Environnement – Pensée critique – Economie

Rodolphe Meyer était notre invité dans la tronche en Live pour parler justement de ce sujet. Vous pouvez voir l’émission ici : Voir l’émission.

Du point de vue des sciences de l’environnement

Face à la multiplication des problèmes et des enjeux concernant l’environnement, il devient un sujet de préoccupation de plus en plus présent pour la population (comme le montre le million d’entrée pour le documentaire Demain, à défaut de l’être dans le champ politique.

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Pourtant le problème environnemental n’est pas toujours bien compris, ni dans ses mécanismes, ni dans ses enjeux. Si on prend un peu de recul et qu’on essaye de l’appréhender dans sa globalité, on comprend rapidement que les problématiques environnementales dans leur diversité proviennent de l’existence de limites. Il y a des limites aux forêts que l’on peut couper, aux ressources fossiles que l’on peut extraire, aux substances chimiques que l’atmosphère peut supporter. Prenons un exemple simple : une population de poissons. Evidemment cette population comporte en soi une limite mais il y a aussi une limite à la quantité que l’on peut pêcher si on veut pouvoir exploiter cette ressource de façon durable. Il n’y a que quatre possibilités d’interaction avec cette limite de soutenabilité.

  • Soit elle est suffisamment loin pour qu’on ne l’atteigne jamais, la meilleure des possibilités. La population de poissons est si grande devant ce que l’on pêche qu’il n’y a aucun problème.
  • Soit on en a conscience et on s’en approche doucement sans la dépasser. Pour cela, il faut connaître notre population de poissons, ce qu’elle peut produire et faire en sorte de gérer cette ressource de façon durable.
  • Soit on la dépasse, on s’en rend compte et on agit en conséquence. Il y a eu dépassement mais on est capable d’agir pour redescendre en­-dessous de la limite. Cela demande d’avoir accès à un certain nombre d’informations et d’agir efficacement et rapidement.
  • Soit, et c’est le pire des cas, on dépasse cette limite et on l’abaisse, on détruit le capital naturel. Si on s’acharne à pêcher davantage que la limite soutenable, on finit par détruire la population de poissons et celle­-ci peut mettre des années à se reconstituer, voire disparaître. On parle alors d’effondrement.

L’effondrement est une possibilité dans beaucoup de problèmes environnementaux que l’on rencontre. On aurait pu détruire la couche d’ozone et l’empécher de se reformer, on peut modifier le climat de façon à rendre les conditions de vie sur Terre moins adaptées à notre espèce, on peut détruire des populations de poissons, raser des forêts…

banc de poisson

Nous sommes une espèce intelligente et le passé montre que nous avons été capables de réagir aux dépassements de certaines limites avec des exemples comme l’utilisation des DDTs aux Etats­-Unis et le fameux « trou » dans la couche d’ozone. Malheureusement, les études qui évaluent la façon dont les sociétés humaines évoluent par rapport aux limites de l’environnement(dès 1972 avec le rapport Meadows) arrivent à une conclusion limpide : nos sociétés vivent largement au-dessus de leurs moyens. Nous vivons au­-dessus des limites soutenables. Nos modes de vie ne sont pas durables. Poursuivre sur notre lancée ne peut mener qu’à un effondrement de notre civilisation. Cet effondrement, si il a lieu, ne sera pas une tempête de flammes, une invasion de zombies ou un immense raz­-de-marée… Non, les problèmes environnementaux sont une mise sous pression graduelle de nos sociétés qui auront de plus en plus de mal à le supporter. Jour après jour, il faudra fournir plus d’efforts pour palier à la pollution, pour extraire des ressources de moins en moins accessibles ou pour s’alimenter dans un monde soumis au changement climatique et à l’augmentation de la population humaine… Jusqu’au jour où ce ne sera plus possible. Et il faut bien comprendre que ce n’est pas une Nième fin du monde annoncée par une secte méconnue ou par l’alignement des pyramides… c’est le constat des scientifiques qui étudient le comportement de nos sociétés par rapport aux limites environnementales.

