Sonder les croyances complotistes

 

Un sondage sur les « théories du complot » fait la une des journaux aujourd’hui (voir en fin d’article les captures d’écran).

On appelle « théorie du complot » le recours à des explications de type conspirationniste1 pour des événements par ailleurs élucidés. La terminologie n’est pas sans défaut, car les vrais complots (projet secret d’un petit groupe aux dépens des intérêts d’un autre groupe) existent. Et à titre personnel je regrette que cette formulation ajoute son coup de canif au concept de « théorie » par ailleurs si malmené et incompris, en particulier par les personnes qui rejettent la parole scientifique et accordent du crédit aux explications « alternatives » volontiers conspirationnistes.

Etudier l’adhésion d’une partie de la population à des idées conspirationnistes est une tâche importante et complexe. Complexe, car il est bien évident que le conspirationniste ne sera que peu motivé à répondre honnêtement à un sondage s’il juge que les sondages sont un outil de manipulation. Importante parce que ces idées virales ont des conséquences sur les comportements des individus et sur la société. Le cas le plus grave est peut-être le mouvement antivax qui sème la panique chez les jeunes parents et met en danger de nombreuses vies.

Or donc, ce sondage est intéressant s’il permet de dresser un état des lieux des croyances des français. Le permet-il ? Ce n’est pas certain, en tout cas faut-il prendre du recul. Rappelons que le sondage a été fait via Internet sur 1252 personnes qui ont simplement répondu à un questionnaire en ligne.

Il faut lire le rapport de près pour être bien certain que les auteurs n’ont pas rangé dans la catégorie complotisme la croyance suivante :

« Dieu a créé l’homme et la Terre il y a moins de 10 000 ans »

Cette croyance religieuse littéraliste est citée par les sondeurs pour mesurer sa corrélation avec les croyances complotistes. Comme c’était attendu, cette corrélation est forte. Ce créationnisme « Terre Jeune » est surtout le marqueur d’un rejet de la méthode scientifique.

Le sondage montre le lien entre la lecture de l’horoscope et la croyance dans les théories du complot. Le rapport conclut à un lien entre complotisme et superstition que l’on aimerait voir explorer un peu plus efficacement qu’avec le seul proxy de l’horoscope. On sait que ces mécanismes de croyance sont proches dans le sens où ils sont stimulés dans le même sens par un sentiment de perte de contrôle 2, mais il existe toutes sortes de superstitions qu’il semble audacieux d’assimiler toutes à la consultation de l’horoscope.

  • On observe que 12% des sondés « sans religion » croient à la Terre Jeune. C’est un chiffre étonnant qui doit nous alerter. Certes on peut croire à une création du monde récente par Dieu sans adhérer à une religion, mais l’énoncé est fortement lié à une lecture littérale de la Bible, et 12% c’est considérable. On aimerait en savoir plus sur ces 12% pour écarter la possibilité d’un trollage pur et simple du sondage.

La formulation des questions est-elle neutre ou induit-elle une réponse plutôt qu’une autre ?

Les questions du sondage semblent interdire une interprétation propre des résultats. C’est un vrai festival !

« Sur une échelle de 0 à 10 où la note 0 correspondrait à quelqu’un qui fait tout à fait confiance et qui croit tout ce qu’on lui dit et la note 10 correspondrait à quelqu’un « à qui on ne la fait pas »

Cette question revient à demander aux gens d’estimer leur propre degré de crédulité. Cela semble peu corrélé à l’adhésion aux théories du complot. Un scientifique très rigoureux et un complotiste forcené pourront sans mal se donner la note maximale. Croire au résultat de cette question, c’est négliger l’effet Dunning-Kruger.

« A propos des médias (journaux, radios, télévisions), de laquelle des opinions suivantes vous sentez-vous le plus proche ?
• Leur rôle est essentiellement de relayer une propagande mensongère nécessaire à la perpétuation du « Système »
• Etant largement soumis aux pressions du pouvoir politique et de l’argent, leur marge de manœuvre est limitée et ils ne peuvent pas traiter comme ils le voudraient certains sujets
• Travaillant dans l’urgence, ils restituent l’information de manière déformée et parfois fausse .
• Globalement, ils restituent correctement l’information et sont capables de se corriger quand ils ont commis une erreur.»

Ici, on se trouve forcé d’entrer dans l’une des 4 cases prédéfinies, ce qui représente une amputation de la réalité tout à fait majeure. D’une part, les propositions ne sont pas mutuellement exclusives, il eut donc été préférable d’accorder un choix multiple et ordonné, d’autre part des avis alternatifs peuvent être défendus au sujet des possibles lacunes méthodologiques des journalistes qui ne sont pas imputables à un manque de temps, à des pressions ou à un refus de se corriger.

« Il est possible que la Terre soit plate et non pas ronde comme on nous le dit depuis l’école »

Cette question contient deux problèmes. D’abord : oui, il est possible de penser que la Terre soit plate et non pas ronde, si et seulement si un grand nombre de conditions sont réunies 3. La réponse peut donc être un « oui » sans arrière pensée, totalement décorrélé du niveau de complotisme des sondés. La question comporte aussi une mention à l’école qui est de nature à focaliser la réponse sur un élément non lié à la forme de la Terre. La question porte-t-elle sur la rotondité de la Terre ou sur la confiance à accorder à ce qu’on apprend à l’école ? On peut gager que les réponses n’ont pas toutes été données au même aspect de la question.

