William le Medium — Est-ce de l’escroquerie ?

Un certain talent dans la manipulation.

Comment réagir face à ce qui ressemble à de la manipulation ? Comment dénoncer une pratique qui nous semble constituer un abus de faiblesse, une véritable escroquerie se nourrissant de la détresse et de la crédulité. Par la dérision, peut-être, comme nous le faisons dans la vidéo ci-dessous.

Mais y a-t-il d’autres moyens d’action ? Des erreurs à ne pas commettre ?

escrocsPar exemple il vaut mieux éviter de traiter William d’escroc, même s’il ressemble beaucoup beaucoup beaucoup à un escroc, parce que ce terme serait susceptible de nous être reproché jusque devant un tribunal. Il est arrivé à des gens qui voulaient dénoncer des malversations de se retrouver poursuivis, et alors évidemment, ça coûte cher, ça atteint la liberté d’expression et ça peut faire mal à l’image.

Daemon Delaplace, qui s’y connaît un peu dans ce genre de chose, vous propose ci-dessous une analyse de la situation. Et vous verrez que le niveau d’organisation derrière l’entreprise WILLIAM est d’un raffinement qui fait froid dans le dos.

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La Loi Ne Vous Protège Pas de Votre Bêtise : William le Médium, Où l’On Sait l’Utilité de la Zététique en Droit.

Vled et Mendax ont levé un très joli lièvre en la personne – pardon : le personnage – de « William le médium ». Nous ne parlons pas là de croyances irrationnelles sur lesquelles Mendax porterait le fer féroce de sa rationalité affûtée ou de scientifiques trop médiatiques pour être vraiment crédibles que Vled repousserait de la pique barbée de son implacable scepticisme.

Nous parlons de ce que nombre d’entre nous considérera comme une escroquerie, définie comme « le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge». L’article 313-11 du nouveau Code Pénal punit l’escroquerie de 5 ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende.

Alors, William le médium, escroc ou simple attrape-gogo ?

Ce qu’on peut affirmer à prime abord, c’est que la méthode est sophistiquée : premier ferrage par appel téléphonique automatique. Un courrier suit. Il est composé de deux enveloppes de couleurs différentes et d’une enveloppe retour non affranchie, de cinq feuillets imprimés en couleur, de textes très travaillés en français parfait (note de la TeB : le français de William est émaillé de quelques fautes quand même, n’exagérons pas) et présentant une mise en page étudiée.

Le nombre de manipulations auxquelles « le client » doit procéder est tel que cela équivaut à pratiquer un tour de close-up sur soi-même sans en connaître le truc : ouvrir la première enveloppe jaune, choisir une carte et la mémoriser sans ouvrir l’enveloppe blanche ; brûler la lettre contenue dans l’enveloppe jaune et conserver les cendres avant d’ouvrir l’enveloppe blanche ; lire le texte exposant la malchance, puis celui posant les dons de William comme solution ; apposer son empreinte digitale et compléter les informations du « bon d’aide d’urgence » ; faire le chèque, affranchir l’enveloppe retour et la poster.

Ce courrier a clairement été conçu par des professionnels du marketing direct disposant de moyens et d’outils modernes (psychologie comportementale et cognitive, grande base de données, géomarketing, « technologie intégrée de gestion d’appel automatique et de routage et d’impression de courrier à la demande).

Est-ce pire que, par exemple, la télé-voyance, pratique très consommatrice de publicité, qui a pignon sur rue et qui n’est sans être délictuelle?

 En renvoyant à vos frais aux Pays-Bas le coupon réponse contenu dans l’enveloppe blanche accompagné d’un chèque:

  • Vous confirmez votre adresse et votre numéro de téléphone
  • Vous précisez votre date de naissance et votre adresse email
  • Vous apposez votre signature et votre empreinte digitale
  • Vous communiquez vos coordonnées bancaires car elles sont stipulées sur votre chèque
  • Vous sollicitez l’aide de « William le Médium » et choisissez de lui verser une participation « modique » de 19 euros

Les 5 premiers paragraphes du coupon réponse visent uniquement à vous faire réitérer votre consentement de cinq manières différentes, articulées logiquement, le rendant irréfutable.