Et là, je dois insister lourdement : ce n’est pas une fatalité, ce n’est pas du catastrophisme. Nos sociétés s’effondreront si nous ne faisons rien. Donc cela devient une fatalité si nous ne faisons rien. Ne rien faire devant un effondrement prévisible et annoncé, c’est à peu près la dernière chose que l’on attendrait de la part d’une espèce dotée de capacités cognitives raisonnables. Certes, c’est la solution de facilité, faire l’autruche, ignorer certaines réalités pour pouvoir continuer de se chamailler sur des banalités. Mais,  nous pouvons faire mieux que cela… Mais quoi ? Notre niveau de vie nous permet de nous focaliser sur autre chose que notre survie matérielle et notre niveau de connaissances nous explique que nous devons limiter notre pression sur l’environnement. Dès lors, la nécessité de notre siècle est toute trouvée, réussir à transformer nos sociétés potentiellement éphémères en des sociétés durables, des sociétés qui pourront continuer d’évoluer parce qu’elles auront appris à vivre en dessous des limites environnementales. Dès lors la question devient comment ? Evidemment, on peut chacun faire des efforts. Et je ne doute pas un seul instant que vous savez comment diminuer votre empreinte environnementale que vous mettiez ou non ces principes en action (pour ceux qui veulent des exemples). Vous savez qu’il faut privilégier les transports en commun, manger moins de viande, faire durer vos biens le plus longtemps possible, des vêtements à l’ordinateur en passant par le smartphone… etc. Ces changements individuels ne sont pas du tout négligeables et il est évident qu’une part importante de la solution viendra des initiatives individuelles. Mais il y a aussi des changements à effectuer dans la façon dont nous pensons l’organisation des sociétés humaines et l’économie.

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La croissance démographique humaine ne peut pas être illimitée

La croissance n’est pas une fin en soi.

L’économie désigne la production, la distribution, l’échange et la consommation de biens et de services. L’économie existe sans argent, sans croissance et sans économistes, elle est l’ensemble de nos échanges, de ce que l’on produit et de ce que l’on consomme. Et il est important que chacun de nous s’intéresse à l’économie, parce que le premier verrou de nos sociétés occidentales est là. Ce qui nous empêche de penser une société durable, ce n’est plus une vision théocratique du monde mais une vision dogmatique et dépassée de l’économie. Et de tous les verrous qui bloquent les changements nécessaires à la survie sereine de notre espèce et au bien­être des générations futures, le premier est, à mon avis, la croissance. La croissance souffre de nombreux biais et est la source de nombreuses critiques venant des sciences de l’environnement mais également des sciences économiques. Les études qui ont évalué le lien entre développement humain, espérance de vie, bonheur… etc et PIB par habitant (comme cet article dans PlosOne) montrent qu’il y a une corrélation positive… mais seulement jusqu’à un certain point, jusqu’à un certain niveau de richesse.

Autrement dit, la croissance a été un bon indicateur pendant un temps, et on peut y voir une raison de notre obstination à utiliser la croissance comme but de nos sociétés modernes, le monde change plus vite que nos habitudes. Je tiens également à souligner que la croissance est encore un bon indicateur pour des pays qui commencent à se développer, il ne s’agit pas du tout de les en priver ! Mais pour nos sociétés développées, ce n’est plus le cas…Une augmentation du PIB ne reflète plus une augmentation de la qualité de vie. Cette hypothèse n’est vérifiée que jusqu’a un certain seuil que nous avons largement dépassé. Il existe d’autres raisons de rester obsédé par la croissance, notamment la façon dont on a construit notre système économique et politique. Mais, cela se change. L’organisation socio­économique ne résulte pas de lois physiques inviolables, c’est une création humaine et on peut donc la faire évoluer. D’ailleurs les sociétés humaines ont toujours évolué en fonction des contraintes ou opportunités qu’elles rencontraient. L’évolution de notre société vers la durabilité n’est qu’une étape supplémentaire qui ne doit pas nous effrayer.

