchement. Le document propose de retrouver plusieurs études issues de l’Université d’Oxford et notamment de la revue « Human reproduction ».

Bref, autant de choses qui me semblent davantage aller dans la démarche de l’esprit critique, de l’éducation, et de l’information que l’article que vous faites à mon encontre.

 

8. Une pseudo critique caractérisée.

Vous dites que l’anecdote personnelle remplace mon C.V. Cela serait vrai si une fois de plus il ne s’agissait pas tout simplement d’une présentation plutôt que d’un C.V. Ensuite, cette « anecdote » n’est pas une preuve et ne se présente pas comme telle. Il est évident qu’un chirurgien qui présenterait sa pratique comme efficace parce qu’il se serait retiré de lui-même plusieurs organes, perdrait un peu de son sens. Mais ici l’enjeux est juste d’entrevoir que si encore une fois la santé et la médecine ne sont pas des sciences exactes, il existe une part de probabilité de trouver une porte de sortie dans la maladie, et cela sans qu’il soit nécessaire de rejeter la médecine conventionnelle.

9. Youtubeur…

Vous prenez le temps de remarquer la mise en ligne de « plus de 160 » vidéos. Je me questionne : est-ce un argument ? Et si oui, que défend-t-il ?

Quant à « la franc-maçonnerie, la politique ou les philosophes », je ne donne pas des « conseils ». Qui donne d’ailleurs des « conseils sur la franc-maçonnerie » ?
Au contraire, je propose une démarche critique vis à vis d’elle et tente de faire taire les théories complotistes tandis que de votre côté vous usez de cette référence afin de laisser croire qu’à l’inverse je me complais à rependre des théories du complot… Cela ne semble pas relevé d’une très grande rigueur intellectuelle…

 

10. Stages, « formations », Conférences.

Décidemment, vous n’êtes pas avare d’approximation et de supposition douteuses.

D’abord, je ne vends aucune « formation » a l’heure actuelle et surtout dans le domaine qui nous intéresse. Ensuite, j’ai proposé depuis la rentrée scolaire de cette année, des stages et des conférences. Aucun stage n’a été donné à ce jour.
De plus, certaines des conférences ont vocation à être donnée soit avec des spécialistes (biologistes, microbiologistes, psychothérapeutes) soit même sans ma participation. Mais comme vous vous êtes empressés et n’avez pas souhaité vous renseigner davantage, une fois de plus vous formulez des suppositions qui ne reposent sur absolument rien.

 

Vous écrivez : « Il faut nécessairement être en présence d’un génie très impressionnant ou d’un fabuleux prétentieux. »

Nous pouvons aussi imaginer sortir de cette logique binaire et proposer autre chose, comme par exemple une simple capacité de travail qui consiste à autre chose qu’à simplement produire une argumentation fallacieuse sur des individus en particulier. Puis, l’on peut aussi imaginer, qu’un travail d’investigation seulement journalistique un peu mieux mené aurait déjà conduit à lever bien des « mystères ».

11. Contrats et avertissement.

C’est peut-être le comble de votre article : vous formuler des hypothèses et suppositions à l’exacte inverse de ce que vous extrayez pour appuyer votre propos. L’article 8 de mon contrat d’accord vient expressément stipuler que je suis un « accompagnateur » et un « éducateur de santé », donc absolument pas un médecin. De plus, ce contrat est une preuve aussi pour le client de notre collaboration et il peut le rompre à tout moment comme cela est clairement stipulé.

Mince, de mince… tant de « mystères » qui s’éclaircissent après une simple lecture. Nous sommes là bien loin d’un exercice illégal de la médecine et pire d’un appareil sectaire… De plus, l’avertissement relevé par vos soins sur mon site, invite les personnes qui le consulte à vérifier les sources du site, il indique que ne sont présent sur le site que des hypothèses de travail, des synthèses personnelle etc. Drôle de secte, très peu lucrative et avec beaucoup d’avertissement pour un « charlatan ». C’est vous et vous seulement qui parlez de « médecine ». Pour ma part et tout au plus, j’ai évoqué la notion de « méthode » au sujet de la physiopathie, en plus d’avoir mis en garde sur le fait que je ne sois pas médecin.

12. Article 10 : les enregistrements.

Outre le fait que par désordre administratif aucun fichier d’enregistrement n’existe, vous insinuez que cela exerce une « pression » sur le client. Or, en réalité, ces enregistrements, s’ils devaient avoir lieu, sont plutôt une mise en garde à l’encontre de personnes ou groupes à même de faire des procès d’intention. De plus, le client étant informé de l’enregistrement et de l’absence de diffusion mais aussi du fait qu’il est en droit de ne pas signer le contrat… A priori, là-encore, peu de « mystère », mais beaucoup de sérieux, n’en déplaise.

 

13. Votre avertissement, votre affirmation.

Ainsi, et après une investigation dont on peut honnêtement douter du bien-fondé de la méthode, vous affirmez en votre nom propre que la physiopathie est une « pseudo-médecine ». Il vous aurez suffit de lire correctement le site pour n’avoir pas tant de peine à en venir à cette conclusion…

 

14. Fermeture du site.

Par un « nota bene », vous indiquez la fermeture du site après publication de votre article. Celle-ci a été liée au fait que des petits malins ont trouvé amusant d’appeler sur mon téléphone professionnel dont le numéro figurait sur le site…

Le site est d’ailleurs ré-ouvert et son objectif de présenter une direction de travail et des hypothèses toujours d’actualité.

 

 

En conclusion :

Votre article a pour motivation  de me porter délibérément atteinte. Je ne vois qu’une explication à votre pseudo-réponse, celle d’avoir réagi inconsidérément à la parution d’une de mes vidéos, celle où j’émettais une « critique », lors d’une « introduction », au sujet de la critique. Il aurait été plus honnête d’y répondre, d’autant que je reconnais aisément dans cette « esquisse » de critique en vidéo, des manques. Mon objectif était là-encore de proposer des hypothèses de travail, d’essayer de voir le réel sous d’autres aspects que ceux de l’unique démarche scientifique et de la philosophie formaliste. Contrairement à beaucoup des détracteurs de la zététique je ne m’en suis pris à aucune personne physique (et contrairement à vous) et j’ai été il me semble des plus courtois tout en insistant sur ce qui m’apparaît comme salvateur et bénéfique au sein du courant zététique.

En lieu et place d’une réponse ou d’une absence de réponse (qui m’aurait été) vous avez préféré une attaque personnelle, sur un champ dont il n’était pas question et dont les répercussions touchent aussi les membres de ma famille. En somme, vous n’avez fait que valider potentiellement une partie de mon propos de fin de vidéo.

 

Par ailleurs, et plusieurs de mes travaux écrits et vidéos font de moi un défenseur ardent (à défaut d’un « fervent pratiquant ») de la sécurité sociale et du système de santé français. Etrange pour un charlatan, dont l’objectif est de se remplir les poches… Quant à vous, que faites-vous pour la sauvegarde de ces conquêtes sociales ? Vous attaquez des personnes physiques comme moi ?…

 

Enfin, et contrairement à bien de simples attaques régulières et laisser sans réponses à votre encontre ; je rappellerai que mes « critiques » (poser des limites..), ne consistaient absolument pas en une pure opposition entre « philosophie et science », comme vous le maintenez et je l’ai d’ailleurs reprécisé dans une vidéo intitulé « la philosophie comme science objective. » Nos conceptions divergent sans doutes, mais vous aussi vous faites dans l’Homme de paille… Au contraire, mes critiques portaient sur la part encore trop idéaliste et spiritiste qui recouvre le champ scientifique à partir du modèle logique sur lequel il repose. Jouer contre moi la carte de l’usurpateur spiritualiste est donc un comble.