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Observez bien la séquence : premier paragraphe, « J’accepte », second paragraphe « Je sais » ; troisième paragraphe « Il est hors de question que je reste sans rien faire » ; quatrième paragraphe, « C’est pourquoi, à partir de l’empreinte que je vous laisse (…) je vous demande (à deux reprises)» ; cinquième paragraphe, « Je vous règle donc ».

Vous acceptez l’aide de « William le médium » que vous savez nécessaire pour régler un problème qui est précisément décrit. Vous vous devez agir mais n’y arrivez pas seul et vous reconnaissez que « William  le médium » peut vous aider en accomplissant 2 actes précis. En conséquence de quoi vous acceptez de payer 19 euros pour service rendu.

« William le Médium », une fois votre réponse reçue et votre chèque encaissé, s’empressera de vous envoyer un opuscule de quelque pages (cout papier+ impression ou simple photocopie couleur = 2 à 10 centimes d’euros) : votre « Grand Plan Personnel de Retour à la Chance ».

La réalité de la transaction commerciale est établie : vous avez bien reçu un produit, que vous avez certes payé 400 fois trop mais que vous avez sollicité en toute connaissance de cause.

Il n’y a rien d’illégal à vendre une Logan au prix d’une Aston Martin – c’est ce qu’on appelle en droit civil un dolus bonus. C’est le boniment du marchand, l’exagération du camelot, la pub pour le déodorant qui fait tomber toutes les meufs/keums canons qui vous fait acheter un produit plus cher que sa vraie valeur. Et c’est de votre faute, car rien ne vous obligeait à acheter ce que vous saviez être une Logan au prix d’une Aston Martin.

Ce qui est illégal en revanche, c’est de faire passer une Logan pour une Aston Martin, ou de vendre une Aston Martin et livrer une Logan. Il y a tromperie dans le premier cas et manœuvre frauduleuse dans le second, donc dolus malus annulant la transaction – nonobstant commission potentielle d’un délit (abus de confiance ou escroquerie) relevant du droit pénal.

Votre chèque sera encaissé sur un compte en banque situé, par exemple, aux Antilles néerlandaises. Tout autre paradis fiscal fera également l’affaire. Ce chèque, établi à l’ordre de « William », passera sans aucune anicroche. Aucune vérification de la correspondance de l’ordre avec l’identité du titulaire du compte d’encaissement ne sera effectuée dans les centres de traitements des chèques situés en Asie (Inde principalement) : le montant du chèque est inférieur à 20 euros.

Il est en l’espèce difficile de parler d’escroquerie, même si les méthodes de « William le Médium » sont sans doute en partie illégales et que son intention – le lucre – est clairement établie.

Pire : vous avez été vous-même le complice de « William le médium » en brûlant la lettre qui était contenue dans l’enveloppe jaune, détruisant ainsi toute preuve en votre possession de son démarchage personnel par courrier et de l’utilisation du « truc » des cartes.

Encore pire : si vous faites opposition à votre chèque, c’est vous qui vous retrouverez dans l’illégalité. Il est certes fort peu probable que « William le médium » entame des poursuites contre vous pour défaut de paiement. En revanche, on a déjà vu des victimes se faire harceler au téléphone, les gens à l’origine de ces arnaques, sûrs de leur impunité, n’ont aucun scrupule à intimider pour garantir le silence des victimes.

La justice ne juge pas de la morale : on peut être dans la légalité en étant foncièrement immoral. Porteriez-vous plainte, elle sera soit irrecevable, soit classée sans suite. Quel juge lancera une demande de coopération judiciaire européenne ou une commission rogatoire internationale aux Pays-Bas pour enquêter sur une éventuelle escroquerie dont le préjudice se monte à 19 euros ? C’est ridicule quand on le compare à celui de près de 60 milliards d’euros qu’on doit au plus grand escroc de tous les temps, Bernard Madoff. Vous aurez bien fait rire les pandores à l’apéro et vous aurez perdu 19 euros. Que 19 euros ? En êtes-vous bien sûr ?

