Le Mystère de la Synchronicité

Les organismes dotés d’un cerveau utilisent cet organe fort intéressant pour coordonner les mouvements de leur corps dans l’espace (et dans le temps) et pour développer des stratégies de survie et de reproduction (Cf la science à contrepied).

Les cerveaux les plus complexes permettent de produire des comportements hautement élaborés de collaboration qui nécessitent d’être capable de comprendre les intentions de l’autre afin d’anticiper les dangers et les actions les plus optimales. Homo sapiens est pourvu d’un fort bel organe du genre, le plus complexe qu’on connaisse, du propre aveu de la plupart des propriétaires du modèle « cerveau humain ». Avec cet organe, il peut communiquer via un langage articulé, il a accès à une galaxie de symboles très riche, et il excelle à interpréter les intentions et toutes formes d’actions dans son environnement qui relèvent d’un projet, d’une volonté, c’est-à-dire les résultats de la présence d’un « agent ».

Le cerveau humain est un champion de la détection d’agent, ce que Le psychologue Justin Barret a nommé le détecteur d’agenticité hypersensible. La plupart des animaux sont également très forts en ce domaine. Toujours à l’affût, ils décampent au moindre bruit, réagissent à la première odeur. Que ce soit dans le but de repérer un prédateur, une proie ou un partenaire, la règle darwinienne est stricte : il vaut mieux se tromper en croyant détecter ce qui n’est pas là que de se tromper en ne détectant pas (ou trop tard) ce qui était vraiment-là.

« La détection d’agent est la tendance des animaux et des humains à présumer l’intervention réfléchie d’un agent conscient ou intelligent dans des situations qui peuvent ou non en impliquer.» (Wikipédia)

Pour l’humain, le principal danger, mais aussi la principale ressource, ce sont les autres humains. Ce qui doit être détecté avant tout, et ne jamais rester inconnu, c’est la présence d’une intention humaine derrière les bruits, les mouvements, les objets. Ceux qui ont perdu à ce jeu n’ont pas laissé de descendant, les autres sont nos ancêtres ; ils nous ont légué leurs gènes. Et comme eux, nous voyons de l’humain partout, par défaut (même dans les nuages, avouez sans crainte vous n’êtes pas seul !).

Le cerveau « croit ».

En conséquence, les animaux, et les humains en particulier, sont tous un peu trop paranoïaques. Ils donnent du sens à des choses qui n’en ont pas, voient des connexions dans la course aléatoire des événements (une disposition qu’on appelle apophénie), sous-estiment la puissance organisatrice du hasard (Cf la vidéo de Micmaths), et parfois leur étonnement se cristallise autour de croyances superstitieuses qui peuvent se renforcer par la seule action du hasard et des biais de confirmation.

Et voilà pourquoi la synchronicité est un concept intéressant. Elle décrit l’expérience du sujet qui trace des connexions entre des éléments perçus dans l’environnement sans qu’il y ait entre eux de réels liens de causalité, même indirecte. Et l’on peut utiliser le concept pour décrire ce qui est éprouvé et gloser, parfois de manière fort intéressante, sur ce que cela dit de l’individu, sur les réflexions que cela lui inspire, le sens qu’il désire donner à ce vécu. Il peut y trouver une forme d’épanouissement ou à tout le moins un sens narratif qui tire sa valeur de son existence même. Cet aspect que l’on peut qualifier de mondain est parfaitement justifiable.

« La synchronicité est l’occurrence simultanée d’au moins deux événements qui ne présentent pas de lien de causalité, mais dont l’association prend un sens pour la personne qui les perçoit. » (Wikipédia)

Mais la synchronicité devient une notion contestable quand on l’emploie dans le but d’apporter une explication dans un domaine qui empiète sur le terrain empiriste des faits vérifiables et des hypothèses réfutables, en un mot, celui de la science.

Qu’est-ce que l’a-causalité ?