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Les projections inquiétantes du rapport du Club de Rome

Il est certain que la construction d’une société durable est incompatible avec une poursuite inconditionnelle de la croissance économique. Dès lors, quiconque veut améliorer le monde, ou au moins l’empêcher de se dégrader trop rapidement, doit se saisir des sujets économiques et remettre en cause les nombreux dogmes qui sous­-tendent notre façon de penser l’organisation de la société et qui nous mènent droit dans le mur.

petite planète

Sources supplémentaires

  •  Les limites à la croissance dans un monde fini, Donella Meadows, Denis Meadows, Jorgen Randers (aperçu ici : http://www.manicore.com/documentation/club_rome.html)
  • Le Capital au XXIème siècle, Thomas Piketty
6 réponses
  1. Mouerfff
    Mouerfff dit :

    En effet, il va etre temps de prendre en compte de manière rationnelle la facon dont on peut vivre et utiliser cette planete !

    Pas de deep ecology mystique ou facisante, pas de malthusianisme effrené, humanisme ultra prioritaire malgré tout, pas trop d’antispécisme, peut etre est-ce pour le moment la facon la moins pire de trouver des solutions idéologiques les plus conforme avec l’humanisme (non scientifiquement démontrable dans son utilité, car rien n’est « utile » en ce monde) et un réel désir de rationnalité (j’évite l’idée « rationnaliste » qui consisterait a etre aussi froid qu’un technocrate, qu’un médecin ou que-sais-je ?) ? …

    Je considère hautement l’idée d’approcher le monde par la méthode scientifique mais le « monde scientifique » et sa communauté étant un groupe humain malgré lui corporatiste (comme tout corps de métier d’aileurs), il ne peut en tant que tel, sans éthique, diffuser des idées qui ont du sens.
    Dans le meme temps, il est tout a fait compréhensible de vouloir éviter les questions éthiques et politiques, par ce qui s’est déja produit dans le passé.

    Malheureusement cela conduit a laisser les autres s’accaparer la science comme un outil détourné pour des buts anti-humaniste et anti-progressiste, le progressisme étant plutot lié a un idéal d’une société meilleure et pas systématiquement technologique, meme si celle-ci concours avec un meilleurs développement de la société humaine dans son ensemble. Dans ce cas, comme en économie capitaliste, l’effet de ruissellement se fait un peu sentir, mais contribuera a gaver les individus dominant la société jusqu’a la faire s’effondrer a terme.
    COmme ici, l’humanité a colonisé la majorité des zones vivables et généreuses en ressources, la terre étant finie et nos vaisseaux spatiaux pas en mesure d’aller voir aileurs, on est un peu mal barrés.

    Pour en revenir a l’éthique en science, plutot que d’avoir souvent critiqué les démarches du type anti-ogm, anti-nucléaires beaucoup trop simpliste (personne autour de moi n’est physicien nucléaire et les fantsames peuvent etre omniprésents), peut etre aurait-il fallut éventuellement apporter des explications scientifiques plus élargies et moins focalisée sur ces erreurs scientifiques liées aux discours soit disant rétrogrades de nombre d’écologistes dans le monde ces 60 dernières années ?

    Peut etre que pour pas mal de chose, la « science ne savait pas encore », mais c’est justement le fondement meme du principe de précaution, a défaut de dire « pour le moment on a pas vu de probleme lié a telle ou tel techno », il faudrait peut etre essayer de prévoir le taux éventuel de risque, une sorte d’indice de confiance dans les prévisions come en météo.