 

En vous remerciant d’avoir publié ce droit de réponse

Loïc Chaigneau

 

 

[1] Je rappelle, encore une fois, que je n’ai demandé aucune réponse de votre part à mes travaux, et que je n’en n’ai que peu à faire. Mais quitte à répondre, autant le faire sur le sujet dont il est vraiment question.

[2] Je vous invite à revoir la vidéo.

 

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Suivez ce lien pour lire ma réponse à ce droit de réponse.
Acermendax.

 

 

 

 

 

Nouveau shitstorm de forte intensité sur twitter autour du fait qu’Acermendax se battrait contre le féminisme…

Avant de formuler une réponse ou une assertion, nous devrions tous prendre la précaution élémentaire de vérifier que nous comprenons le contexte de ce à quoi nous répondons. Pour ce faire, il existe un moyen : poser des questions.

Les captures d’écran n’ont pas vocation à être représentatives des interventions, mais elles illustrent ce qui motive le présent billet

Résumé de l’article : ne plus débattre sur twitter.

 

 

Visualisation de l’avalanche de commentaires

Petit historique.

Je n’ai jamais voulu aborder réellement le féminisme dans mes écrits car je connais mal l’histoire de la lutte, de ses concepts, ses courants et ses stratégies. Même si je constate qu’une ignorance plus grande encore n’empêche pas certains twittos de passer un temps fou à militer de manière agressive, ma position est de ne pas prendre la parole sur des thèmes dont je sais que certaines problématiques (pas toutes) me sont inconnues.

Mon ignorance personnelle est toute relative, et j’ai déjà eu l’occasion d’expliquer que j’avais saisi les enjeux et la dimension à laquelle se produisait et de reproduisait le système d’oppression qu’on appelle patriarcat.

Mais j’ai la mauvaise habitude de répondre aux questions, et il y a deux ans j’ai répondu à qui me demandait de dire ce que je pense du féminisme. Mon avis, très positif, mais critique sur l’efficacité de certains comportements agressif m’a valu instantanément remontrances et leçon de morale. Je m’en suis étonné dans un court article. Et dès lors je me suis retrouvé catalogué anti-féministe dans la tête de ceux qui aiment penser binairement un « eux contre nous« .

Je n’ai plus évoqué la question. Pourtant je m’estime féministe.

 

Puis est venue l’émission avec Peggy Sastre qui portait sur les comportements genrés et les déterminants biologiques, darwiniens. Le but de cette émission était de mettre pendant deux petites heures de côté les explications sociologiques (qui sont bien sûr d’une très grande importance !) pour nous intéresser à ce que les sciences du vivant peuvent dire sur l’origine, l’émergence des comportements genrés, car il se trouve que dans la nature les  mâles et les femelles des espèces, même proches de nous, n’ont pas les mêmes comportements. On peut donc se demander si le « genre » existe ailleurs que chez l’humain, etc. Dans cette émission des maladresses ont été commises, puisque nous sommes (moi en particulier) très très imparfaits. Je suis revenu là-dessus dans une autocritique relativement sévère afin d’éviter les malentendus.

Source : Youtube

Mais cela ne suffit pas, car il faut que certains commentateurs s’imaginent savoir ce qui se passe dans la tête des autres. Depuis, régulièrement, des critiques tombent pour me dire en termes fleuris que ce que je fais est dégueulasse, voire dangereux. Dans la bouche de certains je suis même un masculiniste. Je ne cherche pas à défendre mon cas personnel ; pensez ce qu’il vous plaira de moi, votre liberté de penser m’est chère. Néanmoins, il me semble que tout cela confirme l’existence d’un problème de communication, d’écoute et d’intelligence de la sphère militante. J’ai trouvé un problème de même nature, en moins envahissant, dans la sphère végé où mes critiques de Gary Yourofsky ont été très mal vécues par certains, alors qu’au contraire d’autres m’ont signalé que cet article les avait aidés à être de meilleurs militants de leur cause ; cela me fait plaisir car c’était le but. Dans le cas du véganisme et des antispécistes, j’observe que les contacts via mon blog et Facebook ont toujours été plus constructifs que ceux sur Twitter. Or, et c’est bien là le cœur du problème, je ne croise de féministes militantes presque que sur Twitter.  Pour défendre la déconstruction d’influences subtiles, invisibles et addictives, il n’y avait pas pire endroit, ou aucune idée complexe ne peut être articulée, et où les comportements des militants bulldozers sont amplifiés de manière considérable. Cet environnement délétère peut même contribuer à donner une apparente véhémence ou arrogance à mes propres propos. Le besoin de concision se comble aux dépends de la courtoisie.

Je sais, bien sûr, qu’il existe une grande littérature, et des blogs sur le féminisme. Je les connais mal, je l’ai toujours admis. Mes critiques n’ont jamais porté sur le contenu de ces thèses, mais sur la manière qu’ont certain.e.s de les argumenter. Le problème est que c’est quand même sur Twitter que le féminisme est le plus visible (veuillez me permettre d’assumer la subjectivité de cette remarque qui concerne, j’en suis assez convaincu, une large partie des gens de ma génération). Et le quasi monopole de ce canal pas du tout adapté à cette fonction donne une image peu reluisante du féminisme.

[Tweet retiré]

Être plus exigeant avec votre forme de militance.

On me reproche (y compris gentiment) de ne pas m’attaquer aux racistes aux suprémacistes et mascu, mais, d’une part je ne suis jamais au contact de leur rhétorique, et d’autre part je n’ai pas envie de les aider à être plus efficaces dans leur lutte à eux ! Je trouve plus urgent de jouer mon petit rôle pour affûter les arguments des gens dont je partage les valeurs. Car tel est l’objectif de mes interventions, même si ce but n’est pas encore compris par tous.  Toutes les causes sont défendues par des gens qui savent de quoi ils parlent et par d’autres qui le savent moins, des ignorants, des immatures, des énervés qui font des raccourcis, prennent l’autre pour un crétin, pour un ennemi, lui lancent des arguments faux, etc. Quand cela arrive, il serait utile de corriger le militant inefficace afin qu’il cesse de propager de mauvaises explications, ou d’utiliser des arguments tout pourris. Dans le scepticisme militant que je fréquente, on prend soin d’aider les camarades en leur suggérant de cesser d’utiliser certains arguments ou d’être moins agressifs. Je suis moi-même le destinataire d’un certain nombre de critiques bienvenues sur ce terrain.

Source : Youtube

Avec le twitto-féminisme cette tâche n’est pas remplie, me semble-t-il. Elle ne l’a en tout cas pas été en ce qui me concerne. Ces derniers jours, j’ai tenté une expérience sur twitter : répondre aux commentaires agressifs en questionnant les présupposés (autant qu’on peut le faire en morceaux de 140 caractères). J’avais sous-estimé le pouvoir de nuisance du fumet de scandale dans la tweetosphère. Avec  environ 5 000 notifications en deux jours, je suis juste incapable de répondre, n’ayant pas physiquement le temps de tout lire… et twitter ne m’affichant plus qu’à peine la moitié de notifs. Selon les points de vue, l’expérience est un échec ou une réussite : j’ai démontré qu’il m’est impossible à moi (et peut être à quelconque cis-mâle) de contredire une féministe sur twitter sans devenir un ennemi de la cause. Dont acte.

Dans le shitstom actuel, personne ne cherche à lire le propos initial, peu demandent ce qui a bien pu provoquer le doute ou le rejet de ma part du propos tenu par le/la féministe. Il y a une pétition de principe : la/le féministe avait raison et celui qui met en doute sa parole est un ennemi de la cause ou bien un ignorant ou bien un crétin.

En réalité il existe une alternative supplémentaire : la/le féministe s’est mal exprimé.e ou n’a pas compris ce dont elle/il parle, ou bien je me suis mal fait comprendre. Cela n’entache ni le féminisme ni les autres féministes, ni même la personne qui a commis l’erreur, car l’erreur n’est pas une infamie, c’est juste un passage obligé sur le parcours de chacun s’il veut apprendre des choses dans la vie.