Sur l’immigration, on demande aux sondés si leur avis peut se formuler ainsi :

« C’est un projet politique de remplacement d’une civilisation par une autre organisé délibérément par nos élites politiques, intellectuelles et médiatiques et auquel il convient de mettre fin en renvoyant ces populations d’où elles viennent. »

La proposition contient deux énoncés sans lien logique. D’un côté le complot des élites, de l’autre la réaction qu’on devrait adopter. C’est le seul item qui permet au sondé de dire qu’il souhaite que les immigrés rentrent « d’où ils viennent ». À quelle partie de cette proposition les sondés se sont-ils identifiés ? Mystère !

« Les pays européens ont le devoir d’accueillir les personnes poussées à l’exil par la guerre et la misère, et c’est aussi leur intérêt économique à long terme

À nouveau deux réponses se cachent dans une phrase. Le devoir moral n’implique pas un intérêt économique et vice versa. Les sondés rétifs à l’un de ces deux aspects rejetteront cette réponse alors même que l’autre aspect aurait pu les satisfaire.

« Les élections en France sont organisées de manière suffisamment transparente et sûre pour éviter les tricheries et assurer la réalité des votes »

On se demande quelle sûreté est sous-entendue, et dans quelle mesure cette sûreté associée à une transparence suffit à assurer la « réalité » des votes. Les « tricheries » lors des élections pourraient bien survenir pour d’autres raisons…  Le moins qu’on puisse dire est que la question, derechef, n’est pas univoque. Chacun peut l’entendre d’une manière différente et donc on se demande bien ce qui est mesuré dans les réponses.

 

Faute envers la pensée critique et envers la logique.

La première étape de la pensée méthodique employée en science est le scepticisme a priori sur les faits. Les sondés n’ont pas été autorisés à suspendre leur jugement. Pire, on les a interrogés sur des théories dont ils n’avaient jamais entendu parler en les forçant à avoir un avis sur le champ. Cette erreur est de nature à biaiser considérablement les chiffres obtenus.

Pour illustrer les résultats aberrants que cette erreur de méthode produit :

35% des français ont déjà entendu dire que « Les groupes terroristes djihadistes comme Al-Qaïda ou Daech sont en réalité manipulés par les services secrets occidentaux » et 31% adhèrent à cette idée. Seulement 4% des Français connaîtraient cette théorie sans y croire… Mieux encore : si 27 % des Français ont déjà entendu parler des explications des révolutions française et russe par l’action de sociétés secrètes, ils sont 28 % à adhérer à cette explication.

D’un point de vue rationaliste, il est incompréhensible que les sondeurs n’aient pas ajouté une case « ne se prononce pas » à chacune de leurs questions. Mais peut-être le but était-il de pouvoir corréler des chiffres gonflés avec des appartenances politiques, auquel cas le sondage serait parfaitement calibré. À tout le moins, le tableau final semble peu à même de refléter la réalité des croyances ou de l’absence de croyance des Français sur des sujets où la formulation des questions a un fort impact sur la réponse, surtout en se permettant d’étiqueter une partie de l’échantillon « complotistes ».

Toutes les « théories du complot » n’ont pas la même notoriété

 

Que conclure ?

Que les médias souhaitent alarmer la population sur l’épidémie de croyances irrationnelles et dangereuses qui nous envahit est sans doute une bonne chose, et c’est certainement ce qui a motivé le relais massif des résultats de ce sondage. Toutefois, on ne peut pas faire l’économie d’une analyse très critique de tels résultats. Des questions réductrices ne laissant pas la liberté au sondé de suspendre son jugement, même sur des théories dont il n’a jamais entendu parler ne pouvaient qu’aboutir à un tableau alarmant. La conclusion imprimée sur les journaux: « 79% des Français croient au moins à une « théorie du complot » » est donc totalement abusive.

Au demeurant, nous n’avons pas besoin que les chiffres soient si hauts pour reconnaître l’urgence de réagir à la séduction de certains récits et à la viralité de la méfiance envers tout ce qui s’apparente à une version officielle. Les autorités politiques évoquent aujourd’hui une nouvelle loi anti fake news, mais on peut douter que la loi soit le moyen par lequel on luttera efficacement contre la désinformation. On ne peut plus empêcher les fausses informations d’atteindre les individus. Désormais il nous faut rendre les individus aptes à se défendre eux-mêmes, à acquérir une autonomie suffisante pour exercer leur esprit critique, y compris envers les informations délivrées par les médias qui ne sont pas suspectés de prime abord de propager des faussetés.

Le monde des médias ne peut plus être juge et parti quant à la qualité des informations qui circulent.

 

 


Post Scriptum

Preuves de la viralité de ce sondage…

 

 

 

 

  1. Donc supposant un « complot »
  2. Ref :J. A. Whitson, A. D. Galinsky (2008). Lacking Control Increases Illusory Pattern Perception Science, 322 (5898), 115-117 DOI: 10.1126/science.1159845 
  3. Soyons clairs : elles ne le sont pas et la Terre est ronde, mais relisez bien : on ne demande pas aux gens s’ils croient que la Terre est plate, mais si c’est possible.
64 réponses
  1. Ardes
    Ardes dit :

    Le principal écueil n’est-il pas au final la question de la reproductibilité de l’expérience ? L’article-source explique son échantillonnage mais je n’ai pas vu de confirmation par une autre étude similaire, ni même mention d’une réitération de l’expérience à l’avenir pour voir si cela confirme ou infirme la première. A mon sens, c’est là la principale faiblesse de l’étude.

    Dans un second temps, il me semblait que le but de l’étude était plutôt de déterminer des profils de complotistes et d’observer s’il y avait des interconnexions et pas tellement de sortir des chiffres anxiogènes. Du coup, j’avoue que les chiffres pour moi sont déjà à prendre avec des pincettes, en plus de ce que vous avez pu montrer.

