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Peut-on défendre LEGEND au nom de la diversité des opinions représentées ? Non.

La chronique que j’ai consacrée à LEGEND a suscité une objection récurrente, exprimée sous plusieurs formes dans les commentaires : Guillaume Pley laisserait simplement parler ses invités, et chacun resterait ensuite libre de juger.

« Il laisse parler les gens et laisse les gens juger. C’est un mal ? »

Un autre commentaire développe la même idée : « Donner la parole à quelqu’un ne veut pas nécessairement dire cautionner ce qu’il dit. » Un troisième résume encore mieux le présupposé : « On peut quand même faire confiance aux gens [qui regardent], non ? »

Cette défense paraît raisonnable parce qu’elle repose sur une conception flatteuse de l’auditeur : chacun disposerait en lui-même des ressources nécessaires pour reconnaître le sérieux, l’absurde, le mensonge, l’expertise, la propagande et la publicité. Le média fournirait la parole brute et notre intelligence ferait naturellement le reste. Nous avons besoin de travailler sur cette illusion.

Il existe toujours une ligne éditoriale

Une interview commence bien avant la première question. Une succession de choix s’opèrent hors de la vue du public : l’invité, le sujet, le cadrage, le titre, la miniature, la durée, le décor, les extraits destinés aux réseaux sociaux et le moment de publication. Il y a des décisions subjectives et discutables qui conduisent à donner de l’importance aux médiums, aux entrepreneurs, aux politiques, aux militaires, aux rescapés, aux scientifiques ou aux platistes.

L’enquête du Monde rappelait justement que ces choix éditoriaux sont clairement visibles quand on regarde l’ensemble des sujets traités dans Legend. On apprenait au passage qu’un invité politique comme Sarkozy bénéficiait d’un droit de regard sur le montage final : l’idée de neutralité ne devrait pas survivre à un fait pareil.

La politique éditoriale de Legend consiste à prétendre ne pas avoir de politique éditoriale, et le message semble avoir abusé un certain nombre de spectateurs. Le Monde possède lui aussi une ligne éditoriale, évidemment. Elle est critiquable. Mais il y a une différence car dans un tel journal, une charte expose des règles d’indépendance éditoriale, sépare explicitement publicité et rédaction et exige que les publireportages restent identifiables comme tels. La neutralité absolue constitue un fantasme ; les procédures, les responsabilités et la transparence constituent des objets beaucoup plus concrets.

Chez Legend, l’enquête du Monde décrit au contraire des vidéos commerciales vendues au minimum 62 000 euros et reprenant les codes visuels et narratifs de l’interview classique, avec ce que les journalistes qualifient de « flou assumé » entre les deux registres. Cette confusion des genres forme déjà une information essentielle pour le spectateur.

Une heure trente de parole représente aussi une mise en scène

Plusieurs commentaires défendent la longueur des entretiens et la douceur du dispositif. LEGEND permettrait aux invités de développer leur pensée tranquillement, loin des interruptions permanentes des plateaux télévisés. Un spectateur va jusqu’à écrire que « l’absence (relative) de contradiction […] rend les interviews intéressantes ». C’est précisément là que se situe le problème.

Une conversation longue peut être passionnante lorsqu’elle raconte un métier, une expérience singulière ou un parcours de vie. Le commentaire qui cite « un infirmier, une sage-femme, des soldats d’élite, un avocat, un croque-mort, un vétérinaire » touche donc quelque chose de juste. Cette qualité du format participe justement à sa puissance : elle installe une habitude de confiance que les autres invités viennent ensuite partager. C’est le piège.

Lorsque la même grammaire audiovisuelle distribue indistinctement sa crédibilité à des contenus de statuts radicalement différents, la manipulation n’est pas très loin.

Le fauteuil de Legend accueille sans distinction un témoignage intime, un expert parlant de son domaine, un médium racontant ses contacts avec les morts, un entrepreneur valorisant son entreprise, un platiste, un responsable politique défendant son bilan, ou contestant le fonctionnement de la justice, un promoteur de théories extraordinaires et un ancien dirigeant d’un service de renseignement exposant sa propre version de ses opérations. Le studio, la durée, la qualité de production, l’écoute attentive et la réputation du programme fournissent à chacun un environnement de crédibilité comparable.

Or, nous évaluons effectivement une information à partir de tels indices contextuels. Une expérience portant sur 8 380 évaluations de publications concernant la santé montre par exemple que l’expertise attribuée à la source et la compatibilité avec les croyances préalables influencent fortement la crédibilité accordée aux contenus (Kuutila et al., 2024). Le contenant participe donc à la réception du contenu.