Voilà ce qu’il s’est passé.

Je questionne l’idée plusieurs fois exprimée à mon attention sur twitter que :

  • Un homme ne peut pas être féministe
  • Un homme est par définition un oppresseur
  • Un homme fait toujours partie du problème
  • Un homme est toujours l’ennemi.

 

 

Je doute que ce soit vrai, sans remettre en question toute l’abondante littérature sur le sujet. J’en doute car il s’agit d’un sophisme de division (quand on applique la caractéristique du groupe à une sous-partie ou un élément) qui assigne à un individu un rôle indéfectible en raison de son genre. Ce sont des propos essentialistes, discriminants et faux.  Je ne rejette pas ces propositions à l’échelle du groupe : « les hommes » comme ensemble général auquel s’applique les notions de statistiques et de dynamiques de groupe. Je ne nie pas non plus que pour beaucoup d’hommes, et peut-être même la plupart, ces phrases sont vraies. Mais les féministes qui défendent une position essentialiste dans leur manière de présenter cet argument n’ont, je crois, pas compris ce qu’elles racontent. Et leur position n’est PAS celle de Christine Delphy par exemple, pour autant que j’en puisse juger. (Edit : une lecture plus approfondie de l’oeuvre de Delphy est toutefois nécessaire pour en juger)

J’ai conscience que certain.e.s associeront mes dernières remarques à un « not all men« . Pour qui l’ignore, le « not all men » est un sophisme existant dans les débats liés au féminisme. Il consiste à rejeter une réflexion sur « les hommes » au prétexte que « tous les hommes ne seraient pas comme ça ». C’est effectivement fallacieux lorsque le propos parle de groupes, de dynamiques de groupes, sans prétendre s’appliquer à chacun des individus constituant le groupe : on se fiche bien de savoir qu’une minorité au sein du groupe n’est pas concernée, ce n’est pas le sujet. Néanmoins, dans mon cas, je ne nie pas les affirmations à l’échelle du groupe mais rejette justement leur réduction à une échelle individuelle. C’est fort différent du cadre d’application du « not all men » en tant que réel sophisme.

J’ai demandé à ces personnes de sourcer leur affirmation, méthode classique en zététique et en science, afin de voir d’où elles tiennent cette étrange vérité. Je n’ai obtenu de réponse que de la part d’autres intervenants qui n’ont visiblement rien compris au contexte. Arrivant au débotté, héroïquement, elles (et ils, mais surtout elles) m’ont passablement insulté puis m’ont donné des références qui appuient ce qu’elles pensent elles. Mais ça n’était pas la question. Moi je questionnais les allégations ci-dessus, l’essentialisme à l’œuvre  dans la parole de quelque twittos, essentialisme que je serais surpris de trouver dans la pensée marxiste d’une C Delphy. Et pourtant on me fait un procès en négationisme du féminisme.

 

[EDIT : la 4ème de couverture d’un livre est généralement une source fiable de son contenu, en particulier quand il s’agit comme ici de définir les contours du concept qui donne son titre à l’ouvrage. Néanmoins certaines sources affirment que cette 4è de couverture est erronée et que le livre défend bel et bien l’idée sur laquelle j’ai émis un doute. Cela ne saurait prouver que le point de vue de Delphy, tel que défendu par ces sources, soit bel et bien valide. Il manque toujours la référence scientifique demandée depuis le départ.]

La structure de Twitter m’a totalement empêché d’expliquer le malentendu. J’ai commis l’erreur moi-même de penser savoir ce que pensaient savoir mes interlocuteurs. Je croyais qu’ils venaient pour répondre effectivement à ce qui avait été dit. Et quand je précisais ma demande de source, je pensais qu’ils avaient compris à quelle allégation je demandais une preuve.

Et j’en reviens à ce média qui me pose décidément problème. Twitter n’est pas le lieu des échanges construits, du débat, des explications complexes. Tout au plus peut-on y partager des liens vers d’autres espaces où une pensée complexe peut se déployer. Par conséquent, je ne débattrai plus jamais sur Twitter (si je faute, rappelez-moi ce serment) et je vous invite à faire de même. Je plaiderais même volontiers pour Facebook qui a bien des défauts mais qui permet plus facilement de s’assurer qu’on a bien été compris par son interlocuteur.

Il demeure la possibilité que j’ai moi-même, malgré mes efforts, mal compris ce que l’on me disait depuis le début. J’ai toutefois pris soin le plus souvent de poser des questions pour m’assurer avoir bien compris, et j’ai évité de dire à l’autre qu’il était ignorant de ce dont j’ignore si en fait il est ignorant ou non. Mon sentiment – subjectif- est que cet effort ne s’est pas beaucoup retrouvé du côté de celles et ceux qui devraient à mon sens, être avant tout des pédagogues. Si vous militez c’est pour convaincre les gens que vous avez raison et qu’il devraient rejoindre vos rangs. Cela ne se fait pas sans argumenter et expliquer.

Mais encore une fois… Twitter n’est sans doute pas le bon endroit ni pour eux ni pour moi, où se poser des questions de fond.

 

 

Merci d’avoir lu cet article où j’ai essayé d’être le plus clair possible sur le véritable sujet de mes questions. S’il restait des zones d’ombre, des incompréhensions sur ma position ou ma démarche, la section commentaire de ce blog est là pour que nous en discutions.

Le 7 décembre 2016, nous avons reçu Peggy Sastre, journaliste et docteur en philosophie des sciences, pour évoquer la théorie de l’évolution et ce que les concepts darwiniens ont à dire sur les relations hommes-femmes. Nous n‘avons pas fait l’émission que j’aurais souhaité faire, des spectateurs ont été déçus, je le suis également, ainsi que mes collègues de la TeB. Il est donc important de faire un exercice d’autocritique le plus honnête possible pour comprendre ce qui s’est passé.

Pourquoi une telle émission ?

J’ai lu un certain nombre d’articles de Peggy Sastre ces dernières années, j’ai été intrigué par le titre de son dernier livre, me le suis procuré, et je l’ai trouvé très intéressant, bien documenté, et proche des notions et concepts que j’apprécie et aimerais faire mieux connaître. Vled en pensait le plus grand bien pour son passage chez Frédéric Taddéi où elle prenait soin d’éviter les jugements pour en revenir aux résultats des études, aux chiffres, aux faits.

Son approche dépassionnée, placide, factuelle, me convenait au plus haut point.

J’ai pu constater cependant, dès avant les polémiques sur nos pages, que ce discours naturaliste autour des questions du sexisme, irritait beaucoup de monde, et j’ai pu lire des critiques de très mauvaise qualité de la part de personnes qui n’avaient visiblement rien compris à l’éclairage que les sciences de l’évolution donnent sur les comportements humains. Première autocritique : n’y connaissant rien en féminisme, j’ai indexé mon niveau de confiance des critiques contre les déclarations de PS au sujet du féminisme, à ce que m’inspiraient les critiques sur les aspects que je connais mieux et au sujet desquels comme je l’ai dit je trouve la position de PS bien plus solide que celle de ses contradicteurs. J’ai donc pu prêter le flanc à un effet de halo.

Quoi qu’il en soit, j’étais heureux de pouvoir discuter en direct avec quelqu’un qui soit scientifiquement plus honnête qu’une Catherine Vidal qu’on nous cite en exemple et dont je suis navré de dire qu’elle raconte des cracs et use de raisonnements très approximatifs qui semblent plaire un peu trop à des féministes plus attaché(e)s aux conclusions qu’à la qualité des méthodes qui permettent de les obtenir.

Ce que n’était pas cette émission.

Ce n’était pas un référendum pour ou contre Peggy Sastre. Il n’était pas question de faire du debunkage ou de traiter notre invitée comme si elle était un récalcitrant Jacques Grimault, affabulateur et manipulateur, car ayant lu une partie du travail de PS, je suis convaincu de la justesse de beaucoup de ses déclarations.

