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Des femmes interdites à la Tour Eiffel : qui est le BAPS ?

Le 5 septembre, une délégation d’une centaine de religieux hindous visite la tour Eiffel. L’événement pourrait être parfaitement anodin. Sauf que la direction donne une consigne inhabituelle à son personnel : les femmes ne doivent pas être « en contact » avec les visiteurs.

Des salariées sont écartées de certains postes. Selon la CGT, certaines sont remplacées par des hommes. Le personnel découvre ce qui s’est passé et la colère monte pendant le week-end. Le lundi 7 septembre, une grève ferme complètement la tour Eiffel.

La délégation appartient au BAPS, pour Bochasanwasi Akshar Purushottam Swaminarayan Sanstha, un mouvement religieux hindou originaire du Gujarat, en Inde. Le BAPS conteste avoir formulé une demande fondée sur le sexe et assure défendre « l’égalité » et le « respect mutuel ». Il présente néanmoins ses excuses à ceux que l’incident aurait blessés ou gênés. La mairie de Paris annonce une enquête.

Voilà pour le fait divers. Une organisation religieuse arrive dans l’un des monuments les plus célèbres de France et, pour s’adapter à ses pratiques, une entreprise accepte que certaines de ses salariées soient traitées différemment parce qu’elles sont des femmes. C’est déjà assez intéressant pour se demander si on n’est pas revenu en 1826… Mais profitons-en pour creuser un peu.

 

Le problème, c’est la femme

Le BAPS appartient à la tradition Swaminarayan, apparue au début du XIXe siècle dans l’ouest de l’Inde. Le mouvement actuel est fondé en 1907. Il revendique aujourd’hui plus d’un million de fidèles et possède environ 1 300 temples dans le monde.

Ses moines, les sadhus, prononcent notamment un vœu de brahmacharya, de chasteté. On pourrait comprendre qu’un religieux ayant renoncé à la sexualité décide de ne pas avoir de relations sexuelles. Mais la règle va beaucoup plus loin : les moines du BAPS doivent éviter les femmes. Et il n’est pas nécessaire d’aller chercher cette information chez les adversaires du mouvement. Le BAPS en fait lui-même la promotion.

Un long texte publié sur son site en 2023 explique qu’un sadhu ne doit « jamais parler, toucher ou s’associer avec des femmes ». Le mouvement raconte avec admiration comment son ancien chef spirituel, Pramukh Swami Maharaj, appliquait cette règle.

Un jour, une petite fille le touche accidentellement. Il va se baigner conformément à la prescription religieuse prévue lorsqu’un moine a touché une femme, puis jeûne et refuse même ses médicaments. En 1977, le président tanzanien Julius Nyerere lui demande de bénir sa mère, âgée de 90 ans. Impossible : c’est une femme. Il priera pour elle à distance. La même année, à Londres, on lui demande de venir saluer des fidèles. Lorsqu’il comprend que des femmes sont également présentes, il retourne dans sa chambre. Plus étonnant encore : en 1980, Pramukh Swami doit être opéré en urgence de la cataracte au Massachusetts General Hospital de Boston. Il exige qu’aucune infirmière ne pénètre dans le bloc opératoire, même lorsqu’il sera inconscient. Le médecin lui propose précisément ce compromis : une infirmière pourrait-elle entrer une fois qu’il serait endormi ? Réponse négative. L’hôpital finit par organiser l’intervention uniquement avec du personnel masculin. À une autre occasion, invité à présider une cérémonie publique, Pramukh Swami explique qu’il faudrait placer les femmes à l’arrière de la salle. Il préfère finalement ne pas participer.

Tout cela est raconté par le BAPS comme autant de preuves de vertu.

Et le mouvement anticipe l’objection. Il explique que cette discipline n’a pas pour fonction de discriminer ou de rejeter les femmes. Il cite même quelques anecdotes destinées à prouver le respect de Pramukh Swami pour elles.