    Que fallait-il faire quand la science n’avait pas encore démontré la dangerosité de l’amiante ou des perturbateur endocrinien, ainsi que l’effet « cocktail » ? N’y avait-t-il pas déja des présomptions meme pas encore tout a fait etayé ?
    Le principe de précaution devrait etre une facon d’anticiper le taux de confiance en certaines probabilités.
    Dans ce cas, peut etre que l’indice de confiance donnée a la probable dangerosité de l’amiante (par exemple) aurait été forte…

    J’étais partis personnellement sur le postulat basique que toute substance créé récement au cours de l’évolution créé forcément un grand déséquilibre sur l’évolution biologique si celui-ci se répend de manière rapide et intense, en dépassant un certain seuil de résilience.
    Je pense que cette idée a une valeur scientifique mais comme je n’en suis pas un, je ne sais pas comment l’aborder autrement…

    Parfois on sens que quelque chose doit etre pointé du doigt, sans avoir réussis a mettre des mots dessus, étant donné la difficulter d’apprhénder le monde de manière rationelle.

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  2. Daniel Dubois
    Daniel Dubois dit :

    Bonjour,

    Votre bilan est évident et clair, inutile de revenir sur les constats des scientifiques. Mais combien de personnes à l’échelle mondiale partagent ces constats ?
    Tous ceux qui sont dans une situation de survie ne se préoccupent (et qui leur ferait le reproche ?) que de ce qu’il auront dans leur assiette le lendemain. Ensuite, nombreux sont ceux qui n’ont jamais reçu d’instruction scientifique. Puis, vous avez la propagande de groupes d’intérêts qui remettent en question les rapports scientifiques comme ceux du GIEC. Enfin, de nombreux préjugés empêchent à mon sens, une véritable prise de conscience collective.
    Une fois encore, seul l’esprit critique et la capacité à observer la nature (au sens d’environnement dans lequel nous évoluons) de façon objective, permet de prendre conscience des problèmes environnementaux.
    La question demeure : comment diffuser cette méthode de pensée sans qu’elle ne devienne tyrannique ou repoussante ?
    Pour ma part, je pense qu’il est nécessaire de rester dans la position de celui qui propose et non pas celui qui interdit. Proposer les énergies alternatives plutôt que vouloir interdire les centrales nucléaires. Proposer des formations aux agriculteurs pour cultiver durablement plutôt qu’interdire les pesticides (qui seront alors achetés sur le marché noir sans contrôle).
    A la maison, au travail, dans la famille ou avec des amis, à l’école, exploitons les nombreuses idées qui existent et diffusons-les.
    Cette démarche peut sembler naïve, mais l’est-elle plus que de croire qu’en manifestant dans la rue les Etats fermeront les centrales nucléaires ?
    L’économiste Schumpeter parle de « destruction créatrice » lorsque l’économie change de cycle (changement de technologie par exemple). Et bien appliquons au mieux ce que nous savons déjà, non ?

    Daniel Dubois

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    • Rodolphe Meyer
      Rodolphe Meyer dit :

      Bonjour,

      Pas assez de monde partage mon constat mais je pense quand même que ce nombre est en croissance. Surtout que comme vous le soulignez, les impacts environnementaux sont de plus en plus visibles et de plus en plus durs à nier.

      Je ne prétends pas proposer de solutions miraculeuses. Personnellement, je pense que pour s’en sortir il faut répandre ces informations et cette façon de penser. C’est ce que j’essaye de faire à ma toute petite échelle. En étant une minorité, on ne pourra de toute façon rien imposer :p. Mais quand les impacts pèseront lourds, les choses se durciront probablement (espérons que ce soit démocratiquement). D’ailleurs, des interdictions ont déjà montré leurs intérêts (CFC pour la couche d’ozone, DDT pour l’impact des pesticides sur l’environnement… etc). Peut-être que chaque problème a sa solution ? Pas sûr qu’il y ait de schémas généralisables. En tout cas, avant de penser à réglementer/interdire, il faut effectivement pouvoir offrir des alternatives.