Ce n’était donc pas non plus un débat contradictoire. Nous n’organisons pas (à ce jour) de débats dans la TeL, nous invitons des gens quand nous estimons que leur niveau « d’expertise » justifie qu’on écoute leur apport sur des sujets où nous avons identifié des idées reçues tenaces. Sur un thème proche, nous avions reçu Stéphane Debove pour parler de l’origine de la morale, un sujet de psychologie évolutionnaire qui a donné lieu à une émission dont je suis très fier. J’espérais renouveler l‘opération avec le même succès.

Enfin ce n’était pas une tribune offerte à une journaliste pour qu’elle nous raconte sa vie ou son point de vue, mais bien une discussion fondée sur les faits, et d’ailleurs PS était venue avec de nombreuses feuilles couvertes de notes.

Le souci du titre.

La deuxième erreur qui m’incombe a été le titre et le cadrage de l’émission.

Avec le recul, le mot féminisme n’avait pas sa place dans le titre. Ce dont nous voulions parler en réalité c’est des apports des sciences du vivant (et des principes darwiniens) sur les questions des relations entre les sexes et les genres, et de leur incidence sur les représentations mentales de ces relations… avec in fine la question de l’appropriation de ces connaissances par les intellectuel(les) du féminisme. Je reformule, pour être bien clair : le but était de mettre en lumière tout un volet explicatif sur les comportements humains qui passe souvent à la trappe, à savoir les explications naturalistes.

Nous sommes des animaux, et à ce titre, nous sommes en partie téléguidés par des mécanismes qui nous échappent… mais qui ont une logique interne qu’une approche darwinienne permet d’élucider. Tel était le cœur de l’émission. Donc, évidemment je sais qu’on s’est plaint que les explications sociales étaient mises de côté, mais c’était un peu le principe, il ne faut donc pas s’en étonner ou s’en offusquer. Les écarter de la discussion ne signifie pas qu’on les rejette ou qu’on les minimise, mais que pour un soir on s’intéresse aux autres explications et à ce qu’elles apportent.

Un choix d’invitée moins pertinent que prévu.

J’ai commis de bonne foi une erreur (ou bien je fais erreur maintenant en me déjugeant) en pensant inviter une spécialiste qui pourrait apporter un éclairage sur la pensée féministe que je reconnais volontiers ne pas connaître suffisamment pour prendre sur moi d’en faire une émission où je donnerais mon avis. Nous sommes loin d’être experts, nous avons sans doute des biais sur la question, et aussi des idées fausses. Ma principale idée fausse aura été de penser que PS allait dresser un tableau synthétique des formes de féminisme dans la première partie de l’émission, celle traditionnellement dévolue aux définitions, conformément à ce qui était convenu entre nous.

Cette erreur est en grande partie mienne, car Peggy Sastre ne s’est jamais présentée comme une experte du domaine. Dans nos deux échanges avant l’émission, elle me l’a bien répété. J’avais supposé que l’auteur de « Ex Utero pour en finir avec le féminisme » et de « La Domination masculine n’existe pas » aurait des définitions à donner aux branches de la pensée féministe, des éclaircissements à donner sur ces sensibilités, et des explications, par exemple, sur l’intersectionnalité. Vous aurez peut-être noté mon désarroi de me trouver contraint de donner des définitions moi-même alors que je ne m’estime pas légitime à le faire.

Au niveau scientifique

Un certain nombre de gens se sont offusqués des déclarations de PS et ont crié au faux. Notamment, le billet de Jérémy Royaux sur la page zététique liste un certain nombre d’affirmations qui seraient erronées, et il parle de catastrophe. Je n’ai pas la même lecture. Les déclarations où PS mentionne un phénomène et fait référence à la littérature me semblent correctes, ou pour être plus exact, je n’ai pas de raison de les penser fausses.

♦ Sur la testostérone. Même si des études récentes nuancent son rôle dans l’agressivité, ce rôle n’est pas réfuté. Le lien est très documenté et avéré chez l’animal, on sait qu’il est plus subtil chez l’humain (dont le comportement est plus complexe que les simples instincts). Je ne ferai donc pas de procès à Peggy Sastre sur ce chapitre jusqu’à preuve du contraire.

La littérature, même récente, confirme l’existence d’un lien (faible mais existant) entre testostérone et agressivité. Cf par exemple une méta-analyse de 2001 ou l’étude de Batrinos 2012. Un article de presse partagé par Jérémy semble contredire cette thèse, mais à ce sujet, je me permets de citer la réponse de Vincent Viton :

«Effet peau de chagrin. Remontez à la source de l’information. L’article de lapresse.ca : « La testostérone ne rend pas agressif ». Conclusion de l’étude : « La testostérone tend à accroitre la motivation et la capacité personnelle d’un individu à acquérir et défendre son status social » … ce qui, chez l’humain, ne se traduit pas exclusivement par l’agressivité physique.

L’étude confirme aussi que, d’après les études précédentes « le lien entre agressivité et testostérone est faible mais positif » et qu’il faudrait contrôler, pour chaque contexte expérimental, l’effet d’une démonstration agressivité sur les pertes/gains de status social du sujet, sachant que « ceci pourrait révéler une relation positive plus constante entre testostérone et agressivité adaptative en contexte de lutte pour le statut social » (p 264). L’étude scientifique dit clairement le contraire du titre de l’article ! Et apporte, évidemment, des nuances bien plus intéressantes et pouvant expliquer biologiquement certains constats sociaux. »

J’ajoute également que la testostérone (au stade fœtal) aurait un effet négatif sur l’empathie, ce qui peut évidemment la lier à des comportements plus violents. En tout état de cause, je ne vois pas ici de raison valable de dire que PS aurait commis une erreur.

♦ Sur la différence de jalousie entre les sexes, je ne vois pas où sont les études qui donneraient tort à celles évoquées par PS, et l’article Wikipedia dévolu au phénomène permet de voir, me semble-t-il, que cette hypothèse est au contraire solide et étayée par plusieurs travaux, quand bien même elle ne ferait pas l’unanimité et reçoit des critiques intéressantes. Je suis donc très surpris par la critique.

♦ Au sujet du viol (qui a occupé beaucoup trop de temps dans l’émission…) PS explique qu’être violée par un inconnu cause plus de traumatismes que lorsque le viol est commis par un proche. Je l’ai questionnée sur la source de cette donnée. Visiblement le niveau de traumatisme causé par un viol peut être mesuré, et PS nous fournira la source où nous pourrons vérifier ce qu’il en est. Là également je n’ai aucune raison objective de douter de cette affirmation (le hic résidant dans la définition de « traumatisme »), mais comme vous j’aimerais avoir la source et en connaître la robustesse. J’observe que cette déclaration est presque la même qui a valu à Richard Dawkins de se faire très fortement houspiller l’an dernier, conduisant à l’annulation de son intervention sur un campus. Beaucoup ont cru pouvoir traduire cela en « il y a des viols sans gravité », ce qui n’est pas ce qui est dit. Je n’aurais pas accepté d’entendre qu’il y a des viols sans gravité, et si vous croyez l’avoir entendu, je pense que vous sur-interprétez ce qui a été effectivement dit mercredi. Vled a immédiatement réagi quand a été dit qu’il existait des « viols sans violence », formulation qui est évidemment embarrassante, quand bien même la définition de “violence” est alors à questionner.

Les mots qui fâchent

Sur la « culture du viol », je plaide coupable. Je n’ai simplement pas entendu la phrase « la culture du viol n’existe pas » au moment où elle a été prononcée. J’étais dans mes pensées, à réfléchir à la suite. Il m’a fallu bien 10 secondes pour comprendre ce qui avait été dit… Et je me suis dit « non, elle n’a pas voulu dire ça » et je suis reparti dans mon fonctionnement « traduisons Peggy Sastre » (je reviendrai là-dessus).

