An 1404 — L’intraduisible et mystérieux manuscrit Voynich

Prologue — Le livre qui n’a jamais parlé

C’est un petit codex sous verre, à la Beinecke Library de Yale. Deux cents pages de vélin souple, couvertes d’un texte inconnu, écrit d’une main sûre, sans ratures. Entre les lignes, des dessins : plantes étranges, femmes nues dans des baignoires reliées par des tuyaux, roues zodiacales où s’alignent Poissons, Bélier et Taureau.

Depuis plus d’un siècle, le monde savant et les amateurs passionnés se succèdent devant ce manuscrit. Cryptologues de l’armée, botanistes, linguistes, astrologues, ésotéristes : tous veulent percer le secret du « manuscrit Voynich ». Tous échouent. Le livre lui-même n’est peut-être pas aussi fascinant que la manière dont il a suscité la curiosité, la passion, l’ambition et inspiré des certitudes inconciliables chez les humains attirés par sa réputation d’impénétrabilité.

La redécouverte d’un manuscrit muet

L’histoire du Voynich commence… par une redécouverte. Car le manuscrit n’est pas arrivé de nulle part : il dormait dans une bibliothèque. En 1912, un libraire polonais installé à Londres, Wilfrid Voynich, explore la villa Mondragone, près de Rome. Il y achète une trentaine de vieux manuscrits destinés à être vendus pour financer l’entretien du lieu. Parmi eux, un petit codex anonyme attire son attention : du texte illisible, des images étranges.

Voynich est persuadé d’avoir mis la main sur une bombe historique : il imagine un manuscrit secret de Roger Bacon, moine franciscain du XIIIe siècle, parfois présenté comme précurseur de la science expérimentale. Il investit beaucoup pour obtenir l’avis éclairé d’experts, mais personne n’arrive à lire une seule ligne.

Après la mort de Voynich en 1930, le livre passe à sa veuve, puis à un autre libraire, Hans Kraus, qui finira par le donner à l’Université Yale en 1969. C’est là, dans la Beinecke Rare Book & Manuscript Library, qu’il repose aujourd’hui, numérisé et accessible à tous.

C’est Wilfrid Voynich qui a ressorti de l’ombre le manuscrit et l’a propulsé au rang d’énigme mondiale, mais l’histoire de l’objet est plus ancienne : au XVIIe siècle déjà, on en trouve la trace dans une lettre adressée au jésuite Athanasius Kircher. L’expéditeur, Johannes Marcus Marci, médecin et recteur de l’université de Prague, lui demandait de traduire le manuscrit mystérieux dont il avait hérité d’un certain Georg Baresch, alchimiste pragois. Kircher prétendra pouvoir le déchiffrer… sans jamais y parvenir.

Ce parcours nous dit une chose : le Voynich aurait circulé dans les milieux érudits d’Europe centrale et romaine, et il aurait attisé la curiosité des alchimistes, des cryptologues, des bibliophiles. Mais jamais personne n’a réussi à lui faire dire un mot.

On soupçonne d’ailleurs que le manuscrit ait séjourné à la cour de Rodolphe II, l’empereur passionné d’alchimie qui régna sur Prague à la fin du XVIᵉ siècle. Une lettre de 1666 mentionne qu’il l’aurait acquis pour six cents ducats, probablement entre 1584 et 1588 — période où John Dee et Edward Kelley vivaient précisément à Prague, sous sa protection. Le rapprochement est tentant : les dates coïncident, les personnages s’y prêtent, mais aucune preuve directe ne confirme que ces deux ésotéristes anglais aient jamais touché ou vendu le manuscrit. Souvenez-vous, ils étaient les protagonistes de l’épisode sur la langue des Anges… Mais avant de les mêler à cette affaire, il faudrait être sûr de l’itinéraire du Voynich, et nous en sommes loin.

 

L’objet, avant le mystère

Avant de conjecturer le sens des inscriptions, nous allons commencer par documenter l’objet. Le support, du vélin, a été daté par radiocarbone à l’Université d’Arizona : entre 1404 et 1438 (Hodgins, 2011). Les encres et pigments analysés sont ceux qu’on attend d’un manuscrit médiéval : encres ferro-galliques, azurite, verts de cuivre, gomme arabique (Barabe, 2009). Rien d’anachronique, aucune trace de chimie moderne.

