Renaud Evrard | Les réseaux d’une science « alternative »
Depuis ses menaces de procès pour avoir critiqué ses déclarations sur France Inter, je reviens sur le parcours de renaud Evrard, universitaire et membre du comité Para, mais hélas ennemi de plus en plus déterminé du scepticisme scientifique.
Voir mes autres billets :
- Renaud Evrard | Une drôle d’étude pour défendre la psychanalyse
- Renaud Evrard | Compromission intellectuelle et bullshit — « L’expérience qui prouve que le passé est modifiable »
- Renaud Evrard chez Brice Perrier : quand la science sert de vernis aux récits extraordinaires
- Renaud Evrard | Les réseaux d’une science « alternative »
Qui se ressemble s’assemble ?
Renaud Evrard occupe aujourd’hui une position singulière dans le paysage français des débats sur le paranormal, la médecine intégrative, les expériences dites exceptionnelles et les critiques adressées au rationalisme. Je vais ici laisser de côté pour un temps la réfutation détaillée de ses propos pour tenter une cartographie des réseaux où il évolue. Evrard s’est installé au croisement de plusieurs mondes qui, chacun à sa manière, cherchent à contester les lignes épistémiques posées par la médecine fondée sur les preuves, la psychologie expérimentale, la critique rationaliste ou l’examen sceptique des croyances paranormales.
Ces réseaux lui offrent un rôle particulièrement avantageux. Dans les médias paranormaux, il arrive comme l’universitaire qui prend enfin les expériences extraordinaires au sérieux. Dans les espaces de médecine intégrative, il apparaît comme le chercheur capable de critiquer les « arguments rationalistes sceptiques ». Dans les milieux parapsychologiques, il incarne la respectabilité académique d’un champ historiquement marginalisé. Auprès du public déjà sensible aux vérités alternatives, cette posture produit un effet puissant : les croyances préexistantes reçoivent un langage savant, des références, une autorité, une apparence de prudence méthodologique.
Le GETCOP : les thérapies complémentaires en quête de reconnaissance
Regardons d’abord sa présence dans l’écosystème des thérapies complémentaires.
Evrard figure au comité d’évaluation des premières journées thématiques du GETCOP consacrées aux « réflexothérapies », organisées à Nancy les 2 et 3 mars 2018. Le GETCOP est une association française consacrée à l’évaluation et à la promotion encadrée des thérapies complémentaires personnalisées. Elle revendique une démarche scientifique, mais son champ d’activité l’inscrit clairement dans l’écosystème de la santé intégrative, c’est-à-dire dans un espace où des pratiques situées aux marges de la médecine conventionnelle cherchent une reconnaissance institutionnelle. Le programme annonce des interventions sur les « mécanismes d’action » des réflexothérapies, leur évaluation, l’auriculothérapie ou la réflexologie cranio-sacrée. Cette présence ne vaut pas adhésion à chaque pratique promue ce jour-là, mais elle inscrit Evrard dans un dispositif institutionnel de discussion et de légitimation de pratiques situées aux marges de la médecine fondée sur les preuves.