La bienveillance apparente de Legend possède ici une fonction éditoriale très concrète. Une longue écoute sans confrontation permet à l’invité de construire son récit, de choisir ses exemples, de laisser de côté les éléments gênants et d’installer sa propre interprétation des faits. Pour un témoignage personnel, cela peut produire une écoute riche. Pour une affirmation scientifique, un plaidoyer politique, une communication d’entreprise ou un récit controversé, cette liberté offre surtout un immense avantage rhétorique à celui qui occupe le fauteuil.

La douceur du ton devient alors facilement un substitut à la qualité du traitement. Une interview agréable peut donner l’impression d’une parole équilibrée, alors que l’équilibre dépend aussi de ce qui a été vérifié, contextualisé, confronté ou laissé hors champ. Legend transforme cette absence de friction en marque de fabrique ; elle contribue aussi à donner une apparence homogène de sérieux à des contenus qui mériteraient des traitements profondément différents.

 

 

« Moi, je vois bien quand c’est débile »

Plusieurs commentaires présentent leur propre discernement comme la garantie de sécurité du dispositif. L’un explique : « J’ai regardé l’interview du platiste, ce n’est pas pour autant que je crois que la Terre est plate. J’ai regardé l’interview de la médium, je ne crois toujours pas à la vie après la mort. » Une autre spectatrice raconte avoir regardé plusieurs fois Anne Tuffigo et avoir fini par reconnaître « son mécanisme de manipulation et de lecture à froid ». Le raisonnement paraît rassurant parce qu’il prend pour étalon les cas les plus faciles.

Reconnaître la rotondité de la Terre après une heure passée avec un platiste constitue un test assez dérisoire de discernement. La difficulté commence avec l’invité dont le domaine nous échappe : le psychiatre expert auprès des tribunaux cité par une commentatrice, le milliardaire qui raconte sa réussite, l’ancien responsable du renseignement qui raconte une guerre, le médecin qui déroule des anecdotes invérifiables ou l’auteur qui enveloppe une spéculation métaphysique dans le vocabulaire de la physique quantique. C’est précisément lorsque notre compétence devient faible que le travail de contextualisation, de vérification et de contradiction prend toute sa valeur.

Un autre commentaire expose très clairement cette confiance : « il faut faire le tri […] personne ne nous oblige à regarder et à consommer sans discernement ». Une spectatrice va jusqu’à conclure « nous ne sommes pas naïfs », quelques lignes après avoir expliqué que Legend lui avait donné envie d’investiguer les photons, le prologue de l’Évangile selon Jean et l’hypothèse de la simulation. Nous voyons bien que des objets dont les statuts épistémiques diffèrent profondément arrivent dans le même flux, sous la même esthétique de sérieux, puis que le spectateur s’attribue la tâche de reconstruire seul les catégories que le média vient précisément d’effacer.

Cette confiance dans notre propre capacité de tri mérite d’être examinée. Les travaux sur l’angle mort des biais cognitifs montrent notre tendance à repérer plus facilement les biais chez autrui que chez nous-mêmes, indépendamment des capacités générales de raisonnement mesurées dans l’étude (Scopelliti et al., 2015). Plus directement encore, Lyons et ses collègues constatent dans deux grands échantillons représentatifs que trois Américains sur quatre surestiment leur capacité relative à distinguer les vrais titres des faux et se situent en moyenne 22 percentiles au-dessus de leur performance réelle (Lyons et al., 2021). Autrement dit, « faites confiance aux gens pour faire le tri » constitue précisément le genre de proposition dont la psychologie cognitive invite à se méfier.

Je rencontre le phénomène tous les jours dans mes propres commentaires. Des milliers de personnes possèdent une certitude absolue concernant leur capacité à reconnaître une absurdité. Certaines défendent ensuite avec une sincérité totale une affirmation fausse sur l’évolution, une guérison miraculeuse, une théorie de la conscience indépendante du cerveau ou un argument pseudo-scientifique sur le Suaire de Turin. Leur bonne foi change peu le problème : nous disposons tous d’une confiance dans notre jugement supérieure à la fiabilité réelle de ce jugement.

 

Le piège de « penser par soi-même »

On retrouve ici ce que l’épistémologie sociale appelle l’individualisme épistémique : l’idée que l’individu pourrait assurer seul l’essentiel du travail de sélection, de vérification et de hiérarchisation des informations (fsen, 2007 ; Goldberg, 2021).

