L’allopathie n’existe pas

Nous croisons désormais le mot allopathie dans tous les médias. On s’en est rendu compte lors de la polémique qui a accueilli la tribune de 124 médecins « contre les fake médecines » (les thérapies non conventionnelles), où le mot s’est trouvé dans la bouche ou sous la plume d’une bonne partie des journalistes et des médecins.

Que signifie-t-il ?

Larousse en ligne : « Mode habituel de traitement médical qui combat la maladie en utilisant des médicaments qui ont un effet opposé aux phénomènes pathologiques. »

Personne ne peut comprendre cette définition sans avoir connaissance du principe de similitude. Selon ce principe, on pourrait soigner en utilisant des substances qui ont sur le corps le même effet que la maladie que l’on cherche à soigner. Comment ? En les diluant : c’est la théorie derrière l’homéopathie. Dès lors, on doit bien constater qu’on ne parle d’allopathie que dans un énoncé où il est question de distinguer l’homéopathie de ce qui n’est pas l’homéopathie.

La plupart de ceux qui utilisent des remèdes homéopathiques ou qui en prescrivent ne se documentent pas intensément sur la manière dont ces remèdes sont fabriqués ni sur le corpus théorique censé expliquer leur mode d’action. Pour comprendre pourquoi on peut dire que l’allopathie n’existe pas, il faut rappeler les principes de l’homéopathie, inventée par Samuel Hahnemann en 1796.

Les principes de l’homéopathie.

  1. Principe de similitude: « Un produit toxique provoque des lésions. Ce même produit, préparé selon les techniques homéopathiques, sera capable de traiter un malade qui présente des lésions du même type ». (source)
  2. Principe de dilution: Hahnemann se rend compte que ses remèdes sont plus efficaces quand ils sont dilués. (On notera que lorsqu’ils ne sont pas dilués, ces remèdes sont censés rendre malade, donc la dilution était préférable pour ses patients…) Plus la dilution est grande, plus le remède serait efficace, en parfaite contradiction avec l’effet-dose démontré pour la plupart des substances chimiques, et sans qu’un cadre théorique n’explique rationnellement cet effet allégué. Heureusement, en l’absence de preuve des effets de la dilution, il n’y a en réalité rien à expliquer, cf l’histoire de la dent d’or de Fontenelle.

 

 

  1. Principe de dynamisation: Entre chaque dilution, le remède est secoué plus d’une centaine de fois (on trouve difficilement la description exacte de cette étape chez les fabricants) car Hahnemann avait estimé que ses remèdes secoués dans la sacoche de sa selle lorsqu’il se rendait au chevet d’un malade à cheval avaient une plus grande efficacité que les remèdes non secoués. Aucune explication n’est donnée sur la raison de cette amplification d’efficacité

 

La dynamisation « active la force du médicament » selon www.homeomalin.com

 

Est appelée « allopathie » la médecine qui ne se fonde pas sur ces trois principes.

 

Le désir d’une « autre » médecine

Avec le temps « allopathie » est devenu synonyme de « médecine officielle » avec ses médicaments, ses pratiques invasives, ses protocoles froids, sa logique « occidentale ». Les partisans des thérapies non conventionnelles ont pris l’habitude d’employer ce mot pour désigner la médecine pratiquée par les médecins, c’est-à-dire… la médecine.

 

 

 

Rappelons que la médecine (que nous proposons de ne jamais appeler allopathie) utilise une large gamme de techniques depuis la prise en charge psychologique jusqu’à la chirurgie réparatrice en passant par de très nombreux médicaments dont la plupart des principes actifs sont extraits ou ont été conçus à partir d’extraits de plantes. « Se soigner par les plantes » est l’un des principes de la médecine conventionnelle. Croire se soigner par les plantes avec l’homéopathie est en revanche un grave contresens, le meilleur exemple en étant le produit star Oscillococcinum, fabriqué à partir de cœur et de foie de canard.

