Qui parle pour la science ? Idriss Aberkane ?

Une petite polémique enfle sur les réseaux qui s’intéressent à la science et à la communication scientifique. C’est une parfaite occasion d’analyser le problème récurrent de la valeur que revêt la parole scientifique. Tout au long de cet article, je parlerai bien sûr d’un cas particulièrement frappant, mais sans perdre de vue qu’il n’est qu’un symptôme parmi d’autres et que son succès s’explique par de nombreux facteurs contextuels. L’exemple traité dans cet article n’est que l’un des produits d’un dysfonctionnement systémique. La malhonnêteté de l’individu, ingrédient indispensable, ne doit pas nous faire oublier tous les autres paramètres qui rendent cette histoire, au fond, tristement banale.

aberkane-cv-01

Le CV en ligne d’Idriss Aberkane (25/10/16)

Idriss Aberkane

Idriss Aberkane a 30 ans. Vous l’avez peut-être vu à la télévision « TF1 : Les extraordinaires, M6 : E=M6, Canal + : Le grand journal, France 4 : On n’est pas des pigeons, BFM TV, France 5 la quotidienne, France 2 télématin, », entendu à la radio « France inter, Europe 1, Atlantico, Radio 702 en Afrique du Sud » ou croisé en conférence puisqu’il a donné, notamment, 5 TEDx.

Ce « consultant international » a 3 doctorats (littérature, « neurosciences cognitives », « diplomatie »). Il est « professeur d’économie de la connaissance », « professeur à Centrale Supélec, chercheur à Polytechnique, chercheur affilié à Stanford », mais aussi « interne à Cambridge » et « éditorialiste au journal Le Point ». Il a fondé plusieurs sociétés (formation, jeux vidéos, microcrédit), dirigé « plus d’une vingtaine de thèses de Master » et donné à travers le monde « plus de 160 conférences sur quatre continents ». Il est l’auteur d’un livre à succès chez Robert Laffont et d’un certain nombre d’articles dans des revues sans comité de lecture.

C’est à peine croyable ! Mais tels sont les faits rapportés dans les présentations de ses interventions et sur le CV qu’il a publié sur son site web, et dont l’agencement ergonomique fait forte impression. C’est un CV époustouflant au premier abord. Lui-même ne s’y trompe pas qui se présente dans son profil twitter comme « Hyperdoctor » et « polymath », rien que ça.

aberkane-twitter

Hyperdoctor et Polymath. (c’est très la modestie)

Vous ne trouverez pas ces informations sur Wikipédia, toutefois, car sa page a été supprimée le 11 novembre 2015. À cette occasion, il avait demandé à sa communauté d’agir pour défendre l’existence de cette page, ce qui implique qu’il validait son contenu et les concepts mis en avant. [Edit : la page Wikipédia d’Idriss Aberkane existe de nouveau].

Quand on se renseigne auprès des institutions mentionnées dans son CV ou sur sa page Wikipédia, on ne retrouve pas de confirmation des titres ou fonctions qu’il prétend avoir. Par exemple il n’est pas docteur en neurosciences, mais en gestion. Il n’a pas le titre de professeur comme il le laisse entendre, ni celui de journaliste qu’il utilise parfois.

De nos jours, la valeur d’une carrière scientifique se mesure notamment (et avant tout) par la qualité et la quantité des publications scientifiques. Dans beaucoup de disciplines, on ne peut soutenir une thèse sans avoir publié au moins, en tant que premier auteur, un article issu de ces travaux doctoraux dans une revue internationale à comité de lecture. On peut retrouver n’importe quel article scientifique en utilisant divers moteurs de recherche [Google Scholar est le plus simple], et constater qu’Idriss Aberkane a certes publié un certain nombre de résumés de conférences, mais qu’en termes de travaux de recherche, on ne trouve qu’un seul article datant de 2007, dont il n’est même pas premier auteur (c’est-à-dire qu’il n’a pas écrit l’article et qu’il a seulement participé aux travaux ayant produit les données sur lesquelles l’article se fonde). Le fonctionnement actuel de la publication scientifique est très loin d’être optimal, et des études de très mauvaise qualité sont publiées tous les jours. Pourtant Idriss Aberkane n’a rien publié en 9 ans.

Avec un seul article scientifique, et zéro en tant que premier auteur, on ne comprend plus les impressionnantes références susmentionnées, car on découvre que des 3 doctorats d’Idriss Aberkane, aucun article scientifique n’est sorti, ce qui a priori signe une mauvaise qualité de ces doctorats. Trois doctorats, l’un en « littérature », le deuxième en « sciences de la gestion », et le troisième en… rien qui soit reconnu par la communauté scientifique, donc sans lien avec les neurosciences. Cela ne cadre pas avec l’image d’excellence et d’expertise des sciences cognitives donnée au début de cet article. Avouez.

L’enquête sur twitter

Sur Twitter, plusieurs personnes ont mené l’enquête (@frestagn, @sacquin_mo, @b_abk6, @a_berut, @mrgxprz, @mixlamalice) et Mathieu Leocmach l’a résumée tel que ci-dessous.

Idriss Aberkane

– se présente comme professeur à Polytechnique, ce qu’a démenti officiellement l’institution. En fait il a été doctorant à Paris-Saclay, dans un laboratoire basé sur le campus de Polytechnique.

– se présente comme affilié au CNRS, ce que dément une recherche dans l’annuaire du CNRS qui pourtant comprend même les personnels des universités qui font leur recherche dans un labo où le CNRS a des billes.

– se présente comme enseignant-chercheur à Centrale Supélec alors que cette institution aussi l’a démenti officiellement. Il est en fait enseignant au MS Stratégie et développement d’affaires internationales de EM Lyon, co-accrédité par Centrale-Supelec https://t.co/ArJEXdPDBd

aberkane-supelec

– se présente comme chercheur affilié à Stanford alors qu’il est « affiliate scholar » du Kozmetsky Global Collaboratory, qui est lui-même une organisation philanthropique affiliée à Stanford. Au final il n’est pas dans l’annuaire de Stanford.

– se présente comme « interne à l’université de Cambridge », c’est à dire qu’il a été stagiaire (« intern » en anglais) là-bas un été.

– se présente comme émissaire de l’UNESCO. Il est en fait Ambassadeur de UniTwin CS-DC, un organisme faisant le lien entre UNESCO et université dont font partie les directeurs de sa 2eme thèse.

– se présente comme Normalien, ce qui veut dire avoir réussi le concours d’entrée à l’école Normale Supérieure (concours d’entrée dans la fonction publique) et y avoir suivi ses études comme fonctionnaire stagiaire. Il y a bien suivi des études, mais en tant qu’auditeur admis sur dossier. Je connais des auditeurs des ENS très biens, c’est le plus petit abus de langage de la liste.

– dit avoir fait le « Cogmaster », le Master Recherche en Sciences Cognitives co-habilité entre autre par l’ENS de la rue d’Ulm. Il n’est pas recensé dans la liste des anciens élèves.

– se présente comme comme ayant 3 « PhD » dans des domaines très différents soutenus à un an d’intervalle. En anglais PhD veut dire doctorat et correspond à une thèse d’au moins 3 ans, mais le terme n’est pas légalement protégé en France. Le premier « PhD » a été obtenu auprès d’une institution non agrémentée par l’État. Elle demande des droits d’inscription très élevés (8 650 € par an pour s’inscrire puis 600€ de « droit de soutenance »). Je n’ai pas dit que ce diplôme bidon a été « acheté », mais bon, on sait tous ce que valent les écoles qui ont des pubs dans le métro.

– le second doctorat soutenu le 16-06-2014 en littérature comparée avec comme président du jury un prof d’informatique. En tant que physicien j’ai du mal à juger de la pertinence de la thèse, mais l’informaticien a dû avoir du mal aussi. Pourtant il a dû apprécier puisque lui comme plusieurs autres membres de ce jury se sont retrouvés dans le jury de son 3ème doctorat.

– Il n’a qu’une seule publication recensée et il s’agit d’un résumé pour une conférence quand il avait 21 ans et qui n’a pas donné lieu à un article ensuite. »

Ce décorticage du CV est très factuel, sans procès d’intention ni attaque ad hominem, et il n’offre pas beaucoup de lectures cohérentes en dehors d’un trucage délibéré visant à impressionner en donnant une image en total décalage avec les mérites de l’individu (qui au demeurant pourrait être compétent malgré tout, nous questionnerons cela ensuite). En l’état, on peut considérer qu’il s’agit d’une forme de fraude, d’imposture.

Pour une analyse complète et sourcée de son CV, je vous renvoie vers cet autre article.

461_liar-web-banner1-p1

C’est pas grave, gonfler son CV tout le monde le fait, non ?

Non, tout le monde ne le fait pas (moi, je ne le fais pas, mes amis non plus). Et OUI c’est grave. Pourquoi ?

Un CV est la transcription codifiée du parcours personnel d’un individu. Chaque grand corps de métier a sa façon de présenter les expériences professionnelles accumulées. Dans le monde scientifique comme ailleurs les postes, les fonctions, les missions sont décrits de manière précise afin que le spécialiste n’ait qu’un œil à jeter au document pour se faire une idée fidèle de ce que la personne a fait et des compétences qu’elle possède. Un professionnel lisant le CV d’I. Aberkane, s’il ne se montrait pas suspicieux au vu des incohérences entre les postes revendiqués et les publications effectivement produites (et franchement peu de scientifiques aguerris se laisseraient berner), serait fortement induit en erreur, trompé sur le niveau de compétence en neurosciences du propriétaire de ce CV. Cela signifie que des personnes plus compétentes et pourvues de CV honnêtes seraient écartées au profit du fraudeur.

Il serait audacieux de chercher à justifier pareille tromperie et pareil préjudice potentiel au nom de l’idéologie ou du talent d’Aberkane, voici pourquoi.

La chose la plus importante pour un scientifique, mais aussi pour un vulgarisateur, c’est sa réputation. Le scientifique est la personne qui produit des données via des expériences ou des observations, en effectue une analyse dont il rend compte dans des articles de recherche évalués par d’autres scientifiques en vue de rejoindre la littérature et contribuer à l’état de l’art. Le vulgarisateur (ou popularisateur, ou médiateur, etc.) est celui qui réalise le travail d’explication des connaissances ainsi acquises et de leur élaboration.

reputation-gif

On ne doit pas pouvoir croire que le scientifique ne fournit pas des données et des analyses exactes et honnêtes à la communauté, car sinon son travail perd toute valeur. Un scientifique doit tout faire, dans sa carrière, pour cultiver une réputation de parfaite probité intellectuelle. Il en va de même pour le vulgarisateur dont la tâche est d’être le sachant qui propose des explications simples à un public en partie profane. Le public n’est par définition pas formé, pas équipé, pas en position d’avoir un jugement « autorisé » sur le travail du scientifique ou du vulgarisateur. La production de connaissances dans le monde est telle que d’années en années les experts ne peuvent savoir qu’une partie de plus en plus réduite des connaissances totales de leur discipline. Ce qui est vrai des experts l’est encore plus des profanes. Le public doit donc faire confiance, faute d’être en mesure de savoir. La confiance que l’on peut avoir dans la parole du scientifique, de l’expert, ou du vulgarisateur équivaut à la valeur de cette parole.

Dans le monde scientifique, et a fortiori dans une économie de la connaissance dont I. Aberkane se prétend expert, il n’y a donc pire faute que celle de flagrant délit de manipulation. Ceux qui accordent du crédit à son discours devraient donc être les premiers à constater, à déplorer son total discrédit. Pourtant ce n’est pas ce à quoi nous assistons car beaucoup prennent déjà sa défense et vilipendent les critiques qu’ils jugent « jaloux » ou « conformistes » par opposition au fraudeur qui, lui, est brillant, hors des cases officielles, novateur, voire visionnaire, etc. Mais si le système académique est mauvais, pourquoi s’en réclamer ? Pourquoi s’affubler de références ronflantes ? Pourquoi tout miser sur l’apparence ?

Lu sur facebook :

« Arrêtez de faire vos sainte n’y touche pour un CV optimisé ! Tout le monde sait qu’aujourd’hui il faut optimiser son CV, même les formateurs en recherche d’emploi le disent (en off, mais ils le disent). Même les ministres le font, qu’est-ce que vous croyez ! Ils s’inventent même des diplômes qu’ils n’ont jamais obtenus, alors, voyez ? Naaaaan, faut pas sauter au porte chapeau pour si peu. On vit dans un monde où il faut se vendre, un monde où les apparences sont essentielles et où il faut se magnifier. Déconnez pas : adaptez-vous »

NB : l’auteur de ce commentaire m’informe qu’il était ironique. Sur les réseaux sociaux l’ironie est parfois indiscernable d’une vraie position extrême, et de vrais fans ont sur les réseaux des propos similaires, raison pour laquelle nous le laissons en place.

trust-me-i-m-a-liar-men-s-t-shirt

Pourquoi défend-on les baratineurs ?

La dissonance cognitive explique probablement au moins en partie ces réactions de rejet. Quand la personne suscite un intérêt enthousiaste, que les gens s’engagent publiquement en partageant ses statuts, ses contenus, en achetant ses livres, il se créée un lien dont le reniement n’est pas indolore. Les personnes qui apprécient le fautif peuvent être tentées de se réserver le droit de continuer à l’apprécier en rejetant les critiques, ce qui peut leur sembler un choix plus confortable que la remise en question de leur (mauvais) jugement.

Ajoutons tout de même que si le CV a joué un rôle dans l’accès d’Aberkane aux médias et au public, le public lui-même n’a pas forcément ressenti le CV comme un élément important du propos auquel il a adhéré. Démontrer la malhonnêteté de ce CV peut sembler impertinent aux yeux de ceux qui admirent le discours et qui ne voient aucune raison de le remettre en question, et ce en dépit du lien direct montré ci-avant entre la valeur de la parole et le niveau de confiance que mérite celui qui parle. Cela signifie que la parole en question est évaluée à l’aune de l’assentiment quelle inspire (y compris à des gens érudits et intelligents) plutôt qu’à celle de la véracité qu’elle peut légitimement revendiquer. Un phénomène similaire se produit autour du discours idéologique végan de Gary Yourofsky.

tweet-pro-aberkane-01

Les conférences d’Idriss Aberkane valent-elles quelque chose ?