CUMIC, Berna, Evrard : la médecine intégrative sous habits universitaires
La présence de publications cosignées par Evrard dans l’environnement bibliographique du CUMIC éclaire plus avant son inscription dans la médecine intégrative universitaire. En 2019, il cosigne avec Fabrice Berna, Anja Göritz, Amaury Mengin, Jacques Kopferschmitt et Steffen Moritz un article sur les attitudes envers les médecines alternatives et complémentaires, publié dans BMC Complementary and Alternative Medicine ; l’article présente les approches complémentaires et intégratives comme fréquemment recherchées par les patients atteints de maladies chroniques, tout en distinguant leur usage « complémentaire » de leur usage « alternatif » (Berna et al., 2019). En 2024, Evrard cosigne avec Berna, Lecardeur, Verneuil et Nizard un article dans Annales Médico-psychologiques explicitement consacré à l’analyse critique de « dix arguments rationalistes sceptiques » contre la médecine intégrative (Berna et al., 2024). En 2026, toujours avec Berna et Verneuil, il cosigne dans Hegel une critique du rapport de la Fondation Descartes sur les thérapies alternatives (Berna, Evrard & Verneuil, 2026). Ce triptyque montre comment Evrard intervient comme producteur d’un contre-discours académique face aux critiques rationalistes des pratiques intégratives. Ce point compte d’autant plus que Berna, psychiatre et professeur à l’Université de Strasbourg, occupe une place structurante dans le CUMIC, espace qui cherche à installer les médecines intégratives dans un cadre universitaire, hospitalier et méthodologique. Plusieurs billets de La Menace Théoriste ont critiqué cet environnement : prépublication trop favorable aux pratiques évaluées, conférence strasbourgeoise illustrant l’entrisme des PSNC à l’université, riposte avec Brice Perrier contre les critiques rationalistes, puis mise en cause de l’écosystème Berna autour du Samadeva après l’enquête d’Olivier Hertel dans Le Point. Les collaborations d’Evrard avec Berna l’inscrivent dans cette alliance intellectuelle ; elles le rattachent à un courant universitaire qui tente de normaliser la médecine intégrative tout en contestant frontalement les critiques rationalistes des pratiques non conventionnelles.
- Berna, F., Göritz, A. S., Mengin, A., Evrard, R., Kopferschmitt, J., & Moritz, S. (2019). Alternative or complementary attitudes toward alternative and complementary medicines. BMC Complementary and Alternative Medicine, 19, 83. https://doi.org/10.1186/s12906-019-2490-z
- Berna, F., Lecardeur, L., Verneuil, L., Nizard, J., & Evrard, R. (2024). « Il est urgent de contrer le développement de la médecine intégrative et de sauver la vraie médecine ». Analyse critique de dix arguments rationalistes sceptiques. Annales Médico-psychologiques, 182(4), 332–339. https://doi.org/10.1016/j.amp.2023.07.003
- Berna, F., Evrard, R., & Verneuil, L. (2026). Lutter contre la désinformation en santé : une analyse critique du rapport « Information et santé » de la Fondation Descartes sur les dénommées « thérapies alternatives ». Hegel, 161(1), 95–109. https://doi.org/10.3917/heg.161.0102
- (2025, 27 mai). « Pas de dérive à signaler » : sauf dans l’étude Berna et al. La Menace Théoriste.
- (2025, 28 mai). Médecines complémentaires à l’Université : une conférence en pleine dérive. La Menace Théoriste.
- (2025, 12 juin). Rhétorique, relativisme et coups bas : l’anti-critique selon Berna et Perrier. La Menace Théoriste.
- (2025, 28 septembre). Université sous emprise : le cas Fabrice Berna. La Menace Théoriste.
Hypnose, magnétisme et expériences exceptionnelles
Le même schéma se retrouve dans le champ de l’hypnose et de la santé intégrative. En 2019, Evrard publie dans le Journal de l’hypnose et de la santé intégrative un article intitulé « Janet et l’hypnose à distance : carrefour ou impasse de la psychologie ? »
- Evrard, R. (2019). Janet et l’hypnose à distance : carrefour ou impasse de la psychologie ? Journal de l’hypnose et de la santé intégrative, 8, 84–90. https://doi.org/10.3917/jhsi.008.0084
Cairn présente le texte autour de Pierre Janet, de ses « recherches psychiques », et précise en note le vocabulaire de la « lucidité magnétique », issu de l’histoire du magnétisme animal. Là encore, l’objet peut recevoir un traitement historique ou critique ; le problème tient à l’environnement discursif dans lequel ce traitement s’insère, où l’hypnose, le magnétisme, les expériences exceptionnelles et les hypothèses psychiques cohabitent dans un même espace de respectabilité éditoriale.