Son explication « c’est puni, donc ce n’est pas une culture du viol » n’est évidemment pas satisfaisante et j’aurais dû le dire. Le concept de « culture du viol » (qui vient du monde militant) souffre d’un déficit de définition et d’abus de langage quotidiens qui m’ont incité à ne pas creuser le sujet. Je ne voulais pas qu’on s’étende là-dessus, je voulais aborder d’autres choses dont certaines n’ont au final pas été dites du tout (comme le créationnisme mental) et j’ai abrégé la discussion. Ici je pense avoir commis une véritable erreur. Il y a bel et bien des mécanismes dans la société qui facilitent le viol, qui réduisent sa dénonciation, qui blâment les victimes ; et ces mécanismes, liés aux biais cognitifs (erreur fondamentale d’attribution, croyance dans un monde juste, etc.), ont des explications qui dépassent le simple périmètre de la culture au sens où il serait faux de croire qu’il suffirait de faire évoluer les mentalités pour s’en débarrasser. C’est bien plus complexe, et cela rejoint les concepts darwiniens dont nous voulions parler. Par conséquent, nous aurions pu traiter mieux la question. Mais cela faisait sans doute trop pour une seule émission, et je n’avais tout simplement pas anticipé ce sujet.

Vled a été plus réactif que moi, sans doute parce qu’il est plus sensible à ces questions depuis longtemps, ou parce qu’il voyait les réactions du tchat ou encore parce qu’il avait plus de recul dans la discussion où je m’appliquais soigneusement à éviter les pièges de la polémique et à essayer d’expliquer ce que je pensais avoir compris des propos de notre invitée.

Pour autant toutes les critiques ne me semblent pas recevables :

« entendre quelqu’un dire que le viol n’est pas toujours traumatisant (j’ai pas la phrase exacte en tête), c’est choquant, »

En fait, ce n’est choquant que sous prétexte que certaines personnes seront choquées, et en soi ce n’est pas un argument. Tout peut être choquant. Il serait choquant, sans doute, de décider que toute personne violée est instamment priée de se sentir profondément traumatisée pour éviter aux autres d’être mal à l’aise. J’estime qu’on doit pouvoir entendre une parole qui dédramatise une situation qui ne représente pas la même souffrance pour toutes les victimes. Evidemment, dans le contexte de la soirée et des autres phrases expéditives, je comprends sincèrement qu’on s’en offusque.

Une parole problématique

La personnalité même de Peggy Sastre fait polémique sur nos pages depuis l’annonce du direct il y a deux semaines, et j’ai voulu évacuer cette question pour me concentrer sur les notions fondamentales qu’elle utilise dans son travail.

J’ai à plusieurs reprises demandé à Peggy Sastre de revenir sur les critiques qu’elle recevait, de les formuler, et d’y répondre. J’ai été très déçu de ne pas avoir de réponse, et par exemple de n’avoir au final rien à dire sur l’écriture inclusive par elle critiquée. J’eusse souhaité qu’elle puisse expliquer le point de vue de ceux qui défendent l’écriture épicène plutôt que de faire comme s’ils n’avaient aucun argument pour eux. Je n’étais pas préparé à défendre le point de vue de l’écriture inclusive, notamment parce que le concept ne me convainc pas totalement, pour des raisons que je ne veux pas présenter ici. Je me suis donc vu contraint à nouveau de rendre compte d’une notion que je ne maîtrise pas assez pour avoir envie d’en parler moi-même, et on a pu avoir le sentiment que je commettais un homme de paille, ou encore que j’étais complaisant avec l’absence d’argumentaire de PS. Plutôt désemparé, je dois vous avouer que je pense que ça faisait partie du travail de l’invitée d’expliquer pourquoi son avis est préférable en exposant au mieux l’avis adverse avant d’en montrer les limites. Je pensais que PS s’acquitterait de cette tâche, et je suis fort déçu qu’elle ne le fît pas.

Les positions de Peggy Sastre nous ont paru paradoxalement plus claires hors caméra. Il n’est pas question de gloser sur la psychologie de l’invitée, mais il semblerait que répondre aux interrogations et aux soupçons qu’inspirent ses propos n’entre pas dans ses intentions ou ses priorités, peut-être par provocation, par manque de pédagogie, par lassitude ou je ne sais. « C’est comme ça » est une réponse qui est venue plusieurs fois, et qui peut légitimement foutre en colère celles et ceux qui voudraient comprendre pourquoi elle dit certaines choses. Mieux comprendre, c’était le but de l’émission ; et c’est donc un peu raté.

Lors d’un petit débriefing avec elle, elle a estimé n’avoir pas fait une bonne performance (« j’ai été merdique ») et dit se battre contre de grosses difficultés d’expression orale (problème que je connais). Il y a donc, je crois, de la lucidité chez tous les intervenants. L’émission était un travail d’explication de la psychologie évolutionnaire qui n’a pas apporté pleine satisfaction.

« Traduire Peggy Sastre »

Je crois avoir une bonne explication à mon comportement que je qualifierais de suboptimal durant cette émission.

Mon état d’esprit au cours de la préparation de l’émission et durant tout le direct a été de prendre soin de faire passer au mieux les concepts dont je sais combien ils sont difficiles à intégrer, surtout quand ils touchent à des sujets chargés en affect. Les explications darwiniennes sont purement amorales (avec un a privatif) et elles interdisent toute espèce de saut logique entre la description, l’explication… et la justification. S’il l’on prouvait de manière catégorique que les hommes sont plus violents que les femmes en raison d’une molécule que leur corps synthétise naturellement, cela ne saurait jamais être une excuse aux comportements violents. Imaginez un peu que sous prétexte que les hommes sont en moyenne plus forts que les femmes, on estimait normal qu’ils usent de la force pour imposer leur volonté. Naguère on avait la très mauvaise idée de considérer l’état d’ivresse comme une circonstance atténuante dans les accidents de la route, et on a depuis appris, j’espère, qu’il était toujours mal inspiré de procéder à ce genre de dé-responsabilisation.

Devant la résistance souvent irrationnelle provoquée par les explications darwiniennes sur les comportements genrés, j’ai commis un excès de zèle. J’ai voulu à toute fin « traduire Peggy Sastre » en termes plus acceptables pour passer outre les résistances idéologiques. J’étais concentré sur cette tâche de donner du sens et de donner une chance à ces concepts, et n’entendant aucun propos qui me semblât réellement incongru sur ce terrain, je n’ai pas été attentif au vide argumentaire face auquel nous laissait PS.

Il nous a manqué pas mal de choses ce soir, et notamment de faire le lien entre la connaissance scientifique apportée par ces disciplines et nos choix de société. Je vole les mots d’une internaute sur Youtube qui fait elle-même le travail qui n’a pas été fait dans l’émission :

« Je crois que j’ai passé trop de temps à râler sur la culture du viol et que ça serait plus constructif de penser « nos gênes sont pourris, il faut créer une culture du consentement pour compenser. » Le résultat serait le même, mais je trouve que ça recadre l’énergie là où il faut. Merci pour cette émission. »

Expliquer ce n’est pas justifier

Mes efforts pour traduire les concepts et pour traduire PS n’ont jamais été une tentative de justifier les prises de position de notre invitée. Et mon explication sur cet état d’esprit n’est elle-même pas un moyen de justifier les choix que j’ai faits pour cette émission. Mais c’est en comprenant comment ce résultat décevant a été obtenu qu’on sera en mesure de faire mieux.

Au terme de cette autocritique, je regrette donc d’avoir conduit cette émission de cette manière, mais les regrets sont de peu d’utilité. Alors essayons d’en apprendre quelque chose. J’espère que nous aurons l’occasion de revenir sur les concepts de la psychologie évolutive dans un contexte plus apaisé, plus propice à ce que le message parvienne sans heurts, sans crispation, à un public non échaudé par des déclarations expéditives.