Le plan de comm d’Idriss Aberkane, très efficace, est d’occuper le terrain, d’intervenir auprès des publics les plus prestigieux. C’est un homme intelligent qui a tout compris aux médias. Aux organisateurs de tels événements, il se présente avec cette signature en bas de ses email :

« Idriss J. Aberkane, Ph.D Ambassador of the CS-DC UNESCO-UniTwin Associate scholar – KGC Stanford University Research engineer in biomimical & cognitive engineering – Ecole Polytechnique Lecturer in the Knowledge Economy – Ecole Centrale Paris CEO – Scanderia SAS »

(Polytechnique est écrit dans une police plus grande)

Quand son interlocuteur lui demande s’il présentera des données, c’est-à-dire un travail de scientifique, sa réponse est étonnante et ressemble à : « c’est de la conférence certes scientifique mais « why-based » c’est à dire qu’elle s’intéresse au pourquoi des neurotechnologies. »

Ce surprenant principe de « why based » doit ici être entendu comme une opposition au format « evidence based » qui est celui de l’exercice de la science. Sans signifier que le contenu de la conférence soit nécessairement de mauvaise qualité, cela est toutefois suffisant pour constater que ce qui est présenté en conférence n’a pas de lien direct avec des faits, avec des données, et en premier lieu avec des travaux réalisés par le conférencier lui-même. Et, bien sûr, rien de tout cela n’a de lien avec ses diplômes. Or, s’il n’y a pas de lien entre le contenu et les références du curriculum vitae, il devient doublement indéfendable d’enjoliver ce CV.

Les conférences « why based » d’Idriss Aberkane ne sont pas des comptes-rendus d’activité scientifique, mais on aurait bien de la peine à pouvoir même les qualifier de vulgarisation scientifique (laquelle nécessite de remonter aux travaux et aux données ayant permis d’acquérir les connaissances vulgarisées). Il s’agit ni plus ni moins de storytelling, de raconter des histoires jalonnées d’un jargon inventif (« neurosagesse », « hyperécriture »), d’approximations et de péripéties captivantes mais sans lien avec un quelconque travail de recherche. Le monsieur est passé maître dans l’art de l’anecdote et de l’analogie, très efficace pour séduire un auditoire, mais pauvre en connaissance. C’est un travail de communicant qui utilise les codes des communicants afin d’abuser les communicants qui sont ceux qui lui ouvrent les portes de la visibilité et de la crédibilité par l’argument d’autorité que représente le simple fait d’avoir donné 5 conférences TEDx.

Détachons-nous à présent de ce qui a déclenché cette polémique : le CV trafiqué. Après tout l’important ce n’est pas le diplôme, mais l’intelligence, le talent, le travail et la connaissance partagée. Faisons donc une brève critique de sa conférence sur le biomimétisme, également critiquée dans ce court article.

Aberkane offre une lecture du biomimétisme idéologisée et défendue d’emblée par un pur sophisme qu’il répète à d’autres occasions : « toute révolution passe systématiquement pas trois étapes. D’abord c’est considéré comme ridicule. Ensuite c’est considéré comme dangereux. Enfin c’est considéré comme évident. » Cette prétendue loi générale est illustrée à plusieurs reprises, comme si une série d’exemples pouvait attester de l’universalité d’une telle règle. Le sous-texte est digne d’un grand communicant : si ce que je vous dis vous parait ridicule, c’est que j’ai raison.

Le développement de sa conférence mélange allègrement faits et opinions personnelles sans jamais les distinguer, ce qui est la marque de la très mauvaise vulgarisation ou de la très bonne manipulation.

« L’économie bleue », économie de la connaissance, telle qu’il la prône n’implique pas forcément comme il semble le laisser entendre la libre circulation des savoirs. Au contraire, puisque les exemples de sa conférence ont donné lieu à des brevets. Le propos d’Aberkane néglige complètement la question de la production des matériaux dont il parle, et il prétend qu’une croissance infinie est possible si elle est découplée de la production… sans se donner la peine de nous le démontrer. Il faudrait le croire.

believe-me-giphy

Bien entendu, les problèmes ici soulevés n’invalident pas automatiquement toutes les idées proposées dans cette conférence. Et on peut défendre rationnellement les positionnements axiologiques de l’économie bleue : l’importance de la recherche fondamentale pour aider à exploiter de manière durable les ressources, en particulier les non-renouvelables. Seulement, avons-nous besoin que ce soit le talentueux mais frauduleux monsieur Aberkane qui nous le dise avec des belles histoires, du name dropping et zéro autorité scientifique ? Avons-nous envie que ces idées et ces valeurs soient associées à sa personne, qu’il en fasse commerce dans les librairies ?

Séduction et soupçons

Ces dernières semaines, la sonnette d’alarme a été tirée plusieurs fois. Dans un article du 6 septembre, un dénommé Thibaut nous parlait des « dangers de la poudre aux yeux »

«Idriss est le spécialiste du fait ou du chiffre invérifiable sur le moment, voire de la donnée dissoute dans un jargon scientifico-technique, mais sur lequel il s’appuie pour démontrer le reste de son discours.»

On apprenait aussi que les « très belles » équations présentées par M Aberkane dans ses conférences sont… de lui. Et qu’elles n’ont jamais été validées par le processus de la revue par les pairs. En d’autres termes c’est un prêche qu’il donne, alors même qu’il prétend distribuer de la connaissance (il le dit à de nombreuses reprises). Ces équations sont une invention d’Aberkane, une narration qui prend une forme mathématique sans qu’il y ait à cela aucune raison valable, si ce n’est l’effet d’intimidation par les maths qu’on retrouve chez des orateurs versés en pseudosciences. Car c’est là que le bât blesse, la méthode de M Aberkane n’a rien à envier à un Deepak Chopra, lui aussi scientifique de formation, et désormais chantre de la métaphysique la plus débridée et la plus lucrative de ces dernières années. L’image de la science donnée au public par Idriss Aberkane et ceux qui lui donnent la parole est trompeuse, elle accentue les risques pour le public de se faire amadouer par des discours tout aussi flous mais plus dangereux.

« Un homme c’est comme un fruit, soit tu le presses et tu as un jus, soit tu le plantes et tu as un arbre, choisis ton camp.»

Idriss Aberkane ou Deepak Chopra ?

L’article de Thibaut montre aussi la coloration politique très subjective imbriquée avec des concepts présentés comme des vérités générales. Là encore, ce n’est ni de la science ni de la vulgarisation scientifique fiable. Alors qu’est-ce donc que M Aberkane entend faire en se réclamant des exemples de Steve Jobs, Bill Gates et Jimmy Wales ?

businessman

La vraie question : comment est-ce possible ?

Peu importe qui est vraiment Idriss Aberkane, et ce qu’il a vraiment voulu faire en trichant. Il n’est pas pire qu’une moitié du duo Bogdanov, pas plus dangereux qu’un Professeur Joyeux, pas plus idéologique qu’un Lorant Deustch, pas plus surévalué qu’un Montagnier. Mais on doit se demander ce que signifie son succès pour tous les autres, les scientifiques et les médiateurs qui ne trichent pas sur leurs références.

 « Il est entré dans l’écosystème par la mauvaise porte, et la vraie question qui se pose maintenant c’est celle de savoir si les « bonnes » portes existent pour permettre aux « bons » chercheurs de trouver leur audience et de transmettre leurs savoirs. » (source)

Ce qui est en cause c’est la médiocrité de la compréhension du monde scientifique par les médias qui se laissent abuser par de faux experts, voire en inventent eux-mêmes de toutes pièces pour les besoins d’un plateau, puis piochent sans relâche dans le même petit réservoir des « bons clients » au gré des sujets à traiter, en déconnexion quasi-totale avec le monde de la recherche.

Mais le monde académique a sa part de responsabilité en cultivant (peut-être malgré lui) une insularité qui a ses avantages en terme de confort de travail –surtout quand les impératifs de l’enseignement et de la bureaucratie dévorent déjà votre emploi du temps– mais qui ne rend pas service à ceux qui ne savent pas comment fonctionne la recherche et ont peu de chance de l’apprendre si personne ne le leur explique.

De toute évidence la plupart des gens, et peut-être les journalistes ne savent pas lire un CV de chercheur. Ils ne savent pas que « Professeur des Universités » est un grade, et qu’il ne suffit pas d’enseigner quelques heures à l’université pour le posséder. Ils ne savent sans doute pas ce qu’est un « chargé de recherche », un « doctorant » un Impact Factor, un consensus scientifique, ni qu’une publication dans Le Point n’a pas le même poids qu’un article dans, au hasard parmi mille et mille revues, Advances in experimental social psychology ou Photochemistry and photobiology.

Et puisqu’ils ne savent pas tout cela, ils ne peuvent pas faire le choix éclairé d’écouter une personne plutôt qu’une autre quand elle se réclame du monde scientifique.

Lu sur facebook

« Moi je dis encore MIEUX si vous avez pas de diplômes !! L’essentiel c’est le savoir pas le CV !! 😛 »

« En tout cas peut importe ce qu’on dit, l’interêt qu’on porte à ses diplomes démontre la sacro sainteté qu’on accorde à des institutions préstigieuses au dépit de l’évaluation des idées …il aurait été docteur de l’université de dunkerque il aurait eut moins de capacités ou moins de légitimité? Cest etonnant de voir ce qu’une personne critique justement se produire…en tout cas ça ferait un bon sujet: le ralentissement du partage de connaissances par le devoir de prouver de manière erronée la légitimité de celles ci. »

liar-01

Qu’est-ce qu’on fait mal ?

On doit se demander la part de responsabilité des uns et des autres. Les stars des pseudosciences (synergologie, homéopathie, archéomanie, etc.) sont évidemment coupables des fraudes, trucages et autres libertés prises avec le réel, mais leurs succès indéniables auprès des médias sont imputables aux défauts d’un système médiatique qui ne sait pas distinguer un scientifique sérieux d’un habile marchand d’histoires. Et la perpétuation de ces trajectoires médiatiques n’est possible que grâce au laisser-faire d’un monde académique qui ne réagit pas à l’usurpation des titres pour lesquels beaucoup de gens honnêtes et talentueux travaillent dur des années durant.

L’image fausse de la science véhiculée par ces personnages médiatiques dont la parole est sans lien avec le vrai corpus de la science ni avec la méthodologie indispensable à la validation des connaissances a des répercussions, et peut-être est-elle en partie à blâmer pour la défiance du public envers la science, les technologies, le progrès…

Dans l’attente d’un fonctionnement systémique plus vertueux où l’audacieux fraudeur n’est pas mieux récompensé que le travailleur scrupuleux, nous n’avons qu’une trousse à outil à notre disposition pour éviter d’accepter erronément pour vraies ou fausses les choses qu’on nous dit, celle de l’esprit critique.

_______
Articles liés : Dossier Aberkane.

  1. — Qui parle pour la science ? Idriss Aberkane ?
  2. — Idriss Aberkane à l’épreuve des faits
  3. Idriss Aberkane a menti
  4. — Le triomphe du Storytelling
86 réponses
  1. Armaruak
    Armaruak dit :

    Je suis entièrement d’accord avec cela, et il est vraiment important de remettre en cause ce genre de discours sorti d’un chapeau, ressemblant plus à une rhétorique politique, qu’une argumentation scientifique (ce qui explique également la facilité avec laquelle il endort l’esprit critique). Néanmoins, le problème ne viendrait-il pas des sphères universitaires qui peinent (voir s’opposent) à vulgariser ce genre de contenu au plus grand nombre laissant ainsi la place au premier charlatant venu pour combler une absence de savoir commun ? Existe-t-il à l’heure actuelle des projets de chercheurs, ou d’universités visant à vulgariser à large échelle certains sujets? Merci pour cet article très éclairant.

    Répondre
    • G Quentin
      G Quentin dit :

      On ne peut pas dire que ce problème VIENNE de ce que vous décrivez. Les difficultés voire le refus de la part de la communauté scientifique de favoriser la vulgarisation et de rendre les sciences accessibles (il faut savoir que le système capitaliste néolibéral à l’origine des paywalls et du faible temps laissé aux chercheurs pour la vulgarisation joue un rôle) favorise l’émergence de ce genre de charlatans, mais c’est un phénomène multifactoriel complexe qui ne peut être réduit à ça.

      Pour ce qui est de la vulgarisation à large échelle, on pourrait siter « Ma thèse en 180 secondes » qui est une initiative sympathique, mais il est vrai que l’on manque cruellement de vulgarisation.

      Répondre
      • Armaruak
        Armaruak dit :

        Oui il est vrai que réduire le problème uniquement à cela serait absurde. Il est clair qu’à l’heure actuelle, la précarisation des milieux scientifiques n’aident pas la création de ce genre initiative. Pourtant nous en aurions bien besoin en cette période de renouveau de l’obscurantisme. Concernant ma thèse en 180 secondes, je ne savais pas si cela pouvait être compté en tant que vulgarisation à grande échelle, étant donné le peu de publicité qu’il en est fait, mais c’est vrai que le projet est intéressant.

        Répondre
        • G Quentin
          G Quentin dit :

          Pardon pour la faute d’orthographe horrible à citer, et en effet, je pensais que c’était plus connu que ça, du coup ce n’est pas à très grande échelle. Bon, sinon, y a bien Cerveau et Psycho/Cercle Psy pour la psychologie, Sciences Humaines pour les SHS en général, qui sont quand même à assez grande échelle. Après, reste le problème des centres d’intérêt et du format. Bref, c’est compliqué tout ça, mais heureusement il existe quelques projets intéressants de vulgarisation sur Youtube

          Répondre
          • Str
            Str dit :

            Science Étonnante (physique fonda), Hygiène Mentale (zététique, esprit critique et un poil d’épistémologie), Hacking Social (psychologie sociale), C’est une autre histoire (histoire de l’art) sont des exemples de chaînes francophones qui produisent de la très bonne vulgarisation scientifique (sciences dures ou sciences humaines) sur Youtube. (J’ai beaucoup plus de réserve concernant la très célèbre e-penser, par exemple, où le sujet est bien moins maîtrisé.)

            En lecture costaud mais de qualité, Pour la science et la Recherche sont deux très bons magasines scientifiques qui vulgarisent bien (à des lieues de Science & Vie, Science & Avenir et consorts). Mais malheureusement, ce ne sont pas les plus diffusés, et leur lecture demande bien souvent un peu de culture générale et de prendre le temps d’aller au fond des choses.

            Le problème de la vulgarisation scientifique, c’est que pour aller au fond des choses (même en vulgarisant), il faut quand même creuser un peu, et donc proposer des formats qui sont de toute façon difficiles à absorber en une seule fois. Or les contenus les plus diffusés et appréciés sont quand même les contenus les plus accessibles en une fois, puisqu’il est difficile d’apprécier ce qu’on a pas totalement intégré.
            Certaines chaînes (Science Étonnante et Hacking Social) proposent une paire vidéo / billet de blog, ce qui semble être une bonne approche pour à la fois proposer un contenu accessible et ludique, tout en offrant une vraie profondeur dans les propos.