    Enfin, en l’absence de retours sur l’expérience, ne convient-il pas de suspendre notre jugement ? En l’état l’étude donne des pistes potentielles mais rien de plus, j’aurais dû mal à en tirer des conclusions autre que la nécessité de vulgariser à la vue des interconnexions.

    Cordialement.

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    • Colas
      Colas dit :

      Je crois que c’est la première fois qu’un tel sondage à lieu en France (des sondages équivalents fait à l’étranger ne serait pas forcément pertinent).
      Les chiffres ne sont pas forcément anxiogènes vu que l’on peut les comparer à rien. Il y peut-être un repli à l’adhésion à ses idées sans que le sondage puisse nous le montrer.

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  2. Pascal Lapointe
    Pascal Lapointe dit :

    Loin de moi l’idée de vouloir défendre cette étude qui contient de toute évidence bien des failles, mais en ce qui concerne la Terre plate, convenons que le fait d’y croire est indissociable d’une croyance en un grand complot…

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    • Acermendax
      Acermendax dit :

      La croyance dans la Terre plate est en effet liée à la croyance dans un complot.
      Mais la formulation autorise à répondre « oui » sans y croire. C’est tout ce que je critique.

      M.

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      • Olibo64
        Olibo64 dit :

        Il est tout à fait possible de croire en la terre plate. La preuve : mon voisin, par ailleurs créationniste, insoumis et antivax y croit…

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        • Adrien Licari-Guillaume
          Adrien Licari-Guillaume dit :

          Pour information, on peut être physicien, pour la méthode scientifique et rationnelle, pour la plupart des vaccins, contre les superstitions, et pourtant insoumis. Merci de ne pas suggérer des corrélations abusives dans l’espace de commentaires d’un blog qui promeut la rigueur intellectuelle. Vous confondez rejet de la science et vision politique, qui ne sont pas forcément très facilement corrélées.

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      • Kukra
        Kukra dit :

        Des gens qui croient à la Terre plate ne sont pas obligatoirement complotistes.
        Le faite d’être convaincu de la planéité de la planète peut être du à un axe de l’observation de son environnement. Beaucoup de gens en campagne n’ayant ni la télé ou internet, ne se posent pas de question sur le cosmos ou sur le système solaire (bien plus vrai à une époque ou l’école n’était pas obligatoire et où l’information ne circulait pas à la vitesse et l’ampleur qu’elle a aujourd’hui.

        Bref ce « sondage » (par ce que ça fait mal au cul d’appeler ça une étude) est vraiment pourrie et prend les gens pour bien plus cons qu’ils le sont. Toutes les questions sont très ambiguës avec parfois de forts sous-entendus idéologiques politiques et religieux. Le simple ajout d’un « ne se prononce pas » n’aurait rien changé au faite que cela a été mené vraiment par des branques une fois de plus.

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        • Simon
          Simon dit :

          « Beaucoup de gens en campagne n’ayant ni la télé ou internet »… Pardon? Beaucoup c’est beaucoup, mais combien? Comptez aussi ceux qui n’ont pas le téléphone et attendent l’électricité aussi…

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  3. ROmain Bousson
    ROmain Bousson dit :

    Bonsoir, se peut-il que le principe ait été de copier la méthodologie des enquêtes américaines qui elles existent déjà depuis quelques années ? histoire d’avoir de la comparaison sur des mêmes bases.

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  4. Buche
    Buche dit :

    Il y a un autre élément important à critiquer ce me semble, c’est la généralisation abusive. On passe de 79% d’un échantillon ni aléatoire ni représentatif croit à 79% des français.Cette confusion semble d’ailleurs entretenu au sein même du sondage (Cf. image 2).

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  5. Mellorine
    Mellorine dit :

    Ce sondage n’a pas été effectué par un institut de recherche, mais par un institut privé pour le compte d’un client, qui a acheté la prestation. Si le client veut un baromètre des résultats à fréquence régulière, il achètera d’autres études. Si non, pourquoi l’institut travaillerait-il gratuitement ? Les sondeurs sont des salariés comme les autres.

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  6. Stuff
    Stuff dit :

    Sincèrement, si j’avais pu faire le sondage, j’aurais répondu oui à la question de la Terre plate juste pour rigoler

    Par ailleurs, 1200 personnes… C’est un peu… Peu non?

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      • Bouille
        Bouille dit :

        Je reste toujours sceptique à cette échantillonnage. Je sais pas, appliquer des théories mathématiques aux Humains, ça me semble risqué.
        Je trouve ça très réducteur (mais c’est peut-être vrai, existe-t-il des études ?) de considérer qu’il n’existe que 1000 types de personnes en France.
        Et quand je lis « La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession, catégorie d’agglomération et région) », j’ai encore plus de doutes : 2 sexes x 5 catégories d’âges x 3 ou 4 catégories d’agglo (genre >100k, >10k, villages et -) x 13 régions (ou alors on estime que des régions sont identiques ?), ça ne laissent pas beaucoup de places aux professions pour faire 1000 personnes. (bon, là encore il y a surement des regroupements à faire entre les professions)
        De plus, j’ai du mal avec les catégories d’âge. Outre l’effet de seuil, ça présuppose qu’on pense tous pareil selon un âge ?
        Je ne comprend surement pas la méthode…
        Et sinon, existe-t-il des études qui montrent que des sondages à 1000, 5000, 1000000 personnes ont les mêmes résultats, et qui contredisent des études à 500 personnes ?

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    • Silfod
      Silfod dit :

      Alors c’est bien marrant de faire une p’tite blague qui ne fera rire que vous, sauf que le problème c’est que ce genre de comportement flingue complètement les études et rend le travail de personnes sérieuses inutiles. Merci beaucoup.