C’est ici qu’un peu d’esprit critique devient utile. Il n’est pas nécessaire de sonder l’âme de Pramukh Swami pour déterminer s’il éprouvait intérieurement du mépris pour les femmes. Regardons simplement ce que produit la règle : parce qu’un homme a choisi de respecter une prescription religieuse, une infirmière ne peut plus entrer dans son bloc opératoire, des fidèles ne peuvent plus approcher leur chef religieux et des femmes doivent être installées derrière les hommes. Puis arrive septembre 2026, et des femmes salariées de la tour Eiffel doivent à leur tour s’effacer.

Le fait est récurrent en religion : le croyant s’impose une règle ; ici ne pas être en contact avec une femme. Mais cette contrainte qu’il est censé s’imposer à lui-même, ce sont les autres qui doivent en subir les conséquences. À Paris, il faut que les femmes s’effacent pour que la croyance ne soit aucunement lésée. À Boston, les infirmières ne peuvent plus travailler. Par ailleurs, comme très souvent lorsqu’une doctrine prétend réglementer la sexualité masculine, ce sont les femmes qui deviennent le problème à gérer.

Une religion qui sait se vendre

Reste à comprendre pourquoi une délégation aussi importante se trouvait justement en France. Le lendemain de sa visite à la tour Eiffel, le BAPS inaugurait à Bussy-Saint-Georges, en Seine-et-Marne, le premier temple hindou traditionnel de France.

L’organisation maîtrise remarquablement bien ce genre d’opération. Elle a construit des temples monumentaux à Londres, Delhi, Toronto, Los Angeles, Abu Dhabi ou Robbinsville, dans le New Jersey. Ces édifices sont des lieux religieux, mais également des vitrines culturelles et diplomatiques considérables.

À Bussy-Saint-Georges, l’inauguration s’accompagne d’un « Festival de la Culture » de près de deux semaines. La municipalité annonce 3 000 bénévoles de 38 nationalités et plusieurs milliers de visiteurs. La communication célèbre « la diversité, le partage, l’amitié et l’esprit de communauté ».

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a participé aux célébrations. Narendra Modi, Premier ministre indien, intervient par vidéo lors de l’inauguration. Il y a quelque chose d’assez remarquable dans la collision de ces deux images. D’un côté : dialogue entre les cultures, harmonie, bénévolat, ouverture au monde, responsables politiques et architecture spectaculaire. De l’autre, à quelques kilomètres de là : veuillez retirer les femmes.

Cette contradiction apparente n’a pourtant rien d’exceptionnel. Les religions savent depuis longtemps conjuguer des discours universalistes sur l’amour, la dignité ou la fraternité avec des prescriptions qui attribuent des droits, des fonctions et des espaces différents selon le sexe, la croyance ou le statut religieux. Les traditions chrétiennes peuvent proclamer l’égale dignité des hommes et des femmes tout en réservant la prêtrise aux hommes ; l’islam peut affirmer leur égale valeur devant Dieu tout en produisant des traditions juridiques profondément asymétriques ; le BAPS explique respecter pleinement les femmes tout en célébrant comme une prouesse morale le refus qu’une infirmière approche un homme inconscient.

La sincérité des croyants ne résout aucune de ces contradictions. Elle permet justement de les maintenir : la différence de traitement cesse d’apparaître comme une discrimination puisqu’elle reçoit une justification sacrée. En 2026, il faut de la religion pour assumer pleinement son sexisme.

 

Derrière les temples, les ouvriers

En remontant l’histoire de ces temples monumentaux, on tombe sur une affaire beaucoup plus grave.

En 2018, un tailleur de pierre du Rajasthan que France 24 appelle « Rajeev Y. » apprend qu’on recrute des ouvriers pour travailler aux États-Unis. Il est père de trois enfants. L’occasion paraît formidable : un emploi en Amérique, un meilleur salaire, une vie meilleure.