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Cette image n’a pas de rapport direct avec le billet, mais elle apparait dans les recherches Google à « escroc ». Coïncidence ?

Encore bien pire : Vous avez envoyé à une boîte postale aux Pays-Bas détenue par des gens qui n’ont visiblement aucune morale des données personnelles et vos coordonnées bancaires.

Ces données seront stockées et exploitées, vraisemblablement sans aucun contrôle.

Dans le meilleur des cas, elles seront revendues à des entreprises qui gèrent, exploitent et vendent des fichiers marketing. En fonction de votre âge et de votre lieu de résidence, il est aisé d’estimer votre pouvoir d’achat. Vous avez envoyé un chèque ? Vous êtes donc solvable puisque pas interdit bancaire. Vous avez une adresse email, donc accès à internet. Préparez-vous à recevoir tant par la poste que par email de nombreuses offres mirifiques et autres sollicitations urgentes de fondations caritatives dont vous n’avez jamais entendu parler.

Dans le pire des cas, ces fichiers peuvent être revendus à des organisations criminelles, si ce n’est pas déjà une organisation criminelle qui est à l’origine du courrier.

  • Vous avez communiqué suffisamment d’informations sur vous pour qu’on puisse usurper votre identité numérique pour, par exemple, accéder frauduleusement à vos comptes bancaires ou obtenir votre numéro de carte bleue, sa date d’expiration et son code de vérification pour fabriquer une fausse carte
  • N’importe qui peut s’accorder une autorisation de prélèvement sur votre compte bancaire, simplement à partir de votre numéro de RIB, en apposant une fausse signature, simplement parce que les entreprises n’effectuent que rarement des vérifications
  • Il ne manque plus qu’à découvrir votre commune de naissance (ce qui est assez facile) et les noms de vos parents (également facile via les réseaux sociaux ou par simple coup de fil à un membre de votre famille) pour pouvoir demander une copie de votre acte de naissance qui permettra l’obtention d’une pièce d’identité à votre nom, en ayant fait au préalable une fausse déclaration de perte ou de vol.

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  • Cette vraie-fausse pièce d’identité est une preuve de nationalité. Elle est suffisante pour la plupart des démarches administratives (CAF, CPAM, sécurité sociale, allocations chômage etc.). L’usurpateur pourra toucher vos prestations sociales à votre place.
  • Cette vraie-fausse pièce d’identité est suffisante pour s’établir dans n’importe quel pays de l’Union Européenne, y ouvrir un compte en banque, prendre un abonnement de portable, demander un crédit ; signer un bail etc.
  • Cette vraie-fausse pièce d’identité est suffisante pour voyager dans de nombreux pays ne faisant pas partie de l’espace Schengen, par exemple pour aller faire le djihad en Syrie en passant par la Turquie.

Effrayant, non ? La probabilité d’une usurpation d’identité est mince mais malheureusement bien réelle. Et quand cela arrive, ça donne ça et c’est pas beau : http://sosconso.blog.lemonde.fr/2013/11/06/identite-usurpee-un-cauchemar-sans-fin/

Si on usurpe votre identité, vous devrez d’abord prouver que vous êtes bien vous (véridique) et ensuite que vous n’avez pas fait ce que votre usurpateur a commis. Vous allez alors vous rendre compte que prouver ce que vous n’avez pas fait est particulièrement ardu et que « Carte d’identité + carte vitale + carte bleue = votre vie » est un axiome.

L’exemple de « William le médium » est obscène, ne serait-ce que parce qu’il vise les plus vulnérables d’entre nous (âge, éducation, ressources) mais également très sophistiqué. Ce n’est pas un hasard si le médium choisi est le courrier postal.

Le phishing est une pratique courante sur internet. Les cybercriminels ne se fatiguent pas à pénétrer des systèmes informatiques bien défendus quand ils peuvent obtenir les données dont ils ont besoin par le « social engineering ». Ce sont les mêmes méthodes que William le Médium.

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Addendum : ouvrez maintenant la petite enveloppe blanche.