Si l’on résume, le mot allopathie a été créé par Samuel Hahnemann en opposition à son propre concept d’homéopathie. Il s’agit donc d’un terme interne à la doctrine homéopathique. Cette origine n’est pas anecdotique, elle éclaire la nature rhétorique du mot. Chaque fois que vous employez ce terme, vous mettez artificiellement sur un pied d’égalité l’homéopathie et la Médecine Fondée sur les Preuves (Evidence Based Medicine).

 

Article du 23 mars 2018 sur « Pourquoi Docteur ? ».

 

Refuser les termes manipulatoires

D’aucuns croient que la Terre est plate. Ils sont très prolixes sur les réseaux et nomment ceux qui se fient à la géologie, à la géographie, à l’astronomie, bref à la science, des globistes. Le mot globiste appartient à la doctrine « platiste », il a pour but de poser une fausse équivalence entre deux points de vue dont un seul repose sur l’ensemble des connaissances patiemment établies tandis que l’autre repose sur l’acte de foi et le rejet des méthodes d’acquisition des savoirs éprouvées et sans cesse améliorées de la démarche scientifique. Nous serions choqués, et avec raison, si les journalistes se mettaient à parler du « globisme » des géologues, car le globisme n’a pas de sens en dehors de la rhétorique platiste.

Dans un autre registre, on connaît les négationnistes de l’histoire, et leurs tentatives de discréditer une version du génocide juif qu’ils jugent officielle et pilotée par le pouvoir politique. On n’imagine pas qu’un média s’abaisse à qualifier de « chambre-à-gaziste » un historien non négationniste.

Quand sur France inter, il y a une dizaine de jours, on se demande « Peut-on réconcilier homéopathie et allopathie ? », on pose donc une question privée de sens. L’allopathie est spécifiquement définie, conçue, pour tenter de rassembler dans un seul mot tout ce qui n’est pas la doctrine homéopathique. Force est de constater l’efficacité du procédé et donc de veiller à s’en défendre.

 

 

Les mots ont un sens

Il faut interpeller les journalistes qui emploient ce mot, probablement sans savoir l’effet qu’il vise à produire. De leur côté, charge aux journalistes d’accepter la critique et de veiller à ne pas être malgré eux les vecteurs d’une dialectique commerciale qui alimente une industrie parapharmaceutique sous perfusion à la fois de la Sécurité Sociale et de la crédulité d’un public mal informé sur la confiance qu’on peut accorder à l’homéopathie.

 

Les journalistes acceptent parfois, et c’est heureux, de prendre en compte la critique et s’engagent à faire preuve de plus de rigueur. Mais, naturellement, les journalistes ne sauraient être plus exigeants sur ces questions que le corps médical lui-même, lequel devrait bannir l’usage d’un mot qui est le puissant ambassadeur d’une doctrine incapable d’assortir ses allégations de la moindre preuve depuis maintenant 222 ans.

 

La charge de la preuve n’a jamais incombé à ceux qui doutent de l’efficacité d’un soin, et deux siècles sont plus qu’assez pour comprendre ce que le consensus scientifique a désormais établi.

 

 

 

 

 

36 réponses
  1. Porquepix
    Porquepix dit :

    Ce qui est rigolo, c’est que, techniquement, l’allopathie désigne toute médecine non homéopathique, y compris, donc, les autres médecines dites alternatives que sont la phytothérapie, le magnétisme, l’ostéopathie, l’acupuncture, l’hypnose, la réflexologie, et toutes les médecines traditionnelles, ayurvédique ou chinoise, etc., pratiques souvent mises en avant pour fustiger la méchante allopathie…

    Répondre
    • Romain
      Romain dit :

      C’est justement ce que dit l’auteur.
      Ce cas est comparable à l’athéisme, qui n’est rien d’autre qu’une absence de croyance religieuse, et qui ne peut donc être défini que lorsqu’on parle religion.

      Répondre
      • AJerk
        AJerk dit :

        Mais non !
        L’allopathie est une maladie qui se caractérise par une gêne parfois douloureuse lorsque le sujet répond au téléphonne, vous n’avez rien compris de ce qu’a écrit l’auteur ! Relisez l’article !