Acermendax

 

PS : Sur le sujet de l’évopsy…

— http://epjournal.net/blog/2011/01/coyne-on-evolutionary-psychology-its-all-our-fault/

— et plus généralement le site de Kurzban : http://epjournal.net/blog/

— Les pages Wikipédia française et anglaise.

La Tronche en Live est un rendez-vous que nous vous donnons en direct sur le web tous les mois.

Les émissions sont disponibles directement sur YouTube. Les annonces sont disponibles sur Youtube et Twitter.  Les épisodes 7 à 31 ont été réalisés avec Radio Campus Lorraine.

67. On a fait un Crop-Circle. Et alors ? (10 octobre 2018)

66. Science et hasard : incompatibles ? (19 septembre 2018)

Les scientifiques sont à la recherche des lois, des régularités des phénomènes naturels afin d’établir des modèles prédictifs. Leur grand ennemi : le hasard, et la difficulté qu’on peut avoir à le distinguer de ce qui n‘est pas du hasard. Leur arme : la statistique.

65. Les contours de la lignée humaine (8 août 2018)

Nous savons reconnaître les humains d’aujourd’hui, mais qu’en est-il de nos ancêtres lointains ? Neandertal peut-il être appelé humain ? Et les autres, autour de lui et avant lui ? Notre lignée est-elle « pure » ou marquée par des hybridations ? Une soirée avec deux spécialistes pour voir si nous sommes à jour de notre conception sur la lignée qui mène jusqu’à nous.

Nous serons en direct sur Youtube et en public au musée de préhistoire de Tautavel avec Amélie VIALET, Paléoanthropologue et Bernard GODELLE, Biologiste de l’évolution.

64. Le baratin pseudo-savant (4 juillet 2018)

Nous subissons tous les jours la logorrhée de gens qui prétendent savoir des choses qu’il ne savent pas en s’aidant d’un jargon approximatif ou métaphorique propice à séduire par les intentions affichées plus que par les compétences démontrées. C’est l’une des formes du « bullshit » dénoncé dans son livre par notre invité Sébastian DIEGUEZ.

63. Histoire de l’histoire du Cosmos (5 juin 2018)

Nous n’avons pas toujours su l’âge de l’univers, la taille de la Terre ou de la galaxie, l’origine du système solaire ou la nature des planètes. Il a fallu découvrir tout cela, au rythme des progrès de la connaissance dans d’autres domaines. Et il nous reste sans nul doute beaucoup à apprendre. Avec Jean-Philippe UZAN, nous revenons sur l’histoire de nos connaissances sur l’Univers ?

62. Sciences : la question des origines. (9 mai 2018)

Parmi toutes les questions que pose la science, celle des origines revient sans cesse : origine du cosmos, de la vie, de l’humanité, du temps… Nous ferons une petite rétrospection de ces questions et de la manière dont on les aborde dans l’histoire des idées. Avec Etienne KLEIN.

61. La publication scientifique : Forces et faiblesses (11 avril 2018)

Qu’est-ce qu’une publication scientifique ? Quel est le processus de publication d’une étude ? Forces et faiblesses du système de revue par les pairs (peer-review), du milieu de l’édition, de la course à la publication (publish or perish)… et les solutions à mettre en avant pour améliorer la qualité de la production scientifique. (Partenaire : Science & You, Université de Lorraine) Avec Didier GOURIER.

60. Croyances & géopolitique (16 mars 2018)

Peut-on comprendre le monde en faisant abstraction de ses croyances ? Invités : Michelle MIELLY (Anthropologue du développement et éthique culturelle aux USA) & Ludovic JEANNE (Géographe social. Processus de diffusion des pratiques corporelles traditionnelles).

59.x. Les musées créationnistes américains (23 février 2018)

Les croyances religieuses peuvent conduire des gens dotés d’une intelligence normale à rejeter des connaissances scientifiques. Exemple frappant : les musées créationnistes américains où une énergie colossale et beaucoup d’argent sont employés à nier l’évolution des espèces, et surtout celle des humains. Avec Adrien GONTIER.

59. Téléréalité – Étrange objet sociologique (7 février 2018)

Parler de la téléréalité, c’est entrer dans son jeu, dans la mise en abîme d’une télévision qui s’observe en train de se regarder. Ne pas en parler ne règle pas le problème. Pour comprendre la genèse et le succès de cet étrange phénomène sans le juger, nous recevons la sociologue des médias Nathalie NAUDAUD-ALBERTINI.

58. Regard scientifique sur la psychanalyse (10 janvier 2018)

Les citoyens profanes ignorent généralement la différence entre psychiatrie, psychologie et psychanalyse. Cette dernière est omniprésente dans les médias, mais elle repose sur des principes et des concepts qui échouent au test de scientificité. Il est très difficile de trouver un chercheur en activité prêt à apporter une analyse scientifique de cette doctrine. Joël Swendsen, Professeur de psychologie et directeur de recherche CNRS à l’Institut de Neurosciences cognitives et intégratives d’Aquitaine fera cette analyse pour nous.

57. Tronche en Live de Noël (20 décembre 2017)

On vous donne rendez-vous pour une soirée détendue. Nous ferons un petit bilan de l’année sur la chaîne, vous présenterons les projets pour 2018. Posez dès maintenant vos questions pour la séquence FAQ. On a aussi préparé deux petites surprises. Voilà. Bonnes fêtes !

56. Biologie & orientation sexuelle (6 décembre 2017)

Les préférences sexuelles ne sont pas choisies par ceux qui les éprouvent. On retrouve de l’homosexualité dans le monde animal. Cela signifie qu’il existe des facteurs biologiques innés à l’orientation sexuelle. La recherche scientifique dans ce domaine soulève des objections, des soupçons d’eugénismes, mais aussi l’espoir que la compréhension de ce phénomène naturel permette de dédramatiser les « orientations non conventionnelles ». Jacques BALTHAZART, professeur de biologie de l’Université de Liège, travaille sur ces questions et nous dressera un état de l’art.

55. Militance et pensée critique (26 novembre 2017)

Penser contre soi-même, c’est la première étape de la pensée critique. Épreuve particulièrement difficile pour qui investit temps et énergie dans une cause qui occupe une place importante dans sa vie. Nous recevons Maxime GINOLIN, qui milite pour une cause via le cinéma et la musique. Depuis quelques temps, il a décidé d’être plus critique qu’à ses début vis-à-vis de ses convictions et de ses arguments. Comment cette transition se passe-t-elle ? Dans quel contexte, avec quelles conséquences ? Une émission qui permettra peut-être aux zététiciens de mieux comprendre les militants et vice-versa.

54. Archéologie : Le réel et la fiction (8 novembre 2017)

La reconstruction du passé est un travail délicat et plein de pièges. Les scientifiques doivent veiller à ne pas contaminer les faits avec des préjugés ou de l’idéologie. Beaucoup de gens écrivent sur l’histoire des civilisations sans prendre ces précautions, voire utilisent les données archéologiques comme prétextes pour défendre leur idéologie. C’est le cas de beaucoup d’archéomanes. Jean-Pierre ADAM critique ces dévoiements de l’histoire et de l’archéologie depuis plus de 40 ans.

53. Quand la nature reprend ses droits (13 octobre 2017)

Après les ravages de la guerre, les paysages ne restent pas abandonnés. D’une manière ou d’une autre, le vivant revient s’installer. Comment ça se passe ?

52. Les Neuromythes (4 octobre 2017)

On peut lire et entendre bien des choses sur le fonctionnement du cerveau. Bien des choses fausses, mais répétées, colportées, modifiées… Nous ferons un bilan sur les connaissances actuelles sur le cerveau avec le chercheur en neurosciences Bruno DELLA CHIESA, inventeur du mot « neuromythe » et qui nous rend spécialement visite depuis son laboratoire de Harvard !

