La chaîne aborde sur un ton décalé dans la forme mais sérieux sur le fond les raisons qui font que notre lecture du monde est souvent bancale.

Maintenant vous connaissez la dissonance cognitive (Episode 3) vous ne serez pas surpris d’apprendre que le cerveau humain est capable de se raconter des belles histoires complètement fictives sur ce qui se passe afin de se rassurer. C’est la rationalisation.

Même si le résultat de ce phénomène ressemble beaucoup à la mauvaise foi, c’est sensiblement différent, car la véritable rationalisation se produit en silence, à l’insu de nous-même, et elle frappe continuellement tout le monde sur tous les sujets. La plupart du temps elle n’aboutit qu’à de petites incohérences avec lesquelles nous acceptons volontiers de vivre car nul n’exige de l’être humain qu’il soit purement rationnel.

Hélas, les conséquences peuvent aussi être dramatiques, raison pour laquelle il est bon de savoir qu’elle existe afin d’en limiter les effets quand il le faut.

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— https://latheierecosmique.wordpress.com
— http://tatoufaux.com/
— La chaine Psynect : https://www.youtube.com/watch?v=FyFHXgpDPKQ
— Eglise de pastafarisme (en anglais) http://www.venganza.org/
— VSauce : https://www.youtube.com/user/Vsauce

Ufologie & entretien cognitif

Le direct La Tronche en Live du mardi 9 juin 2015 recevait Patrice Seray et Francine Cordier, enquêteurs de terrain sur les phénomènes aériens non expliqués (PANE… c’est-à-dire ce qu’on appelle généralement les ovnis, rappelez-vous).
Ils sont aussi les administrateurs du site UFO scepticisme (et de la page facebook qui va avec). Ce sont donc des sceptiques qui traitent chaque témoignage de manière neutre et objective de manière à recueillir le plus d’informations possibles en vue d’une explication du phénomène.

Tous les ufologues ne sont donc pas des « exoticiens », c’est-à-dire des partisans de la thèse extraterrestre ; beaucoup sont des sceptiques qui cherchent à éviter de préjuger sur les causes des phénomènes et tiennent à mettre en œuvre une méthode fiable pour pouvoir conclure. Cela rentre de plain pied dans la définition de la zététique.

Au cours de l’émission, nos invités présentent quelques cas symptomatiques, comme Roswell et la fameuse vidéo d’autopsie dont il a été établi qui l’avait réalisée et de quelle manière (information que nous ignorions complètement avant que nos invités nous l’apprennent), mais aussi les techniques qu’ils utilisent, les moyens de vérifier à quoi peuvent correspondre certains types d’observation, et ils nous présentent l’entretien cognitif.

L’entretien cognitif

L’entretien cognitif est une discussion avec un témoin qui s’organise en plusieurs étapes de manière à permettre à la personne de livrer toutes les informations à sa disposition. L’intérêt est que ce type d’entretien met en avant les faits et écarte les interprétations.

En partant du principe que le témoin est de bonne foi, l’entretien permet néanmoins de questionner son interprétation et de trouver si des explications alternatives ne sont pas plus convaincantes que l’hypothèse d’un objet volant d’origine inconnue.

Pour vous documenter sur cette technique d’entretien

http://psychotemoins.inist.fr/?Entretien-cognitif-avec-le-temoin

http://www.cours-psycho.com/2008/10/lentretien-cognitif-et-le-tmoignage.html

http://memovocab.perso.sfr.fr/glossaire/glossa_af/entretien-cognitif.html

 L’émission.

Les ressources.

Francine et Patrice nous ont remis une liste de ressources en ligne que vous pouvez consulter pour vous documenter plus avant sur ce qui est connu à propos des types d’observation.

Nous enrichirons éventuellement cette liste de vos suggestions.

GEIPAN (Groupe d’études et d’information sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés) http://www.cnes-geipan.fr/

CNEGU (Comité Nord-Est des Groupes Ufologiques) http://cnegu.info/

Questions réponses sur les ovnis :

♦ Pseudo archéologie – site d’IRNA

(J’ajoute la page archéologie et zététique)

♦ Astronomie pédagogique : Ciel des Hommes.

♦ Blog de Gilles Fernandez : http://skepticversustheflyingsaucers.blogspot.fr/

♦ Page de Nablator concernant les pseudo photos d’un « alien roswellien » : http://nabbed.unblog.fr/

♦ La page d’Oncle Dom : http://oncle-dom.fr/

♦ OVNI dans les peintures ? http://www.sprezzatura.it/Arte/Arte_UFO_fr.htm

♦ Le blog de Jean Michel Abrassart : http://scepticismescientifique.blogspot.fr/

 ♦ Logiciel gratuit à télécharger : Stellarium.

♦ Pour suivre les avions en direct : http://www.flightradar24.com/48.86,2.35/7

♦ Passages de satellites : http://www.heavens-above.com/

N’hésitez pas à commenter, à partager et cetera.

Vled et Acermendax explorent notre besoin de cohérence, celui qui cristallise notre perception de nous-mêmes. Lorsque ce que nous croyons savoir du monde ou de nous-mêmes est contredit par un élément nouveau… se produit la désagréable dissonance cognitive.

Réduire la dissonance peut passer par tout un tas de comportements logiques ou irrationnels. Et l’un de ces comportements se rencontre tous les jours sur Internet : l’attaque ad hominem et le Point Godwin.

C’est souvent pour réduire la dissonance cognitive, que nous nous livrons malgré nous à la rationalisation.

 

 

Vled et Acermendax parlent zététique, esprit critique et méthode. Ils posent notamment la question : comment sait-on que l’on sait ce que l’on sait ?

