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Renaud Evrard chez Brice Perrier : quand la science sert de vernis aux récits extraordinaires

Depuis ses menaces de procès pour avoir critiqué ses déclarations sur France Inter, je reviens sur le parcours de renaud Evrard, universitaire et membre du comité Para, mais hélas ennemi de plus en plus déterminé du scepticisme scientifique.

Voir mes autres billets :

  1. Renaud Evrard | Une drôle d’étude pour défendre la psychanalyse
  2. Renaud Evrard | Les réseaux d’une science « alternative »
  3. Renaud Evrard | Compromission intellectuelle et bullshit — « L’expérience qui prouve que le passé est modifiable »
  4. Evrard & Rabeyron, 2012 |Psychanalyse, télépathie et refuge clinique du psi
  5. Renaud Evrard chez Brice Perrier : quand la science sert de vernis aux récits extraordinaires
  6. Renaud Evrard | quand une thèse primée à l’Université de Lorraine légitime la conscience non locale
  7. Renaud Evrard chez La psychologie pour tous | l’accueil clinique comme cheval de Troie du paranormal
  8. Renaud Evrard dans Inexploré : le paranormal c’est quantique
  9. Renaud Evrard et le Rorschach dans l’autisme | Une réhabilitation clinique suspecte
  10. « Poltergeists, mort imminente, Psi, étude des anomalies | Renaud Evrard | The Paranormal Show »
  11. Le Comité Para & la question de l’entrisme pseudoscientifique
  12. Renaud Evrard | Les dons des enfants Indigo existent
  13. Grand Manuel Scientifique | Quand la parapsychologie accuse le scepticisme
  14. La lucidité terminale chez les enfants : la parapsychologie s’invite au chevet des mourants
  15. Renaud Evrard & The Conversation | La caution académique donnée aux fausses médecines

 

Avant d’examiner l’entretien de Renaud Evrard sur les expériences de mort imminente, une mise en garde s’impose sur le média qui l’accueille. Brice Perrier anime Raison sensible, une lettre où il se présente comme journaliste indépendant travaillant sur les sciences et la santé. Le décor rhétorique y est constant : les institutions scientifiques seraient prisonnières de dogmes, la rationalité dominante deviendrait obscurantiste, les marges seraient injustement disqualifiées. La page de présentation de son livre L’Obscurantisme au pouvoir annonce ainsi un programme explicite : montrer comment « la raison se transforme en dogmatisme », depuis les « phénomènes inexpliqués » jusqu’à la médecine, où l’industrie pharmaceutique se serait « accaparée la possibilité de prouver l’utilité d’un traitement » .

Perrier n’est donc pas un journaliste neutre et curieux, mais un militant de l’irrationnel. Il consacre des textes à la mémoire de l’eau, à la vaccination pensée sous l’angle d’un « tabou », à la critique de l’INSERM, à la défense de la médecine anthroposophique ou des écoles Steiner contre les alertes relatives aux dérives sectaires. Le site de la Société anthroposophique en France relaie favorablement les enquêtes de Perrier, qu’elle présente comme un travail utile pour reconsidérer les accusations visant l’anthroposophie.

Il faut donc lire l’entretien en comprenant son écosystème. Perrier ne se contente pas d’ouvrir un espace de discussion ; il bâtit un théâtre intellectuel où les sceptiques, les zététiciens, les institutions sanitaires, les agences de vigilance et les neurosciences jouent le rôle de forces d’obfuscation. Les rebelles à la méthode et à la rationalité, reçoivent par contraste le prestige de la curiosité. Ce dispositif accueille idéalement Renaud Evrard, psychologue clinicien et universitaire, dont les thèmes de prédilection — paranormal, expériences exceptionnelles, parapsychologie, médiumnité, EMI — permettent de donner à des récits extraordinaires une dignité académique immédiate.