51. La philosophie pour enfants (20 septembre 2017)

On cherche le moyen de stimuler l’esprit critique pour protéger les enfants et les citoyens contre les fakes news et les manipulations. Peut-être le connaissons depuis longtemps : la philo, dès le plus jeune âge. Avec Pleen de la chaine Edukey.

50. Les sciences de l’éducation (13 septembre 2017)

Nous recevons Olivier REY. Il existe une science dont le but est de comprendre et améliorer les mécanismes par lesquels les humains (en particulier les plus jeunes) apprennent, se sociabilisent, acquièrent des connaissances et s’autonomisent jusque dans cette acquisition.

49. Ce que les rats disent de nous (5 juillet 2017)

Nous recevons Didier DESOR. L’étude du comportement des animaux, l’éthologie, éclaire nos propres attitudes. L’humain, animal parmi les autres, se comprend mieux quand on le compare à ses cousins.

48.  Agroalimentaire : les dangers, la vérité, les médias (30 juin 2017)

Nous recevons Bunker D. Les médias résonnent constamment d’alertes sur ce que nous mangeons, et la panique règne partout où des débats sereins seraient plus à même de nous aider à comprendre ce dont nous avons peur afin de savoir si cette peur est bien dirigée.

47. Zététique et religion (21 juin 2017)

Nous recevons Marc VILLALONGUE. Peut-on être zététicien et croyant, sceptique et catholique ? Quelle compatibilité existe réellement entre science et religion ?

46. Humanisme Numérique (7 juin 2017)

Autrefois Grecs et Latins étaient les langages universels du savoir. Aujourd’hui le langage informatique a pris cette place, mais en avons-nous pris la mesure et agissons-nous en conséquences. Invité : Samuel NOWAKOWSKY.

45. L’économie peut-elle être une science ? (24 mai 2017)

Nous recevons Olivier SIMARD-CASANOVA. Quel est l’objet d’étude de l’économie ? Quelles sont ses méthodes ? Produit-elle de la connaissance à travers la publication d’études revues par les pairs ? Il faut en passer par ces questions pour savoir s’il s’agit d’une science.

44. La « vérité en politique » (3 mai 2017)

Avec Usul nous discutons de la teneur des « sciences politiques » et du rapport entre la parole (et l’action politique) et le « réel ».

43. La neutralité du Net (19 avril 2017)

Nous recevons Oriane PIQUER-LOUIS pour bien décrire les problèmes posés par la question de la neutralité du net à partir d’une explication du contexte de la création d’Internet.

42. Quarante-deux… la vie… l’Univers (5 avril 2017)

Notions d’astrobiologie pour comprendre la place du vivant dans l’univers, puis échange avec Eric MAILLOT sur son parcours de l’ufologie tendance tenante à l’ufologie tendance sceptique.

41. Le paranormal sur Youtube (15 mars 2017)

Nous recevons Sylar, de la chaine Sylartichot. Nous avions réalisé avec lui l’épisode «Esprit critique es-tu là ?» sur le spiritisme.

40. Doute & recherche de la Vérité avec « Stop Mensonges » (13 mars 2017)

Quel chemin vers la « vérité » ? Comparons notre approche avec celle de Laurent GOUYNEAU « Freeman », fondateur de Stop Mensonge, site important de la complosphère.

39. Vous avez dit Paranormal ? (1er mars 2017)

Jean-Michel Abrassart est l’animateur du podcast Scepticisme Scientifique. Il est aussi docteur en psychologie, sa thèse portait sur « Le modèle sociopsychologique du phénomène OVNI », et il a récemment publié un livre « 60 questions étonnantes sur le paranormal ».

38. Sciences & Islam au XXI siècle (1er février 2017)

Echange avec Alexandre MOATTI et son livre « Islam et science, antagonismes contemporains ».

37. Sciences humaines : science ou pas science ? (4 janvier 2017)

Avec Charlotte (de Langue de Cha’) et Manon (C’est une autre histoire) nous questionnons les définitions de la science et les méthodes utilisées dans les SHS pour essayer de comprendre ce qui justifie la manière dont on perçoit les disciplines comme appartenant ou n’appartenant pas à la science.

36. De l’existence (notamment) du Père Noël (21 décembre 2016)

Pour les fêtes de fin d’année, demandons nous si le Père noël n’est pas un excellent sujet de conversation pour réfléchir au scepticisme. Poussons même plus loin et évoquons la thèse mythiste : un jésus historique a-t-il seulement existé ?

34. La peur des vaccins (16 novembre 2016)

Jidé (Cardiologue de la chaîne Ascl&pios) Pauline (Ingénieur agronome, Dr en immunologie, sa chaîne : Un peu pointu) et Ronan (vaccinologue) viennent nous parler des vaccins, donner des réponses aux inquiétudes et suggérer des pistes de réflexion pour comprendre la peur si répandue actuellement vis-à-vis d’une médecine qui a sauvé des millions de vies.

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33. Les réponses aux dérives sectaires (2 novembre 2016)

Didier PACHOUD du GEMPPI (Groupe d’Etude sur les Mouvements de la Pensée en vue de la Protection des Individus) vient nous parler de ce que sont les sectes, des dangers qu’elles représentent et des moyens de s’en défendre.

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32. FAQ de l’été + Invité mystère

Un épisode estival détendu pour répondre aux questions des abonnés et passer une heure en compagnie de Jeannot Nymouce, le talentueux vidéaste de la chaîne Mémons-nous ! C’est un pote !

31. Les origines de la morale (12 juillet 2016)

Votre sens moral vous suit partout. Il vous précède même, souvent. Nous avons des intuitions morales, un sens du bien et du mal qui transcende les cultures, et on a longtemps voulu croire des tas de choses sur les origines d’untel phénomène.
La biologie évolutionnaire travaille sur la question, et Stéphane DEBOVE qui a fait sa thèse sur le sens de l’équité vient nous dire ce que la science sait de la nature et des origines de notre sens de la morale.

(La chaîne de l’invité)

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30. Le langage & Darwin (28 juin 2016)

Les langues humaines ont une histoire, une histoire commune. Elles sont apparentées les unes aux autres, échangent des éléments, et elles sont en réalité un phénomène largement naturel, c’est à dire non dirigé. jetons un regard darwinien sur les langes humaines et demandons nous ce quelles ont ou n’ont pas d’universel avec Montezuma, de la chaîne de linguistique : Linguisticae.

Live#30 Langage (Linguisticae)

29. Paniques & Croisades Morales (14 juin 2016)

Il y a des mouvements dans nos sociétés qui réagissent à des nouvelles pratiques, à des nouvelles idées, en brandissant un discours d’ordre moral. Par peur de voir disparaître le monde tel qu’il doit être, on se crispe et on panique. Quand ces mouvements s’organisent, s’institutionnalisent sur la scène publique, voire politique, ils deviennent des croisades morale.

Pour comprendre comment ça marche tout ça, nous nous entretenons avec Clément CHARPENTIER, (mathématicien et informaticien).

Live #29 - Paniques et croisades morales

28. La liberté numérique (31 mai 2016)

« Quand c’est gratuit, c’est toi le produit ! »
C’est un peu court, jeune homme, alors passons un peu de temps avec Pouhiou, vidéaste mais aussi membre de l’équipe Framasoft, pour parler de l »‘épineuse question de la liberté dans le prolongement de nos vies qu’est le monde numérique.

Live #28 - Liberté numérique

27.  « Regenere.org » Quels sont les dangers ? (17 mai 2016)

TOUT soigner avec des jus de légume parce que TOUTES les maladies viennent des toxines qui s’accumulent dans vos graisses… Voilà en résumé la pseudo-médecine de Thierry Casasnovas, et ça pose des problèmes. Nous en discutons avec Climen qui vulgarise la pharmacologie.