          • G Quentin
            G Quentin dit :

            Pour Str : Je connais toutes ces chaines et revues, je n’ai pas le temps de toutes les suivre (ni l’argent), mais le problème que soulève Amaruak c’est justement le fait qu’ils aient une couverture médiatique moindre que les charlatans comme Idriss.

  2. G Quentin
    G Quentin dit :

    Content d’avoir retrouvé la majorité des arguments que j’ai pu défendre, contre vents et marées, traité à tort de raciste et de jaloux sur les réseaux sociaux. Merci d’avoir mis en avant le principal outil sur lequel repose le succès de ses conférences : le storytelling. C’est très important, car c’est selon moi la raison pour laquelle les foules sont si fans de lui. Et c’est très grave car ils pensent que c’est du coup comme cela que devraient se passer leurs cours et que leurs profs devraient prendre exemple sur lui…

    Répondre
    • Romain Durand
      Romain Durand dit :

      ça dépend aussi de ce que vous attendez de l’école de la république : une accumulation de connaissances dans un cerveau, ou bien une ouverture sur le monde qui permette à chacun de trouver sa place dans la société.

      Répondre
      • G Quentin
        G Quentin dit :

        En fait, ça dépend surtout de ce que LUI attend de l’école de la République puisqu’il l’a mentionnée et affirme qu’elle devrait changer. Et dans sa logique, elle devrait « Libérer nos cerveaux » j’imagine, c’est même le titre de son livre, donc ce n’est pas en phase avec le stortytelling qui le manipule.

        Maintenant, vous vous fichez probablement de ce que j’attends de l’école de la République, mais pour faire simple, c’est qu’elle soit un outil qui permette aux personnes qui en jouissent de se développer en tant que citoyens, ce qui est assez vague mais implique donc à la fois une accumulation de connaissances nécessaires à la vie en société et une ouverture sur le monde qui permettre à chacun de trouver sa place dans la société, entre autres choses. Cette école, pour être efficace, devrait aussi être apte à collaborer avec des organismes périphériques qui pallieraient les manques inhérents d’une école unique, et la prise en compte des spécificités ne devrait plus être vue comme une aide proférée à des personnes « inférieures » qui ont besoin d’assistance mais à une prise en compte nécessaire des spécificités des individus qui ne peut être attendue d’une école unique. Sans parler du fait qu’elle devrait s’inscrire dans un contexte global qui lui aussi va dans le même sens.

        Bref, ce n’est probablement pas ce que souhaite Idriss Aberkane, mais d’un autre côté, la vision qu’il défend de l’école semble être aussi une vision d’ouverture de l’esprit, qui est selon moi incompatible avec le storytelling comme méthode centrale, qui n’est qu’une méthode pour faire rentrer des connaissances(ou plutôt des croyances) brutes, et ne peut donc être qu’un outil à utiliser avec parcimonie et contre lequel on doit mettre en garde les élèves dès lors qu’ils ont atteint le stade de développement cognitif qui le leur permet.

        J’imagine que vous êtes à peu près d’accord au vu de l’opposition dans votre message.

        Répondre
  3. c+e=b
    c+e=b dit :

    « Ce qui est en cause c’est la médiocrité de la compréhension du monde scientifique par les médias » C’est du même tonneau que ce que vous dénoncez !

    Apportez une preuve circonstanciée ,validée et publiée de cette affirmation !

    Répondre
    • artragis
      artragis dit :

      Histoire d’être en phase avec les dada de mandax : je dirais que le plus bel exemple est la popularité que donne les médias à l’image lamarkienne de l’évolution via l’idée que l’homme est le sommet de l’évolution.

      Pour ceux qui aiment l’économie, voir du Langlet à toutes les chaînes doit aussi les gaver, je pense.

      Répondre
    • G Quentin
      G Quentin dit :

      Friedman, S. M., Dunwoody, S., & Rogers, C. L. (1999). Communicating uncertainty: Media coverage of new and controversial science. Routledge.

      Cet ouvrage explique, pour faire vite, comment les médias de masse présente des résultats encore très incertains car récents, ou non consensuels (voire controversés) comme des vérités absolues en occultant toute réserve de mise pour ce genre de résultats. C’est une pratique quasi systématique dans les médias.

      Un petit exemple tout con dans le cas des jeux vidéo qui illustre bien les pratiques des médias : http://www.drcherylolson.com/wp-content/uploads/2013/03/Olson_Greater-Good_fall-2008.pdf

      Sinon, il y a cet article, qui montre que les médias omettent très largement les informations méthodologiques et contextuelles des études traitées, alors que ce sont des données PRIMORDIALES pour comprendre la portée de l’étude en question : http://pus.sagepub.com/content/6/1/49.short

      Répondre
      • c+e=b
        c+e=b dit :

        j’ai parcouru rapidement et en diagonale la notice de :Friedman, S. M., Dunwoody, S., & Rogers, C. L. (1999). Communicating uncertainty: Media coverage of new and controversial science. Routledge.

        plusieurs remarques :

        Le livre date de 1999 , il est dépassé il ne tient pas compte des réseaux sociaux et des possibilité offertes par les mooc etc..et des interactions possible

        les médias de masse n’existent pas ! L’auditoire du média est une somme de personnes atomisées rien a voir avec l’effet de foule que laisse entendre « masse «

        la population étudiée est constituée de « journalistes scientifiques » et non pas de journalistes .. c’est une bonne traductrice mais n’a sans doute pas le recul du journaliste généraliste ,la remarque est valable pour les journalistes « spécialisés » d’autres domaines .

        Cette population étudiée est uniquement constituée de journaliste d’un seul pays ..Rechercher si l’ »environnement » de ce pays n’en modifie pas les comportements faire une étude comparative .. « Durkeim » un classique.

        « Although researchers have determined that the representational styles of scientific evidence vary among science journalists, the reasons for these differences have not yet been fully investigated » Je ne sais qu’en penser et je renvoie aux auteurs pourtant pour le déterminer l’axe de recherche est simple !

        Répondre
        • G Quentin
          G Quentin dit :

          Bon fait chier mon message s’est effacé, donc en gros ce que j’appelais médias de masse c’était justement les médias populaires classique pour les opposer à la presse scientifique qui est tout sauf de masse, la presse spécialisée qui est justement spécialisée, et les partages sur les réseaux sociaux qui ne sont pas formellement organisés. C’est juste une appellation générique.

          Ensuite je n’ai pas connaissance d’une grande différence du traitement de l’information scientifique entre les pays W.E.I.R.D., en tout cas entre les USA, le RU et la France, d’autant que cette année j’ai lu plusieurs centaines d’études scientifiques relayées par les médias classiques et qu’à peu près toutes, à de très rares exceptions près, étaient des traductions d’articles de presse britanique/américaine, ce qui ne représente pas une preuve scientifique en soi mais tend quand même à suggérer une convergence des modes de couverture de l’information scientifique. S’ils ne constituent pas des preuves, des indices récents sont par exemple les études à la con sur les pets qui soignent le cancer et le vin qui équivaut à une heure de sport, ou plus drôle encore le cas du gamin qui avait soi disant découvert une cité maya, qui ne sont autres que des traductions brutes d’articles américains.

          Et je vois mal en quoi des journalistes généralistes seraient mieux placés pour rapporter des faits scientifiques de manière rigoureuse…

          Bref je veux bien que ça appellerait à une étude comparative pour s’en assurer, mais les médias français classiques suivent un modèle qui globalement est le même qu’outre manche et outre atlantique.

          En tout cas, si on ne peut pas parler de la médiocrité de la compréhension des sciences en général des médias en général, on peut tout à fait parler de l’absence de recul et de travail journalistique du Monde et du Point concernant Idriss (à moins qu’il ne s’agisse d’un acte volontaire ? J’évite ce genre de suppositions en règle générale).

          Répondre
          • c+e=b
            c+e=b dit :

            « Et je vois mal en quoi des journalistes généralistes seraient mieux placés pour rapporter des faits scientifiques de manière rigoureuse »

            Beaucoup de journalistes scientifiques ont une formation littéraire (la majorité aurais je dis il y a quelques temps , Sans doute est ce encore le cas ), quelques journalistes généralistes ont une formation scientifique .

            Peut on dire que les uns sont compétents et les autres pas ?…Tout dépend de ce que l ‘on place dans le champs de compétence .

            Des formations de journalistes scientifiques ont été mise en place a voir là aussi :

            c’est à relativiser selon la philosophie qui sous tend ces formations.(Approche marketing ou non )

            Les journalistes spécialisés ont intérêt pour leur business d’être toujours très prêts de leur source

            « Bref je veux bien que ça appellerait à une étude comparative pour s’en assurer »

            Non c’est la condition sinéquanon , c’est primordial . Là est le principe de le recherche . On restreint pas à pas les possibles même si la réponse à l’origine paraît assurée .

            « les médias français classiques suivent un modèle qui globalement est le même qu’outre manche et outre atlantique. «

            Non la presse anglo-saxonne est beaucoup plus incisive voire les questions posées en conférences de presse outre atlantique .

            Une anecdote perso relevée il y a quelques mois ,elle concerne les ondes gravitationnelles .

            Dans une revue scientifique (de vulgarisation ? ) de bon niveau .
            Il est fait le point sur les découvertes de Ligo et Virgo .

            Un encadré rappelle que Joseph Weber avait prétendu , dans les années 60 , les avoir découvertes mais que toutes les tentatives pour reproduire cette détection dans d’autres labos c’étaient soldées par des échecs donc la conclusion qui en a été déduite est que Weber s’était trompé .

            Le dossier important et élément central de cette revue a été réalisé par des scientifiques et journalistes scientifiques .

            C’est là qu’entre en scène le journaliste généraliste qui a la lecture de ce dossier dans cette revue ,remarque que les expériences sensées reproduire cette détection n’ont pas été réalisées dans le labo de Weber sur la même machine et dans les mêmes conditions mais ailleurs.

            Etant données les conditions de sensibilités et des différentes interactions possibles en jeu concernant ces ondes gavitationnelles, le journaliste généraliste en déduit que les « prétendues » tentatives de vérifications , n’ayant pas appliqués les strictes paramètres de Weber , n’en sont pas .

            La question de la découverte des ondes gravitationnelles par Weber reste donc posée.

            Weber par la suite lui même a pu reproduire cette détection que dans un temps limité .L’explication selon lui était que la source émanait d’une supernovae qui aurait exposé , ce qui rendait ainsi toute détection ultérieure impossible.

            Weber peut tout a fait avoir découvert les ondes gravitationnelles .

            Toujours à la lecture du dossier ,le journaliste généraliste , apprend que la machine (bras) de détection de Weber est basée sur la vitesse du son alors que Ligo et Virgo le sont sur la vitesse de lumière .

            Il en déduit que ce qu’on découvert Ligo et Virgo est une détection beaucoup plus sensible que celle opérée par Weber et qu’il peut alors s’agir de deux phénomènes différents .

            Si Weber a donc bien découvert les ondes gravitationnelles , ce quia été mis en évidence par Ligo et Virgo est peut être tout autre chose .

            Sous un autre angle , qui ne va pas être développé ici , le profil psychologique brossé de Weber dans ce dossier est intéressant .

            Pour résumer c’est « je sais ce que j’ai découvert le reste je m’en .. »

            J’aurais aimé que dans ce dossier scientifiques et journaliste scientifiques posent ces questions évidentes.

            Le journaliste généraliste lui l’aurait fait .

          • G Quentin
            G Quentin dit :

            Je réponds ici car je ne peux pas répondre à votre commentaire (limite d’imbrication imposée par le blog ?)

            « « les médias français classiques suivent un modèle qui globalement est le même qu’outre manche et outre atlantique. «

            Non la presse anglo-saxonne est beaucoup plus incisive voire les questions posées en conférences de presse outre atlantique . »

            Du coup ça tend justement à être de meilleure qualité, non ?

            « Bref je veux bien que ça appellerait à une étude comparative pour s’en assurer »

            « Non c’est la condition sinéquanon , c’est primordial . Là est le principe de le recherche . On restreint pas à pas les possibles même si la réponse à l’origine paraît assurée . »

            Sauf que cet article n’est pas écrit par quelqu’un qui se prétend assener des vérités scientifiques en qualité de grand chercheur affilié à plein de laboratoires dans une conférence aux apparences sérieuses, il est donc, je trouve, fallacieux, de mettre ce genre de raccourcis au même niveau que les manoeuvres d’Idriss. Si le bonhomme s’était présenté comme un grand chercheur en sciences humaines spécialiste des médias, là, on aurait pu lui dire que « C’est du même tonneau que ce que vous dénoncez ! », mais ici ce n’est qu’une petite affirmation de type « sens commun » lâchée sur un blog. Du coup, vous avez raison de la pointer du doigt (même si selon moi ce que ça montre c’est surtout un désintérêt apparent des scientifiques pour ce qui est fait de leurs travaux… J’ai eu beaucoup de mal à trouver des articles qui concernent la couverture médiatique des études scientifiques, du coup ça laisse aux gens le choix de ne rien dire ou de faire avec le sens commun). Aussi, c’est le genre d’affirmations qui est balancée un peu « naturellement », à opposer avec le discours d’Idriss très cadré et travaillé. On ne peut donc pas mettre les deux sur le même plan. (Je ne parle même pas de l’impact au niveau de la taille de l’audience).
            Ce serait presque comme comparer le fait qu’on tienne des discours holistes dans a vraie vie alors que l’on est contre les discriminations (ce qui en soi est incohérent) avec les discours et rhétoriques holistes dans les SHS.

  4. Fred Mani
    Fred Mani dit :

    Notez bien que mon commentaire (cité dans l’article) « Arrêtez de faire vos sainte n’y touche pour un CV optimisé ! (…) » se voulait tout-à-fait ironique 😉

    Répondre
  5. Dr Goulu
    Dr Goulu dit :

    Je pense que ce qu’on fait de mal, c’est de réfléchir avant de parler, de vérifier les faits avant de les affirmer, et surtout de ne pas avoir réponse à tout, instantanément. C’est incompatible avec les media « établis ». Pour moi il faut juste continuer à « faire bien » là où on peut.