 

Une interview qui commence par distribuer les rôles

L’article présente Evrard comme un chercheur « attaché aux faits, sans a priori », capable de pallier ce qui manquerait « de façon assez chronique » dans le traitement des expériences de mort imminente. Le texte oppose ensuite ce chercheur ouvert à des approches européennes décrites par Evrard comme « neuro-réductionnistes, sceptiques, et finalement très méfiantes ». Le partage moral du terrain arrive donc avant l’examen des preuves : d’un côté l’exploration, de l’autre la fermeture ; d’un côté les témoins, de l’autre les modèles biologiques soupçonnés d’être idéologiques.

Ce cadrage invite le lecteur à confondre prudence méthodologique et préjugé matérialiste. Pourtant, dans les sciences de la conscience, refuser de conclure à partir de récits spectaculaires constitue une exigence élémentaire. Les EMI forment un objet réel : des personnes rapportent des expériences intenses, parfois transformantes, souvent mémorables. Cette réalité clinique justifie l’enquête. Elle ne justifie ni l’inflation métaphysique, ni le soupçon systématique contre les explications neurobiologiques.

Voir mon livre sur le sujet : « La vie après la mort ? Une approche rationnelle »

 

Le cas Ronald : récit spectaculaire, preuve faible

Le cas Ronald donne à l’entretien sa force narrative, mais aussi sa fragilité probatoire. Le récit repose sur une scène très précise : à huit ou neuf ans, Ronald aurait vu à la télévision un gendarme expliquer qu’en cas de guidonnage il fallait accélérer. Des années plus tard, pendant un guidonnage à grande vitesse, une expérience de type « revue de vie » lui aurait rendu ce souvenir accessible, lui permettant de reprendre le contrôle de sa moto.

Une telle histoire demande une enquête pour simplement s’assurer des faits. Pourtant, à ce stade, aucune source publique ne permet de vérifier l’épisode décisif. Perrier rapporte la scène du gendarme à la télévision, mais sans donner le nom de l’émission, la chaîne, la date ou une archive. Les autres reprises disponibles — une présentation du livre d’Evrard, puis un article beaucoup plus sensationnaliste de Nexus — répètent ou amplifient le récit sans fournir de pièce nouvelle. Le souvenir invoqué reste donc un témoignage tardif, pas un fait documenté.

Et quand bien même ce programme serait authentique, ce n’est pas suffisant pour valider la revue de vie, et encore moins pour y voir un phénomène paranormal. Le récit auquel nous avons accès est autobiographique et tardif. Le texte de Perrier précise que Ronald a attendu quatorze ans avant de contacter des chercheurs. Quatorze ans suffisent largement pour qu’un souvenir s’organise, se stabilise, se scénarise, puis gagne en cohérence au fil des récits. Sans accuser le témoin de mentir, cela rend le cas impropre à soutenir une hypothèse forte sur la mémoire, le temps ou l’accès à une source mentale extra-cérébrale.

Le cas Ronald peut très bien devenir un objet clinique intéressant : comment un sujet interprète-t-il un épisode de danger extrême ? Comment un récit de survie se structure-t-il autour d’un savoir apparemment retrouvé ? Comment une mémoire autobiographique fabrique-t-elle une continuité entre l’enfance et l’instant du péril ? En revanche, il constitue une base très faible pour affirmer qu’« aucun modèle théorique de la mémoire ne peut aujourd’hui expliquer ça ». Avant de modifier les modèles de la mémoire, il faudrait établir le fait que le souvenir invoqué correspond à une information externe précisément vérifiée. On est en droit d’en douter.

 

Le vrai apport de l’entretien : le périmètre de définition des EMI

Le point décisif de l’entretien tient à l’extension proposée de la catégorie EMI. Au départ, l’argument semble raisonnable : toutes les expériences dites de mort imminente ne surviennent pas lors d’un arrêt cardiaque ou d’une réanimation. La littérature le confirme. Charland-Verville, Jourdan et leurs collègues ont comparé des EMI rapportées après coma à des expériences analogues survenues hors situation médicalement létale, et les contenus déclarés présentent de fortes ressemblances (Charland-Verville et al., 2014). La conclusion prudente serait donc : la catégorie classique, centrée sur la proximité biologique de la mort, décrit mal l’ensemble des récits disponibles.