      Le nucléaire est une question ouverte parmi ce qui discute de l’environnement, certains sont convaincus que c’est une partie de la solution. Sans m’engager dans ce débat (qui mériterait son propre traitement indépendant), je dirais que ce n’est pas la priorité. D’un point de vue scientifique/ingénieur, remplacer des centrales nucléaires par des centrales au charbon est incroyablement stupide. Ce n’est pas le premier combat que je ménerais. Il ne faudrait pas réduire les gens qui pensent l’environnement à des mouvements politiques/associatifs qui comportent parfois des composantes dogmatiques. (Jean-Marc Jancovici est sans doute le meilleur exemple de quelqu’un qui pense l’environnement et est pro-nucléaire (trop ?)).

      Pour l’instant, ma conviction, c’est que progresser sur cette question (dont nos libertés et notre avenir dépendent) passe par une meilleure information/vulgarisation sur le sujet :).

      Bonne journée,
      Rodolphe.

      Répondre
      • Daniel Dubois
        Daniel Dubois dit :

        Bonjour,

        Merci. Je vous cite : « Pour l’instant, ma conviction, c’est que progresser sur cette question (dont nos libertés et notre avenir dépendent) passe par une meilleure information/vulgarisation sur le sujet 🙂 ». Entièrement d’accord avec vous mais avez-vous une idée pour sensibiliser les « indécis »? Je pense que la plupart des personnes qui sont intervenues sur ce site sont déjà convaincues par la méthode critique ou sont au contraire trop dogmatiques quand vous démontrez leur mauvaise foi.
        Sans vouloir faire du marketing de bas étage, il me semble nécessaire d’essayer de toucher ceux qui seraient d’accord avec vous mais pensent qu’ils n’ont aucun impact sur rien. D’ailleurs cette idée fort répondu que le simple citoyen ne peut rien faire me semble dangereuse et éloignée des principes démocratiques dont on nous abreuve à longueur de journée dans les médias.
        Le hic : quels moyens utiliser et quelles limites fixer pour ne pas devenir à son tour une Eglise dogmatique ?

        Bonne journée,
        Daniel

        Répondre
        • Rodolphe Meyer
          Rodolphe Meyer dit :

          Quand je parlais de ma petite échelle, je pensais plutôt à ma chaîne Youtube (Le Réveilleur) qu’à ce simple article (je suis aussi passé à un Tronche en Live). Je passe pas mal de temps à discuter avec des gens de ces problématiques (je pense qu’on a plus d’impacts sur les gens les plus proches de nous et que c’est un mouvement qui se répand aussi de « proche en proche »).

          Mais, il y a plusieurs façons de faire. Certaines personnes seront sensibles à une approche (l’excellente BD « saison brune » ?), d’autres à une autre (des vidéos Youtube ?)… Est-ce qu’il y en a des mauvaises ? Je ne pense pas. Des plus efficaces ? Sans doute, mais c’est dur à dire :p.

          Pour ne pas sombrer dans le dogme, il faut toujours pouvoir se remettre en question non ? J’ai l’impression qu’affirmer de toutes ses forces qu’on vit au-dessus de ses moyens n’est pas un dogme tant que c’est vrai :p.

          J’essaye d’expliquer un peu ce qu’on peut y faire sur ma chaîne YT et surtout j’aimerais m’attaquer aux dogmes de l’économie qui bloquent autant les solutions que la capacité à pouvoir les penser.

          Bonne journée,
          Le Réveilleur.

          P.S.: Je vais bientôt partir en vacances pour deux semaines, vous étonnez pas si je ne réponds pas^^. (et n’hésitez pas à interagir sur ma page FB/twitter/YT, j’y passe plus régulièrement qu’ici).

          Répondre
  3. Pierre Stempin
    Pierre Stempin dit :

    l’hyperlien sur « science économiques » qui renvoie vers le site d’alternative économiques sur les limites du pib et de la croissance est un lien mort (article introuvable)

    Répondre

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