La synchronicité nous renseignerait sur des liens indéfinis existant entre des événements dont on peut par ailleurs établir qu’ils ne partagent aucune causalité commune. C’est Jung qui le dit :

« Une synchronicité apparaît lorsque notre psychisme se focalise sur une image archétypale dans l’univers extérieur, lequel comme un miroir nous renvoie une sorte de reflet de nos soucis sous la forme d’un événement marqué de symboles afin que nous puissions les utiliser. Nous nous trouvons face à un ‘hasard’ signifiant et créateur. ».

Il n’y a pas de relation causale entre les éléments que l’individu va interpréter comme étant reliés. Pour expliquer le sentiment qu’un lien existe… en l’absence de lien, on invoque une relation d’a-causalité qui semble bien n’être rien d’autre qu’une définition performative ; le simple fait de mettre un mot sur ces relations les rendrait réelles. L’écrasante force de l’a-causalité repose dans le soin que prennent les théoriciens à expliquer pourquoi on ne peut la tester. Elle serait trop particulière, trop subjective, impossible à répliquer, inadaptée au travail des scientifiques. Devenue irréfutable, elle cesse d’être une hypothèse scientifiquement valide et se transforme en un appel à l’ignorance.

Appel à l’ignorance : Je pense que X se produit. J’estime que X est le résultat de mon hypothèse Hx. Et comme vous ne savez pas expliquer X dans votre paradigme, alors Hx est valide.

Or, pour prétendre savoir quoi que ce soit, il faudrait d’abord s’assurer de l’existence de X (cf la dent d’or de Fontenelle), et établir une manière de s’assurer que Hx n’est pas erronée. S’il n’existe pas de moyen de vérifier si Hx est erronée, alors l’hypothèse n’est même pas fausse, elle est inopérante, inopérable et sans espoir.

Qu’est-ce qui a de la « signification » ?

Pour en appeler à la synchronicité, il faut avoir perçu une « coïncidence signifiante ». Mais on se demande ce que serait une coïncidence non-signifiante, probablement une coïncidence qui n’offre pas à l’imagination un support suffisant pour élaborer un scénario. Dès lors, le raisonnement est circulaire. Quand une coïncidence m’inspire un lien qui éveille mon intérêt, alors ce lien a du sens, et donc la coïncidence est signifiante, la preuve : elle a éveillé mon intérêt. Ce faisant, nous oublions toutes les fois où des coïncidences se sont produites sans éveiller notre curiosité et sans s’inscrire dans notre mémoire. C’est le biais du survivant.

Plus fort encore, on évoque la synchronicité et son vernis académique pour en faire la source de phénomènes qu’on croit ainsi avoir expliqué : télépathie, prémonitions, divination. Dans le domaine du paranormal on aura donc tôt fait de nous parler de synchronicité pour justifier de croire en la réalité de divers phénomènes, comme par exemple la psychogénéalogie et son cortège de faux souvenirs induits. La pseudo-démonstration consistera alors à égrener une liste de coïncidences, à s’en étonner et à leur attribuer une signification qui dépasse le fonctionnement établi du monde physico-chimique.

L’astuce est la suivante : la synchronicité repérée n’est pas explicable par la science, donc elle doit être expliquée par une hypothèse qui dépasse le cadre scientifique. (Naturellement, la faille est immédiate : il n’est pas établi qu’il y ait quoi que ce soit à expliquer, nous l’avons déjà signalé). L’étonnement initial relève de l’hyperactivité de notre détection d’agenticité ; c’est en tout cas une hypothèse qu’il faudrait toujours prendre la peine de réfuter, ce qui ne semble pas être la priorité de ceux qui désirent démontrer l’existence de phénomènes inexplicables.

« Dans tous les cas, ces synchronicités font sens, à nous de ressentir lequel. » (nous dit le blog « Histoire d’Intuition« )

 

Les coïncidences.