Mais Evrard va beaucoup plus loin. Dans l’entretien, l’EMI devient une réaction à la menace subjective, puis à la dissolution du moi, puis à des états de transe, de méditation, de jogging, d’orgasme ou de surprise existentielle. À ce niveau d’élargissement, la catégorie cesse de désigner une expérience liée à la mort imminente pour devenir une famille très large d’états modifiés de conscience marqués par l’intensité, la rupture autobiographique et la reconstruction du rapport au corps. Cette extension produit un problème épistémologique majeur. Une catégorie scientifique doit regrouper des phénomènes parce qu’ils partagent des critères robustes, pas seulement parce qu’ils se ressemblent dans des récits. Si l’arrêt cardiaque, l’accident évité, la méditation profonde, l’orgasme, la panique, la perception d’une menace et le sentiment de dissolution du moi entrent dans la même boîte, la boîte devient de moins en moins explicative. Elle classe des expériences, mais elle cesse de discriminer entre des mécanismes possibles : stress aigu, dissociation, syncope, pharmacologie, mémoire autobiographique, culture narrative, effet d’attente ou altération du schéma corporel.

La recherche actuelle va plutôt dans le sens inverse : elle cherche à améliorer les outils de description. La NDE-C scale[1] a été développée pour mieux quantifier le contenu des EMI et réévaluer les limites de l’échelle de Greyson, précisément parce que les outils disponibles laissent trop d’ambiguïtés (Martial et al., 2020). L’enjeu méthodologique consiste donc à mieux séparer les dimensions du phénomène : contexte médical, menace perçue, contenu subjectif, mémoire ultérieure, effets psychologiques, interprétation culturelle. L’entretien de Perrier et Evrard fait l’inverse : il élargit, homogénéise, puis présente cette extension comme une victoire contre les modèles réductionnistes.

Leur raisonnement a un point faible : il transforme une difficulté de définition en argument contre les explications ordinaires. Que des expériences similaires surviennent dans des contextes différents indique que la phénoménologie des EMI déborde le seul arrêt cardiaque. Cela ne démontre ni la survie de l’esprit, ni la perception extracorporelle, ni le cerveau-filtre, ni une mémoire qui échapperait aux modèles cognitifs. Cela invite d’abord à construire une typologie plus exigeante.

 

La science disponible contredit le récit anti-réductionniste

L’entretien traite les neurosciences comme une lumière commode sous laquelle les chercheurs chercheraient leurs clés. La formule sonne bien, mais elle travestit l’état réel du champ. Les études de réanimation, par exemple, tentent précisément de tester les affirmations de conscience et de perception pendant l’arrêt cardiaque. L’étude AWARE a suivi 2 060 arrêts cardiaques ; parmi les survivants interrogés, une minorité a rapporté des souvenirs compatibles avec une EMI, et les tentatives de validation par cibles visuelles n’ont fourni aucun résultat probant (Parnia et al., 2014).

AWARE-II a poursuivi ce travail avec monitoring EEG et stimuli audiovisuels. L’étude rapporte des souvenirs ou perceptions chez une partie des survivants interrogés, ainsi que des marqueurs électrocorticaux compatibles avec une activité cérébrale pendant la réanimation. Mais personne n’a identifié l’image visuelle prévue par le protocole ; une seule personne a identifié le stimulus auditif (Parnia et al., 2023).

Ces résultats montrent que la conscience en situation extrême reste un champ difficile à investiguer, ce qui doit inviter à l’humilité. Ils montrent aussi que les perceptions extracorporelles véridiques, souvent mobilisées dans les récits populaires, sont loin de jouir du support scientifique allégué dans les sphères de la parapsychologie.

La comparaison avec la kétamine apporte une autre pièce importante. Une étude de Martial et collègues a comparé 625 récits d’EMI à plus de 15 000 récits associés à 165 substances psychoactives. Les récits sous kétamine présentent la plus forte similarité sémantique avec les récits d’EMI (Martial et al., 2019). Cette donnée ne réduit pas toute EMI à la kétamine. Elle indique que des expériences subjectives proches peuvent émerger de perturbations neurochimiques connues. Pour une hypothèse dualiste, cette observation constitue une difficulté majeure.