La première partie de cet article était volontairement alarmiste, les risques décrits et les exemples choisis volontairement extrêmes. Loin de nous l’envie de jouer les oiseaux de mauvais augure. Laissez-nous toutefois ne pas vous rassurer : ce qui est décrit en matière de fraude et d’usurpation d’identité est déjà arrivé. Ces cas sont rares mais bien réels. Il faut cependant conserver le sens des probabilités : si vous répondez à William le médium, il encaissera votre chèque et ce que vous risquerez est de faire l’objet de très nombreuses sollicitations d’autres patents charlatans.

Ne nous jetez pas la pierre ! Il fallait bien que nous attirions et conservions votre attention. Maintenant que vous avez lu l’article contenu dans notre enveloppe jaune, laissez nous ouvrir pour vous notre enveloppe blanche.

Si vous croyez que William le médium procède au petit bonheur la chance en se disant que les gogos sont légion et qu’il suffit de jeter son filet au hasard car il ramènera toujours quelque chose, vous faites erreur. William le médium emploie des techniques de marketing qui n’ont rien à envier à celle utilisées par la grande distribution ou les poids lourds de la vente par correspondance et du commerce électronique. Le marketing, nous vous le rappelons, est l’art de proposer des biens et des services qui correspondent aux besoins des clients à qui on ambitionne de les vendre (et non à créer des besoins comme c’est trop souvent le cas, mais il s’agit d’un autre débat). Quand il est pratiqué correctement et selon la loi, c’est plutôt une bonne chose et une activité parfaitement légitime. En revanche, quand ces techniques sont utilisées pour soutirer de l’argent, nous sommes au mieux confrontés à un problème éthique, au pire à un délit.

Annuaire

Non, William le médium ne contacte pas ses « victimes » au hasard.

Et nous allons vous décrire ce que nous pensons avoir compris de ses méthodes. Tout commence par un appel téléphonique automatique. Ces appels sont générés à partir de bases de données qui s’achètent à des entreprises spécialisées. On peut sélectionner les noms, adresses et numéros de téléphone des prospects en fonction d’un certain nombre de critères : code postal, âge, catégorie socioprofessionnelle, possession d’un véhicule, nombre de personnes dans le foyer, le niveau d’étude etc.

L’intérêt de sélectionner ainsi des contacts – cela s’appelle un ciblage – est de s’assurer que les gens à qui on va s’adresser sont bien ceux qui auront la propension la plus élevées à vous acheter notre came. Vous conviendrez qu’il y a peu d’intérêt à contacter des gens qui n’ont pas le permis de conduire pour tenter de leur vendre une voiture, ou de contacter 99% de la population française pour leur vendre une Ferrari.

  • Premier dilemme : William le médium sélectionne vraisemblablement les gens à qui il va s’adresser selon des critères qui font froid dans le dos : foyer de 1 ou 2 personnes, bas revenus, région pauvres, zones périurbaines et rurales, faible niveau d’étude. Les habitants de Neuilly sur Seine n’ont sans doute pas le plaisir de recevoir ses sollicitations…

William a donc ce fichier ciblé en main et achète (vraisemblablement en sous-traitance) un service d’appel automatique. Vous recevez un premier appel où il vous est demandé ce de faire un « opt-in » en jargon marketing: « Si vous souhaitez recevoir ce courrier, appuyez sur la touche # » (par exemple). Ce faisant, non seulement vous acceptez de recevoir ce courrier, mais vous vous « qualifiez » vous-même : votre nom, votre numéro de téléphone correspondent bien à votre adresse et aux données qui y sont liées dans la base de donnée achetée par William le Médium.

Le système procède alors à une remontée de « fiche » vers un service d’impression à la demande, vraisemblablement géré par le même prestataire : le courrier sera personnalisé, imprimé, mis sous pli et envoyé. L’envoi de ce courrier déclenche à son tour automatiquement un nouvel appel téléphonique automatique vous prévenant de l’arrivée imminente du courrier.