Des événements improbables se produisent tous les jours. Vous avez peu de chance de mourir en avalant de travers une cerise. Mais de temps en temps cela se produit. Pour la personne a qui cela arrive, l’événement est dramatique, il a une importance énorme. Pour les autres c’est un fait divers. Si vous jouez votre date de naissance et gagnez le gros lot au loto, vous pourrez être tenté de penser que vous étiez destiné à gagner cet argent, qu’une volonté cosmique s’exprime à travers cet événement. Le même jour quatre cent mille personnes ont joué leur date de naissance et ont perdu ; elles n’en ont pas conclu qu’une volonté cosmique les avait destiné à ne pas gagner le gros lot. Il y a donc dans cette lecture subjective et intuitive un biais très profond, celui de la négligence de la taille de l’échantillon. L’adepte de la synchronicité se croit seul au monde, il y a d’ailleurs des liens entre cette pensée et le solipsisme (le monde est dans l’esprit qui l’observe).

« Richard Feynman cite un moment où il eut un pressentiment que sa grand-mère venait de mourir. À ce moment, le téléphone sonne, et c’était un appel de ses parents. Il s’enquiert immédiatement de la santé de sa grand-mère : il se trouve que celle-ci se portait très bien. Or qui pense à compter le nombre de coïncidences non réalisées ? » (source)

Les coïncidences constituent le substrat de la synchronicité. Or les coïncidences n’existent qu’au sein d’un témoignage, d’une subjectivité, et l’on sait à quel point le témoignage est épistémiquement fragile. La synchronicité fait penser à une auberge espagnole. On y amène le sens qu’on veut y trouver et les conclusions qui nous arrangeraient bien, et c’est toujours –miracle!– exactement ce qu’on en retire.

Un terrain psychologique ?

La croyance dans la signification de la conjonction d’événements sans lien fait partie du tableau clinique de la paranoïa. Dans l’exercice de la zététique sur les réseaux sociaux, on rencontre des individus qui manifestent une propension à sur-interpréter les actes et les paroles, à suspecter complots et conflits d’intérêts, à attribuer des intentions (hostiles) à leurs contradicteurs, voire qui prétendent connaître les vrais motivations d’autrui. Les commentateurs qui évoquent la synchronicité comme une thèse sérieuse émargent souvent à plusieurs des caractères ci-avant. Cela n’est pas si étonnant.

« Les idées de référence sont un symptôme observé au cours de certaines affections psychiatriques correspondant à la croyance selon laquelle certains éléments de l’environnement possèderaient une signification personnelle et inhabituelle.

À un degré supplémentaire, les idées de référence peuvent constituer des idées délirantes qui sont observées au cours des psychoses, par exemple la schizophrénie. » (Wikipédia)

 

On trouve de quoi mieux comprendre le lien entre synchronicité et délire d’interprétation sur le site de Philippe Guillemant. Ingénieur au CNRS, Ph Guillemant mène une carrière sans aucun rapport avec ses travaux sur la synchronicité. Sur les plateaux des médias, néanmoins, son appartenance au CNRS est toujours mentionnée, répétée, appuyée pour établir qu’il s’agit de quelqu’un de sérieux. Cet abus récurrent de l’effet de halo, voire d’argument d’autorité, donne à croire que le CNRS est le cadre des travaux qu’il mène sur la synchronicité. Il n’en est rien. Mais le plus intéressant est la manière dont il présente sa « théorie de la double causalité ». Ci-dessous un extrait de son site.

 

La mise en pratique de la Théorie de la Double Causalité est loin d’être évidente, si l’on se réfère aux prérequis suivants que je propose en page 188 de mon livre pour provoquer des synchronicités « parlantes »:

  1. avoir un besoin d’aide authentique,
  2. faire une demande liée à une réelle préoccupation au moment de la demande,
  3. prendre le risque de  » se mouiller  » par un comportement risqué, non raisonnable et surtout pas raisonné,
  4. demander quelque chose dont la réalisation aura une réelle incidence sur son chemin de vie (nouvelles intentions)
  5. conserver son libre arbitre : surtout ne pas demander à l' »Ange » de choisir à sa place,
  6. atteindre un niveau suffisant de détachement et de lâcher prise,
  7. voir naître en soi un authentique sourire intérieur,
  8. sortir des habitudes et sentiers battus au moment de la demande (ou s’appréter à le faire),
  9. Se positionner dans le don de soi et ressentir l’amour qui l’accompagne.