Voir aussi le travail de Stéphane Charpier, qui était mon invité dans La Tronche en Live :


Le dualisme bergsonien : l’hypothèse qui dépasse les preuves

Lorsque Perrier interroge Evrard sur les sorties hors du corps, Evrard répond que cela remet « sur la table » l’éventualité d’un dualisme entre corps et esprit, puis défend une position inspirée de Bergson : le cerveau fonctionnerait comme un support, un filtre, une canalisation de l’esprit, plutôt que comme son générateur. Ce passage trahit la fonction réelle de l’entretien.

La discussion dépasse la clinique des récits pour donner une place académique à une métaphysique de l’esprit. Mais on s’éloigne de la rigueur scientifique censée être incarnée par l’universitaire. Les faits existent :  Des témoins décrivent des sorties de corps ; cela documente des vécus de sortie de corps. Des récits ressemblent à des EMI hors danger vital ; cela documente une continuité phénoménologique. Des personnes se souviennent fortement de leur expérience ; cela documente une mémoire autobiographique particulière. Aucun de ces éléments ne démontre que l’esprit possède une source indépendante du cerveau.

Cette distinction devrait être centrale chez un universitaire. Dans un média déjà engagé contre les rationalistes, les institutions de vigilance et les modèles scientifiques dominants, elle devient encore plus importante. Lorsque Renaud Evrard parle chez Brice Perrier, il ne s’exprime pas dans un colloque spécialisé où chaque hypothèse sera immédiatement évaluée par des pairs compétents. Il s’exprime dans un espace éditorial qui transforme l’ouverture spéculative en arme contre le scepticisme. Peut-il vraiment l’oublier et ignorer la réception de sa parole par le public ?

 

Le rôle d’Evrard : chercheur ou caution ?

Les expériences exceptionnelles, les croyances, les récits de sortie de corps, les vécus de fin de vie et leurs effets psychologiques constituent des objets légitimes pour la psychologie, l’anthropologie, les neurosciences et la sociologie des croyances.

Mais il faut se demander quel rôle joue un universitaire dans un média qui passe régulièrement de la pommade à des croyances mal étayées, à des fausses médecines, à des récits extraordinaires, à des contre-enquêtes favorables aux milieux contestés par les dispositifs anti-dérives sectaires. Dans ce cadre, la parole d’Evrard fonctionne comme une caution. Elle donne au lecteur l’impression qu’une science courageuse viendrait enfin défendre les témoignages contre l’étroitesse des rationalistes.

Et cela rejoint ses propres tentatives de cadrage en ce sens, voir mon article.

Or un universitaire qui travaille sur des sujets à forte charge croyante doit redoubler de clarté. Il peut dire que les témoins doivent être accueillis. Il peut dire que les modèles actuels restent incomplets. Il peut dire que les définitions des EMI demandent un travail plus fin. Mais il devrait aussi dire, avec la même force, que les récits de perceptions véridiques restent non établis, que les anecdotes spectaculaires ont une valeur probatoire très limitée, que les modèles dualistes s’affranchissent largement des preuves disponibles, que la parapsychologie souffre de problèmes massifs de reproductibilité et de biais de publication, et qu’en aucun cas la science ne valide les scénarios dualistes.

Dans cet entretien, ces garde-fous apparaissent trop faibles. La critique des neurosciences occupe le devant de la scène. Les faiblesses des récits extraordinaires restent en arrière-plan.

 

 

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Liberté académique et devoirs attachés à l’autorité savante

La liberté académique protège le droit d’étudier des objets étranges, minoritaires ou mal compris. Elle protège aussi le droit de réexaminer des catégories installées, de critiquer des modèles dominants, d’écouter des témoins que la médecine ou les sciences cognitives ont parfois mal accueillis. Sur ce point, Renaud Evrard a un terrain légitime.