Un billet de La Menace Théoriste a par ailleurs documenté, dans l’environnement du Centre Pierre Janet de l’Université de Lorraine, l’accueil de formations aux constellations familiales, ce qui renforce le constat d’une porosité institutionnelle envers des pratiques psychothérapeutiques très contestées.
Rorschach et autisme : le retour des outils projectifs
Un autre nœud concerne la psychanalyse institutionnelle, les outils projectifs et l’autisme. Evrard est rattaché à la psychopathologie psychanalytique à l’Université de Lorraine, et il cosigne en 2020 un article sur « l’intérêt du test de Rorschach dans l’évaluation diagnostique des troubles du spectre autistique »,
- Frigaux, A., Evrard, R., & Lighezzolo-Alnot, J. (2020). L’intérêt du test de Rorschach dans l’évaluation diagnostique des troubles du spectre autistique. L’Évolution psychiatrique, 85(1), 133–154. https://doi.org/10.1016/j.evopsy.2019.11.002
Le texte part d’un problème réel : le diagnostic différentiel des TSA, surtout chez l’adulte, demeure complexe, avec des chevauchements symptomatiques fréquents entre autisme, schizophrénie, troubles de la personnalité ou autres troubles psychiatriques. Mais l’article mobilise cette difficulté pour réhabiliter un outil projectif absent des procédures diagnostiques recommandées, en le présentant comme une approche « différente », « ampliative » et « prometteuse ». Pourtant le statut empirique du Rorschach est désormais déchu : les revues critiques classiques lui attribuent une validité diagnostique limitée et une utilité clinique insuffisamment démontrée, en particulier dès que l’on exige une validité incrémentale réelle, c’est-à-dire un apport au-delà des données cliniques et des instruments déjà disponibles (Hunsley & Bailey, 1999 ; Wood et al., 2000 ; Hunsley & Mash, 2007). Dans l’autisme, les travaux actuels portent plutôt sur l’amélioration, l’allègement ou la combinaison des outils standardisés comme l’ADOS et l’ADI-R, avec des cohortes importantes et des mesures de sensibilité/spécificité, y compris pour les cas différentiels complexes (Kamp-Becker et al., 2021). Sous couvert de complément clinique, Evrard participe à la relégitimation universitaire d’un outil projectif et d’un vocabulaire psychodynamique dans un domaine où les conséquences diagnostiques et thérapeutiques exigent des instruments robustes, validés et reproductibles. On sait pourtant à quel point la psychanalyse a fait par le passé la preuve de ses dangers envers les autistes et leurs familles.
- Hunsley, J., & Bailey, J. M. (1999). The clinical utility of the Rorschach: Unfulfilled promises and an uncertain future. Psychological Assessment, 11(3), 266–277. https://doi.org/10.1037/1040-3590.11.3.266
- Hunsley, J., & Mash, E. J. (2007). Evidence-based assessment. Annual Review of Clinical Psychology, 3, 29–51. https://doi.org/10.1146/annurev.clinpsy.3.022806.091419
- Kamp-Becker, I., Tauscher, J., Wolff, N., Küpper, C., Poustka, L., Roepke, S., Roessner, V., Heider, D., & Stroth, S. (2021). Is the combination of ADOS and ADI-R necessary to classify ASD? Rethinking the “gold standard” in diagnosing ASD. Frontiers in Psychiatry, 12, 727308. https://doi.org/10.3389/fpsyt.2021.727308
- Wood, J. M., Lilienfeld, S. O., Garb, H. N., & Nezworski, M. T. (2000). The Rorschach test in clinical diagnosis: A critical review, with a backward look at Garfield (1947). Journal of Clinical Psychology, 56(3), 395–430. https://doi.org/10.1002/(SICI)1097-4679(200003)56:3<395::AID-JCLP15>3.0.CO;2-O
Parapsychologie savante et médias paranormaux
La parapsychologie constitue le centre le plus visible de cette constellation. Albin Michel présente Evrard comme enseignant-chercheur en psychologie à l’Université de Lorraine et psychologue clinicien au sein du CIRCEE, le Centre d’information, de recherche et de consultation sur les expériences exceptionnelles. La Psi Encyclopedia de la Society for Psychical Research indique qu’il a été élu président de la Parapsychological Association en 2019. Ces éléments situent Evrard dans les institutions internationales du paranormal savant, bien au-delà d’une simple observation sociologique des croyances.