    Répondre
  6. Lupin
    Lupin dit :

    Ah, je suis content que tu aies consacré un article au sujet, moi qui me souvenais t’avoir parlé du bonhomme il y a plusieurs semaines ! Par-delà ses prétentions extraordinaires sur son parcours, les propos qu’il tenait me semblaient déjà fort peu scientifiques – qu’y a-t-il donc d’étonnant à ce que, finalement, le gars soit aussi un manipulateur de CV ? Mention spéciale au « toute révolution passe systématiquement pas trois étapes […] » Tu n’as peut-être pas eu le temps de le remarquer, mais c’est une affirmation classique des mystico-conspi ; dans les débats/forums sur La Révélation des pyramides, la formule revenait souvent 🙂 Bref, mensonges, pseudo-sciences ou juste science à deux balles, même combat…

    Répondre
  7. Antipathes
    Antipathes dit :

    Très intéressant et d’autant plus terrible en effet, que le public, et je m’y inclus, est un profane de la dernière heure et boit ses paroles comme si ça avait une véritable valeur scientifique. Et oui, l’aspect affectif, parce que le bonhomme m’a parfaitement l’air charismatique, qui se tisse entre ledit public et son « prophète ? » compte pour beaucoup dans toute supercherie et sa perpétuation.

    Répondre
    • G Quentin
      G Quentin dit :

      L’essentiel c’est d’être capable d’admettre qu’on a été trompé pour avancer 🙂 C’est un peu ça, justement, libérer son cerveau, ironiquement.

      Répondre
      • Niamania
        Niamania dit :

        Je suis tout à fait d’accord puisque j’ai moi même failli être dupée. J’ai basé mon mémoire sur le Biomimétisme et sur certaines notions qu’il a mentionné car elles sont intéressantes, j’ai heureusement fait des recherches avec d’autres auteurs et j’ai préféré me baser sur eux qui avaient des publications complètes et qui me paraissaient plus crédibles. Maintenant que j’ai lu des ouvrages bien fondés, ses propos semblent en effet faire bien défaut. Au cas ou vous ne connaissiez pas, je vous propose de lire un classique : Biomimétisme, quand la nature inspire des innovations durables de la biologiste américaine Janine M. Benyus.
        Je me suis tout de même réservée de garder en tête le fait de lier économie de la connaissance et biomimétisme car comme ce qui est dit dans http://textup.fr/176830DK le biomimétisme « n’implique rien sur la façon dont cette connaissance de la nature va être stockée, gérée, partagée, vendue. » En étudiant peut-être plus ces deux notions confondues, on pourrait développer de projets intéressants. Je ne m’éternise pas et je me suis sans doute peut-être mal expliquée dans ces dernières lignes mais une chose est sûre, lorsque nous trouvons des informations sur internet ou n’importe où, il faut TOUJOURS approfondir à travers des recherches, des livres etc., pour peser le pour et le contre et faire marcher notre esprit d’analyse.
        Sur ce, je vous souhaite de passer une super nuit (et oui je suis insomniaque :3)!

        Répondre
  8. Guic_fqs@yahoo.fr
    Guic_fqs@yahoo.fr dit :

    Je croyais qu il était ridicule mais en fait il est dangeureux ???

    Vivement qu on voit à la Tv les vrais experts nous parler de la vraie vie.

    Répondre
  9. c+e=b
    c+e=b dit :

    C’est une réponse a G ;Quentin plus haut

    Je vais faire court : « la médiocrité de la compréhension du monde scientifique par les médias » c’est cela qui m’a fait réagir .

    C’est un blog « parraîné (partagé) par un site scientifique qui pour moi est une référence . J’y allais en confiance et je me trouve confronté au « sens commun » ..ok je comprends après les explications apportées mais je ne partage pas.

    Le personnage en question dont traite l’article je ne le connais pas je n’ai jamais entendu son nom et il ne m’interesse pas !

    Qu’il fasse ainsi réagir des gens pointus dans le domaine qu’il aborde je le comprends mais pour habiller Paul il ne s’agit pas de déshabiller Ginette ! !

    En revanche j’aurais bien voulu évoquer les frères Bogdanov qui apparaissent au détour d’une phrase.

    « J’ai eu beaucoup de mal à trouver des articles qui concernent la couverture médiatique des études scientifiques » cela aussi est intéressant

    Répondre
  10. Paradox
    Paradox dit :

    Bonjour, j’ai pu constater d’une très bonne architecture d’article avec déconstruction méthodique et aimerais que vous puissiez vous plonger sur le cas de Nassim Haramein afin de déconstruire son discours (du moins celui revendiqué de la science).
    Je vous dis ça car n’ayant pas de connaissance scientifiques suffisantes, certaines de ses idées m’intéressent fortement sans forcément me laisser entrainer dans des extrapolations extravagantes mais comme je n’ai pas assez de connaissance (physique quantique, vide, etc..), je peux être séduit à tort.
    Dans tout les cas, ce dont j’ai l’impression c’est qu’il prends des hypothèses comme vrai -> croyance. cependant ce qui m’intéresse c’est le bien fondé des hypothèses (ont elle lieu d’être ou non).

    Répondre
    • Acermendax
      Acermendax dit :

      Nassim Haramein me semble avoir un discours encore moins légitime que celui d’Idriss Aberkane. Il mériterait assurément qu’une analyse sérieuse de son discours soit réalisée. Mais comme vous dites, il faudrait des compétences en physique… ou pas mal de temps à y consacrer. À voir, donc.

      Répondre
        • Clown
          Clown dit :

          C’est lorsqu’on lit votre blog monsieur l’insoumis qu’on se rend compte de votre xénophobie ( plus large que simplement l’islam même si vous taper bien dessus), rien a voir avec la tronche en biais/menace theoriste 😉

          Répondre
  11. Tévy
    Tévy dit :

    Je suis tout à fait d’accord sur le sentiment de trahison qu’a provoqué Idriss Aberkane quand il a menti sur son CV. Par contre, j’ai un peu de mal avec le fait que beaucoup associent encore performances scolaires/universitaires et compétences (professionnelles ou de vulgarisation).

    D’une part, si la vulgarisation scientifique est devenue si populaire, c’est grâce aux Youtubeurs, qui produisent un contenu de qualité, compréhensible et sourcé. Ce que peu savent, c’est que la plupart de ces youtubeurs ne sont pas des universitaires, ou le sont mais pas dans la branche qu’ils vulgarisent. Bruce Benamran de la chaîne E-penser par exemple, a plusieurs diplomes universitaires, mais pas en physique… Et ça ne fait pas de lui un mauvais vulgarisateur pour autant, et ça ne minimise pas ses connaissances sur le sujet non plus.

    Quand on sait que le même diplome (prenons le CAPES ou l’AGREG) forme une disparité de professeurs parfois très bons, parfois très trèèèèès mauvais, on peut se questionner sur la légitimité des diplômes délivrés en France et ce qu’ils signifient… Un test reflète seulement la capacité d’un élève à répondre à une question à un moment donné, ses notes ne reflètent donc pas ses compétences, on peut en conclure qu’il en va de même pour les diplômes. Dire de quelqu’un que les informations qu’il donne sont erronnées ok, mais se baser sur son niveau de diplômes pour le faire, ça c’est pas cool. Parce qu’il y a des gens très diplômés et très peu compétents, et d’autres qui le sont extrêmement et qui ne sont pas diplômés.

    Aussi, sur le fond, Idriss Aberkane dédiabolise la vulgarisation, afin de rendre certaines matières élitistes accessibles à tous. Il parle de l’impuissance apprise de Seligman qui est notamment présente chez les élèves (féminines) en sciences. Je trouve ça bien de populariser des théories de psychologie pour que les gens se rendent enfin compte que la psychologie est une science et pas une matière bizarre qui forme des gens a s’assoir dans un divan et dire « ahan continuez » toute la journée.

    Alors oui, il a fait le con quand il a menti sur son CV. Il aurait dû se battre pour faire passer le message de fond sans être malhonnête. Mais ça ne veut pas dire qu’il faut 1. Faire l’amalgame formation = compétence parce que ça n’est ABSOLUMENT PAS le cas 2. Diaboliser absolument TOUT ce qu’il dit, parce qu’il y a pas que des formules approximatives et des trucs inventés. Y’a aussi de la bonne vulgarisation. Et ça, on peut pas lui retirer.

    Répondre
    • Acermendax
      Acermendax dit :

      Vous nous faites un faux procès.
      Ici il est question de quelqu’un de visiblement mythomane qui utilise des termes par lui inventés « neurosagesse » « hyperécriture », certainement pas le genre de profil dont on puisse attendre de la vulgarisation scientifique de qualité, car il faudrait alors que ce soit au public de trier le vrai du faux… Ce qui est précisément ce qu’il ne faut pas demander au public de la vulgarisation scientifique. On en revient au problème de la confiance. Evidemment que dans le lot, monsieur Aberkane dit des choses justes, mais cela ne saurait suffire car on ne peut plus avoir confiance dans quoi que ce soit. Il a lui-même empoisonné le puits.

      Répondre
      • Tévy
        Tévy dit :

        J’ai déjà dit que j’étais d’accord avec le sentiment de trahison, et je n’ai fait de procès à personne… Je donne simplement mon avis 🙂

        Je ne suis pas vraiment d’accord avec le fait de ne pas demander au public de la vulgarisation de faire le tri entre le vrai et le faux… L’esprit critique peut se forger chez le neophite tout autant que chez l’aguerri. Il y a même eu une video de Dirty Biology sur le sujet :
        https://www.youtube.com/watch?v=lGG6s5x9FQs&list=PLl5zW0Z-tqm6SL5omJXkMxXwS8aJEZA65&index=4

        Je suis toujours d’accord sur ce problème de confiance, de là à dire que vulgarisation n’est pas compatible avec esprit critique, ça je ne suis pas d’accord. Ce n’est pas parce qu’on préfère un contenu vulgarisé qu’on doit forcément faire une confiance aveugle en ce contenu. D’ailleurs, on ne peut pas non plus faire totalement confiance aux contenus non vulgarisés, publiés et scientifiques : pour prendre un exemple que je connais, le Manuel Diagnostique et Statistique des troubles mentaux (DSM) a classé pendant longtemps l’homosexualité comme un trouble psy. C’est pourtant le manuel sur lequel se reposent bon nombre de psychiatres et de psychologues pour établir des diagnostics. Ce n’est pas pour autant qu’il faut jeter bébé avec l’eau du bain, et jeter toutes les classifications des autres troubles.

        Répondre
        • Acermendax
          Acermendax dit :

          Sérieusement, on croit rêver, vous avez dû mal vous exprimer.
          Le lien entre vulgarisation est esprit critique existe, c’est celui de la vulgarisation qui encourage à l’esprit critique, pas de celle qui séduit, embobine, vend des livres de développement personnel et force la communauté sceptique a monter au créneau.
          Je ne vois pas le rapport entre l’esprit critique promu par Dirty Biology et… Idriss Aberkane.

          Répondre
          • Tévy
            Tévy dit :

            Je pense m’exprimer dans un français correct, merci. le fait que vous ne soyez pas d’accord avec ce que je dis ne vous permet pas de remettre en cause mon niveau d’expression écrite.

            Idriss Aberkane ne promeut pas l’esprit critique, je suis d’accord. Il n’est pas possible de faire confiance a tout ce qu’il dit, je suis toujours d’accord. J’informais juste du raccourci qu’il était facile de prendre entre le fait qu’il ait menti sur ses doctorats et le fait de ne pas le croire justement parce qu’il n’en a pas. Puis vous avez dit qu’il ne fallait pas demander au public de la vulgarisation scientifique de trier le vrai du faux, ce qui pour moi revient à dire qu’il ne faut pas demander au public d’être critique. Je ne dis toujours pas qu’il faut écouter Idriss Aberkane comme si sa parole était sainte, bien au contraire, je dis juste que certaines choses qu’il communique au grand public ne sont pas à jeter…

            Suis-je assez claire ou faut-il que je m’exprime mieux?

          • Acermendax
            Acermendax dit :

            Vous maniez bien le français, mais j’avais espéré vous avoir mal compris.

            Je reprends :
            « je dis juste que certaines choses qu’il communique au grand public ne sont pas à jeter… »
            Comment le public est-il censé savoir ce qu’il doit accepter pour vrai ?

          • Tévy
            Tévy dit :

            Avec son esprit critique, comme je l’ai dit plus haut… Je pense faire partie du public dont vous parlez, je voulais acheter le livre d’Aberkane au début mais j’ai voulu vérifier la source avant d’étudier le contenu. En faisant mes recherches j’ai trouvé ce blog. J’ai fait le tri entre le vrai et le faux, et maintenant je vous parle. Je le répète, verifier ses sources, avoir un esprit critique, tout ça n’est pas réservé au public scientifique et aguerri mais aussi aux neophites comme moi…

            Ou alors chuis bien trop con et je devrais me méfier de cet article aussi 🙂

          • Acermendax
            Acermendax dit :

            C’est assez contradictoire.
            Vous avez bien fait de vous méfier et de vous renseigner. Vous devriez en arriver à la conclusion qu’Aberkane n’est pas fiable sur ses relations avec le monde scientifique.
            Quand quelqu’un n’est pas fiable sur cet aspect, on ne lui confie pas la tâche de faire de la vulgarisation scientifique (le monsieur ne fait pas de recherche…)

            La conclusion est donc qu’il est impossible de distinguer dans son discours ce qui est honnête / correct et ce qui relève de la pure invention.
            Nous ne disons pas autre chose sur ce blog.

        • G Quentin
          G Quentin dit :

          Sauf que contrairement à Idriss, ces vulgarisateurs donnent des SOURCES sur lesquelles s’appuyer pour pouvoir réfuter ce qu’ils affirment. Idriss n’en donne quasiment aucune.

          Répondre
          • G Quentin
            G Quentin dit :

            Le truc c’est que personne, pas même un chercheur, ne vérifie toutes les sources données par quelqu’un. C’est tout bonnement impossible. Alors on vérifie deux ou trois trucs dont on n’est pas certain, et on part du principe que si 1) il ne nous a pas trompé sur ce qu’on a vérifier ET 2) ses affirmations sont sourcées, on peut pour le moment lui faire confiance.

            Avec Idriss, on a à l ‘inverse, 1) Il a menti sur les choses que l’on peut vérifier et 2) il ne donne pas (ou alors vraiment trèèèès peu) de sources pour soutenir ses affirmations. Il n’est donc pas raisonnable de lui faire confiance tant qu’il n’aura pas fourni des preuves très solides de ce qu’il avance par la suite.