        Répondre
  2. M.H
    M.H dit :

    La guerre des mots est lancé. Sans mots, sans cadre, comment penser et réfléchir sur ce monde? Les vainqueurs écriront le sens, des mots infiltrés seront peut-être passé. Qu’il est beaucoup plus beau d’être tenant du globisme et de l’allopathie plutôt qu’être contre la théorie de la terre plate et les soins par la quantité infime, dilué et mille fois secoué. Bonne bataille à vous.

    Répondre
    • Romain
      Romain dit :

      Si on parle d’allopathe pour tous ceux qui ne font pas d’homéopathie, doit-on parler d’abrachymyopathe ceux qui ne pratiquent pas la brachymyothérapie, d’aniridologue ceux qui ne font pas d’iridologie, etc?
      Par conséquent, je suis allopathe-aniridologue-abrachymyopathe-anaturopathe-apipologue-et-ainsi-de suite…
      Soyons sérieux: ça ne rime à rien.
      On ne peut pas se définir par l’absence d’une caractéristique. Sinon, on a pas fini de se définir par des titres à rallonge sur tout ce qui ne nous définit pas.

      Répondre
      • Yoann LE BARS
        Yoann LE BARS dit :

        Cher amis, tâchons d’être précis : vous êtes allopathe-aniridologue-abrachymyopathe-anaturopathe-apipologue-et-ainsi-de-suitiste. Tâchons de ne pas nous tromper sur les mots qui n’ont pas de sens !

        Ceci pour indiquer qu’en tant qu’adepte de la périphrase et des formulations trop longues pour ne rien dire, je valide l’expression.

        Dans ce cadre, on comprendra que ce commentaire était rigoureusement indispensable, car totalement inutile – quelque chose comme : « je n’ai pas pu m’en empêcher »…

        Répondre
  3. tomjika
    tomjika dit :

    N’y a-t-il pas un effet similaire dans le terme « médecines alternatives » ? c’est à dire en regroupant sous ce terme un ensemble de pratique bien différentes. Certes le terme à le mérite d’être au pluriel. Heureusement je n’ai pas encore croisé le terme d’ « alteropathie ».

    Répondre
    • Romain
      Romain dit :

      Au contraire, le terme « alternative » regroupe tout ce qui n’est validé par la médecine moderne. Ce terme a tout son sens, même si c’est juste un mot « politiquement correct » pour dire « thérapie-qui-n-a-pas-fait-ses-preuves-et-qui-est-donc-charlatanesque-jusqu-à-preuve-du-contraire ».

      Répondre
  4. J'hall
    J'hall dit :

    Et pour le coup, ça m’inquiète de rencontrer ce mot sur des sites en .gouv.fr car notre gouvernement semble l’avoir adopté comme un synonyme de médecine… J’espère me tromper et avoir mal compris.

    Répondre
    • Romain
      Romain dit :

      Je crois hélas que tu as bien compris.
      Il faut savoir qu’au gouvernement, ce ne sont pas des lumières… plutôt des « concordistes » qui ne veulent froisser personne (et qui par conséquent froissent tout le monde), que des scientifiques.

      Répondre
  5. Sethie Ier
    Sethie Ier dit :

    Je trouve cette article tres interessent pas tant sur le cas général que sur la démarche de ce faire enfermer dans un vocabulaire, par des tennant de pseudo science.
    Le tenant de pseudo science s’exprimant sur le net et dans les media le fon d’une démarche militante pensez vous que cette mise en garde peut être étendu au militantisme d’une manière générale.
    Pour illustrer je prend le cas du vocabulaire vegan ou le mot carniste me semble relever du même procéssus pareil pour le mot Spéciste même si ce ca me semble plus compliqué.

    Répondre
    • Acermendax
      Acermendax dit :

      Dans un sens vous dites vrai, les militants ont cette stratégie qui consiste à inciter les gens à employer un mot plutôt qu’un autre afin de changer les représentations. A bon ou mauvais escient…

      Répondre
      • Romain
        Romain dit :

        Tout à fait:
        résistant / terroriste
        libérateur / envahisseur
        République Démocratique du Congo, de Chine… / Heu…???