Il arrive sur le chantier du gigantesque temple BAPS de Robbinsville, dans le New Jersey. Selon son témoignage, on lui retire son passeport. On lui explique que s’il sort du complexe et rencontre la police sans ses papiers, il risque la prison. Rajeev raconte des journées entièrement consacrées à la taille de la pierre, sans possibilité de sortir librement. Il décrit le chantier comme une « prison ». En octobre 2020, un autre ouvrier, Mohan Lal, meurt sur place. Rajeev affirme que l’homme était malade et demandait à être hospitalisé, mais qu’il était resté dans une caravane destinée aux travailleurs malades. Sa mort inquiète profondément les autres ouvriers. Quelques mois plus tard, en mai 2021, le FBI intervient sur le site. Selon les organisations qui les accompagnent, plus de cent travailleurs quittent alors le chantier. Plusieurs d’entre eux attaquent le BAPS devant la justice fédérale.

Ils racontent avoir été recrutés principalement parmi des populations dalits et défavorisées, amenés aux États-Unis avec des visas destinés aux travailleurs religieux, puis employés à la construction pendant des journées d’environ douze heures, sept jours sur sept. Ils accusent également leurs responsables d’avoir conservé leurs passeports et limité leurs déplacements. Leur rémunération aurait été d’environ 450 dollars par mois, dont seulement une cinquantaine versée directement aux États-Unis.

Le BAPS conteste ces accusations. Selon l’organisation, ces hommes accomplissaient une seva, un service religieux volontaire. Mais le témoignage de Rajeev rend cette explication pour le moins difficile à appliquer à tous les ouvriers. Lui se définit comme bouddhiste. Il affirme n’avoir jamais vénéré Swaminarayan et raconte que les travailleurs comme lui n’étaient même pas autorisés à pratiquer leur culte dans le temple qu’ils construisaient : un espace séparé leur était réservé. Après l’intervention du FBI, certains de ces travailleurs ont obtenu des visas T, délivrés aux victimes de formes graves de traite des êtres humains. Cela ne constitue pas une condamnation du BAPS : l’enquête pénale fédérale sera d’ailleurs finalement close sans poursuites en 2025. La procédure civile concernant notamment les salaires et les conditions de travail, elle, se poursuit.

Et l’histoire ne s’arrête pas là.

En avril 2026, The Guardian retrouve en Inde d’anciens ouvriers ayant taillé les pierres du temple. Plusieurs souffrent de silicose, une maladie pulmonaire incurable provoquée par l’inhalation de poussières de silice. Des travailleurs affirment avoir taillé la pierre sans protection suffisante ; au moins deux seraient morts après avoir développé la maladie. Le BAPS assure au contraire que les équipements de protection étaient fournis.

Rajeev, lui, vit toujours aux États-Unis. Huit ans après son départ d’Inde, il n’a toujours pas pu prendre ses trois enfants dans ses bras. Il poursuit son action en justice.

 

Des accusations d’abus sexuels

Mais continuons, car il existe une autre affaire, sur laquelle les informations disponibles sont disparates. En octobre 2013, deux anciens moines du BAPS se rendent à la police d’Ahmedabad, dans l’État du Gujarat. Ils s’appellent Sanjay Shah et Rakesh Bhavsar et ont passé des années au sein du mouvement sous leurs noms religieux de Priyadarshandas et Nishkamsevadas. Ils déposent chacun une plainte détaillée mettant en cause plusieurs responsables du BAPS pour des violences sexuelles. Sanjay Shah porte l’accusation la plus grave. Il raconte être entré très jeune dans la vie religieuse : il aurait reçu son initiation en 1973, à seulement 14 ans. Selon sa plainte, les abus auraient commencé deux ans plus tard et se seraient poursuivis pendant des années. Il accuse plusieurs religieux et directement Pramukh Swami Maharaj, le chef spirituel du BAPS, d’avoir abusé de lui à de nombreuses reprises. Shah affirme également avoir été un proche de Pramukh Swami, lui avoir consacré plusieurs livres et avoir reçu des menaces s’il révélait ce qui lui était arrivé.