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      • Romain Durand
        Romain Durand dit :

        Dans ce cas, avant de critiquer le plaisantins, critiquez les panels statistiques, beaucoup sont « panélistes » et sont inscrits sur des sites pour répondre à des sondages moyennant rétributions. Beaucoup ont déjà avoué répondre n’importe quoi, voire pire, sélectionner des réponses « représentatives » pour avoir plus de chances d’être sélectionné, et donc obtenir rétribution.

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  7. Sonia
    Sonia dit :

    Le vrai souci je pense est la reprise médiatique du sondage de manière non critique et incomplète. Et même si la science derrière n’est pas à visée anxiogène, les médias eux ne se privent pas d’y ajouter leur propre interprétation. Et c’est un gros problème car la majorité des gens n’ont eu accès à ce sondage qu’à travers le filtre médiatique, qui passe souvent par « c’est de la science alors c’est vrai ». Ça pose un problème sociétal important selon moi, et ancré depuis un moment

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    • Yannick
      Yannick dit :

      D’où la nécessité de former les gens à reconnaitre les information incomplètes et les arguments fallacieux.

      Répondre
  8. Yannick
    Yannick dit :

    D’où la nécessité de former les gens à reconnaitre les information incomplètes et les arguments fallacieux.

    Répondre
  9. Smurgl
    Smurgl dit :

    Article très intéressant, merci 🙂

    J’ai trouvé la coquille cachée : « D’un point de vue rationaliste, il est incompréhensible que les sondeurs n’aiENt pas ajouté une case « ne se prononce pas » à chacune de leurs questions. »

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  10. Sébastien C
    Sébastien C dit :

    Merci pour cette analyse sur cette étude. J’avais consulté l’étude hier et je trouvais les questions assez mal posées sans arriver pour autant à bien définir la critique que j’avais à faire, tu as mis des mots sur mes sentiments, j’apprécie 😀

    Par ailleurs, j’ai vu sur dans mes divers cercles des tentatives d’explications des résultats de cette étude. Bien qu’il ne faille pas chercher à expliquer des faits dont l’observation n’est pas assurée, j’ai vu un argument plutôt pertinent. L’adhésion à des théories complotistes pourraient être dû à une surcharge cognitives, trop d’informations non hiérarchisées qui peuvent brouiller le jugement et amener à croire tout et sont contraire.
    Cette surcharge vient en partie par une reprise non critique de tout un tas de pseudo études ou de pseudo sondages. Le traitement sera le même entre un sondage sur le complotisme dans la population française et une méta-étude sur la nocivité du glyphosate. Ironiquement, ce sondage, bien que partant d’un bon sentiment, et le traitement qui en est fait, pourrait être un cas d’école sur la manière dont se répandent les idées complotistes dans l’opinion publique.

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  11. SNP
    SNP dit :

    Personnellement j’y ai trouvé une situation cocasse : une chaîne de médias (dont certains se prétendent scientifiques) qui a relayé des infos comme peuvent le faire les sites à tendance complotiste, c’est-à-dire sans avoir véritablement analysé l’enquête et le sujet.
    ça serait intéressant de faire une lettre ouverte à tous ces médias, au cas où ils se croiraient immunisés contre ce qu’ils dénoncent.
    Car, finalement, ne sommes-nous pas en face d’une « fake news » ?

    Cet article critique a souligné des aspects que je n’avais pas franchement réalisé.
    Je me permets de rajouter quelques éléments d’un commentaire que j’ai posté sur Facebook :

    « 16% des Français pensent que les Américains ne sont jamais allés sur la Lune »

    Si on regarde les résultats, seuls 4% (à considérer avec la marge d’erreur) peuvent véritablement être associés à cette déclaration. Les 12% restants sont en réalité dans la colonne « plutôt d’accord ».
    Pourquoi donc avoir décidé de les mettre dans le même sac ? Je soupçonne la manifestation d’un biais de confirmation, confirmant l’intérêt de ce sur quoi on travaille depuis une dizaine d’année (Rudy Reichstadt notamment) ; ceci coïncidant parfaitement avec la volonté de légiférer sur les « fake news » par le président.

    Ceci est valable pour de nombreuses questions : on préfère traduire un « plutôt d’accord » par un « d’accord », en occultant la part de doute que les gens peuvent avoir. En effet, un « plutôt d’accord » pourrait tout à fait correspondre à un « j’ai été séduit par certains arguments qui circulent sur le net et je n’ai pas vu de contre-argumentation, donc je pense que c’est possible ». Surtout qu’il n’y a pas de colonne intermédiaire entre les réponses « plutôt d’accord » et « plutôt pas d’accord » qui aurait pu diminuer les résultats de la colonne « plutôt d’accord ». Au delà de ça, je serais curieux de voir si chez les « d’accord » tous seraient « sûrs » de l’affirmation en question.
    Or on voit que les gros chiffres relayés reposent essentiellement sur cette frange de l’échantillon « plutôt d’accord ».

    Enfin, je m’étonne que personne ne critique l’emploi du qualificatif « complotiste ». Selon R. Reichsdadt « une théorie du complot » = « une tendance à attribuer abusivement l’origine d’un événement historique ou d’un fait social à un inavouable complot dont les auteurs présumés – ou ceux à qui il est réputé profiter – conspireraient, dans leur intérêt, à tenir cachée la vérité. » (https://www.francetvinfo.fr/internet/securite-sur-internet/info-franceinfo-pres-de-huit-francais-sur-10-croient-a-au-moins-une-theorie-du-complot-selon-une-etude_2546849.html).
    L’habitude (« tendance »), associée au caractère abusif, doit donc être caractérisée.
    Ainsi, puisqu’il s’agit d’une tendance, comment peut-on utiliser la notion d’UNE théorie du complot ? Personnellement, je ne vois pas d’autre issue que de pouvoir parler de « tendance complotiste » à partir du moment où une personne a l’habitude d’affirmer des liens de causalité de manière abusive en matière de complot.
    Encore une fois, « attribuer abusivement » implique une certitude qui, à mon sens, n’est pas forcément évidente chez les personnes ayant coché la case « plutôt d’accord ».

