La vie après la mort ?

La mort est-elle définitive, irrévocable, l’extinction totale de la psyché, de la personnalité d’un individu ?

On aimerait bien que ce ne soit pas le cas. Aussi loin que remonte la culture humaine, notre rapport à la mort est compliqué, conflictuel. Il est bien difficile de nommer ce qui serait le propre de l’Homme, le caractère qui nous distingue des autres animaux. Un candidat sérieux est notre conscience de notre propre mortalité. Or, cette mortalité, nous n’avons pas envie de la regarder en face.

On considère parfois que la négation de la mort est l’une des principales motivations de nos actes. Nos grandes réalisations, nos prouesses, nos conquêtes, nos combats, nos efforts pour nous dépasser, sont comme autant de tentatives d’être plus que nous-mêmes, de laisser une empreinte dans le monde qui perdurera.

Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que soit tenu en si haute estime tout ce qui peut nous aider à nier la mort, et rien ne le fait plus efficacement que l’idée de survivre à notre propre corps, de posséder en nous quelque chose que rien ne peut atteindre, que le temps ne saurait anéantir. L’âme est une réponse idéale à l’angoisse existentielle.

Si l’âme n’existe pas, il fallait qu’on l’invente.

Nos cultures sont donc riches de croyances, de rites, d’histoires qui nous parlent d’un au-delà où nous pourrons continuer d’être nous. Ailleurs, différemment, mais tout en restant nous. Et plus que des dogmes ou des légendes, nous pouvons compter sur des témoignages, voire sur des expériences personnelles pour alimenter notre légitime envie d’y croire.

Seulement l’univers n’est pas dans l’obligation de nous garantir que cela est vrai. La nature ne nous doit aucune promesse surnaturelle. Et la science nous apporte des explications à ce que nous croyons, à ce que nous voulons croire, et à pourquoi nous le croyons.

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La vie après la mort ? — une approche rationnelle

Le livre qui vient de sortir dans la collection Une chandelle dans les ténèbres offre une analyse des Expériences de Mort Imminente, un questionnement sur ce que les connaissances actuelles nous donnent à penser sur la nature de ce que pourrait être l’âme, et un état des lieux des explications scientifiques sur ce que vivent les expérienceurs.

Pour écouter le passage radio de l’auteur dans l’émission CQFD de Radio Télévision Suisse (13 décembre 2016), cliquez sur de lien.

Un extrait peut être lu sous la forme d’un article déjà paru sur ce blog.

 

Le livre peut être commandé en ligne.

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1 réponse
  1. Tombelaine
    Tombelaine dit :

    Bonjour
    J’ai bien aimé ton livre, et il m’a provoqué une remarque. Je l’ai mise par écrit et je te la livre.
    ../..
    On ne trouve pas de définition de la mort (dans le livre). Certes, on trouve la définition de « mort clinique » et « mort cérébrale », puis on explique que la mort est une processus. OK, j’appelle ça la « transition mortelle ». Mais pas de définition de ce qu’est l’état ‘être mort’.
    Pas grave, sauf que plus tard (je ne sais pas trop où, le CTRL-F ne marche pas sur ma version du livre), on dira, en substance <> (et redit à poisson fécond lors d’un live) Alons bon, il y a une définition maintenant?
    Alors voici la définition qu’on comprend: « la mort est le point de non retour dans la transition mortelle ».

    Cette définition est-elle valable uniquement pour un sapiens? C’est iditot mais je me suis toujours demandé si, lorsque je regardait une pomme dans un panier, si je regradait quelque-chose de mort ou de vivant (vivant je suppose, mais pas trop certain), alors que lorsque je regarde un insecte écrasé, le pauvre, juste après, je regarde quelque-chose de mort, mais qui a l’air tout aussi biologiquement actif que la pomme (si ce n’est plus).

    Et les autres animaux? Il y a des animaux qui survivent à la dessication. On regarde un poisson sec, tout ce qu’il y a de plus mort et inerte, plus raide qu’un os de seiche. On lui met de l’eau, et hop, il s’agite et revit.

    Alors on se dit, en expérience de pensée, que si on plongeait les momies égyptiennes dans un bain de sérum physio (ou les momies incas, on n’imp: de celles qui n’ont pas eu leurs organes découpés en morceau), ou hybernatus, et qu’on les ramenait. Ne devrions nous pas convenir qu’elles sont revenues de la mort, ayant eu leur transition mortelle bien achevée (arrêt complet de toute activitée physiologue), et pourtant inversée.
    Maintenant je gage qu’elles ne raconteraient pas grand chose d’intéressant, comme de sortir d’un long sommeil sans rêve…
    ../..

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