La circulation médiatique amplifie encore cet effet. INREES[1] présente son livre Phénomènes inexpliqués à partir d’une série d’objets — télépathie, prémonition, poltergeist, expérience de mort imminente — et affirme que ces phénomènes « dérangent l’ordre normal ». Baglis TV[2], de son côté, héberge une page consacrée à Evrard dans un site structuré par des catégories comme « Quantique », « Mystique », « Tarot », « Alchimie », « Astrologie » et « Ésotérisme ». Sa page y présente des vidéos sur « la conscience au-delà du cerveau », les « mystères du psi », les EMI et les dimensions cliniques de la parapsychologie. Cette présence ne signifie pas qu’Evrard valide chaque contenu du site. Cependant, on comprend le type de public, de cadrage et d’imaginaire médiatique dans lequel son autorité circule.
Télépathie et psychanalyse : l’art de maintenir la porte ouverte
La collaboration entre Rabeyron, Evrard et Massicotte sur le « transfert de pensée » illustre une stratégie de lisière. Les auteurs ne déclarent pas frontalement que la télépathie existe ; ils évitent la thèse ontologique directe, et se placent dans un registre historique, clinique et heuristique. Mais cette prudence ne conduit pas à traiter le transfert de pensée comme une croyance à expliquer par des mécanismes ordinaires — mémoire, coïncidence, biais de confirmation, reconstruction narrative, dynamique transférentielle. Au contraire, leurs textes maintiennent ouverte la possibilité d’un phénomène réel, irréductible aux explications psychologiques classiques. Ils parlent de « réalité ontologique », de « réalité objective », de « possibilité ontologique » ou de « noyau de vérité » des croyances occultes, tout en enveloppant ces formules dans une indécidabilité méthodologique. Le résultat est caractéristique du réseau intellectuel d’Evrard : aucun engagement explicite assez net pour être réfuté simplement, mais une hospitalité théorique constante accordée au paranormal. Le paradigme ordinaire des sciences — qui demande des preuves robustes avant d’accorder une place explicative à la télépathie — se trouve ainsi contourné au nom de la clinique, de l’histoire de la psychanalyse et d’une ouverture épistémologique présentée comme plus subtile que le scepticisme rationaliste.
- Rabeyron, T., Evrard, R., & Massicotte, C. (2019). « Es gibt Gedankenübertragung » : transfert de pensée et processus télépathiques en analyse. Revue française de psychanalyse, 83(4), 1239–1252. https://doi.org/10.3917/rfp.834.1239
- Rabeyron, T., Evrard, R., & Massicotte, C. (2020). Psychoanalysis and the Sour Apple: Thought-Transference in Historical and Contemporary Psychoanalysis. Contemporary Psychoanalysis, 56(4), 612–652. https://doi.org/10.1080/00107530.2020.1858038
La caution académique des marges
Renaud Evrard bénéficie d’un double statut. Dans l’espace académique, il peut se présenter comme chercheur prudent, clinicien attentif aux expériences subjectives, historien des marges psychiques. Dans les milieux paranormaux et intégratifs, il devient une caution : celui qui parle le langage de l’université, publie dans des revues, maîtrise les controverses, et permet aux publics déjà hostiles au rationalisme de se sentir injustement méprisés par une science officielle trop étroite.