        Répondre
  6. Pqaqqsd
    Pqaqqsd dit :

    Je suis pas sûr que quand l’on dise allopathie les gens pensent : plantes médicinales, médicaments classiques chimiques, protocoles contre le cancer : à mon avis, seuls les un ou derniers sont vrais. Allopathie = Occidental, le protocole classique, s’opposant à la médecine traditionnelle naturelle.
    Pour beaucoup de gens inconsciemment c’est comme ça, en France.
    Du coup, même si d’un point de vue exact et grammatical, sur le côté infondé de la création de ce mot à la base, par une discipline qui s’avèrera inefficace, l’article est tout à fait juste, cependant, à part pour remettre à niveau ses connaissances concrètes et littérales (ce qui doit être le but de ce topic) je ne trouve pas du tout pertinent ce message dans le contexte actuel.

    Je m’explique, diverses plantes, sont capables selon toutes vraisemblances, de soigner des maladies tels que le cancer, aussi si ce n’est plus efficacement que la chimiothérapie (voire la plante du pissenlit notamment), mais aussi l’armoise annua, et bien d’autres sont prometteuses.

    Vous croyez que l’industrie pharmaceutique fout quoi à notre époque ?
    Rien du tout, ils exercent juste leur pouvoir.

    Du coup, plutôt que combattre le remboursement des médecine naturelles (on leur fait suffisamment la chasse notamment à des herboristes, profession aujourd’hui plus enseigné d’ailleurs, diplôme disparu depuis longtemps) il vaudrait mieux, à mon avis, que ces derniers continuent dans leur voie.

    Que le millepertuis, safran et autres déjà prouvés remplace les antidépresseurs, etc…

    Si l’on doit se plaindre quelque part, je pense qu’il vaudrait mieux que ce soit plutôt pour que plus d’études soient faîtes sur toutes les merveilles que nous offre la nature ainsi que concernant leur potentiel thérapeutiques (qui pourraient au final être bien plus efficace et revenir bien moins cher que les remèdes chimiques classique et tout le tralala).

    Y a beaucoup d’étendus inexplorées mais une partie est déjà un peu prouvé.
    Cela dit, pour les plantes, vous en faîtes justement part dans votre article.

    Répondre
  7. Pqaqqsd
    Pqaqqsd dit :

    Parce qu’à côté la sur-prescription (qui est en réalité énorme quand l’on sait tout ce qui pourrait être remplacé par des choses aussi efficaces sans ou presque sans effets secondaires) est très présente..
    mais je comprends que ce n’était pas le but de cette article.
    d’ailleurs, l’effet des plantes est mentionné.

    Juste ne jamais faire le sophisme encore plus gros qui est d’opposé médecine fondée sur des preuves à phytothérapie, médecine par les plantes, ce qu’à le mérite de ne pas faire l’article, et il faudrait que ce soit pareil pour les gens en général.

    Après, la question, sachant tout le potentiel inexploité qu’à cette branche de la médecine, c’est, comment faire pour la promouvoir, qu’on puisse en connaître de plus en plus là-dessus, comment faire pour qu’elle soit enfin autant utilisé que des remèdes chimiques quand c’est légitime, plus étudié encore, prouvé, avéré.

    Comment savoir si certaines plantes très efficaces en tant qu’anxiolytiques le sont toutes autant que le xanax (mais même si certaines l’étaient un peu moins, n’est-ce pas préférable, comparé à quelque chose possédant, accoutumance, effets secondaires, sevrages ?).

    Toutes ces plantes qui pourraient aussi avoir un effet dans le TDAH.
    Certaines auraient des propriétés antiépileptiques, pourquoi n’ont-elles pas été plus étudiées.

    Ben, vous avez la réponse, car l’industrie classique exerce son joug et règne en maître.
    Ce qui occasionne, des drames, des vies gâchées.

    Sans elle, le cannabinol notamment aurait été prescrit depuis longtemps, et ce ne sont pas les exemples qui manquent.