Live 27- Regenere (Climen)

26. Environnement, Economie et Fin du monde. (3 mai 2016)

Nos économies tiennent-elles compte des réalités du monde et de ses ressources limitées ? Nous accueillons Rodolphe, alias Le Réveilleur , doctorant en sciences de l’environnement.

Live 26- Economie & fin du monde

25. Science, Pyramides & Pipeau (19 avril 2016)

Retour sur l’affaire LRDP avec des sceptiques qui ont étudié de près le film de Pouillard et les conférences de Grimault.

Live 25- Pyramides & Pipeau

24. Scepticisme & Nouveau Monde.

Nous recevons Olivier BERNARD, alias Le Pharmachien pour évoquer le métier de pharmaciens, le problème des pseudomédecines et du commerce de ces produits en officine. Et nous allons également échanger des regards croisés sur le monde sceptique ici en France/Europe en comparaison de ce qui existe au Canada et aux USA.

Live 24 - Pharmachien

23. La Justice et la Science

Avec Olivier DODIER doctorant en sciences cognitives. le monde judiciaire est-il à la page en ce qui concerne nos connaissance sur le fonctionnement de l’esprit humain (témoignages, biais de confirmation…)

Live 23 - Justice

22. La zététique de terrain

Avec Nicolas VIVANT, membre de l’Observatoire Zététique, et co-auteur des publications de l’association sur les tests de diverses allégations paranormales.

Live 22 - Nicolas Vivant

21. Verbiages et Non Verbal

Avec le blogueur et vidéaste Xavier RISTAT, ex synergologue.

Live 21 - non-verbal (Xavier R)

20. La Critique est aisée ?

Avec François, alias  Le Fossoyeur de Films.

Live 20 - Fossoyeur

19. Les pyramides, l’univers et le reste.

La Révélation des Pyramides et un film qui prétend démontrer qu’une civilisation inconnue a existé dans un passé lointain et qu’elle a laisse derrière elle des messages inscrit dans les sites archéologiques. Nous avons invité Jacques GRIMAULT pour tester ce que vaut sa méthode de travail. Le résultat fut un entretien fastidieux que nous vous conseillons fortement de suivre jusqu’à la fin. Un document relativement édifiant.

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18. Astrologie

Serge BRET-MOREL est le secrétaire de l’Observatoire zétéique. Avant cela il était astrologue, intéressé par les services qu’il pensait pouvoir rendre avec ce qu’il croyait être une forme de science. Depuis il a beaucoup appris, beaucoup travaillé sur le sujet et il a notamment écrit un livre très complet sur le sujet « Astrologie : la fin des mystères. »

Live 18 - Astrologie

17. Le Scientisme.

Guillaume LECOINTRE est systématicien et professeur au muséeum d’histoire naturelle. Nous l’avons invité en raison de la clarté avec laquelle il est capable d’expliquer ce qu’est la science, sa démarche, sa position dans la société. Sa venue est

Live 17 - Scientisme miniature

16. Les réponses de la psychanalyse aux critiques ?

Le documentaire « Le Mur, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » a fait scandale et valu à sa réalisatrice un procès retentissant. La justice lui a finalement donné raison, et Sophie ROBERT continue son travail d’analyse de la psychanalyse; Nous avons voulu parler avec elle de la manière dont les psychanalystes se défendent. Quelle est leur rhétorique, quels sont leurs arguments. la psychanalyse n’a -t-elle pas, par bien des aspects le fonctionnement d’une secte ?
Live #16 -- Psychanalyse

15. Pensée critique, enseignement & média.

Emission Spéciale à Grenoble où nous avons visité les gens du  Collectif de Recherche Transdisciplinaire Esprit Critique & Sciences  (CORTECS). Avec nous dans le studio de Radio Campus Grenoble Clara EGGER et Ismaël BENLISMANE. discute avec nous des relations entre l’exigence de la pensée critique et les compromis constant que nous imposent les médias et réseaux sociaux.

Miniature Live 15 CORTECS

14. La pensée conspirationniste

Anthony LANTIAN vient de défendre un thèse sur la pensée conspirationniste, il est donc un bon interlocuteur pour se demander ce qui caractérise ce mode de pensée, s’il existe des prédispositions et comment apprendre à la reconnaître. Live 14 miniature

13. Le Fric et la Médecine

François de la chaîne « Primum Non Nocere » vulgarise son métier : médecin. Il est venu chez nous pour aborder la question de l’argent dans la médecine qui alimente beaucoup de fantasmes et d’idées fausses.

Miniature Live Primum non nocere

12. La physique quantique et le charabia.

Julien BOBROFF est chercheur, spécialiste de la physoque quantique, mais aussi est c’est plus rare, de la manière dont on transfert les connaissane du domaine vers le public. Son équipe est l’une des rares en france à avoir inscrit la vulgarisation dans son projet

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11. Idées reçues sur les surdoués.

Nicolas GAUVRIT, chercheur, a écrit un livre quand il s’est demandé si tout ce qu’on disait sur les surdoués était vrai. Il a trouvé que… non !

Live #11 surdoués & N. Gauvrit

10. Le théorème de Gödel et l’incomplétude des sciences ?

On entend souvent le nom de Gödel quand un pseudo-théoricien cherche à nous faire avaler sa pseudoscience sans pouvoir rien prouver. Nicolas TUPEGABET, docteur en mathématiques, va nous aider à y voir plus clair.  Miniature Live #10 nicotupe

9. Comment gérer l’erreur ?

Avec Pierre KERNER, chercheur et auteur du Blog Strange things and Funky stuff, contemplons l’erreur et tout ce qu’elle a nous offrir. Nous découverte sans erreur, nul progrès, nulle science.

Live #9 Pierre K. Miniature

8. Vulgarisation sur un média horizontal

Léo de la chaîne Dirty Biology nous parle de ses expériences avec le public. L’occasion de réfléchir à la structure de Youtube, qui, contrairement à la télévision offre une possibilité d’horizontalité : un rapport direct entre le créateur d’un contenu et le spectateur.

7. Croyances en histoire et archéologie

Dari, de la chaîne Temps Mort qui vulgarise l’archéologie et l’histoire nous parle des idées reçues sur l’histoire. c’est notre premier enregistrement chez radio campus Lorraine.

Live #7 - Affiche

6. La Vie après la Mort ?

Nous recevons le vidéaste Poisson Fécond pour un échange autour de ce que la science sait ou ne sait pas expliquer à propos de la mort, des expériences de mort imminente et de l’existence de phénomènes paranormaux.

Live #6 - Affiche

 5. L’origine du raisonnement : la théorie argumentative.

Le chercheur Hugo MERCIER est l’un des co-auteurs d’une théorie nouvelle et assez importante sur les causes évolutives de l’apparition du raisonnement humain. Version courte : le raisonnement n’est pas seulement sélectionné parce qu’il permet de mieux comprendre le monde, mais sans doute parce qu’il permet de gagner les débats d’idées qui décident de la manière dont le groupe va voir le monde.

4. Ufologie et scepticisme

Francine CORDIER et Patrice SERAY, ufologues sceptiques, nous expliquent quelques grands cas de l’ufologie et la manière dont nous pouvons nous laisser abuser par nos perceptions.

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3. Croyance et besoin de cohérence.

Avec Jeff (du Psylab), nous parlons de différents types de croyance. Il ne faut pas oublier que même les idées qui nous paraissent folles depuis notre point de vue sont généralement très cohérentes pour celui qui les défend car il la voit depuis sa rationalité subjective, son cadre local de cohérence.

 2. Les mécanismes de la Rumeur.

Nichoax, l’un des tous premiers membres fondateurs de Hoaxbusters nous explique comment les rumeurs naissent et se propagent.

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1. Episode perdu.

Notre premier live était une manière de prendre contact direct avec le public. Il ne s’est rien dit de bien intéressant. Nous n’avions même pas d’invité.