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    • Castelmore
      Castelmore dit :

      C’est un énorme raccourci intellectuel qui a son usage rhétorique. Certains associent tout de suite la croyance en un complot à une tendance complotiste. Ca me rappelle les croisades de « journalistes » et « intellectuels » comme Caroline Fourest pour qui les complots semblent tout simplement ne pas exister. C’est un gros mot. En même temps l’association est simple et je crois que peu de gens s’intéressent sérieusement à ce sujet, en tout cas aux rouages intellectuels qui peuvent être mis en jeu. Beaucoup de gens se renseignent sur telle ou telle théorie, car elles sont généralement intéressantes et se lisent comme des romans mystérieux ou que sais-je, d’autres se contentent de rire (il y a souvent de quoi), d’autres font du « fact-checking » plus ou moins sérieux, avec parfois la tentation de croire qu’une théorie discréditée discrédite toutes les autres.
      Et le plus important à mon sens est que si l’on veut combattre certaines mauvaises habitudes conduisant au complotisme, il faut le faire avec beaucoup de rigueur, parce que toute malhonnêteté de la part des anti-complotistes risque de paraître suspicieuse, peut-être à raison parfois.

      Répondre
  12. sorbet
    sorbet dit :

    Merci pour cet article.
    Je me permets de relever une erreur (à moins que ce soit moi qui me plante).
    « 35% des français ont déjà entendu dire que « Les groupes terroristes djihadistes comme Al-Qaïda ou Daech sont en réalité manipulés par les services secrets occidentaux » et 31% adhèrent à cette idée. Seulement 4% de ceux qui connaissent cette théorie seraient sceptiques… »
    La baisse de 4 points représente 12.5% de cette part de sondés qui seraient sceptiques, et pas 4%.

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    • Acermendax
      Acermendax dit :

      C’est vrai que ma formulation n’autorise pas à utiliser les 4% comme je l’ai fait. Merci pour la correction.

      Répondre
  13. Castelmore
    Castelmore dit :

    C’est un thème sacrément complexe qu’il serait bon de placer parfois dans le cadre d’une lutte pour la définition de la vérité. Croire aux « théories du complot » semble être devenu un crime de lèse-majesté (quelle majesté d’ailleurs ?), une façon de se discréditer automatiquement, et souvent ceux qui mentionnent tel ou tel complot, indépendamment de sa probabilité ou véracité, va se prendre une avalanche de moqueries et d’arguments fallacieux.
    Il faudrait faire la distinction entre ceux qui se penchent sérieusement sur le sujet des « théoriciens du complot » avec curiosité, et ceux qui entendent châtier ceux qui ont de mauvaises croyances.
    Et il faut dire que du côté des médias, on sent parfois franchement la volonté de simplement faire taire les gens sur quelques sujets, ce qui à mon avis donne énormément de grain à moudre aux « théoriciens du complot ». Mais pointer ça du doigt peut vous causer d’être placé dans la catégorie des complotistes, justement. 😛
    Enfin c’est vraiment un sujet à traiter avec sérieux, ça a pris une ampleur phénoménale depuis les différentes affaires/théories sur des proches de Clinton puis la récupération du terme « fake news » (immonde en français) par Trump après que les médias en aient abusé. Et comme de nombreux sujets de zététique, on trouve de la malhonnêteté intellectuelle chez beaucoup de ceux qui le conçoivent comme une sorte de guéguerre, d’un côté comme de l’autre.

    Répondre
  14. Stemy
    Stemy dit :

    Corcrètement, que proposez-vous pour lutter ? Parce que vous n’êtes pas sans savoir que l’adhésion aux thèses complotiste est irréversible. C’est très bien de faire dans la prévention, mais ça ne suffira pas, et aussi longtemps qu’on n’aura pas de «remède miracle» à cette dissonance cognitive, la lutte restera vaine.

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    • Acermendax
      Acermendax dit :

      Soit c’est irréversible, soit on doit chercher un remède miracle. Décidez-vous 😉
      Les théories du complot répondent à des besoins. Les gens qui y croient et les partagent sont motivés à le faire. La réponse idéale serait de faire en sorte que la société réponde à ces besoins : sens, contrôle, estime de soi, etc.
      Je vous accorde que ça ressemble à demander un miracle…

      Répondre
      • Stemy
        Stemy dit :

        Haha oui, j’ai oublié de préciser «pour l’heure», ce qui rend ma phrase contradictoire, en effet.

        Le fait est que c’est la dissonance cognitive qui empêche de sortir du complotisme, et je doute que répondre aux besoins que vous citez suffise à l’éradiquer, tout simplement parce que jusqu’à preuve du contraire (si elles existent, faites-le moi savoir), il n’existe aucun moyen de la combattre, quelles que soient les croyances impliquées.

        Répondre
    • SNP
      SNP dit :

      Et… qu’est-ce qui vous fait dire que l’adhésion à la tendance complotiste est irréversible ?
      Le fait d’arrêter de les ignorer (cf. fameuse excuse de ne vouloir s’adresser qu’aux « indécis » – concept difficilement compréhensible selon moi), de les ridiculiser, de faire du paternalisme et de les braquer sera déjà un bon point. Surtout que les donneurs de leçons ne donnent pas toujours l’exemple (induisant de manière dramatique un effet contre productif).