L’écriture, régulière, révèlerait au moins cinq mains distinctes (Davis, 2020)[1]. Et les images se répartissent en sections cohérentes : herbiers, astronomie/astrologie, bains, pharmacopée, recettes. Bref : tout suggère un objet produit au XVe siècle, dans un contexte savant. Mais quant à savoir ce qu’il dit… silence.

Nous avons la certitude que le parchemin est du XVe siècle, et que les matériaux utilisés pour écrire et peindre correspondent bien à ceux qu’on trouve alors. Est-ce que cela interdit totalement un faux moderne, rédigé au XXe siècle sur un lot de vieux parchemins avec des recettes d’encre « historiques » ? Pas absolument. Mais ce scénario serait extraordinairement improbable : il aurait fallu rassembler des dizaines de feuillets vierges du XVe siècle, les garder intacts pendant cinq siècles, puis écrire dessus avec une habileté calligraphique et une constance qui mobilisent plusieurs mains distinctes.

À ce stade, l’hypothèse d’un manuscrit authentiquement médiéval est de loin la plus parcimonieuse, mais il reste beaucoup à expliquer.

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Un livre d’images

Avant même d’essayer de lire les lignes du manuscrit, il faut se laisser surprendre par ce qui s’y donne à voir. Car le Voynich n’est pas qu’un codex écrit : c’est un livre d’images foisonnant.

D’abord, les plantes. Chaque folio ou presque présente une grande illustration botanique, racine à nu, tige dressée, fleur épanouie. Au premier regard, on croit reconnaître une pensée, une marguerite, ou un lys, mais aucun botaniste n’a jamais réussi à identifier une espèce complète. Chaque plante semble un peu “fausse”, comme si on avait greffé ensemble des morceaux de végétaux réels pour fabriquer des hybrides impossibles. Certains chercheurs y voient un collage volontaire, d’autres une tradition médiévale consistant à copier sans comprendre des herbiers antérieurs (Bax, 2014).

Puis viennent les baignoires. Des femmes nues plongent dans des bassins, reliés entre eux par des canalisations tortueuses. Faut-il y voir des scènes de balnéothérapie, très en vogue dans la médecine médiévale ? Des allégories de la fertilité, ou même des images d’alchimie corporelle ? Là encore, les hypothèses abondent, et chacune reflète surtout l’imagination de celui qui regarde.

Les diagrammes astrologiques paraissent plus parlants. On y trouve des zodiaques circulaires, avec des Poissons, un Bélier, un Taureau. Chaque signe est entouré de figures humaines étiquetées. Cette fois, la correspondance avec l’astrologie du XVe siècle est indéniable, même si le sens précis nous échappe (Brumbaugh, 1978).

Enfin, la dernière section ressemble à un cahier de recettes : de courts paragraphes précédés de petites étoiles colorées, comme des puces dans une liste. Les spécialistes suggèrent un recueil d’indications médicales ou pharmaceutiques — mais, faute de clé, on ne peut pas aller plus loin.

Ces images ont inspiré les théories les plus extravagantes : encyclopédie perdue de l’Atlantide, traité de sorcellerie féminine, herbier extraterrestre. Pourtant, en revenant patiemment aux comparaisons avec d’autres manuscrits médiévaux, les experts concluent autrement : le Voynich illustre des thèmes parfaitement classiques pour l’époque. Ce n’est pas l’extraordinaire qui s’y cache, mais un assemblage de traditions bien humaines, rendu opaque par une écriture qui, elle, reste encore muette (Zandbergen, 2016).

 

Lire sans lire : des chiffres autour des mots

À défaut de clé pour le comprendre, on peut soumettre le manuscrit Voynich aux outils des statistiques. Et là, surprise : ce n’est pas du pur charabia. La distribution des mots, leurs cooccurrences et leur fréquence suivent des régularités proches de celles des langues naturelles. Certains mots reviennent ensemble, des regroupements se dessinent, des thèmes émergent. Bref, le manuscrit a la “texture” d’une langue, même si personne ne la parle (Montemurro & Zanette, 2013).