    • G Quentin
      G Quentin dit :

      Bon j’me suis fait chier à faire un message qui a bugué à cause de la captcha, donc je vais faire court.

      Ton message est plutôt long mais tout ce qu’on y trouve c’est du sophisme de l’homme de paille. Personne ici n’a communiqué la moindre animosité envers la vulgarisation et personne n’a affirmé que « diplôme=compétence », Idriss joue avec l’effet de Halo et/ou l’effet d’expert pour pouvoir faire accepter ce qu’il raconte sans avoir à fournir la moindre source (alors que les vulgarisateurs que tu cites tirent leur légitimité des sources qu’ils fournissent et non de leurs diplômes, justement, tu te contredirais presque).

      Ensuite, une grosse partie des choses vraies qu’Idriss dit sont le contenu de pages wikipédia (cf la crevette pistolet), à côté de ça même du côté des théories psychologiques, que selon toi il permet de populariser, il raconte de la merde. Oser dire des conneries du genre « c’estpas à nos cerveaux de s’adapter à nos créations mais l’inverse », qui est tout bonnement une négation de la plasticité cérébrale, tout ça pour vendre son bouquin, c’est pas du tout, MAIS ALORS PAS DU TOUT, rendre service à la Psychologie. C’est juste une visiondu libre arbitre à la con qui est à des millénaires de ce que propose la psychologie sur le sujet. Que dire du fait qu’il fait croire aux gens que tout le monde nait avecle même cerveau et peut devenir un calculateur prodige… C’est rendre service à la Psychologie de ressortir du Behaviorisme en 2016 ? Qui plus est quand on se revendique « neuroscientifique » ?

      Donc non, je maintiens bien que c’est de la merde, comme l’a dit Acermendax, c’est pas à son auditoire qui n’a jamais fait d’études sur la question de devoir apprendre à démêler le vrai du faux dans son discours manipulateur. Justement puisqu’on parle de Psychologie, le biais de confirmation fera qu’ils tendront à vouloir croire ce qui leur fait plaisir (moi aussi j’aurais pu être un génie c’est la faute de l’école si je n’en suis pas un, et vivement qu’on ait son modèle que je sois plus riche que Bill Gates parce qu’en tant que chômeur j’ai plein de temps pour apprendre) sans se renseigner.

      Répondre
      • Akim Sissaoui
        Akim Sissaoui dit :

        Tout petit commentaire pour Quentin: Il est une habitude que j’ai prise sur internet: TOUJOURS FAIRE CTRL-A, CTRL-C (ou COMMAND-A COMMAND-C) avant de transmettre un commentaire, un article, ou message préparé dans un navigateur 😉 C’est l’expérience qui parle.

        Répondre
    • Esteban
      Esteban dit :

      Comme dit dans l’article, la « confiance » d’un scientifique se mesure aussi à ces publication, du fait qu’on sache si des études ont été revu ou critiqué par des pairs. Plus un scientifique a des études « peer review » (avec de bon retours), plus il est aisé de « croire » ce qu’il dit. Bien sur, il n’empêche que :
      -Un scientifique sans publication n’est pas un mauvais scientifique, juste un scientifique qui n’a pas fait ses preuves
      -Un scientifique avec une grande « aura » ne dit pas forcément toujours des choses vrais.

      Mais tout ceci n’est d’aucune utilité ici, car Idriss ne fait pas de la science (il n’y a aucune méthodologie scientifique dans ce qu’il dit et prétend). On pourrait alors dire de lui qu’il est un vulgarisateur….

      Mais là aussi, ça coince. Un vulgarisation cite ses sources, et se base sur de l’expérimentation, des études…pas sur quelques anecdotes . Là encore, je refuse le statu de vulgarisateurs à Idriss ! Il est bien trop brouillon dans ses déclaration pour ça . Et de là même façon que pour uns scientifique, le vulgarisateur peut être jugé au vu de ses précédents travaux de vulgarisation. Tu parlais des youtubeurs, mais ceux-ci sont régulièrement jugé par des scientifiques qui passent par là : et plusieurs personne ont signalé déjà à Bruce des erreurs qu’il avait commis dans ses explication. Ne pas confondre le format (Bruce est un bon « présentateur ») et la vulgarisation proprement dite ! Encore une fois, un vulgarisateur sans travaux de vulgarisation ne peut pas être jugé comme un mauvais vulgarisateur, juste comme un vulgarisateur qui n’a pas fait ses preuves !

      Maintenant l’histoire d’Idriss est encore différente, et la problématique du CV se fonde dans un schéma générale : Il n’y aucune source dans ses conférence, et certaines sont très mauvaise (cf le lien dans l’article http://textup.fr/176830DK). Aucun travaux qui vient étayer ses dires, beaucoup de termes inventé, des procédé rhétorique douteux ( de l’anecdote à la généralisation => A ne jamais faire). Bref…..comme déjà dit, c’est du story-telling, et au delà de l’esprit critique, la seule chose qui permet de juger de ses dire, ça reste son CV, qui semblait impressionnant….mais qui ne l’est pas. A partir de là, puis qu’aucune vérification n’est possible, libre à tout à chacun de le croire ou pas! Mais on est plus dans la science, juste dans la foi !

      Répondre
  12. Boule de neige
    Boule de neige dit :

    « L’islam est cancer de la pensée… » C’est marrant comme un personnage public avec un nom à consonance étrangère peut attirer à chaque fois les pires espèces de trolls…
    Bon, en même temps vous écrivez dans votre article : « c’est un prêche qu’il donne, alors même qu’il prétend distribuer de la connaissance »… on avait dit de ne pas nourrir les trolls 😉

    Ces commentaires de « l’insoumis » me rappellent les critiques dans certains médias lors de la sortie du livre d’un autre vulgarisateur scientifique, Yuval Noah Harari, que l’on avait accusé de faire le jeu du « révisionnisme juif », pour la raison principale qu’il est israélien.

    Même si pourtant, Harari partage d’ailleurs quelques similitudes avec Aberkane : lui aussi brillant conférencier TedX, lui aussi communiquant avec une vision aigu de la mise en scène et du « self-branding », lui aussi vulgarisateur très doué en stroytelling.

    Le livre d’Harari, « Sapiens » – un grand succès en librairie – est aussi un livre avec beaucoup de données et peu de références, mais il traite justement… du « storytelling » à travers les ages, de ce besoin que la plupart des gens ont de se raconter et d’imaginer des fictions qui les dépassent… dieux… l’argent… et les sciences… Harari met d’ailleurs le doigt sur un point important : La science « dure », et la recherche en général, a grand besoin de fictions être comprise, être financée et être finalement « acceptées » par le public.

    Regardons un peu du coté des scientifiques vulgarisateurs comme Carl Sagan, Neil deGrasse Tyson ou Stephen Hawkins, eux qui ont grassement nourrit notre imaginaire et nos rêves de conquêtes spatiale… Combien de milliards de crédits de recherches ont été débloqué auprès des politiques et du grand public, grâce à leurs documentaires romancés ? Alors même que l’on a encore une idée très vague de l’impact de la vie extra-terrestre sur nos organismes, on se prend à rêver aux confins de la galaxie…

    Et combien de carrières scientifiques ont été déclenché par des Bogdanov, ou des Bernard Werber qui baignent pourtant dans les pseudo-sciences ? Par des Isaac Asimov ou des Arthur C. Clarke (bon eux ne mentent pas sur leur cv)

    Le grand public (dont je fais parti) a besoin de vulgarisateurs qui expliquent le monde, l’analyse avec second degrés et humour (comme vous faites très bien, ainsi que la plupart des chaines youtube que vous citez), mais elle a besoin aussi de vulgarisateurs qui savent raconter de belles et grandes histoires sans s’accommoder du détail et flirter avec l’imaginaire. Qui ont une « vue d’ensemble ». Les gens aiment avoir une vue d’ensemble et penser avoir compris comment les choses se connectent.

    Vulgarisateur scientifique est un domaine en pleine mutation qui n’existe pas vraiment aux yeux de beaucoup de gens. C’est un domaine en eaux troubles car faisant appel à des compétences extrêmement variées : Artiste, orateur, communiquant, humoriste ne sont pas des compétences habituelles pour un scientifique, mais sont nécessaire pour faire un bon vulgarisateur.
    Sauf qu’un vulgarisateur, en France, on lui demande avant tout de légitimer son lien avec le monde scientifique et d’avoir des références sérieuses : C’est là qu’Aberkane s’est complètement fourvoyé en se fabriquant un CV gonflé aux hormones, démontrant juste que malgré son talent de vulgarisateur, il refuse d’être perçu comme tel mais veut être perçu comme un scientifique à part entière.
    Il s’agit de deux vocations complémentaires mais différentes, il est important de le rappeler.

    Je ne peux que lui souhaiter de reconnaître ses erreurs, en faisant preuve d’un peu plus d’humilité et d’auto-critique, deux valeurs importantes pour qui prétend être un homme de sciences.

    Répondre
  13. Geoffrey
    Geoffrey dit :

    Bonjour ! Pour situer mon contexte : j’ai de nombreuses critiques à faire à Aberkane, en particulier sur la façon, que vous relevez, de parler d’idées sans parler de brevetage de celles-ci, et en gros de sa façon d’utiliser des idées loin d’être récentes (je pense à Rifkin ou à Stiegler) et à les draper de communication et de scientisme.
    Vraiment, je pense finir de regarder sa conférence pour lui piquer ses métaphores les plus jolies, pour faire de la vulgarisation, dans un sens plus proche du votre, plus tard :-).
    Mais contrairement à lui, j’apprécie votre honnêteté et espère pouvoir vous aider à améliorer vos articles, et plusieurs points m’ont fait sauter au plafond :

    « La chose la plus importante pour un scientifique, mais aussi pour un vulgarisateur, c’est sa réputation. » : je me doute que vous dites cela en fonction du contexte de recherche français, très académique, et l’importance de la réputation est bien présente. Mais, d’abord, dit de cette manière, sans nuance, on dirait une affirmation sur la façon de faire science, et je pense qu’un épistémologue attitré, vous lisant, trouverait cela bien péremptoire. Je considère par exemple la transparence des recherches bien plus importante, car permettant la reproductibilité. En sciences humaines et sociales, nous avons eu un certain nombre de problèmes avec des personnes de confiance, ayant produit des résultats bidons pendant des années, sans que personne ne les remette en question. Le fameux avion renifleur est un bon exemple, j’imagine, de ces déboires dans d’autres domaines. Le fonctionnement de la recherche, avec ses pairs dépassés et exploités par les revues, ne me donne d’ailleurs pas confiance du tout envers les revues scientifiques les plus prestigieuses, d’ailleurs dirigées par des communicants et des commerçants, ayant d’autres logiques que celles de la science.

    « Un professionnel lisant le CV d’I. Aberkane, s’il ne se montrait pas suspicieux au vu des incohérences entre les postes revendiqués et les publications effectivement produites (et franchement peu de scientifiques aguerris se laisseraient berner)[…] » : en fait, je pense que l’on peut attendre de professionnels des ressources humaines d’être capable de voir lorsque ils voient « 3 « PhD » dans des domaines très différents soutenus à un an d’intervalle » 🙂
    Mais je ne connais pas assez le milieu de la recherche pour savoir si ce sont des experts en CVs qui lisent les CVs.

    « Le public n’est par définition pas formé, pas équipé, pas en position d’avoir un jugement « autorisé » sur le travail du scientifique ou du vulgarisateur[…]dont la tâche est d’être le sachant qui propose des explications simples à un public en partie profane. »
    J’ai du mal à comprendre la distinction entre vulgarisateur et public : je suis parfois public tout en étant pas expert mais en sachant mieux, a priori, que le vulgarisateur (en tout cas via ce que je comprends de ce qu’il dit : par vulgarisation, il fera parfois des raccourcis que je trouve gênant, me faisant perdre sa confiance, alors qu’un public « plus » profane y trouvera son compte. Je me rends compte en écrivant ceci que les frontières sont flous et que ce sujet, est, du coup, passionnant. Quelle est la légitimité d’un Usul, qui comprend, pour moi, mieux la sociologie que certains élèves de L3 ?
    Cela dit, mon point est : le public n’est pas _toujours_ mal équipé, et dit de manière aussi sèche que dans votre texte, j’ai dû faire un effort pour ne pas le prendre personnellement ; et le vulgarisateur, si on accepte qu’il puisse ne pas être expert, n’est pas _toujours_ « autorisé »(par qui ? l’épistémologie ?) à produire un jugement sur des travaux.
    Enfin, un peu sur le même point : « La dissonance cognitive explique probablement au moins en partie ces réactions de rejet. ».
    La dissonance cognitive est de plus en plus connue grâce à la vulgarisation de la psychologie sociale. C’est une ancienne théorie, toujours extrêmement valable de mon point de vue, mais toujours extrêmement mal comprise, dans le sens où elle n’explique pas des comportements, mais théorise à la fois sur ce qui se passe dans la tête d’une personne lambda (j’appelle ici lambda quelqu’un qui, justement, n’a pas réfléchie, lui-même, sur le thème de la dissonance) et sur son comportement. Cette théorie dit, en substance, que deux pensées/savoirs peuvent être, dans l’esprit de quelqu’un, en contradiction, et que ne supportant pas cela, il agira, inconsciemment, pour réduire cette dissonance, éventuellement, dans les cas les plus extrêmes, en ignorant complètement un fait au profit d’un autre.
    Les théories de l’identité sociale, plus récentes, nous montrent par exemple que les gens favoriseront les idées protégeant ou affirmant leur identité personnelle, au dépens des autres.
    Il s’agit pourtant de deux constats très différents : une dissonance cognitive, d’une part, n’engendrera pas mécaniquement un « refoulement » de l’autre pensée, d’autre part. Ces mécanismes interagissent avec une autre croyance, très ancrée dans nos sociétés, qui est la norme de cohérence : être normal est être « égal à soi-même », avoir une « personnalité stable » et comme ne veut pas se croire ou paraître fou, on ne veut pas avoir deux croyances opposées. Le cerveau fait, a priori, cela très rapidement, voir inconsciemment, d’où cette théorie assez mécaniste de la dissonance sociale.
    Maintenant que la cause « dissonance » est bien séparée de son effet « refoulement » (je ne trouve pas d’autre terme, mais n’y voyez presque aucune connotation freudienne !), la dissonance peut apparaître, je pense, pour ce qu’elle est : une contradiction interne, ici entre ce que l’individu est et ce que le monde extérieur est, pour lui. Nous avons tous des contradictions (enfin, sauf des personnes avancées dans des spiritualités tels que le bouddhisme ou l’hindouisme, si j’ai bien compris ces thèmes, ce dont je n’en suis pas sûr), parfois extrêmement bien cachées derrières nos peurs identitaires.
    Exemple fictif : « je suis écologiste » « je mange des steaks » « les élevages industriels consomment beaucoup trop d’eau par rapport aux ressources planètaires » -> la théorie de la dissonance nous montre en effet qu’il est possible, soit de ne plus se dire écologiste, soit de ne plus manger de steaks, soit d’ignorer notre connaissance des élevages industriels, mais ne dira rien sur pourquoi quelqu’un change de comportement ou au contraire refoule une information. (d’autres voies existent : accepter de ne pas être cohérent en résistant à cette norme, rechercher des voies médianes comme « diminuer petit à petit ma consommation », etc.
    Dire que la dissonance cognitive « explique » une partie des effets, cela reviens, pour moi, à dire « le dé fait 6 car il a 6 face, et que la gravité (la norme de cohérence) impose un choix entre les différents résultats (sachant que la table est plate, etc) ».