C’est l’occasion d’évoquer la méthode scientifique et sa spécificité : la recherche systématique de l’erreur.

 

[Vled and Acermendax talk about zetetic (i.e. scientific skepticism) and about the scientific mehod. How do we know that we know what we know ?]

 

 

Vled et Acermendax parlent des limites du doute raisonnable. Pourquoi l’exercice du doute méthodique conduit-il à se fier à l’avis du consensus de la communauté scientifique et à recevoir avec circonspection les explications qui s’en écartent ?
Parce que le doute n’est pas une fin en soi. Parce que la méthode hypercritique qui consiste à rejeter toute conclusion logique au motif qu’il est suspect de réussir à obtenir une réponse n’est pas une approche propice à l’édification des connaissances objectives dont nous avons besoin pour comprendre un peu ce qui se passe autour de nous.

 

Vidéo de réponse à la vidéo du site comprendredieu.com qui prétend utiliser un argumentaire rationnel pour prouver l’existence de Dieu, ou du moins pour conclure qu’il est rationnel de croire en son existence. (vidéo originale : http://www.comprendredieu.com/dieu-existe-t-il/)

Sans juger la liberté de croyance de quiconque, nous avons estimé important d’apporter une contradiction rationnelle à cette démonstration en utilisant les outils de la zététique : une approche épistémologique, un scepticisme a priori, et une prudence scrupuleuse vis à vis des biais cognitifs. Croire en Dieu est une liberté qu’on ne saurait défendre avec de mauvais arguments sans la mettre en danger.

 

Autocritique sur cette vidéo .

Dans cette réponse, nous avons construit notre vidéo en parallèle de celle de Top Chrétien. Et nous avons questionnés et réfutés ses propos au fur et à mesure. En introduction, l’apologète défend deux principes : que l’existence de Dieu est une question fondamentale et qu’elle est compliquée. Deux points qui n’ont pas de lien logique avec le propos principal, à savoir l’hypothèse de l’existence de Dieu.

C’est là que nous avons probablement commis notre principale erreur : car l’aspect fondamental ou complexe de la question est une affaire d’appréciation personnelle, il s’agit d’un avis subjectif de l’auteur, et en voulant apporter la contradiction sur ces deux principes périphériques, nous avons involontairement donné à penser à certains spectateurs que nous voulions démolir complètement leur vision du monde. L’essentiel des retours critiques que nous avons reçus pour cette vidéo se concentrait sur les trois premières minutes où nous avons tenté de réfuter ces principes subjectifs, comme si ces premières minutes avait oblitéré la suite, suite où se trouve l’essentiel du message. Nous avons sans le vouloir activé la réactance de quelques spectateurs investis dans une croyance religieuse.

La réactance est un mécanisme de défense psychologique qui se met en place quand une personne se sent forcée dans les choix qu’elle veut pouvoir faire librement. L’accumulation de preuves allant à l’encontre d’une croyance peut donner l’impression à celui que vous voulez convaincre que vous cherchez à avoir un ascendant sur lui, et cela a pour conséquence de renforcer sa croyance initiale parce qu’il investira toutes ses facultés à repousser ce qu’il perçoit comme une menace à son autonomie. Si vous donnez l’impression que tout ce qui vous intéresse c’est faire admettre à l’autre que vous avez raison, ne vous attendez pas à ce que ça fonctionne.

La réactance ne concerne pas que les gens qui croient des bizarreries. Nous avons tous des notions, des valeurs dont nous supportons mal qu’elles soient critiquées, nous avons tendance à ressentir les critiques comme des agressions personnelles parce que nous commettons l’erreur de confondre ce que nous croyons avec ce que nous sommes, nous commettons — Horreur ! — un amalgame.

Pour éviter d’activer la réactance de notre interlocuteur, nous devons nous retenir de céder au réflexe correcteur qui nous pousse à trop vouloir aider notre interlocuteur à aboutir à la bonne conclusion en formulant à sa place les arguments qui y mènent, en relevant les sophismes qu’il commet ou en pointant du doigt les faits qu’il interprète à tort, ce qui le pousse à se quereller, à défendre son raisonnement au lieu de l’examiner.

La rumeur, les fausses informations, les parodies… Tout cela circule très vite dans la société sans que personne puisse contrôler ce que les gens font des informations qu’ils rencontrent.

Avec Nico de Hoaxbuster, Vled et Mendax dialoguent sur la naissance d’une rumeur, sa diffusion et sur les moyens dont nous disposons tous pour faire la distinction entre un fake et une information viable, entre des hypothèses valides et ce qui relève du conspirationnisme. On dit également quelques mots sur la nature de la preuve scientifique.

 

Live du lundi 19 janvier 2015.

 

Nous n’avons pas eu beaucoup de critiques sur la deuxième émission, alors ce deuxième Point dans la Tronche sera l’occasion d’aller regarder un peu plus en détail ce qui fait qu’une « vérité scientifique » est digne de confiance.
Et nous rectifions un oubli de la pastille de Mendax sur le suaire de Turin (https://www.youtube.com/watch?v=fNKaXXKfi0A)

Les hypothèses ad hoc sont des conjectures évoquées pour tenter d’expliquer des faits qui paraissent réfuter une opinion ou une théorie.

Le cas du suaire de Turin est éloquent à cet égard. On entend des quantités de tentatives pour expliquer comment cet objet doit être le linceul de jésus Christ en dépit des preuves du contraire qui se sont accumulées au fil des années.

Le langage est notre seul moyen de partager nos connaissances et nos avis sur le monde. Mais c’est un outil très imparfait qui court-circuite souvent notre esprit critique. Le mot OVNI est un exemple du pouvoir des mots sur notre vision du monde.

 

Pour aller plus loin sur la question des OVNI..

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