« Penser par soi-même » sonne admirablement. Encore faut-il disposer des informations permettant de penser correctement.

Face à un médecin légiste, combien de spectateurs connaissent assez la médecine légale pour vérifier une anecdote spectaculaire ? Face à un entrepreneur, combien ont accès aux comptes de l’entreprise, à ses conflits d’intérêts, aux échecs passés ou aux informations écartées du récit héroïque ? Face à un ancien patron du Mossad, combien peuvent vérifier immédiatement chaque affirmation historique, opérationnelle et politique ? Face à quelqu’un qui invoque une expérience de physique quantique, combien maîtrisent suffisamment le protocole pour repérer un glissement entre ce que l’expérience mesure réellement et ce que l’invité prétend qu’elle démontre ?

Le recours à l’expertise, aux sources, à l’enquête et à la contradiction représente précisément une manière rationnelle de composer avec cette asymétrie.

Une étude classique sur le traitement journalistique du changement climatique avait déjà montré qu’accorder artificiellement une place comparable à une position marginale et au consensus des spécialistes créait chez le public une représentation déformée de l’état des connaissances. Boykoff et Boykoff ont montré que la recherche artificielle d’un équilibre entre deux positions peut elle-même biaiser l’information lorsque l’état des connaissances les soutient très inégalement (Boykoff & Boykoff, 2004). Legend pousse ce problème plus loin : ici, même l’équilibre disparaît souvent au profit d’une longue exposition sans véritable contradiction.

 

La parole possède des conséquences

« Quand les vidéos ne m’intéressent pas je zappe », écrit une spectatrice. Elle peut effectivement zapper. L’effet collectif du média continue pourtant d’exister.

Inviter une médium devant plusieurs millions de personnes augmente sa visibilité, son statut et sa valeur commerciale. Recevoir plusieurs fois un auteur contribue à vendre ses livres. Le Monde relève ainsi cinq millions de vues pour le premier passage d’Anne Tuffigo et associe l’exposition offerte par Legend au succès éditorial de plusieurs invités, dont Philippe Boxho.

La simple répétition exerce par ailleurs un effet mesurable sur nos jugements. Des expériences montrent qu’une information déjà rencontrée paraît ensuite plus exacte et circule davantage, y compris lorsqu’elle est fausse : c’est l’effet de vérité illusoire (Vellani et al., 2023). La visibilité constitue donc déjà une intervention sur l’écosystème informationnel.

Dans les pseudosciences et les médecines alternatives, cette question possède parfois des conséquences très concrètes. Des récits extraordinaires répétés dans des formats valorisants fabriquent de l’autorité, apportent des clients et installent des croyances capables ensuite d’orienter des décisions personnelles. Dans le domaine de la santé, l’enjeu est particulièrement concret : une méta-analyse récente d’essais randomisés confirme que l’exposition à de fausses informations sanitaires augmente l’adhésion à ces informations (Schmid & Bauer, 2026). Voilà pourquoi l’argument « chacun se fera son opinion » me paraît tellement insuffisant.

 

La junk food informationnelle

Un commentaire résume involontairement très bien le problème : « C’est une émission divertissante […] parce que ça nous permet parfois de voir des énergumènes siphonnés. »

Cette dimension du plaisir éprouvé par le consommateur a été comprise par l’équipe de Legend.

Nous savons qu’un paquet de bonbons procure du plaisir tout en renseignant très peu, par cette expérience agréable, sur sa valeur nutritionnelle. C’est pourquoi nous avons collectivement accumulé les signaux permettant au consommateur de savoir ce qu’il achète : composition, valeurs nutritionnelles, avertissements, identification de la publicité, règles particulières pour certains produits. Toute une prophylaxie s’est construite autour d’un constat assez simple : les industriels savent exploiter les mécanismes de récompense de notre cerveau, et le libre choix gagne à être éclairé par des informations que le plaisir immédiat fournit très mal.

Avec Legend le même emballage accueille tour à tour le témoignage intime, l’expertise, l’opinion, la propagande politique, le paranormal, le conseil business, la promotion d’un livre et même une publicité payée plusieurs dizaines de milliers d’euros. Toutes ces paroles arrivent avec les mêmes signes de qualité : le même fauteuil, le même animateur attentif, la même réalisation luxueuse, la même longue durée et la même promesse d’une rencontre authentique. Leur statut réel reste à reconstruire par le spectateur.