      Puisque je connais un contre-exemple, non je ne pense pas que la raison se trouve dans des besoins comme le sens, contrôle, estime de soi, etc. (même si on peut trouver ce genre de caractéristiques chez eux).
      En revanche, l’acquisition des notions élémentaires en épistémologie, les bases en psychologie, en statistiques, (en science quoi)… ça oui, je mets ma main à couper. Après oui, ya forcément des problèmes d’orgueil, de confiance et de capacité de remise en question à régler. Mais faudrait aussi que les non complotistes réalisent pour une grande majorité leurs lacunes dans ces domaines, ça les calmerait sans doute dans leur haute estime d’eux-mêmes.

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      • Stemy
        Stemy dit :

        Ce qui me fait dire qu’elle est irréversible, c’est que ça s’appuie sur la dissonance cognitive, qui n’a pas de remède connu. Si vous présentez des contrce-arguments à quelqu’un, il va instinctivement les ignorer ou des minimiser, très peu de personnes échappent à ce mécanisme, la plupart se réfugient inconsciemment dans ce qui conforte leurs préjugés. Dans le complotisme, c’est encore pire puisque l’adhésion à ces idées est forte.

        En fait, les exemples que vous me citez sont très loin de constituer la majorité, les autres préfèrent rester prisonnier de leur réalité.

        Répondre
        • Acermendax
          Acermendax dit :

          Le remède (c’est presque con) c’est la confiance et le doute. Quand quelqu’un en qui on a confiance crée le doute chez nous sur qqc, on se remet en question.

          Répondre
          • SNP
            SNP dit :

            La confiance ne peut être disociée du rationnalisme. La confiance seule pousserait les gens à être des suiveurs : nous ne serions pas plus avancés.

            Stemy, je suis ce contre-exemple. Vous pouvez donc évacuer ce fatalisme de votre tête.

            Un point qui me paraît important : si les médias révélaient davantage de complots et en démystifiaient d’autres, je pense qu’il y aurait beaucoup moins de « complotistes ». Mais on semble vouloir mettre sous le tapis les vieux dossiers, on ne combat pas les escrocs en col blanc, etc. Faites, faites… mais qu’on garde ses leçons pour soi-mêmes.
            Les gens ne réalisent pas l’effet dévastateur du paternalisme et du mépris (dsl mais je me permets de citer Aude la journaliste, je pense que vous savez de qui je parle) alors que beaucoup pourraient être déroutés face à une argumentation platiste (cf. vidéo Samuel Buisseret). Paternalisme = lacune en pédagogie.
            Il y a des gens qui croient combattre le « complotisme » mais le nourrissent en réalité.

          • SNP
            SNP dit :

            La confiance seule pousserait les gens à être des suiveurs – Au sein de leur bulle de filtrage, de leur entre-soi*

  15. Stemy
    Stemy dit :

    Ce que l’aimerais comprendre, c’est comment un institut de sonvage a pu mettre en place une méthodologie aussi foireuse. Pourtant, l’INSEE, ce ne sont pas des amateurs, et on ne s’attendrait pas à un travail aussi baclé de leur part. Auraient-ils subi des pressions du monde médiatique pour orienter les résultats pour les rendre pdus vendeurs ? Je sais que ça fait complotiste (en même temps, on reste dans le sujet) mais j’essaye de comprendre.

    Répondre
    • Acermendax
      Acermendax dit :

      INSEE ?
      C’est un sondage IFOP commandé par Conspiracy Watch et la Fondation Jean Jaurès. Je ne sais pas où l’INSEE serait intervenue.

      Répondre
      • Stemy
        Stemy dit :

        Au temps pour moi, je me suis emmêlé des pinceaux, mais du coup, c’est l’IFOP qui a mal fait le boulot. Pourquoi un tel amateurisme de leur part ?

        Répondre
      • Romain
        Romain dit :

        Peut-être que justement, l’objectif était de « gonfler » les chiffres du nombre de croyants en « au moins une conspiration », afin d’alerter (les médias? les services publics?) sur l’urgence de lutter contre le conspirationnisme?
        Un média ou un décideur non préparé ou qui lit en diagonale risque de croire ce qui est décrit…
        Simple supposition.

        Répondre
        • Stemy
          Stemy dit :

          Ça impliquerait qu’on ait fait pression sur l’IFOP pour qu’il oriente des résultats, on ne peut donc qu’espérer que vous ayez tort, sinon ce serait inquiétant.

          Répondre
          • Romain
            Romain dit :

            Je ne parle pas de pression, mais de sondage écrit par avance, à poser « tel quel ».
            Mais bon, après tout, si on se réfère au rasoir d’Hanlon… peut-être que l’IFOP n’a pas l’habitude de se prémunir contre ce genre de biais?

          • Ashi
            Ashi dit :

            L’IFOP n’est pas un institut scientifique avec un devoir de rigueur, car soumis à la relecture, mais une entreprise ayant pour but de faire un maximum de bénéfice en vendant certains produits, en l’occurrence des sondages. Donc, oui, leur but est que le sondage se vende le mieux possible, et il se vendra d’autant plus qu’il est impressionnant, même s’il repose sur du vide.

  16. JustVNR
    JustVNR dit :

    Je suis ravi de constater que vous militiez contre une loi sur les « fake news » et pour une élévation de l’esprit critique, mais j’ai du mal à faire le lien avec votre soutien à Gérald Bronner dans sa volonté de « réguler le marché de l’information ». Comment vous proposez vous de réguler ledit « marché »?