Evrard ne se contente plus d’étudier des croyances ou d’accueillir des récits cliniques. Ses publications et interventions l’installent dans une logique de contestation des critiques rationalistes, de défense des marges thérapeutiques, de requalification savante du paranormal et de mise en accusation des sceptiques. Le vocabulaire reste académique, la présentation demeure policée, mais la fonction sociale du discours apparaît nettement : offrir aux univers alternatifs une défense instruite, méthodologiquement armée, compatible avec leurs griefs contre le rationalisme.
Cartographier avant de réfuter
Restons prudents, toutefois. Un réseau ne prouve pas une croyance personnelle. Une présence dans un média paranormal ne vaut pas adhésion à tout son catalogue. Un article sur la télépathie, l’hypnose à distance ou les expériences exceptionnelles peut relever de l’histoire des idées, de la clinique ou de l’épistémologie. Mais l’accumulation compte. GETCOP, médecine intégrative, hypnose intégrative, Rorschach et autisme, CIRCEE, IMI, Parapsychological Association, INREES, Baglis TV : l’ensemble compose un paysage où les frontières entre étude critique, accompagnement clinique, réhabilitation savante et promotion affinitaire deviennent de plus en plus poreuses.
Dresser ce tableau est insuffisant pour démontrer une désinformation scientifique à l’œuvre. Alors il me faudra revenir et examiner les formulations exactes, les réserves, les omissions, les procédés rhétoriques, les moments où la prudence scientifique cède la place à une valorisation implicite des hypothèses paranormales ou intégratives. Mais même avant cette réfutation circonstanciée, une ligne se dégage : Renaud Evrard a construit une position d’autorité au service d’un espace intellectuel qui se définit de plus en plus contre le mouvement rationaliste. Et cet espace trouve en lui une figure idéale : assez académique pour rassurer, assez transgressive pour séduire, assez sophistiquée pour donner aux croyances marginales le sentiment d’avoir enfin trouvé leur défenseur savant.
Ce dossier illustre aussi une difficulté plus large : les institutions académiques réagissent rarement à temps lorsque certains de leurs membres prêtent leur autorité à des espaces où la frontière entre savoir, croyance et marché thérapeutique se brouille. Ce travail d’enquête expose à des réactions prévisibles. Vous pouvez le soutenir via les plateformes de financement indiquées au pied de la page d’accueil de La Menace Théoriste. (https://menace-theoriste.fr/)
Acermendax
[1] L’INREES, Institut de Recherche sur les Expériences Extraordinaires, est l’un des principaux espaces français de mise en récit savante du paranormal. Sa ligne éditoriale mêle recherche, psychologie, spiritualité, santé, témoignages extraordinaires et culture du mystère : télépathie, prémonition, poltergeists, EMI, médiumnité, chamanisme, voyages astraux, anges gardiens ou perceptions extrasensorielles. À travers Inexploré, ses vidéos, conférences, podcasts et articles, l’INREES construit un écosystème où les frontières entre enquête, spiritualité contemporaine, développement personnel et croyances psi restent très poreuses. Dans ce cadre, la promotion du livre d’Evrard Phénomènes inexpliqués joue un rôle clair : l’universitaire apporte une respectabilité académique à un public déjà sensible au paranormal, tandis que l’INREES lui offre une scène favorable, sans contradiction rationaliste structurée.
[2] Baglis TV est une plateforme vidéo ésotérique et spiritualiste. Sa ligne éditoriale associe développement spirituel, traditions occultes, psychologie des mythes, santé alternative et usages très extensifs du vocabulaire scientifique, en particulier autour du « quantique » et de la conscience. Dans cet environnement, Evrard apparaît comme membre de l’IMI et du comité directeur de la Parapsychological Association, avec des vidéos consacrées à la parapsychologie, aux EMI, aux « mystères du psi » ou à « la conscience au-delà du cerveau ». Baglis TV transforme la parapsychologie en objet de curiosité savante pour un public déjà familier de l’ésotérisme, et la présence d’Evrard apporte à cet univers une caution universitaire.



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