Mais la liberté académique entraîne aussi des devoirs, surtout quand l’universitaire s’exprime dans un média qui combat le rationalisme, relativise les alertes sur les dérives sectaires et accorde une place généreuse aux marges pseudo-scientifiques. Le devoir principal consiste à maintenir les séparations : entre témoignage et preuve, entre clinique et ontologie, entre hypothèse compatible et hypothèse étayée, entre catégorie descriptive et mécanisme explicatif.

Dans cet entretien, nous assistons à une alliance commode : un média qui cherche des figures académiques pour légitimer son combat contre le rationalisme, et un chercheur qui trouve dans ce média une scène favorable à ses hypothèses les plus aventureuses. Le résultat produit moins de connaissance que de brouillard savant. On en ressort avec l’impression que la prudence méthodologique fermerait les questions, alors qu’elle les rend simplement traitables.

La science peut explorer les EMI. Elle doit même le faire. Mais explorer sérieusement exige de protéger les témoins sans protéger les hypothèses faibles. C’est précisément ce que cet entretien échoue à garantir.

 

Acermendax

Références

  • Charland-Verville, V., Jourdan, J.-P., Thonnard, M., Ledoux, D., Donneau, A.-F., Quertemont, E., & Laureys, S. (2014). Near-death experiences in non-life-threatening events and coma of different etiologies. Frontiers in Human Neuroscience, 8, 203. https://doi.org/10.3389/fnhum.2014.00203
  • Martial, C., Cassol, H., Charland-Verville, V., Pallavicini, C., Sanz, C., Zamberlan, F., Martínez Vivot, R., Erowid, F., Erowid, E., Laureys, S., Greyson, B., & Tagliazucchi, E. (2019). Neurochemical models of near-death experiences: A large-scale study based on the semantic similarity of written reports. Consciousness and Cognition, 69, 52–69. https://doi.org/10.1016/j.concog.2019.01.011
  • Martial, C., Simon, J., Puttaert, N., Gosseries, O., Charland-Verville, V., Nyssen, A.-S., Greyson, B., Laureys, S., & Cassol, H. (2020). The Near-Death Experience Content (NDE-C) scale: Development and psychometric validation. Consciousness and Cognition, 86, 103049. https://doi.org/10.1016/j.concog.2020.103049
  • Parnia, S., Spearpoint, K., de Vos, G., Fenwick, P. B., Goldberg, D., Yang, J., Zhu, J., Baker, K., Killingback, H., McLean, P., Wood, M., Zafari, A. M., Dickert, N., Beisteiner, R., Sterz, F., Berger, M., Warlow, C., Bullock, S., Lovett, S., … Schoenfeld, E. R. (2014). AWARE—AWAreness during REsuscitation—A prospective study. Resuscitation, 85(12), 1799–1805. https://doi.org/10.1016/j.resuscitation.2014.09.004
  • Parnia, S., Keshavarz Shirazi, T., Patel, J., Tran, L., Sinha, N., Sinha, P., Yang, J., Zhu, J., Baker, K., Killingback, H., et al. (2023). AWAreness during REsuscitation—II: A multi-center study of consciousness and awareness in cardiac arrest. Resuscitation, 191, 109903. https://doi.org/10.1016/j.resuscitation.2023.109903

 

Sources contextuelles consultées

 

[1] La NDE-C scale (Near-Death Experience Content scale) est une échelle psychométrique récente destinée à décrire plus finement le contenu des expériences de mort imminente. Elle complète et actualise l’échelle de Greyson, longtemps dominante, en distinguant davantage de dimensions phénoménologiques et en cherchant à améliorer la fiabilité des comparaisons entre

1 réponse
  1. BRICE PERRIER
    BRICE PERRIER dit :

    Bravo Thomas !

    Contrairement à la dernière fois, ce que vous dites de moi n’est pas factuellement 100 % faux. Là, cela relève aussi de l’interprétation, toute aussi fausse et malveillante, mais elle pourrait se discuter afin d’approfondir, car vous restez toujours en surface, sans jamais rentrer dans le détail de ce que vous évoquez avec votre point de vue ultra biaisé. Votre démonstration initiale sur ma personne, qui se présente comme journaliste mais serait en réalité un « militant de l’irrationnel », est toutefois tellement nulle que je ne vais pas perdre trop de temps à m’étendre, et seulement relever quelques points révélateurs de votre malhonnêteté intellectuelle.