LEGEND produit ainsi une forme de junk news particulièrement efficace : un contenu optimisé pour être agréable à consommer, captivant et partageable, avec très peu d’indications sur sa valeur épistémique. Certaines interviews peuvent être excellentes, et cette qualité occasionnelle renforce même la crédibilité générale du dispositif. Après avoir entendu un professionnel raconter avec compétence un métier qu’il connaît, le spectateur retrouve exactement le même environnement pour écouter un médium, un entrepreneur venu se promouvoir ou un auteur qui transforme une spéculation en révélation.

Cette indistinction flatte énormément le public puisqu’elle lui attribue la compétence de reconstruire seul toutes les catégories que le dispositif vient d’effacer. Le platiste joue alors un rôle presque confortable : chacun peut constater son propre discernement devant une absurdité manifeste. L’épreuve véritable commence avec l’invité séduisant, diplômé, charismatique, politiquement proche ou simplement excellent conteur, au moment précis où notre sentiment de compétence reste intact tandis que nos moyens de vérification s’effondrent.

C’est pourquoi les défenseurs de Legend ressemblent parfois à des lapins de garenne manifestant pour davantage de liberté accordée aux chasseurs.

 

Nous méritons du journalisme

Un commentaire formule une défense encore plus radicale : « LEGEND n’a jamais eu la prétention d’offrir une fenêtre sur la vérité ». Cette phrase devrait au contraire augmenter notre niveau d’exigence. Un média qui rassemble des millions de personnes, construit des réputations, contribue au succès commercial de ses invités, vend des opérations promotionnelles et accueille des responsables politiques exerce déjà un pouvoir considérable sur l’espace public. Nous pouvons demander à ce pouvoir davantage qu’une agréable circulation des récits. Nous méritons du journalisme.

Cette exigence arrive dans une période de défiance profonde. En 2026, seulement 29 % des répondants français au Digital News Report du Reuters Institute déclarent faire confiance aux informations en général, contre 37 % à l’échelle internationale. Traiter cette défiance comme une simple hostilité irrationnelle conduirait à l’impasse : elle constitue un fait social avec lequel le journalisme doit travailler, et une invitation à examiner ses propres pratiques.

Les recherches du Reuters Institute montrent ainsi que le public valorise fortement l’exactitude, le professionnalisme et la vérification, tout en connaissant assez mal les pratiques concrètes qui permettent de produire une information fiable. La familiarité d’un visage, la sympathie qu’il inspire, la réputation d’un média ou l’impression de sincérité peuvent alors peser lourd dans le jugement (Toff et al., 2021).

Une piste consiste donc à rendre le travail journalistique plus visible. Curry et Stroud ont constaté une amélioration de la crédibilité perçue lorsque les lecteurs recevaient des informations sur les raisons d’un choix éditorial et sur les méthodes employées pour produire l’article (Curry & Stroud, 2021). La manière de reconnaître et de corriger ses erreurs compte également. Freitag et ses collègues montrent qu’une rétractation améliore l’exactitude des croyances du public, au prix parfois d’une légère baisse de confiance envers le média concerné (Freitag et al., 2024). Mériter la confiance suppose donc parfois d’accepter d’en perdre un peu en corrigeant publiquement ce qu’on a mal fait.

D’autres travaux consacrés à la reconstruction de cette confiance insistent sur l’écoute des publics, l’explication des pratiques et la capacité des médias à apprendre des critiques qui leur sont adressées (Robinson, 2023).

Le regain de confiance passe ainsi par des raisons vérifiables d’accorder sa confiance : des méthodes compréhensibles, une indépendance protégée, des erreurs corrigées publiquement et des responsabilités identifiables. Le spectacle de la « neutralité » tend précisément à substituer à ces garanties une impression personnelle de sincérité et de bienveillance.

 

Notre esprit critique a besoin d’un environnement propice.

Une démocratie saturée d’informations a besoin de citoyens capables de jugement, mais ce jugement se construit avec des ressources collectives : chercheurs, journalistes, institutions, procédures de vérification, normes de preuve et possibilités de correction. L’esprit critique consiste aussi à mesurer les limites de sa propre compétence et à savoir quelles procédures rendent raisonnable la confiance accordée à autrui.

L’infobésité donne facilement l’impression d’être informé, exactement comme la surabondance alimentaire ultratransformée peut donner l’impression d’être nourri correctement. LEGEND représente une version particulièrement visible d’un modèle qui prospère partout : beaucoup de contenu, beaucoup d’émotion, beaucoup d’assurance et très peu de garanties épistémiques. Derrière cette confusion prospèrent ceux qui possèdent le pouvoir de choisir les idées mises en circulation tout en laissant au public la conviction flatteuse qu’il reste seul maître du jeu.