    Pourquoi cette tentative de vulgarisation ? Parce que je trouve dire que des gens ont des incohérences, c’est pour moi pointer une évidence carrément blessante (puisque qu’elle met l’identité en jeu : s’il y a refoulement, c’est bien, comme vous le dite, parce que la dissonance peut faire mal, mais remettre en cause son identité est parfois encore plus douloureux !). Je ne jette aucune pierre, montrer aux gens leurs contradictions est un sport occidental, mais je crains que cela ne fasse que se braquer les personnes ayant ces contradictions.
    Enfin et plus généralement, et si ce point me tiens à cœur, c’est que je m’identifie comme psychologue social (et j’ai le diplôme, donc l’état et La Science aussi), et que je vois régulièrement des appels à cette théorie dans des paragraphes disant, en substance, « mais pourquoi les gens, ils pensent pas comme moi, alors que la Vérité m’apparait comme évidente ?! Ah, ils doivent avoir des Dissonances Cognitives »… et c’est exactement ce que vous décriez dans votre article : un appel à la science, par des personnes pas forcément expertes ni même vulgarisateurs de ce domaine !
    Et je suis en ce moment moi-même sujet à une dissonance : je pointe du doigt, chez vous, une contradiction, alors que viens d’exprimer que je trouve que cela peut être blessant ! Mais rien ne vaux les méta-exemples, entre scientifiques 🙂
    Mais cet appel aux sciences sociales pour justifier ce que je résumerais par « dit-donc, les gens, vous êtes pas cohérent » (encore cette norme, qui me gênerai moins si elle ne conduisait pas si souvent à la stigmatisation ; je pense aux bipolaires légers notamment) me fait réagir, j’ai l’impression, exactement comme les physiciens réagissent lorsque des prestidigitateurs (supposés) font appels à la mécanique quantique pour dire « dit-donc, là, il se passe des choses magiques ! » : des gens qui n’ont jamais lu un article, et qui ne connaissent pas les 60 ans de travaux derrières la théorie citée, s’en servent pour faire de la « magie » (détourner l’attention par un appel à la Science).

    Bref, merci pour votre lecture, je ne pensais pas développer autant, et vous suis donc particulièrement reconnaissant de vos travaux ! Pour l’anecdote, la théorie de la dissonance cognitive est, à ma connaissance, rarement mise en lien avec des travaux plus récents (elle sert justement souvent à dire « ah mais ça, c’est bon on connait, c’est la dissonance cognitive, pas un effet de ta variable » sans creuser les interactions), et un champ de recherche viens peut-être d’être ouvert en ce 31 octobre 😉
    Geoffrey

    Répondre
    • Acermendax
      Acermendax dit :

      Merci pour votre message.
      Vous évoquez la transparence, et je rejoins. La transparence est étroitement liée à la réputation. j’aurais dû la mentionner, en effet.

      Sur «la dissonance cognitive explique» vous avez raison de pointer un abus de langage, un raccourci. Votre développement est tout à fait pertinent. Et en effet, les théories plus récentes sont moins connues (notamment par moi) et si vous avez des références à me suggérer sur le sujet, j’en serais ravi.

      Répondre
  14. Malo
    Malo dit :

    je me pose la question du but en fait? Je trouve prétentieux de votre part de croire que le public dont je fais parti n’a aucune capacité de recherche , de questionnement et d’analyse … Je vois le rédacteur , Thomas si ma recherche de 10 seconde est bonne est en fait une personne du monde académique et qu’il sent le besoin de décrire un CV d’une personne qui en soit n’est pas un danger en soit.
    Je ne parle pas de théoriciens de bas étage qui mentent sur des faits importants mais idriss dans ses interventions , conférences etc etc apporte quoi? Sa vision, son envie… Sont elles dangereuse en soit? Sont elles problématique ? Sont elles fausses dans ses références?
    Personnellement , il m’a donné envie d’avancer, il m’a donné de croire en l’avenir, de rechercher ses références , d’étudier , de m’estimer capable. Donc peu importe son parcours, peu importe ses diplômes, son travail … Son message n’est que du plus et grâce à lui, je serais une personne meilleure avec plus d’envie et d’objectif…
    Ce qui me chiffonne le plus c’est que des personnes essaient de mettre des bâtons dans les roues pour quelles raisons ? Du buzz? De la jalousie? Envie d’exister? De l’ennuie?
    Nous devons avoir plus d’envie d’améliorer les choses plutôt que de les descendre et tu vois Thomas, il m’a donné envie de te lire, et de te suivre sur ce que tu partage comme connaissance, point de vue.
    Il a vulgarisé ton travail comme tu semble le dire mais il m’a donné envie de te suivre et son idée de partage , j’y crois…

    Maintenant je ne suis rien d’autres qu’une personne sans diplôme, sans aucune reconnaissance de la part d’autrui… Mais je trouve son projet intéressant .
    J’ai juste une question pour toi , pourquoi crois tu que 90% des personnes gonflent leurs CV?

    Cordialement à toi

    Répondre
    • G Quentin
      G Quentin dit :

      Ça a été développé plusieurs fois dans les commentaires.
      Visiblement, tu n’es pas capable de faire le travail de recherche puisque tu ne vois pas le problème. Il n’a pas seulement menti sur son CV, son discours est truffé d’affirmations non scientifiques qu’il fait passer pour telles.

      Répondre
  15. PJ
    PJ dit :

    Salut, Je rejoins un peu les propos de Malo. Idriss vulgarise, mais fait certainement des raccourcis. Il a un côté pipeau, « charlatan » qui agace. C’est jamais très clair. Mais c’est un vulgarisateur sympa à écouter.
    @ Acermandax: as-tu lu son livre ? (je suis en train de lire, avec, je l’espère, un minimum d’esprit critique, à défaut d’esprit scientifique malgré mes études d’ingénieur)
    Je comprends la frustration d’une partie de la communauté scientifique, par son manque de rigueur et son non-respect des codes. Mais ce serait bienvenu d’être un peu plus ouvert aux autres, à ceux qui ne sont pas de la « communauté ». Quand on est en scientifique, on reste entre scientifiques (on reste dans sa case).
    L’expression « prouvé scientifiquement » est tellement galvaudée. On s’en fout un peu !
    Que fait-il de mal? S’exprimer ? Donner de l’espoir ?

    Répondre
    • G Quentin
      G Quentin dit :

      « Salut, Je rejoins un peu les propos de Malo. Idriss vulgarise, mais fait certainement des raccourcis. Il a un côté pipeau, « charlatan » qui agace. C’est jamais très clair. Mais c’est un vulgarisateur sympa à écouter. »

      Ce n’est pas un vulgarisateur, la vulgarisation suppose que l’on cite ses sources, ici c’est juste un idéologue qui enrobe son discours de jargon scientifique. Il faut être précis avec les termes qu’on utilise. Il ne vulgarise pas les sciences puisque ce qu’il transmet, ce ne sont pas des sciences mais une interprétation idéologique de résultats pas toujours scientifiques.

      « e comprends la frustration d’une partie de la communauté scientifique, par son manque de rigueur et son non-respect des codes. Mais ce serait bienvenu d’être un peu plus ouvert aux autres, à ceux qui ne sont pas de la « communauté ». Quand on est en scientifique, on reste entre scientifiques (on reste dans sa case). »

      Que dire… Ce n’est pas un problème de « manque de rigueur et non respect des codes », c’est un problème qu’il raconte des choses qui n’ont rien de scientifique en les faisant passer pour des sciences pour donner du crédit à ce qu’il raconte, et visiblement ça fonctionne. Ensuite, ce procès comme quoi on serait fermé à ceux qui ne sont pas de la communauté, c’est juste une allégation basée sur rien. La communauté scientifique ne monte pas au créneau quand Bruce de e-penser ou l’autre de Dirty Biology raconte des conneries. Quand quelqu’un décèle une erreur dans leurs vidéos, ils se contentent de la leur signaler. Ici, c’est très difficile, puisque premièrement il n’est pas accessible, il fiat juste ses conférences et vend son bouquin, et aussi et surtout parce que tout n’est que storytelling, donc il est difficile de s’attaquer à son discours point par point, puisque ça ne repose sur rien. On ne peut pas dire où est le problème dans une maison s’il ne s’agit que d’un tas de briques, autre que de dire « c’est pas une maison ». « Quand on est scientifique, on reste entre scientifiques », encore une généralisation grossière. Des scientifiques qui font de la vulgarisation, ça existe. Et puis quand on est scientifique, on a trop de travail pour aller faire de la com’ dans 160 conférences en 1 an. Cependant, ce n’est pas parce que la communauté scientifique gagnerait à mieux communiquer avec le reste du monde qu’on doit accepter le premier charlatan venu qui vient raconter de la merde au nom des sciences.

      « L’expression « prouvé scientifiquement » est tellement galvaudée. On s’en fout un peu ! »

      Non, on ne s’en fout pas, c’est un moyen rhétorique qui fait chaque jour ses preuves, et ici, il ne se contente pas de méthodes aussi grossière, il utilise le storytelling et un langage pseudo scientifique qui donne une aura de scientificité à son discours et le rend plus crédible aux yeux de qui ne sait pas de quoi il parle.

      « Que fait-il de mal? S’exprimer ? Donner de l’espoir ? »

      Raconter des mensonges et des conneries dans son CV et ses conférences pour se faire du fric. C’est comme les connards qui vendent des cours pour monter ta startup qui dans 99% des cas va s’écrouler ou ne jamais voir le jour. Il se fait du pognon sur la crédulité des gens et les détourne de ce qui pourrait réellement leur donne les outils pour avoir une chance de prendre leur vie en main et se libérer partiellement de leurs biais sans leur faire croire qu’il existe une formule mathématique qui les rendra riche. Tu veux en apprendre un peu plus sur comment « libérer ton cerveau » par l’esprit critique ? Pour une poignée d’euros, y a un super numéro de Cerveau&Psycho bien foutu qui cite ses sources et est très accessible et te donne non seulement des explications scientifiques sur le fonctionnement de ta pensée, mais en plus te donne des outils concrets pour entrainer ton esprit critique. Ou alors t’as le livre d’Aberkane pour 20€ qui va te faire croire que tu peux devenir un calculateur prodige si tu le veux, mais étrangement, tu remarqueras qu’il ne te dit pas comment faire.

      Répondre
      • Malo
        Malo dit :

        Donc en fait la forme est plus importante que le fond?

        Donc si je me fous de la forme, que peux tu me dire sur le fond? Sans être agressif ou quoi, je cherche juste une argumentation construite sur l’erreur de ses références ?
        Si nous prenons par étape ses conférences , il parle d’un concept utopique de l’économie de la connaissance. Donne moi sur l’une de ses argumentations , un mensonge, une erreur ?
        Sur le biomimetisme? Une erreur, un mensonge?
        L’économie bleue la même ?

        Je suis d’accord de dire, il ne suit pas les codes , son CV est truqué etc etc
        Mais le fond est il bon? Ses références sont elles bonnes?
        Car qu’on se le dise ce n’est pas une conférence scientifique qu’il fait mais idéologique , crois tu que notre système économique basée sur la matière première est bonne? Personnellement , je pense qu’il se mouille et que malgré ce qu’il fait , il a un certains courage car il ne parle pas sous un pseudo…

        Ce qui me fait le plus rire en étant en dehors du système académique , c’est de faire un débat sur son CV plutôt que sur ses idées … C’est triste…

        A moins que le concept de dire que tout le monde peut faire de grandes choses soit une erreur totale. Dans ce cas là , le bouseux que je suis arrêtera de vous lire car je ne comprendrais pas en fait…

        Répondre
        • G Quentin
          G Quentin dit :

          « Donc en fait la forme est plus importante que le fond?  »

          Qu’est-ce que c’est que cette rhétorique de l’épouvantail ? Si vous souhaitez ne pas recevoir de réponse agressives, commencez par ne pas déformer le discours de vos interlocuteurs, à moins que vous ne soyez pas au courant que ça a le don de les irriter ?

          « Donc si je me fous de la forme, que peux tu me dire sur le fond? Sans être agressif ou quoi, je cherche juste une argumentation construite sur l’erreur de ses références ?
          Si nous prenons par étape ses conférences , il parle d’un concept utopique de l’économie de la connaissance. Donne moi sur l’une de ses argumentations , un mensonge, une erreur ?
          Sur le biomimetisme? Une erreur, un mensonge?
          L’économie bleue la même ? »

          Je l’ai déjà fait, vous n’avez simplement pas pris le temps de le lire, mais je vais réitérer, une énième fois.

          Pour ce qui est de l’économie de la connaissance, sa formule selon laquelle les flux de connaissances peuvent être modélisés de manière simple comme étant proportionnels à du temps fois de l’attention, c’est simple, c’est une affirmation qui n’a PAS de références, donc on peut difficilement juger des ses références, elles n’existent pas, qu’il s’agisse de sources, de données empiriques ou de données expérimentales, aucune n’est donnée. Par contre, ce que je peux vous dire, c’est que le fait d’assimiler ou non une information dépend : du mode sur lequel elle est transmise (image, son, schéma, plusieurs à la fois), de la personne/source qui la transmet (est-ce un beau gosse avec une voix agréable à qui on fait confiance ? Une média d’un bord opposé au notre ? ), de notre capacité à la comprendre l’information (langage, background théorique requis pour assimiler un concept), de notre stade de développement cognitif, de notre méfiance ou non vis à vis de la dite connaissance (selon qu’elle chamboule nos croyances ou non), d’une exposition préalable à la dite « connaissance », et j’en passe.
          D’un point de vue plus concret, il affirme que dans son modèle, un chômeur ayant selon lui plus d’opportunités d’engranger des connaissances serait ainsi potentiellement plus riche que Bill Gates. Mais expliquez moi donc comment ce chômeur peut accéder aux dites connaissances s’il est à la rue, s’il n’a pas le niveau de maîtrise des outils numériques pour accéder à des connaissances mises en valeur dans son modèle (car soyons honnêtes, ce n’est pas de toutes les connaissances dont il parle, outre le fait qu’il a omis, ça l’arrange, de parler du fait que des connaissances soient fausses, toutes les connaissances n’ont pas la même valeur aujourd’hui et rien n’assure que ce soit le cas dans son modèle).
          Ainsi donc son modèle vend du rêve mais ne vaut pas grand chose.