    Répondre
  17. Charles
    Charles dit :

    « Les pays européens ont le devoir d’accueillir les personnes poussées à l’exil par la guerre et la misère, et c’est aussi leur intérêt économique à long terme.»

    Où est la théorie du complot, ici ? Il s’agit d’une injonction basée sur des valeurs (la valeur morale d’accueil et la « valeur » d’appât du gain). On peut ne pas être d’accord avec ces valeurs et contester les bases d’une telle injonction (ni guerre ni misère ni intérêt économique), mais où est la théorie du complot ?

    Répondre
  18. Rabbitman
    Rabbitman dit :

    Et en plus de ça, ne manquerait-il pas de « faux positif » ou « faux négatif » ?
    Une théorie du complot inventée de toute pièce pour les besoins du sondage (exemple : « Monsanto a provoqué la guerre du Vietnam pour écouler ses stocks d’agent orange ») obtiendrait-elle moins que les 12% des platistes.
    De la même manière, combien de personnes nieraient un complot avéré (armes de destruction massive en Irak par exemples) pour ne pas se faire taxer de complotistes.

    Répondre
  19. Xavier
    Xavier dit :

    Certaines questions sont extrêmement pernicieuses:
    « A propos des médias (journaux, radios, télévisions), de laquelle des opinions suivantes vous sentez-vous le plus proche ?
    • Leur rôle est essentiellement de relayer une propagande mensongère nécessaire à la perpétuation du « Système »

    Je pense là à un vieux tonton gauchiste (genre moi) qui peut avoir une grille de lecture politique de l’information telle qu’elle est diffusée dans ce pays. Penser qu’on bouffe de la bouillie néo-libérale en permanence, qu’on invite très peu d’économistes sérieux et « anticapitalistes » (pour faire très court) et que cela permet de perpétuer un système économique qui privilégie les plus riches, ce n’est pas complètement dingue. Enfin, je pense.
    De plus, un ancien peut très bien comprendre « système » en terme de système économique et ne pas piger cette majuscule qui renvoie à « le Système » tel que l’envisage les illuminés de tous poils. Nous qui suivons la Tronche en biais et toutes ces émissions où l’intelligence flirte avec la mesure, savons bien à quoi renvoie ce terme et qu’il mène souvent aux petits hommes verts. Mais reconnaissons que, pour qui n’est pas familier de ce genre de débat, cela ne soit pas clair.
    Pour moi, qui rêve de dire « dans les médias, plus de Lordon et moins de Lenglet’, je ferais vite du dit Lenglet ( » zélateur d’économie désocialisée  » comme dit Acrimed) un vil manipulateur.
    Par ailleurs il y en quelques uns que je soupçonne de ne pas savoir de quoi ils parlent, tout simplement. Les perroquet ne sont pas manipulateurs, ils répètent des croyances (la croissance crée de l’emploi) parfois démontées depuis 30 ans par des prix Nobel d’économie (oui je sais), et c’est à leur corps défendant.
    Pour reprendre cet exemple, en effet je pense que le mantra « la croissance crée de l’emploi », C’EST de la propagande mensongère.
    Me voilà donc complotiste? Car si je n’avais pas eu de curiosité particulière pour les sciences, pour les croyances, pour tout ce qui passe dans nos petites têtes, j’eusse très bien pu répondre « oui ».
    Me retrouver dans la même case que les platistes, ça m’aurait tout de même bien fait mal au cul.
    Critique du « système »= platistes…Whaaaa pas glop! (Oui, j’aime citer les grands auteurs).

    Répondre
  20. SDF
    SDF dit :

    « Y a deux erreurs face à la théorie du complot ;
    La première c´est d´en voir partout
    la deuxième c´est d´en voir nulle part »
    Frank Lepage.

    Répondre
  21. ipert
    ipert dit :

    Beau papier Mendax.
    Cependant la question qui représente le plus le n’importe quoi du sondage aurait été « La révolution française de 1789 et la révolution russe de 1917 n’auraient jamais eu lieu sans l’action décisive de sociétés secrètes tirant les ficelles dans l’ombre ».
    Car il y a quand même 104% des gens qui ont entendu parlé de cette théorie qui y croient.
    J’ai un sérieux doute sur la fiabilité des résultats de ce sondage.

    Répondre
  22. Khyssa 57
    Khyssa 57 dit :

    Bonjour, et bravo pour le travail
    en gros un sondage qui dit que les français croient au complotisme, aux fake news….mais tout est fait pour nous leurrer dans ce sondage…
    donc ne croyant pas à ce sondage, on va me traiter de complotiste….

    merci encore

    Répondre
  23. Loransea
    Loransea dit :

    Salut, une analyse pertinente.
    Comme vous le faites remarquer à juste titre, on s’étonne qu’il y ait des questions sur des croyances religieuses dans un sondage sur le complotisme mais je m’étonne (enfin qu’à moitié) qu’il n’y ait aucune question sur les croyances des élites politico-médiatiques : en particulier les croyances autour de la scientificité de la science économique, de l’efficacité des marchés, des bienfaits de l’austérité, etc.
    Il eut été assez intéressant d’un point de vue scientifique et sociologique de voir ce qu’il en ressortirait !!
    Mais comme le fait remarquer René Girard dans « la Violence et le sacré » je crois, les croyances infondées ce sont toujours les autres qui les ont… les concepteurs de ce sondage se sentent surement tout à fait rationnels !