J’ai rajouté ici le 9ème prérequis qui n’est développé qu’à la fin du livre.

Je précise enfin un 10ème point essentiel que j’ai omis de rajouter, tellement il est évident puisque c’est le principe même de la TDC:

10. Ressentir ce que l’on attend comme déjà réalisé.

On constate que la disposition idéale requise pour éprouver une synchronicité est aussi celle d’une grande vulnérabilité à la suggestion, aux apophénies et aux erreurs d’interprétation alimentées par le biais de confirmation (explicite dans le point numéro 10). Certains auteurs ajoutent que la synchronicité se manifeste davantage lors des changements importants dans la vie, ce qui accroît la vulnérabilité mentale.

 

 

La clef du mystère ?

La synchronicité est un concept invoqué pour réifier un phénomène qui est très certainement avant toute chose la marque de notre détecteur d’agenticité hyperactif. Le soupçon qui accompagne tous les événements dont il est possible de se dire qu’ils ont un sens caché, une connexion mystérieuse avec autre chose, et en particulier des événements de notre vie personnelle, intime s’hypertrophie, devient le prisme par lequel tout raisonnement est opéré. Parce que nous avons tous une vie intérieure faite de liens affectifs, irrationnels, inexplicables, nous faisons tous l’expérience du sentiment que certains détails ont un sens profond. Gardons précieusement ces sentiments contre le hold-up que rêvent d’en faire certaines théories incapables de se défendre sur le terrain de la raison, des faits et de la méthode.

Naturellement, il reste bien des choses à découvrir sur la nature. Le monde est infiniment complexe, et nous devons observer une stricte humilité épistémique, nous garder de croire avoir tout compris. Mais accepter d’avoir encore beaucoup à apprendre n’équivaut pas à devoir accepter les premières explications séduisantes qui croisent notre chemin. Avoir beaucoup a apprendre signifie qu’en chemin vers la connaissance, nous risquons de tomber souvent sur des idées fausses. Des idées qui restent fausses même quand elles sont sincères et réconfortantes.

La synchronicité n’est probablement pas la réponse que vous recherchez.

Jusqu’à preuve du contraire.

 

 

Quelques travaux

8 réponses
  1. MIke59
    MIke59 dit :

    « Mais accepter d’avoir encore beaucoup à apprendre n’équivaut pas à devoir accepter les premières explications séduisantes qui croisent notre chemin. »

    Phrase d’une grande sagesse. Merci pour ce billet

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  2. Stem
    Stem dit :

    Mais si notre cerveau n’est pas fait pour être rationnel, comment expliquer que la rationalité nous soit malgré tout accessible, bien que de manière parcellaire et au prix d’un effort mental accru ? Est-ce parce que la rationalité est «apparue» à une époque où elle ne constituait plus un désavantage évolutif, mais trop tardivement pour nous permettre d’être à 100% rationnels ?

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    • MaxLothaire
      MaxLothaire dit :

      Elle a toujours été accessible. Mais dans un contexte « sauvage », la prise de décision rapide est une question de survie. On ne prend le temps de réfléchir que quand le danger est loin, et qu’on a plus besoin d’aller constamment chercher à manger.

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    • CauchySchwarzy
      CauchySchwarzy dit :

      Je pense que ça dépend de ton objet de réflexion. S’il s’agit d’objets abstraits qui n’ont pas de conséquences dans le monde physique, on arrive facilement à être rationnels. On reconnait par exemple facilement les lois logiques qui sont derrière les maths. Pour les choses plus concrètes, si tu as une idée préconçue d’une chose, depuis un certain temps et sur laquelle tu ne t’es jamais vraiment penché pour en évaluer la pertinence car ça n’avait pas d’importance, si quelque se met à defendre un position contraire à la tienne, tu vas utiliser ton raisonnement pour essayer de convaincre ton public de ton opinion.
      http://homofabulus.com/la-theorie-argumentative-du-raisonnement/