          Deuxième formule, K(a^b) > K(a) ^ K(b), encore une fois rien ne prouve que a et b soient des connaissances « vraies », et il est tout à fait possible qu’une connaissance préalable mène au rejet de la suivante ou à une compréhension confuse (analogies foireuses par exemple). De plus, sa démonstration est fumeuse, c’est pas des maths, il balance quelques propriétés puis en vient comme par magie à sa formule.

          Pour ce qui est du biomimétisme, il présente ça comme quelque chose de novateur, alors que c’est juste la norme dans les sciences et l’industrie depuis déjà un moment, et par exemple toutes les infos qu’il donne sur la crevette pistolet sont disponibles sur Wikipedia… Du gros niveau.

          Ah, j’oubliais, il passe son temps à dire que blablabla y a pas de déchêts dans son modèle, et prend exemple sur la Silicon Valley comme si elle avait fait fortune uniquement sur des idées. Je n’étais pas au courant que mon Smartphone était immatériel. On ira en parler aux populations qui vivent aux côtés de montagnes de déchets toxiques issus des nouvelles technologies.

          « Ce qui me fait le plus rire en étant en dehors du système académique , c’est de faire un débat sur son CV plutôt que sur ses idées … C’est triste… »

          Encore la rhétorique de l’épouvantail, on parle de son CV ET de ses idées, et sinon son CV c’est de l’usurpation, et les conneries qu’il raconte décrédibilisent les instituts auxquels ils prône être rattaché, donc oui ça les intéresse. D’autant qu’il a utilisé ce CV pour se faire bien voir des médias.

          « A moins que le concept de dire que tout le monde peut faire de grandes choses soit une erreur totale. Dans ce cas là , le bouseux que je suis arrêtera de vous lire car je ne comprendrais pas en fait… »

          Il nedit pas que « tout le monde peut faire de grandes choses », il dit que tout le monde peut tout faire. C’est différent. Et c’est en effet une belle idéologie mais qui contraire à ce qu’on sait du fonctionnement du cerveau humain pour le moment.

          Répondre
          • Malo
            Malo dit :

            Merci pour ces informations…

            En fait à la base je parlais à la personne qui a fait cet article… Quand je dis que vous faites un debat sur son CV plutôt que sur le fond. C’est vrai , la preuve le titre de l’article c’est quoi?
            Donc aussi bien dans le fond que dans la forme, vous êtes pathétique … Une bande de jaloux qui ne fait rien, ne créer rien, ne donne envie de rien et juge… C’est triste de voir une « élite intellectuelle » autant dans l’erreur…
            Ce qui me fait plaisir c’est que autant sur le CV, vous dites de la merde autant sur le fond c’est pareil.

            Ce que j’aime dans ton argumentation aussi simpliste c’est l’analyse de ton point de vu. Tu es tellement pris dans ton programme que tu écoute ce que tu veux écouter , analyser ce que tu veux analyser…
            Pour ton deuxième exemple l’équation n’est pas bonne et surtout pas vérifiable, mais si tu écoute bien. Il ne dit pas c’est mon calcul ainsi j’ai raison. Est ce que de l’attention avec du temps ne te donnera pas plus de connaissance si tu en as envie d’apprendre même pour un pauvre chômeur sans ami, sans moyen de faire une pauvre recherche ( soit dit en passant , ça fait longtemps que tu n’as pas côtoyé de chômeurs ) bref , je ne vais pas détailler plus , votre aigreur m’ennuie.
            Voyez le fond plus que la forme et sortez de chez vous… Et n’accablez pas son CV alors qu’il n’est aussi faux que vous le prétendez .

            A plus Thomas , ce fut un plaisir, vas sur son site. Tu passeras pas un enseignant aigri qui fait du théâtre et qui écrit quelques livres que seul tes copains de comptoir lisent…

          • Acermendax
            Acermendax dit :

            Je constate que se dévoile chez vous le ton accusatoire, personnel, affectif que l’on rencontre chez les défenseurs des gourous que nous avons égratignés dans nos travaux. C’est un peu alarmant pour vous, Malo. Regardez un peu la manière dont vous agressez les gens qui ont le malheur d’avoir une critique argumentée d’une personne dont vous aimez les propos pour des raisons… que vous n’avez pas su argumenter autrement qu’en accusant les autres de jalousie.

            Demandez-vous ce qui pourrait vous faire changer d’avis. Courage.

            M.

          • G Quentin
            G Quentin dit :

            Tu as laissé entendre que l’on faisait un débat UNIQUEMENT sur son CV.

            Bref, c’est bien toi qui ici lis ce que tu veux lire et refuse d’accepter qu’on t’a pris pour un con.

            Et t’as rien à détailler, t’as visiblement aucune idée de comment fonctionnent les sciences mais tu veux te la jouer grand sage face aux méchants universitaires aigris. Le mec pourrait tuer ta mère que tu continuerais de l’aduler. Je me suis fais chier à détailler les erreurs sur le fond, vous avez juste dit « maaaais c’est pas ça qu’il dit » comme si vous aviez mieux compris que moi sans en apporter la moindre preuve, avec votre faible compréhension des neurosciences, bref vous êtes dans le déni. Du coup ne venez pas nous faire chier à nous demander de nous expliquer, branlez vous sur son livre et laissez nous nous battre pour la vérité contre les faussaires.

            En tout cas, étant donné le peu d’importance que vous accordez à la vérité, vous et les autres, je finis par croire que l’humanité a bien les politiciens qu’elle mérite, ce que vous voulez, c’est juste que l’on vous dise ce qui vous fait plaisir à entendre, peu importent les mensonges.

      • PJ
        PJ dit :

        Je te remercie beaucoup pour tes commentaires et ton conseil sur Cerveau & Psycho. Je vais me renseigner.
        Je te trouve quand même très aigri voire jaloux. Même si Idriss est loin d’être parfait, je pense qu’il fait plus de bien pour la cause scientifique que de mal.
        Bien sûr qu’il faut dénoncer les fautes et erreurs, mais avec toujours bienveillance et mansuetude. Je trouve ça démarche humaniste et ça me va. Il y a tellement d’exemples de cas où lorsque tu aimes ce que tu fais, que tu oses, que tu es persévérant et travailleur, tu arrives à des résultats. C’est une évidence qui est simple à rappeler.
        Pour ma part, ayant côtoyé pendant plusieurs années des chercheurs, ayant monté ma startup avec certains, je retrouve en te lisant la concupiscence de certains, propre à cette communauté. Bien sûr, tous ne le sont pas…
        Ayons un peu de bienveillance et d’esprit critique. Que tu veuilles l’enfermer dans la case « charlatan » au lieu de « vulgarisateur », c’est ton choix. Mais, ne vous tirez pas une balle dans le pied en dénigrant en continu et en s’isolant.
        Une chose est vraie : il m’a donné envie et c’est une bonne chose.

        Répondre
        • G Quentin
          G Quentin dit :

          Aigri oui, car je suis attristé de voir ce genre de mecs vivre sur la crédulité des gens. D’ailleurs, le dernier numéro de Cercle Psy a parlé des nouveaux « gourous », ceux qui font leur fond de commerce sur le « développement personnel », et étrangement, dans le profil, tout y est. Jaloux pas tellement, si j’ai décidé de ne pas aller en école d’ingé, c’est parce que ce n’est pas le genre de voie que j’ai choisie.

          « Bien sûr qu’il faut dénoncer les fautes et erreurs, mais avec toujours bienveillance et mansuetude. Je trouve ça démarche humaniste et ça me va. Il y a tellement d’exemples de cas où lorsque tu aimes ce que tu fais, que tu oses, que tu es persévérant et travailleur, tu arrives à des résultats. C’est une évidence qui est simple à rappeler. »

          Le problème, c’est qu’on est sur internet, et qu’on perd vite son sang froid face à des personnes comme il y en a dans cette section de commentaires qui font des procès d’intention et refusent d’accepter le fait d’avoir été bernés. Après, évidemment que l’idéal eût été que je reste calme et positif.

          Tu veux dire condescendance ? La concupiscence a peu avoir avec mon discours.

          Je ne dénigre pas en continu, mais en effet je le range dans la catégorie des charlatans jusqu’à ce qu’il m’ait prouvé le contraire. Je vous renvoie sérieusement au dernier numéro de Cercle Psy, le hors série sur l’histoire de la Psychologie, vous serez surpris de voir à quel point Idriss rentre dans le moule justement.

          Qu’il vous ait donné envie, c’est une bonne chose, mais il aurait pu le faire sans mentir. Pas plus tard qu’hier, j’étais à une conférence donné par un mec de l’ULB(Université Libre de Bruxelle, je te retrouverai le nom si ça t’intéresse), c’était du storytelling comme je ne l’aime pas, mais ce qu’il disait, c’était basé sur des sources sérieuses, sur des travaux reconnus et publiés, alors moi, ça ne m’a pas plu à titre personnel, mais j’ai trouvé que c’était une excellente initiative de vulgarisation. Et justement, ça tombe bien, le sujet c’était le bonheur, au travers du mindfulness et de la psychologie positive : c’est justement ce que prétend proposer Idriss, une manière de « libérer » un peu son cerveau, en jouant avec la marge de manoeuvre que l’on a, en permettant de changer un peu notre façon de penser pour mieux vivre, dans la limite de ce qui dépend de nous. Et bien ce mec, il avait toute l’audience accrochée à ses lèvres, qui riait à ses blagues et buvait ses paroles, mais il faisait tout ça sans raconter de la merde. Il vendait du rêve, mais un rêve cohérent et réaliste. Et ça, c’est déjà pas mal.

          Alors qu’Idriss t’ait donné envie tant mieux, mais pendant qu’une grande partie de son lectorat semble destinée à ne jurer que par lui, je pense que tu gagnerais à utiliser cette motivation qu’il t’a donnée pour t’intéresser à des choses plus cohérentes et scientifiques, qui te donneront des perspectives concrètes dans ce sens.

          Pour l’anecdote, tu sais comment j’ai commencé à m’intéresser aux sciences humaines ? Par ALAIN SORAL. Et pourtant, ses écrits récents sont aussi scientifiques que mes rédactions de collège. Grâce à lui(et d’autres par la suite bien sûr) j’ai fini par trouver une voie professionnelle qui me convient et même me passionne, dans laquelle pour le moment j’excelle. Pourtant, ça n’empêche pas que ce mec est un connard et que ce qu’il raconte, c’est quand même franchement de la merde.

          Répondre
          • PJ
            PJ dit :

            oups « condescendance » (je crois que je suis pas mal fatigué 🙂
            En fait, il m’a donné envie de m’intéresser au domaine de la connaissance et de l’apprentissage, pas forcément à la personne.
            Je suis un peu le meme chemin que toi. De cet intérêt suscité, je continue à me renseigner. Je regardais un Ted Talk d’Olivier Thomas (Savoir penser) à Grenoble. Je m’intéresse à Celine Alvarez et ses travaux sur les enfants. Je souhaite comprendre comment mieux apprendre et me renseigne sur les serious game. Mais c’est grâce à Idriss A. que je suis tombé sur ce site web 🙂 Je vais bientôt lire le bouquin de Gunter Pauli sur l’Economie Bleue et j’apprécie la vulgarisation de la science (parfois inégale « la tete au carré », youtuber Mickael Launay,…)
            Je veux bien le nom de la conférence à laquelle tu as assisté !
            Merci d’avoir pris le temps de répondre aux commentaires. J’apprécie la confrontation 🙂

          • G Quentin
            G Quentin dit :

            Ce sont des choses qui arrivent, la langue française est pleine de mots rigolos.

            Si tu t’intéresses aux serious games, j’aurai peut-être des sources pour toi un de ces 4. Je fais mon mémoire de Master sur les communautés de ROM Hacking de jeux vidéo comme réseaux d’apprentissages horizontaux.

            Pour la conférence c’était : Conférence d’Ilios Kotsou

            « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? »

            C’est le nom de son bouquin. Tu devrais trouver des vidéos de lui j’imagine.

            Bonne soirée 🙂

  16. Niamania
    Niamania dit :

    Que tu sois blanc ou chinois si tu es un usurpateur ce n’est pas forcément à cause de tes origines.
    Je suis colombienne, cela veut-il dire que par définition je suis une droguée, trafiquante de drogue, prostituée de luxe, que j’aime Shakira, le reaggeton ou je ne sais quoi d’autres clichés pourris?
    « Être rationnel ça passe aussi par ne pas être politiquement correct. » Je ne sais sincèrement pas du tout quoi vous dire de plus si ce n’est que selon moi ce n’est jamais conforme au bon sens de ne pas respecter autrui avec ses différences etc.
    J’espère avoir mal compris votre commentaire et si c’est comme ça, je m’excuse mais si non, justement, essayez de rechercher la raison en vous ça vous fera un grand bien!!

    Répondre
  17. Akim Sissaoui
    Akim Sissaoui dit :

    A part la dérive des derniers commentaires, je suis content d’avoir trouvé cet article relayé en commentaire sur un post que j’avais fait sur Facebook concernant le livre d’Idriss Aberkane que je suis en train de lire.

    Ce que vous dites dans votre article est fort intéressant. Séduis moi-même par le charisme d’Idriss Aberkane, j’étais, jusqu’ici surpris et étonné par son parcours, du moins celui qu’il nous vend et que l’on entend dans les médias populaires. Pour autant, le fond de son message me parle et me fascine. Et c’est en ça qu’il est fort, légitime ou non. Il affirme une vérité, la sienne peut-être, avec un tel aplomb, avec une telle certitude, qu’il ne viendrait à personne l’idée de le défier, le remettre en question.