    Je note que vous accordez un apport à l’entretien sur le périmètre de définition de l’EMI, en vous référant à l’étude inspirée et co-signée par Jean-Pierre Jourdan. Une étude publiée en 2014, dont je vous avais appris l’existence il y a des années, comme je le relate dans « L’Obscurantisme au pouvoir ». Elle montre que les EMI sont en fait mal nommées, car elle ne se déroulent pas forcément à la frontière de la mort, et ne nécessitent donc pas un cerveau « dans un état extrême ». Ce que vous affirmiez par méconnaissance de la littérature et de la réalité du phénomène, contraire à vos préjugés. Il est ainsi aujourd’hui amusant de vous voir vous offusquer que Renaud Evrard ose émettre une hypothèse qui va au-delà de cette littérature, tout en continuant d’accréditer sans réserve Stéphane Charpier. Lui qui, en affirmant que les EMI ne peuvent se produire qu’en cas de réanimation, sur la base d’électroencéphalogrammes de souris, est, en revanche, en contradiction complète avec une réalité humaine beaucoup plus complexe, sur laquelle ose se pencher Renaud Evrard.

    Tout aussi amusant, et plus malhonnête : la prétendue opposition dans mon texte entre Renaud Evrard et des approches européennes décrites par lui comme « neuro-réductionnistes, sceptiques, et finalement très méfiantes », selon vous. En fait, dans l’entretien, Renaud Evrard constate une opposition entre cette approche européenne et celle américaine portée « sur l’idée de trouver des preuves de la survie de l’esprit après la mort » en développant « ce côté fascinant des EMI qui plait à leur public ». Là est la véritable opposition, que déplore Renaud Evrard, et que vous occultez pour l’accuser, à tort. La ficelle est grosse, mais vous osez tout, en vous posant sans honte en expert de la méthodologie.

    Le plus drôle, c’est toutefois ce que vous dites de moi qui consacrerait des textes à « la défense de la médecine anthroposophique ou des écoles Steiner contre les alertes relatives aux dérives sectaires ». Je proposerais aussi des « contre-enquêtes favorables aux milieux contestés par les dispositifs anti-dérives sectaires ». Comme c’est ridiculement dit, car vous faites évidemment allusion à mon enquête sur Grégoire Perra (notifiée dans vous sources contextuelles), ce prétendu lanceur d’alerte. En réalité un agresseur sexuel et un affabulateur, comme je l’ai prouvé dans cette enquête en 2024, et comme la Cour d’appel de Rouen a permis de le qualifier en janvier dernier. Il est tellement éloquent que vous n’osiez même pas écrire le nom de ce Perra, l’unique sujet de mon enquête, qui révèle une véritable faillite de l’esprit critique. Notamment chez vous qui avez été le premier à mettre dans la lumière médiatique le fieffé menteur avec un entretien vidéo ultra complaisant, dans lequel vous avalez toutes ses salades (y compris au niveau sexuel) en prétendant révéler les secrets de l’anthroposophie.

    Pour cet article comme pour toute votre fielleuse et interminable série sur Renaud Evrard, ce qui serait intéressant, et peut-être encore plus amusant que tout le reste, ça serait de voir vos prompts réclamant à une IA de produire du texte à charge. Par exemple, en ce qui me concerne, si vous demandez à ChatGPT, ou équivalent, de ne pas mentionner le nom de Perra. Cet homme sur qui vous ne souhaitez pas vous exprimer aujourd’hui qu’il est lâché par ses fidèles qui semblent découvrir, horrifiés, la vraie nature de cet odieux personnage. Un gourou sur lequel vous auriez tout de même quelques comptes à rendre, vu la méthodologie que vous avez appliquée pour l’interroger en faisant la promotion de son discours délirant. Vous qui vous positionnez en juge de la preuve acceptable et en modèle de prudence épistémique.

    Toujours à votre disposition pour un débat ou un échange de vive voix, si vous en avez finalement le courage.

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