  • Deuxième dilemme : William le Médium est une entreprise qui vise à abuser de la crédulité « des pauvres gens » en utilisant des techniques modernes et coûteuses de marketing. Pour le premier appel, le courrier et le deuxième, il faut compter environ 2 euros par contact… Cela signifie donc que cet investissement est rentable et que, mathématiquement, au moins une personne sur 10 répond et renvoie un chèque – en sus de la revente de vos données personnelles…

Or, la collecte de données personnelles est réglementée en France, et les bases de données ainsi crées doivent être déclarées à la Commission Informatique et Liberté (la fameuse CNIL). Vous possédez également un droit de consultation et de rectification des données contenues dans ces bases de données.

Or les données collectées par William le sont hors de tout cadre légal, d’autant que vous les avez envoyées aux Pays-Bas. Les données ont-elles bien été saisies aux Pays-Bas et la base de données se trouve-t-elle bien physiquement aux Pays-Bas ? La réponse est vraisemblablement non, car l’échange et la vente de données personnelles est également strictement réglementée au sein de l’Union Européenne (c’est par ailleurs là un point d’achoppement récurrent depuis 25 ans avec les Etats Unis).

  • Pour résumer : vous avez envoyé vos données personnelles et vos coordonnées bancaires à une entreprise dont la licéité est douteuse en dehors de tout cadre légal, sans droit de contrôle ni sur le contenu de ces données ni sur leurs utilisations. Cela ne vous inquiète pas ?

 

ayez-confiance

Daemon Delaplace

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Sur le thème du droit pénal face au paranormal, l’AFIS a publié un article il y a déjà quelques années : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article140.

Notez que le personnage ou le groupe qui se cache derrière officie depuis plusieurs années, au moins 2009, probablement en toute impunité :

http://www.ufc-quechoisir-metz.org/william-nous-prend-pour-des-poires

https://lamerejoie.wordpress.com/2011/05/04/arnaque/

De votre côté vous pouvez peut-être éviter à quelqu’un de tomber dans ce genre de piège en en parlant autour de vous. N’hésitez pas à partager cet article et la vidéo.

4 réponses
  1. @now@n
    @now@n dit :

    Bon article ! Tout ça explique la manœuvre et les diverses « ancres pseudo-légales » dont le courrier est émaillé.
    Je me demandais aussi ce que diantre « William » comptait faire avec une empreinte digitale. Probablement pas grand chose, rien qu’un moyen d’obéissance de plus.

    Bonne continuation.

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  2. Mike59
    Mike59 dit :

    Ca me navre tellement qu’il y a encore des gens qui se laisse avoir par ce genre pratique. Ce qui me désole, c’est de voir aussi des annonces dans les journaux ou programme télé, de voyance, des horoscopes ou des ventes de porte bonheur. C’est bien de dénoncer au maximum la malhonnêteté de ces pratique, hélas ça ne touchera que les convaincus. Je ne sais pas quoi faire quand j’ai des gens dans mon entourage qui me parle de voyance ou d’astrologie, elles semble insensible à tout argumentation. Mais bon sang, qu’est ce qu’on peut faire pour arrêter ça ?

    Répondre
  3. Mick
    Mick dit :

    Article édifiant et impressionnant. Une petite correction, c’est LA COLLECTE des données personnelles qui EST règlementée (vers la fin de l’article). On accorde le verbe avec « collecte ».

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  4. Marie
    Marie dit :

    Malheureusement ce sont souvent des personnes âgées qui sont ciblées. L’emprise est parfois telle qu’une seule accroche mérite bien l’envoi de plusieurs premiers courriers. Une personne de ma famille âgée de 84 ans s’est fait prendre. Elle y a laissé près de 50 000 € en 4 ans en cédant juste aux tentations illusoires des fausses loteries soutenues par des voyantes expertes de la manipulation. Seule la mise sous tutelle a pu arrêter le carnage financier. Mais l’impact psychologique reste vivace encore aujourd’hui. Cela a détruit toute sa vie relationnelle. Elle a maintenant 90 ans. Elle irait bien si ce n’était ces traces laissées par ces escrocs infects que personne ne peut arrêter.

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