Philosophie & Zététique

Tronche en Live 77

Invité : Monsieur Phi. Enregistré le 23 juillet 2019.

Editorial

La philosophie, amour de la sagesse, questionnement de la condition humaine, vaste champ de réflexion dont les contours sont flous et le centre nulle part, cette chose que l’on rencontre en terminale dans les lycées français ou au détour de la lecture d’un bout de Platon ou d’Aristote, on se demande finalement ce que c’est, et quel est son statut vis-à-vis des sciences.

Philosopher c’est apprendre à mourir selon Montaigne. Entendez-par : là accepter la finitude de l’humain.

« Apprendre à mourir! Et pourquoi donc? On y réussit très bien la première fois! » rétorquait avec raison le poète Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort, ce qui pose la question de l’utilité de cette vieille habitude, du statut de ceux qu’on nomme les « philosophes »… Et vous savez la tristesse qui nous envahit quand on demande autour de nous des noms de philosophes contemporains et que l’on récolte des patronymes télévicoles et médiagéniques, éditolâtres & plumophores pour ne pas dire Idiocrates et opiniopathes.

Pourtant des philosophes, des vrais, il y en a, des gens qui pensent, qui remettent en cause certaines évidences et montrent que ce qui va de soi est en fait questionnable, et peut être exploré avec les outils de la pensée méthodique. Les philosophes sont peut-être les éclaireurs de la science, et aussi les sémaphores des questions éthiques autour de la production et de l’utilisation de connaissances.

Connaissons-nous cette philosophie-là ? La trouvons-nous dans les programmes scolaires ? Nous est-elle aussi utile qu’elle peut l’être ?

Dans la sphère zététique, des rationalistes et sceptiques, et plus généralement dans le monde de la science, il y a comme une méfiance à l’égard de la philosophie. Snobe et virulente, toute vêtue de d’une impénétrable métaphysique, la philosophie disqualifie le statut de « vérité » à toutes nos connaissances les mieux établies. Et si l’intention est bonne, on souhaiterait parfois que la forme fut plus conviviale, car notre scepticisme méthodique nous avait conduits à la même prudence.

À quoi nous sert la philosophie ? Quelle idée nous faisons-nous des philosophes ? Est-ce une discipline littéraire qui a toute sa place au milieu des facultés de lettres et de sciences humaines ? Est-ce une discipline homogène ? Peut-on en parler sans immanquablement formuler une succession de questions ?

Vous pensez bien que nous n’avons pas le début de l’ombre de réponses solides, et c’est pour ça que nous recevons Monsieur Phi avec qui nous allons débroussailler quelques idées reçues et interroger les relations complexe qu’entretiennent le rationalisme (la zététique) et la philosophie.

Consulter la chaîne de Monsieur Phi.

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