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  3. Cuicui
    Cuicui dit :

    «Parce que nous avons tous une vie intérieure faite de liens affectifs, irrationnels, inexplicables, nous faisons tous l’expérience du sentiment que certains détails ont un sens profond. Gardons précieusement ces sentiments contre le hold-up que rêvent d’en faire certaines théories incapables de se défendre sur le terrain de la raison, des faits et de la méthode.»
    Oui, tout à fait mais il n’y a pas lieu de faire déchanter notre part irrationnelle, pourvoyeuse de rêves, d’espoirs et voire de poésie. Edgar Morin le dit très bien dans son petit livre « Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur.» Nous sommes tout autant des êtres rationnels qu’irrationnels et il n’y a pas de « raison » que l’un l’emporte sur l’autre. La vie n’est pas non plus qu’un laboratoire de recherche scientifique.
    Être un être de raison c’est aussi savoir dans quel domaine mental notre cerveau se trouve lorsqu’il pense, rationnel ou irrationnel. La pensée est une force qui peut avoir un impact universel, mais pourquoi vouloir lui ôter sa part purement subjective. Dans la subjectivité de chacun peut aussi se trouver une forme de partage vivifiant tout autant que peut l’être à plus large échelle une découverte scientifique. La synchronicité, ou les clins d’oeil facétieux du hasard, colorent nos univers affectifs et apportent un côté parfois tout simplement sympathique. Le délire interprétatif des psychoses en est loin et contrairement à la pathologie psychiatrique, elles n’envahissent pas l’univers mental de qui les regarde au point de décrocher du réel. L’ancrage au réel reste efficient.
    La place des archétypes dans la pensée de chacun n’est (encore) pas évaluable, pourtant peut-on en nier les effets sur chaque individu. Les échos de l’Iliade et l’Odyssée, ou des Evangiles continuent à avoir des effets « tuteurs » sur ceux qui les lisent plusieurs millénaires après leur écriture. C’est aussi la force de la littérature que de faire résonner dans l’esprit de chacun ces archétypes qui nous construisent une base commune à une civilisation.
    Ou encore, ne peut-on voir dans la psychogénéalogie une caricature grossière de la théorie de la reproduction sociale de Bourdieu ? Il y a une trame commune qui vient parler de la même chose, nous sommes des êtres de copies, nous répétons des modèles connus, appris à force d’en être imprégnés. Pourtant une des théories ouvre la pensée et l’éclaire (Bourdieu) et l’autre l’enferme dans la névrose de croyances inaptes à élargir le champ de vision.
    A chacun donc d’apprendre à faire la part des choses : est-ce que ce qu’on pense aide à mieux vivre ou pas ? Dans des périodes de désespoir, j’ai eu recours à la pensée magique par le biais de croyances qui enchantaient un peu le noir des évènements que j’avais à traverser. En suis-je blâmable ? Pensée magique versus IRS comme antidépresseur ? J’ose cette boutade bien qu’elle puisse être contre productive pour faire entendre ce que je dis. Mais ne poussons pas à ses extrêmes la raison. La raison, pas plus qu’un de ses outils qu’est la démarche scientifique, ne nous apporte les éclairages à tous les mystères de la vie, mais elle nous apporte une capacité de discernement. Ce n’est pas parce que les synchronicités, et plus largement certaines formes irrationnelles de pensée, ne sont pas de constructions scientifiques qu’on ne peut pas les laisser nourrir nos vies. Tout autant que construire sa vie sur ces pensées irrationnelles relèverait d’un abus de pensée digne de toute forme de dogme intégriste.

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  4. Ronque
    Ronque dit :

    Je sais que l’esprit humain est ardemment prompt à tisser des liens de cohérence, d’où ma question: Est-ce que voir des liens cachés d’ordre non-magique du style « Le 11 septembre a eu lieu + certains se sont enrichis dessus = ils ont élaboré le 11 septembre », et autres liens « logiques » sur d’autres thèses complotistes, entre dans le cadre de la synchronicité?

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