Sommes-nous naïfs au point de vouloir défendre ceux qui se jouent de nous ?

 

Acermendax

Références

Antheaume, A. (2026, June 16). France. In Digital News Report 2026. Reuters Institute for the Study of Journalism.

Boykoff, M. T., & Boykoff, J. M. (2004). Balance as bias: Global warming and the US prestige press. Global Environmental Change, 14(2), 125–136. https://doi.org/10.1016/j.gloenvcha.2003.10.001.

Curry, A. L., & Stroud, N. J. (2021). The effects of journalistic transparency on credibility assessments and engagement intentions. Journalism, 22(4), 901–918. https://doi.org/10.1177/1464884919850387.

Defer, A., Laemle, B., Manilève, V., & Prigent, J. (2026, 25 juin). Guillaume Pley, visage du média « Legend », entre goût du trash et interviews complaisantes. Le Monde.

Freitag, J., Gochee, M., Ransden, M., Nyhan, B., Roschke, K., & Gillmor, D. (2024). The corrections dilemma: Media retractions increase belief accuracy but decrease trust. Journal of Experimental Political Science, 11(1), 90–101. https://doi.org/10.1017/XPS.2023.4.

Goldberg, S. C. (2021). What epistemologists of testimony should learn from philosophers of science. Synthese, 199(5–6), 12541–12559. https://doi.org/10.1007/s11229-021-03342-x.

Kuutila, M., Kiili, C., Kupiainen, R., Huusko, E., Li, J., Hosio, S., Mäntylä, M., Coiro, J., & Kiili, K. (2024). Revealing complexities when adult readers engage in the credibility evaluation of social media posts. Computers in Human Behavior, 151, 108017. https://doi.org/10.1016/j.chb.2023.108017.

Lyons, B. A., Montgomery, J. M., Guess, A. M., Nyhan, B., & Reifler, J. (2021). Overconfidence in news judgments is associated with false news susceptibility. Proceedings of the National Academy of Sciences, 118(23), e2019527118. https://doi.org/10.1073/pnas.2019527118.

Robinson, S. (2023). How journalists engage: A theory of trust building, identities, and care. Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/oso/9780197667118.001.0001.

Schmid, P., & Bauer, H. (2026). Impact of exposure to health misinformation on belief in health misinformation: A meta-analysis of RCTs. Health Communication, 41(5), 877–887. https://doi.org/10.1080/10410236.2025.2536772.

Scopelliti, I., Morewedge, C. K., McCormick, E., Min, H. L., LeBrecht, S., & Kassam, K. S. (2015). Bias blind spot: Structure, measurement, and consequences. Management Science, 61(10), 2468–2486. https://doi.org/10.1287/mnsc.2014.2096.

Toff, B., Badrinathan, S., Mont’Alverne, C., Ross Arguedas, A., Fletcher, R., & Nielsen, R. K. (2021). Listening to what trust in news means to users: Qualitative evidence from four countries. Reuters Institute for the Study of Journalism. https://doi.org/10.60625/risj-xhyg-0e19.

Tollefsen, D. (2007). Group testimony. Social Epistemology, 21(3), 299–311. https://doi.org/10.1080/02691720701674163.

Vellani, V., Zheng, S., Ercelik, D., & Sharot, T. (2023). The illusory truth effect leads to the spread of misinformation. Cognition, 236, 105421. https://doi.org/10.1016/j.cognition.2023.105421.

 

 

2 réponses
  1. Guillaume
    Guillaume dit :

    Salut Mendax, ton article sort la même semaine que l’enquête d’Iban Rais.
    Pourrais-tu m’en dire plus sur cette synchronicité ?
    C’est le hasard ? C’est sa propre enquête qui t’a donné envie de creuser le sujet ?
    Merci !

    Répondre
    • Acermendax
      Acermendax dit :

      Le passage de Patrice Pouillard a été la goutte d’eau qui m’a incité à préparer une chronique pour mon live du dimanche.
      Puis les commentaires reçus ont suscité ce texte.
      Le contexte qui s’y ajoute : la sauce monumentale autour de Pley, n’est pas mon sujet. Mais tant mieux si ça attire l’attention sur la problématique que je souligne… et qui est totalement absente des enquêtes et papiers du Monde, Inrock, tpz et cie.

      Répondre

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