Rakesh Bhavsar raconte une autre trajectoire. Entré dans la vie monastique à 18 ans en 1990, il accuse plusieurs responsables religieux de violences sexuelles commises au cours des années suivantes. Il affirme surtout avoir fini par signaler ces abus à Pramukh Swami lui-même, sans que celui-ci intervienne. Bhavsar quitte finalement la vie monastique en 2007. Ces accusations font l’objet d’un article du quotidien indien DNA India, qui rapporte le dépôt des plaintes et interroge la police sur leur transmission. L’article original a depuis disparu du site de DNA, mais une copie datée du 24 octobre 2013 en conserve le texte et l’adresse originale.

Et surtout, l’existence de l’affaire est confirmée par le BAPS lui-même. Le 22 octobre 2013, l’organisation publie un communiqué qui nomme les deux anciens moines et reconnaît qu’ils accusent Pramukh Swami et quatre autres religieux. Elle rejette catégoriquement leurs récits, qualifiés d’accusations « manifestement fausses et scandaleuses », puis demande aux fidèles de ne pas se laisser égarer.

Je n’ai pas trouvé de source fiable permettant d’établir qu’une enquête judiciaire ait ensuite confirmé ces accusations, encore moins qu’elles aient conduit à une condamnation. Treize années ont passé, et nous savons hélas que la vérité met souvent bien plus longtemps à éclore dans ce genre d’affaire. À tout le moins on peut constater que lorsque toute présence féminine est écartée, il reste encore bien des possibilités aux chefs religieux qui voudraient assouvir certaines envies.

Il reste un dernier aspect à évoquer avec le BAPS, celui de la politique.

 

Dieu, les temples et Narendra Modi

Un personnage apparaît régulièrement lorsqu’on s’intéresse au BAPS : Narendra Modi.

Le Premier ministre indien est lui aussi originaire du Gujarat. Et sa relation avec le BAPS ne ressemble guère à une simple courtoisie protocolaire entre un chef de gouvernement et une religion importante. À la mort de Pramukh Swami Maharaj en 2016, Modi vient lui rendre hommage. Il explique publiquement que beaucoup de personnes ont perdu un guru, mais que lui a perdu « un père ». Il raconte que le religieux l’avait accompagné depuis l’époque où personne ne le connaissait encore dans la vie publique.

En 2023, les dirigeants du BAPS viennent personnellement inviter Modi à inaugurer leur nouveau temple d’Abu Dhabi. Leur propre compte rendu décrit une rencontre chaleureuse d’une heure à la résidence du Premier ministre. Modi accepte et inaugure le temple en février 2024.

Cette proximité prend une signification particulière parce que Narendra Modi n’est pas simplement un politicien indien qui se trouve être hindou. Il appartient au BJP — le “Parti du peuple indien”, principal parti nationaliste hindou du pays —et sa carrière s’est construite au sein du RSS, organisation centrale de l’hindutva, le nationalisme hindou qui veut replacer l’identité hindoue au centre de la nation indienne.

Depuis l’arrivée de Modi au pouvoir en 2014, les politiques nationalistes hindoues ont profondément transformé l’Inde et aggravé la situation de certaines minorités religieuses, en particulier musulmanes. Où placer le BAPS dans cet univers ? Le mouvement se présente comme spirituel et apolitique et n’est pas une branche du BJP ou du RSS. Plusieurs travaux universitaires discutent cependant depuis longtemps ses affinités avec le nationalisme hindou. Certains chercheurs parlent de soft Hindutva : une version moins militante, davantage culturelle et diasporique, qui associe fortement identité hindoue, civilisation indienne et territoire national.

Une étude publiée dans Social Identities résume bien le débat : certains chercheurs soulignent que les membres du BAPS trouvent cette accusation de nationalisme hindou incompréhensible ; d’autres montrent que le récit officiel du mouvement tend précisément à présenter l’hindouisme comme une religion homogène, territorialement liée à l’Inde, porteuse d’une civilisation cohérente et destinée à rayonner dans le monde.