    Non, vraiment l’industrie pharmaceutique doit être nationalisé, et le jour où 95% des plantes/médicaments prescrits seront sans effets secondaires.

    Répondre
    • Yoann LE BARS
      Yoann LE BARS dit :

      Je crains que vous ne fassiez quelques erreurs.

      Tout d’abord, la phytothérapie fait l’objet de nombreuses recherches scientifiques et ce, depuis longtemps. Vous pouvez par exemple vous référer à cet ouvrage :

      Christian DURAFFOURD et Jean-Claude LAPRAZ, 2002. /Traité de phytothérapie clinique/, Masson.

      Vous pouvez également vous référer au site de l’Escop (European scientific cooperative on phytotherapy) :

      http://escop.com/

      Il y a de nombreuses autres références. La phytotherapy fait partie des outils à la disposition des médecins, qui en font usage.

      Cela dit, je vous rejoins pour dire qu’il y a une tendance à prescrire trop de médicaments. Cependant, dans ce cadre, vouloir encourager à rendre massives les prescriptions phytothérapeutiques me semble justement contre-productif : ce qu’il faut, c’est que s’installe l’idée que, lorsque l’on va chez le médecin, y compris lorsque l’on souffre de symptômes réels, une bonne prise en charge ne signifie pas nécessairement une prescription médicamenteuse. Prescrire de la phytothérapie pour ne pas prescrire un autre médicament ne fait qu’entretenir l’idée que si un médecin prend un patient en charge, alors il lui prescrira nécessairement un médicament. Cela me semble une erreur.

      Après, c’est la grande mode de s’en prendre à toute l’industrie du médicament, sans chercher à connaître ni comprendre les différentes situations. Cependant, même s’il y a effectivement des abus contre lesquels il faut lutter, dans leur majorité, les produits pharmaceutiques utilisés à bon escient sauvent des vies. En revanche, faire croire que l’on peut guérir du cancer uniquement en buvant du jus de carotte comme le prétend Stop mensonges, par exemple, peut véritablement tuer : certains ont effectivement abandonné leurs traitements pour ces prétendues thérapies. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que l’effet nocebo est avéré : les effets contextuels peuvent être négatifs.

      Sur le cancer, beaucoup de fausses idées circulent. Pour commencer, le taux de survie au cancer a fortement augmenté et est, dans la plupart des cas, élevé. La chaîne Primum non nocere, tenue par un oncologue, propose une vidéo de qualité sur le sujet. Il y est notamment question des différents traitements utilisés, qui sont loin de se résumer à la chimio-thérapie :

      https://www.youtube.com/watch?v=7opE3nKPIxQ

      Science étonnante a également réalisé un excellent épisode sur le sujet :

      https://www.youtube.com/watch?v=gxtqGhhomQE

      Répondre
    • Yoann LE BARS
      Yoann LE BARS dit :

      J’ai oublié une chose : tous les médicaments ont des effets secondaires. Toutes les phytothérapies – oui, les plantes médicinales – actuellement en usage ont des effets secondaires. Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement sans effet secondaire et il n’en existera très probablement jamais. C’est une exigence démesurée qui ne sera très probablement jamais remplie – je n’ai en réalité aucun doute, mais la rigueur invite à dire qu’il y a une faible incertitude – que d’exiger que les traitements n’aient pas d’effet secondaire. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles il faut éviter l’auto-médication pour se référer à des professionnels, c’est-à-dire des médecins et des pharmaciens.