Mais la prudence s’impose. Des chercheurs ont montré qu’on peut obtenir ce même type de régularités sans aucune langue réelle : il suffit d’un petit lexique et de quelques règles combinatoires pour générer un texte qui imite la longueur moyenne des mots et leur répartition statistique (Timm & Schinner, 2020). Autrement dit, le « voynichais » pourrait aussi bien être une langue oubliée, un code savant… ou bien une procédure mécanique destinée à donner l’illusion d’une langue. Les chiffres nous aident à cerner le phénomène, mais ils ne suffisent pas à en dissoudre le mystère.

Du côté des linguistes, certains préconisent de traiter le manuscrit comme s’il notait une langue naturelle. Même sans pouvoir le traduire, on peut ainsi dégager des contraintes : la façon dont les lettres se distribuent, la structure probable des mots, des régularités proches de la morphologie. Cela permet de formuler des hypothèses rigoureuses, mais pas d’arbitrer entre les scénarios concurrents. En l’état, le texte reste fondamentalement indéterminé (Bowern & Lindemann, 2021).

Le manuscrit est écrit dans un alphabet inconnu, d’une vingtaine de signes récurrents, tracés avec une fluidité qui évoque une écriture cursive bien maîtrisée. Certains glyphes ressemblent vaguement à des lettres latines, d’autres à des chiffres arabes ou à des formes inventées. L’ensemble se dispose en lignes régulières, de gauche à droite, avec une ponctuation rudimentaire mais sans ratures ni hésitations.

Un détail cloche toutefois : le manuscrit de compose d’environ 38 000 mots au complet, dont 8000 mots distincts ; c’est beaucoup plus que le latin ou le moyen-anglais pour un corpus de taille comparable. Nous devrions y retrouver une plus forte répétition. Mais c’est aussi beaucoup moins que dans un texte généré aléatoirement. Certains mots reviennent de façon disproportionnée, ce qui accentue l’impression d’un système à la fois structuré et artificiel. Bizarre.

 

Le miroir des prétentions

Le sel de cette histoire, c’est que devant un objet muet, les hommes n’ont pas gardé le silence. Ils ont prétendu savoir.

Au XVIIe siècle, Athanasius Kircher, le « maître des hiéroglyphes », affirmait qu’il saurait le lire. Il ne le pourra jamais.

Au XXe siècle, le libraire Wilfrid Voynich, qui le redécouvre, croit tenir un manuscrit secret de Roger Bacon, génie médiéval de la science. Hypothèse séduisante… et fausse.

Plus tard, certains annoncent qu’il s’agit de cabale juive, d’alchimie chiffrée, de langue inventée par un moine visionnaire. Au XXIe siècle, les annonces se succèdent :

En 2003, un Polonais annonce une traduction partielle en mandchou. En 2014, un botaniste américain propose que le texte soit en nahuatl, une langue aztèque en vertu de la ressemblance des plantes dessinées avec des espèces mexicaines. En 2017, on donne une solution par abréviations latines ; en 2018, une traduction en turc ancien.

Et au printemps 2019 l’Université de Bristol bat les tambours : son linguiste Gerard Cheshire a percé le mystère, dit-elle dans un communiqué officiel. Selon lui, ce n’est ni un code, ni une langue perdue, mais un texte en proto-roman, une étape intermédiaire entre le latin et les langues romanes modernes.

La presse s’en empare : le Guardian titre sur « l’énigme enfin résolue », Ars Technica relaie l’affaire, d’autres journaux reprennent l’emballement. En quelques heures, le manuscrit Voynich semble avoir cessé d’être un mystère.

Mais la joie est de courte durée. Dès le lendemain, médiévistes et linguistes démontent la proposition. Le “déchiffreur” avait sélectionné après coup quelques correspondances flatteuses, en laissant de côté des pages entières qui ne collaient pas. Sa méthode n’était pas décrite de manière à être testée par d’autres, aucune règle claire ne permettait à un second lecteur d’obtenir les mêmes résultats. Les experts estiment que l’annonce est trompeuse. Le communiqué est retiré, la presse rectifie. En une journée, le Voynich redevient une énigme (Devlin, 2019 ; Addley, 2019 ; Ouellette, 2019).