    Je vais quand même lire son livre, et continuer de le suivre, car ce qu’il dit est plein de bon sens. Il est vrai, j’en convient, que le bon sens n’a rien de très scientifique, pourtant, je suis convaincu que certaines vérités scientifiques ont été précédées par des suppositions basées sur le bon sens, avant d’être étudiées et confirmées.

    Concernant l’accessibilité du monde scientifique au « commun des mortels », nous vivons dans un monde, et Idriss Aberkane le démontre très bien dans sa description du système scolaire actuel, où la note est dictatrice, et l’a tradition à droit de veto. Toutefois, alors que je parlais de ça se soir à un ami, il m’a répondu que ça le faisait penser à Albert Jacquard (dont je ne connaissais que le nom). Une preuve de plus que, peut-être, même le bon sens d’Idriss Aberkane est emprunté. Je me ferai ma propre opinion après avoir lu son livre, et en me documentant ensuite sur Albert Jacquard entre autre.

    Pour revenir à l’adhésion du public au monde scientifique, je suis désolé de vous rappeler que celui-ci n’a pas bonne presse en ce moment. Disons que, pour rester à la première personne, je suis aujourd’hui très critique vis-à-vis un milieu élitiste largement corrompu par un système économique dans lequel le conflit d’intérêt est omniprésent. Ainsi ne vivons-nous pas l’âge des scandales scientifiques ? Le cholestérol, le sucre, les statines ? Et que dire des annonces (et là, je rejoins totalement sur ce que vous dites des médias qui non seulement relaient des informations qu’ils ne comprennent pas en les interprétants, et en plus gonflent les éléments pour plus de sensationnalisme) de découvertes remises en question donnant l’impression que finalement, même une grande découverte partagée par tout un collège scientifique peut être fausse (référence à la remise en question récente de la découverte de la particule X en physique).

    Enfin, QUID d’un autodidacte lecteur assidu de Science et Vie ? Un jeune génie qui retient tout ce qu’il lit, mais qui n’a pas de diplômes, n’a pas de doctorat, n’a pas fait de recherches ? Sera-t-il illégitime dans la transmission du savoir qu’il a accumulé, sera-t-il un charlatan s’il interprète de manière logique des corrélations dans ses connaissances ?

    Bref. J’en aurais beaucoup plus à dire. Je comprends parfaitement votre article et sa teneur. Je comprends le problème de légitimité d’un orateur/vulgarisateur tel que Idriss Aberkane, et je comprends le public qui est de plus en plus à l’écoute des personnes qui se rendent accessibles avec charisme et aplomb.

    Le public est de plus en plus informé. Parfois mal, parfois bien. Il est de plus en plus demandeur. Simultanément, le savoir est de plus en plus accessible. Et les scandales autour des études scientifiques orientées et manipulées (elles sont légions) n’est plus si simple à étouffer au sein du monde scientifique pour éviter une atteinte à sa réputation.

    La question que je pose: Que va faire le milieu scientifique pour s’adapter ?

    Répondre
    • Ced
      Ced dit :

      Le milieu scientifique? Lequel? La recherche fondamentale produit beaucoup et se moque totalement d’Aberkane qui n’est rien du tout. C’est un peu comme citer un marabout africain dans un colloque de médecine.

      Répondre
  18. Olivier Marteaux
    Olivier Marteaux dit :

    La fulgurante ascension d’Idriss Aberkane dans la conscience médiatique devait bien un jour susciter des réactions de jalousie. 
    Je métonne de leur caractère coordonné. Quelles chasses gardées, quels statuts ou privilèges a-t-il bien pu inquiéter ?
    Ce serait une erreur quelque peu stupide de croire que les auditeurs et les lecteurs d’Idriss Aberkane aiment ses conférences et ses livres pour son CV plutôt que pour ses idėes. Mesdames et messieurs les journalistes, laissez là votre nostalgie des titres d’Ancien Régime. Intéressez vous d’abord au contenu, vous en verrez la puissance et la portée. 
    Quant au CV lui – même,  votre réaction me laisse sur le séant : la richesse et la diversité du parcours d’Idriss Aberkane sont des atouts qu’aucun acteur économique ou social doué de raison ne saurait ignorer. 
    Allez, dėtendez-vous, oubliez votre peur de ne pas pouvoir juger par vous- mêmes, et ouvrez-vous à l’ėconomie de la connaissance.

    Olivier Marteaux

    Répondre
    • Ced
      Ced dit :

      Ah oui… L’économie de la connaissance… Un titre bien ronflant. Si vous nous permettez de juger la puissance et la richesse du « message » d’Aberkane distillé au sein de ses livres et de ses prises de parole, à la qualité de ses démonstrations et au regard de son véritable travail de recherche universitaire, c’est à dire une thèse de littérature méditéranéenne et non une thèse de neurosciences comme cela est mentionné partout, ça risque vite de tourner court. Il n’y a rien. Du vent. C’est un beau parleur. Ce gars est bien sapé avec de la tchatche. Je ne parle même pas du CV. Il devrait rougir de honte. Vous me faites penser à ces petits enfants qui découvre le plaisir de manger avec le Mac Donald et le coca.

      Répondre
  19. r0wi
    r0wi dit :

    « Great minds discuss ideas. Average minds discuss events. Small minds discuss people »
    – Socrate, ou Eleanor Roosevelt en anglais dans le texte.

    Répondre
  20. Liame
    Liame dit :

    ! Alerte récupération, détournement !
    A la première lecture, j’ai pensé que ce site « L’insoumis, journal de la France libre » était un site satyrique.
    Mais non, ces gens sont sérieux, ils s’expriment bien au premier degré.
    Quels que soient les travers de monsieur Aberkane qui semble effectivement un imposteur de talent, j’ai relevé les propos suivants sur « L’insoumis » :
    « Dans la communauté musulmane et bobo, Idriss Aberkane est était la preuve que l’islam produit de grands génies. C’était l’antithèse de 1300 ans d’histoire, normal qu’il ait attiré l’attention. »
    « ce petit génie des îles »
    Ce genre de propos n’a rien à voir avec la démonstration d’Acermendax qui ne s’en prend jamais aux origines de l’individu mais bien à son CV, son discours, ses prétentions.
    « L’Insoumis est un journal indépendant qui défend la France et les Français : ligne souverainiste. »
    Comment se protéger de ces gens qui n’hésitent pas à récupérer des propos qui n’ont strictement rien à voir avec leur désinformation haineuse ?

    Répondre
  21. Liame
    Liame dit :

    ! Alerte récupération, détournement !
    A la première lecture, j’ai pensé que ce site « L’insoumis, journal de la France libre » était un site satyrique.
    Mais non, ces gens sont sérieux, ils s’expriment bien au premier degré.
    Quels que soient les travers de monsieur Aberkane qui semble effectivement un imposteur de talent, j’ai relevé les propos suivants sur « L’insoumis » :
    « Dans la communauté musulmane et bobo, Idriss Aberkane est était la preuve que l’islam produit de grands génies. C’était l’antithèse de 1300 ans d’histoire, normal qu’il ait attiré l’attention. »
    « ce petit génie des îles »
    Ce genre de propos n’a rien à voir avec la démonstration d’Acermendax qui ne s’en prend jamais aux origines de l’individu mais bien à son CV, son discours, ses prétentions.
    « L’Insoumis est un journal indépendant qui défend la France et les Français : ligne souverainiste. »
    Comment se protéger de ces gens qui n’hésitent pas à récupérer des propos qui n’ont strictement rien à voir avec leur désinformation haineuse ?

    Répondre
  22. Acermendax
    Acermendax dit :

    Ce genre de récupération fait continuellement du mal à la pratique de la pensée critique. Beaucoup de gens risquent de nous ranger dans le même panier que l’Insoumis et de trouver dans ces attaques idéologiques de quoi réduire leur dissonance aux dépends d’une remise en question de leur croyance sur l’imposteur.
    Il est donc important, comme vous venez de la faire, de bien montrer la différence de registre entre une analyse critique et une attaque idéologique.

    Répondre
  23. G Quentin
    G Quentin dit :

    J’ai en effet eu la joie, moi parmi tous, la belle ironie, de me faire traiter de raciste lorsque j’ai critiqué Idriss. En fait, il n’y a aujourd’hui même plus « besoin » que ces xénophobes s’expriment pour que l’on soit assimilés à eux, le raccourcis est devenu presque naturel (et je comprends tout à fait, même si ça me désole).

    Répondre
  24. Linsoumis.fr
    Linsoumis.fr dit :

    C’est quoi votre problème avec nous ?

    L’islam a un énorme problème avec la science donc bien sûr qu’il faut nous lire au premier degré, même si nous usons souvent d’ironie.

    Cf. par exemple ce qu’écrivait Renan : http://www.disons.fr/?p=31807

    Les musulmans n’ont jamais rien inventé. Aucun pays islamique n’a jamais su construire ne serait-ce qu’une voiture sans des étrangers pour les commander.

    Les Perses sont un peu l’exception, de par leur peuple et le chiisme.

    Être rationnel ça passe aussi par ne pas être politiquement correct.

    Idriss n’aurait pas eu le même succès s’il avait été blanc ou chinois, point barre.

    Répondre
  25. artragis
    artragis dit :

    ah ah tellement lol.
    – opération de la cataracte
    – premières lentilles sphériques
    – plusieurs théorèmes géométriques…

    Bien évidemment, avant qu’on n’abîme tout, l’université de Bagdad était réputée. On peut aussi ajouter un nombre important de musulmans qui réussisent des études à stanford ou au MIT…

    Bref c’est totalement faux ce que vous affirmez.
    Quant au lien que vous donnez on voit clairement le racisme assumé qu’il promeut. AInsi les phrases mise en gras sont de sacrès sophismes ou pourriture argumentative : exemple majeure « Toute personne un peu instruite des choses de notre temps voit clairement l’infériorité actuelle des pays musulmans, la décadence des États gouvernés par l’islam, la nullité intellectuelle des races qui tiennent uniquement de cette religion leur culture et leur éducation ».
    -> flâterie envers l’auditorie
    -> faux dilemme « soi tu es instruit et tu connais l’évidence soit tu n’es aps instruit et tu ne t’en rend pas compte ».
    -> plusieurs concept flou « infériorité des pays/races »

    En plus les assertions sont faites sans preuve.

    Répondre
  26. G Quentin
    G Quentin dit :

    Et ce trou du cul (il a dit qu’il n’aimait pas le politiquement correct) partage des intox de journaux itlalien en se disant que personne ne s’en rendra compte xD

    Répondre
  27. Liame
    Liame dit :

    Et les mathématiques, la philosophie (Averroès) , la calligraphie…
    « Aucun pays islamique n’a jamais su construire ne serait-ce qu’une voiture » les Islandais non plus, pas plus d’ailleurs que les Canadiens ou les Norvégiens…
    « C’est quoi votre problème avec nous ?  » Je réponds individuellement : c’est vous qui semblez avoir un grave problème avec une partie de l’humanité que vous rejetez en vous protégeant derrière de gros fantasmes, et peut-être qu’une psychanalyse vous ferait du bien (même si zététiquement discutable).

    Répondre
  28. L'Insoumis
    L'Insoumis dit :

    Bonjour Liame,

    Averroès est un Espagnol qui a fini persécuté par les musulmans. Il a dû fuir son pays et a beaucoup souffert de l’islam. Quel toupet que les musulmans le brandissent sans cesse en exemple !

    Pour l’algèbre, il s’agit de Perses essentiellement. D’où le fait qu’on les mentionne comme « exception ». Et encore : le plus grand d’entre eux, Al-Khwarizmi, n’était peut-être même pas musulman mais zoroastrien.

    Les Islandais n’ont pas construit de voitures mais ils sont 300,000 et non 1,8 milliard.

    L’islam est cancer de la pensée qui entraine l’arriération des peuples qui y succombent.

    Cordialement,

    Répondre
  29. Liame
    Liame dit :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Sciences_arabes

    Ibn Rochd de Cordoue, plus connu en Occident sous son nom latinisé d’Averroès, est un philosophe, théologien, juriste et médecin musulman andalou de langue arabe du XIIᵉ siècle, né en 1126 à Cordoue

    « L’islam est cancer de la pensée qui entraine l’arriération des peuples qui y succombent.  » ici il est question de Idriss Aberkane et non pas d’Islam. Monsieur L’insoumis par ce biais vous commettez un délit de sale gueule. Vos attaques contre Aberkane ne valent rien. Comparez-les avec le travail d’Acermandax.

    Répondre
  30. Liame
    Liame dit :

    « Idriss n’aurait pas eu le même succès s’il avait été blanc ou chinois, point barre. »
    Qui confond quoi ?

    Répondre
  31. L'Insoumis
    L'Insoumis dit :

    Salut Quentin,

    1- Ton insulte est inutile et prouve un manque de correction très grave.

    2- Es-tu raciste envers les Italiens ? Cette info semble confirmée et a été reprise dans plein de titres : les migrants demandent des vêtements de marque. D’ailleurs, on peut voir leurs habits sur les photos…

    Note que si tu as une source fiable, nous publierons évidemment un erratum, nous veillons nous-mêmes de près à ne pas répandre des rumeurs infondées. Cf. ceci par exemple : https://linsoumis.fr/index.php/2016/10/17/non-les-migrants-nont-pas-pris-le-controle-dune-ville-en-allemagne-garmisch-partenkirchen/ (Repris par Libé)

    Nous dénonçons aussi les nombreuses intox des grands journaux. Le Monde est expert (cf. leur réaction post Idriss), voir aussi ceci qu’il n’ont JAMAIS corrigé : https://linsoumis.fr/index.php/2016/06/20/quand-les-decodeurs-violent-3-fois-leur-charte-pour-un-article-pro-migrants/

    Cordialement,

    Répondre
  32. G Quentin
    G Quentin dit :

    Les envoyer au Goulag me semble une bonne solution. Ils ont l’air d’être nostalgiques du travail forcé.

    Répondre

Trackbacks (rétroliens) & Pingbacks

  1. […] menti, ce qui remet en cause sa réputation de « scientifique ». L’article de la Menace Théoriste présente très bien la […]

  2. […] actif alors qu’il ne l’est plus depuis presque 20 ans. Dans un autre domaine, le CV honteusement bidonné d’Idriss Aberkane est une illustration de cette tentation d’exagérer son influence […]

  3. […] me signale un article de l’excellent blog de l’esprit critique La Menace Théoriste : Qui parle pour la science. On y apprend que notre jeune ami a quelque peu « optimisé » son CV. Mais qui […]

  4. […] le rapporte la Menace Théoriste (dans un papier très complet) […]

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.