Et la scène française vient apporter une illustration assez spectaculaire de cette diplomatie religieuse. Le 6 septembre dernier, Narendra Modi apparaît sur écran géant pour célébrer le nouveau temple de Bussy-Saint-Georges. Selon lui, à travers ses temples, le BAPS permet aux « idées anciennes et aux valeurs humaines de l’Inde » de voyager à travers le monde. Les temples servent ici à matérialiser une civilisation, une identité nationale et une influence internationale. Religion et politique disposent ici d’intérêts convergents : le BAPS gagne en prestige auprès des gouvernements et le pouvoir indien dispose d’un formidable réseau culturel dans la diaspora.

 

La liberté religieuse de faire quoi ?

Nous pouvons maintenant revenir à cette histoire presque minuscule du début.

Des femmes travaillant à la tour Eiffel sont priées de se cacher quand arrive une délégation religieuse. Et nous comprenons que derrière cet accroc aux droits individuels se joue une grande symphonie de l’influence religieuse des organisations hindoues dans le monde. Ce parcours nous rappelle surtout pourquoi il faut regarder les organisations religieuses comme toutes les autres organisations humaines sans nous laisser subjuguer par le vocabulaire du sacré.

Quand des milliers de personnes travaillent gratuitement à la construction d’un temple, le mot seva ne nous dispense pas de demander qui travaille, combien de temps et dans quelles conditions. Quand une organisation construit des monuments gigantesques grâce aux dons et au bénévolat, nous pouvons nous intéresser à son pouvoir économique. Quand ses dirigeants fréquentent un chef de gouvernement, nous pouvons examiner leurs intérêts communs et leurs affinités idéologiques. Quand d’anciens membres portent des accusations graves contre des responsables religieux, nous devons les examiner avec les mêmes exigences de preuve que n’importe quelles autres accusations. Et quand une règle religieuse aboutit à traiter différemment des salariés selon leur sexe, invoquer la tradition ou la spiritualité ne change rien au résultat.

Le sacré possède pourtant un avantage considérable : il transforme facilement des choix humains en nécessités auxquelles il faudrait s’adapter. Une règle a été écrite par des hommes, transmise par des hommes, interprétée par des hommes, mais elle nous revient chargée d’une autorité supérieure : c’est la tradition, la pureté, le devoir religieux, la volonté divine. Il devient alors plus difficile de demander pourquoi cette règle existe, qui elle avantage, qui elle contraint et pourquoi ceux qui n’y croient pas devraient en supporter les conséquences. C’est là que l’esprit critique retrouve son rôle le plus élémentaire : retirer momentanément au sacré son statut particulier et poser les mêmes questions qu’ailleurs. Qui affirme quoi ? Sur quelles preuves ? Avec quelle autorité ? Qui décide ? Qui obéit ? Qui travaille ? Qui paie ? Et qui doit s’écarter ?

La liberté religieuse mérite d’être défendue précisément parce qu’elle protège des individus. Elle garantit à chacun le droit de croire, de prier, de devenir moine, de renoncer au sexe ou de consacrer sa vie à un dieu. Mais elle n’oblige pas la société à considérer comme légitime tout ce qu’une religion demande au nom de ces croyances, parce que la théocratie est l’exact opposé d’un état de liberté religieuse. Constatons tout de même avec quelle facilité on écrase les droits des femmes en France en 2026, dans l’un des monuments les plus visités au monde tout simplement au nom de convictions religieuses, là où aucune autre sorte de conviction n’aurait jamais pu être jugée recevable pour écarter du personnel qui n’appartient pas au sexe adéquat.

Beaucoup d’entre nous ont tendance à oublier ce que les hindous du BAPS nous ont obligeamment rappeler que les religions, quand elles en ont le pouvoir, abusent toujours de nos droits.

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