    Répondre
  24. romaincayre
    romaincayre dit :

    Conspiracy Watch est un organe de propagande, pas autre chose.
    Le 4 octobre 2017, je publiais sous cet article : http://www.conspiracywatch.info/delegitimer-la-critique-du-complotisme-de-dieudonne-a-frederic-lordon.html
    le commentaire suivant : « Quelle méconnaissance du travail de Lordon, c’est assez consternant.
    Si vous aviez réellement lu l’auteur que vous vous proposez de dégommer, vous auriez constaté qu’il raisonne principalement en terme de structures, ce qui est fondamentalement incompatible avec la théorie du complot, qui se propose de saisir les mêmes phénomènes à travers une grille de lecture individualiste, donc incomplète.
    Comparer Dieudonné à F.Lordon est un procédé grossier, assez indigne du travail qu’on attendrait de quelqu’un s’attaquant à un sujet aussi sérieux. Je vous suggère de relire l’article en question en déposant vos a priori à son seuil. »
    Celui ci est toujours en attente de validation. En revanche, un commentaire non complotiste du 19 décembre 2017 a, lui, été très vite validé :
    « A comparer avec leurs prédécesseurs , la bêtise des néo-communistes est stupéfiante. Leur niveau intellectuel s’effondre (leurs ouvrages de « philosophie », illisibles, n’ayant aucun intérêt) et on les sent aux abois. Et pour cause, plus personne ne veut du communisme même avec un Lordon ou un Badiou en commissaire du peuple… »
    Esprit critique, quand tu nous tiens <3 Merci de produire un travail de qualité, de votre côté.

    Répondre
  25. dtc
    dtc dit :

    La même info ne sera pas traité pareil par journaux UK us fr. Donc, oui, les journalistes ne sont pas neutres.

    Étude linguistique du vocabulaire : pas neutre. J’ai pas besoin opinion des journalistes. Ils ont un sacré mellon. Combien d’infos par jour ces plumitifs doivent donner pour gagner leur croûte ? Peuvent pas travailler sérieusement. Le pire, c’est la teloche. Ils mélangent des images d’archive avec des images d’actualité. Le signaler par des mots écrits petit sert à rien. Qd image, on lit pas. Les pires sont sur canal. Les écoles de journalisme forment que des gochos ou ce sont des gochos qui font école journalisme.

    Combien d’infos négatives données sur Bolloré par les journaux de Bolloré ? Aucune d’après Acrimed.

    Immigration ? C’est clair que c’est voulu. Pas pour être gentil mais pour avoir des esclaves à payer pas cher et prendre le taf que les natifs veulent pas. C’est capitalistique, concurrentiel. Les japs veulent pas d’immigrés, y veulent des robots.

    On te dit que la France est en faillite ? Mon cul. J’ai fait un emprunt pour acheter ma baraque sur 50 ans. Je dois rembourser plus que ce que je gagné, mais sur 50 ans. Alors là dette, c’est le PIB mais sur combien d’années ! Les plumitifs peuvent pas dire qu’on est endetté à 100 PC du Pib. Je crois pas.

    Élections piège à con. Le flouze qu’on te file dépend des résultats aux élections. Si tes nouveau sur le circuit, tu fais comment se t’as accès à rien, et que de ttes les façons les journalistes de gauche vont de poser des questions à la con parce qu’ils veulent te zigouiller. Alors ton temps d’antenne, il passe et tu peux rien dire d’intéressant. Avec Internet les journalistes servent à rien. Tonton Michel il me twitte sur ce ki se passe à la Mothe Beuvron.

    Le référendum d’initiative populaire, personnes n’en veut. Tu votes pas pour l’UE, pas grave, le parlement s’en charge à ta place. C’est un fait, c’est un vrai complot. En plus si tu votes mal, les plumitifs disent que tes con.

    Ils font quoi comme boulot nos représentants ? Que des CSP+ . Pas de différence avec l’Empire romain.

    Savoir si la terre est plate n’est pas un complot. C’est pour discrédité les complots.

    Si tes pas d’accord, tes complotiste. Facile, plus de débat, tès jugé. C’est même une maladie psycho.

    Même les animaux font des complots. Comme mon ami le came leon ou le phasme.

    Bielderberg, trilatérale, young leader. Ça existe. Ils ont fait quoi micron, blanquette et vilaine ? Tous des young leaders.bizarrz non ? Je me souviens que le plumitif qui manœuvrant sur Arte avait dit que Bieiderberg ça n’existait pas. Lol. Maintenant ça passe aux infos. Pourquoi ? Parce que c’est trop tard pour faire qch.

    Et les ADM de Saddam. Ils sont où ?

    Si la démocratie existait vraiment mon frère, on l’aurait arrêter depuis lgtps.

    La loi, ça sert à éviter que celui qui a les plus grands biscottos il te fout son point sur la tronche. Donc, c’est le plus riche qui aujourd’hui te fout sur la tronche parce qu’il peut se payer les meilleurs avocats. C’est pas un complot ça ? Prouvé moi mon frère qu’on est pareil, qu’on a les mêmes chances, qu’on est en démocratie, que personne ne cache quelle que chose.

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  1. […] Le 7 Janvier dernier un sondage de l’institut Jean Jaurès et de Conspiracy Watch, en lien avec l’IFOP révélait que huit français sur dix croyaient en au moins une théorie du complot, même si ces résultats sont bien évidemment à relativiser, ne croyez-vous qu’ils pointent du doigt les maux d’une partie de la population française, qui en plus de manquer d’informations, ne fait plus confiance aux médias conventionnels et aux méthodes d’enseignements et de recherches traditionnelles ? Acermendax : Je pense que ce sondage a été très mal fait et que ces chiffres n’ont pas beaucoup de sens. J’ai eu l’occasion de le dire dans un article. […]

  2. […] Il ne faut pas tout confondre ! Et comme le signal un zététicien de La menace théoriste : […]

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