 

 

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Les voies qui restent ouvertes

Après un siècle d’analyses, trois grandes familles d’hypothèses survivent au filtre des preuves matérielles :

  1. Une langue naturelle notée de façon atypique.

Le texte pourrait correspondre à une langue bien réelle, mais transcrite avec un système d’écriture inventé ou très particulier, éventuellement sous forme d’abréviations. La fluidité de l’écriture, la mise en page régulière et les « étiquettes » répétées autour des diagrammes vont dans ce sens.

  1. Un système de chiffrement.

Certains chiffres médiévaux — par substitution, par grilles ou par transposition — pouvaient donner un résultat fluide et cohérent à l’œil. Les cryptologues modernes, civils comme militaires, s’y sont attaqués sans relâche depuis un siècle. Résultat : aucune clé universelle n’a jamais permis de lire le texte de façon convaincante et réplicable (D’Imperio, 1978 ; Reddy & Knight, 2011). À ce jour, en tout cas.

  1. Un procédé pseudo-langagier du XVe siècle.

Peut-être s’agit-il d’un exercice savant, voire d’une supercherie élaborée : un scribe aurait pu générer du texte en combinant un petit nombre d’éléments selon des règles mécaniques, donnant l’apparence d’une langue véritable. Cette hypothèse est appuyée par des simulations modernes qui reproduisent assez bien les régularités statistiques du manuscrit (Timm & Schinner, 2020). L’étrangeté des images qui remplissent ses pages, et en particulier les chimères végétales semblent s’aligner avec un projet de cette nature.

 

À ce stade, la prudence s’impose. Chacune de ces pistes a ses arguments, mais aucune n’a produit de traduction vérifiable et reproductible. On peut néanmoins avoir une préférence pour telle ou telle explication.

L’hypothèse défendue par Timm & Schinner (2020) est que le texte n’encode aucune langue réelle, mais a été produit mécaniquement avec un lexique restreint et des règles combinatoires, donnant l’illusion d’un langage. Le but aurait pu être pédagogique (apprentissage de l’écriture, exercice de mémoire), ou même une sorte de jeu intellectuel interne à un cercle d’érudits. C’est un peu bizarre, mais ça n’est pas coûteux, et ça pourrait être vrai.

En ajoutant une intention un peu plus obscure, on peut envisager que le manuscrit ait été conçu comme un objet de prestige ou de mystification : produire un codex incompréhensible pour impressionner un mécène. René Zandbergen (2016) rappelle que l’alchimie et l’hermétisme médiévaux fourmillaient de manuscrits volontairement opaques. Ici, le but ne serait pas tant d’être lu que de paraître mystérieux — et donc précieux.

Le plus important, à ce stade est de ne pas prétendre savoir ce que nous ne savons pas. Le manuscrit Voynich n’a tout simplement pas encore reçu une explication satisfaisante.

 

 

 

Épilogue — Derrière le mystère : l’incertitude

Le Voynich est, finalement, un manuscrit tout bête, datant d’une époque à la fois banale et obscure, qui ne contient à ce jour aucune révélation fracassante, mais simplement des dessins et ce qui ressemble à des phrases. Qu’un tel objet résiste obstinément à toute explication, y compris par des équipes armées d’IA de haut niveau est une chance. Cette histoire nous permet de contempler l’inexpliqué et de constater que l’échec de nos plus brillants esprits à expliquer une chose ne rend pas cette chose magique ou surnaturelle, mais indique plus probablement que la raison humaine doit s’exercer avec humilité, en se souvenant qu’elle n’est peut-être pas en mesure d’obtenir des réponses à toutes ses questions ; et qu’il serait dangereux de croire le contraire, car alors on voudra troquer l’incertitude raisonnable pour des scénarios qui séduisent nos attentes et nos préjugés, et pourraient devenir des pièges redoutables. Le doute salvateur, voilà peut-être le message profond du manuscrit intraduisible.

Et alors, il serait sage de regarder plus loin que la simple et noble tentative de traduire ce qui n’a peut-être aucun sens, car nous ne sommes plus en 1404.

 

Acermendax


Références

  • Addley, E. (2019, 16 mai). Latin, Hebrew… proto-Romance? New theory on Voynich manuscript. The Guardian. & University backtracks on disputed Voynich manuscript theory (17 mai). (Sur la rétractation du communiqué).
  • Barabe, J. G. (2009). Materials Analysis of the Voynich Manuscript (progress letter). McCrone Associates, Inc. Consulté via Beinecke : « Detailed chemical analysis ».
  • Bax, S. (2014). On factors distorting the plant images of the Voynich manuscript. Retrieved from https://stephenbax.net/?p=741
  • Beinecke Rare Book & Manuscript Library (s.d.). Voynich Manuscript (MS 408).
  • Bowern, C. L., & Lindemann, L. (2021). The linguistics of the Voynich Manuscript. Annual Review of Linguistics, 7, 285-308.
  • Brumbaugh, R. S. (1978). The Most Mysterious Manuscript: The Voynich « Roger Bacon » Cipher Manuscript. Carbondale: Southern Illinois University Press.
  • Davis, L. F. (2020). How many glyphs and how many scribes? Digital paleography and the Voynich Manuscript. Manuscript Studies, 5(1), 164-180. https://doi.org/10.1353/mns.2020.0011
  • Devlin, H. (2019, May 17). University backtracks on disputed Voynich manuscript theory. The Guardian.
  • Hodgins, G. W. L. (2010). Radiocarbon dating of the Voynich Manuscript [Unpublished internal report]. Arizona Accelerator Mass Spectrometry Laboratory, University of Arizona.
  • D’Imperio, M. E. (1978). The Voynich Manuscript: An Elegant Enigma. Fort George G. Meade, MD : National Security Agency (déclassifié).
  • Montemurro, M. A., & Zanette, D. H. (2013). Keywords and co-occurrence patterns in the Voynich Manuscript. PLOS ONE, 8(6), e66344.
  • Ouellette, J. (2019, May 15). No, someone hasn’t cracked the code of the mysterious Voynich manuscript. Ars Technica.
  • Reddy, S., & Knight, K. (2011). What we know about the Voynich manuscript. In Proceedings of the 5th ACL-HLT Workshop on Language Technology for Cultural Heritage, Social Sciences, and Humanities (pp. 78-86). Association for Computational Linguistics.
  • Timm, T., & Schinner, A. (2020). A possible generating algorithm of the Voynich manuscript. Cryptologia, 44(1), 1-19.
  • Yale University, Beinecke Rare Book & Manuscript Library. (2016–2025). Voynich Manuscript (MS 408) — notice & ressources. https://beinecke.library.yale.edu/collections/highlights/voynich-manuscript Beinecke Rare Book & Manuscript Library
  • Zandbergen, R. (2016). The Voynich manuscript: History and theories. In R. Clemens (Ed.), The Voynich manuscript (pp. 9–41). New Haven, CT: Yale University Press.
  • Zyats, P., Hodgins, G. W. L., & Barabe, J. G. (2012). The Mysterious Voynich Manuscript: Collaboration yields new insights. The Book and Paper Group Annual, 31, 99. (Synthèse des analyses matérielles et datation AMS).
  • Guzy, A. (2022). Book transactions of Emperor Rudolf II (HRR). In Proceedings of the 4th Workshop on Computational Approaches to Historical Language Change (pp. 120–127). CEUR Workshop Proceedings, Vol. 3313.
  • Marci, J. M. (1666). Letter to Athanasius Kircher regarding the Voynich Manuscript [Manuscript]. Beinecke Rare Book and Manuscript Library, Yale University, MS 408, fol. 1r.
  • Zandbergen, R. (2016). The Voynich Manuscript: History and theories. In R. Clemens (Ed.), The Voynich Manuscript(pp. 9–41). New Haven, CT: Yale University Press.

[1] Selon certains il s’agirait plutôt d’un style évoluant sur plusieurs années, mais qui donne l’impression de cinq contributeurs, peut-être en raison d’un travail effectué en cinq phases.

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