      Répondre
  8. Pqaqqsd
    Pqaqqsd dit :

    Merci pour les liens.
    Je vous rejoins en grande partie et manque de connaissances concernant les plantes.
    Rien ne dit par exemple que le cannabidiol ne possède pas un certain nombre d’effets secondaires même si déjà beaucoup moins que les neuroleptiques actuellement utilisés.
    http://www.minervaneurosciences.com/innovation-pipeline/min-101/
    Ici, le profil est apparemment similaire au placebo.
    Mais de façon général, mieux vaut être trop prudent que pas assez et s’informer sur les effets secondaires possibles plutôt que les oublier.
    Les plantes médicinales ne sont pas assez contrôlés concernant leur provenance et leur absence de toxicité et la meilleure chose à faire actuellement est de bien se renseigner dessus, en acheter des connues, sûres et réputées, en parler à un pharmacien, en attendant plus d’études et surtout un plus grand contrôle qualité de ces produits.
    Bien souvent pour celles achetables en pharmacies ou magasins et n’étant pas trop « obscurs », il y a quand même, si les études ncbi et autres sont là pour l’attester ou que la plante est disponible depuis des millénaires (escholtzia, passiflore, etc…) bien des raisons pour penser qu’elles doivent être sûr, ou du moins avoir moins d’effets secondaires que n’en possèdent déjà les médicaments.
    Je pense personnellement qu’un jour une majorité de remède, pourraient n’avoir que très peu d’effets secondaires, voire sur certaines (ou beaucoup), de personnes aucun. Quelque chose de suffisamment faible pour qu’il n’y ait pas de risques importants, voire que la majorité des gens n’aient pas d’effets négatifs et pour que personne n’en ait de graves, surtout concernant les pathologies courantes (mais aussi pourquoi pas pour des plus lourdes). La passiflore aurait un profil similaire au placebo et ça pourrait être à mon avis le cas de bien des plantes.
    Mais actuellement mieux vaut être prudent sur chaque compléments alimentaires ou médicaments consommés, bien sûr et c’est très clairement ce qu’il y a de mieux à faire et à rappeler.

    Pour le cancer il faudrait en effets plus d’études sur les plantes prometteuses, et en attendant prendre n’importe quoi de pas prouvé à 100% est quelque part risqué. Industrie pharmaceutique qui à la main mise, pas assez d’études pour les plantes prometteuses non brevetables (bien qu’il y en ait déjà un nombre non nul, malgré tout, en effet), du coup c’est un peu le serpent qui se mord la queue, on ne peut pas y voir très clair sur à quels points ces remèdes pourraient être utiles et dans quelle mesure…

    Pour le cancer, il faudrait que ces remèdes soient tester sur des gens. J’attends de futurs études avec espoir (bien que je peux pas m’empêcher de penser qu’user de pissenlit une semaine voire si une amélioration conséquente est dénoter ne peux pas faire de mal, et à bien des chances de fonctionner).

    Je pense quand même que l’industrie pharmaceutique est assez nocive et que la santé se porterait mieux sous la coupelle de l’état, si celle-ci s’occupait de mettre de l’argent là où il faut, pour régler les problèmes qu’il faut, etc… grâce au bénéfices engendrées par les médicaments et plantes. Tout cela devrait être nationalisé, de mon point de vue, ainsi les problèmes concernant ce qui doit être fait et ce qu’il reste à faire se régleraient assez vite.

    Je dis pas que cette industrie ne fait que des bêtises non plus mais elle en fait quand même beaucoup.
    Dans la majorité des cas, je suis sûr que le millepertuis pourraient remplacer les AD existants.
    Cela cumulé avec du sport (et ses effets positifs reconnus) et je suis certain que bien des personnes n’auraient pas besoin d’AD.
    Ceux-ci étant la cause de nombreux décès et effets secondaires.
    Ils ne sont malheureusement pas prescrit seulement lorsque la dépression est considéré comme étant sévère..
    Et dans bien des cas, sachant qu’avec le temps, la dépression peut se régler naturellement, tout seul, ou avec de l’aide psychologique comme vous le mentionner fort opportunément : la prescription n’a pas non plus à être forcément systématique : 6 semaines à deux mois d’essais d’AD plus légers en cas de doute sur la sévérité de la dépression ne serait pas de trop, sans compter que le sport peut agir plus vite.

    Je n’aime malgré tout pas l’industrie pharmaceutique bien que je comprenne que d’un côté celle-ci n’est pas non plus forcément toute méchante, et de l’autre le domaine des plantes médicinales, forcément parfait.
    Et vous faîtes bien de rappeler qu’il y a des imperfections partout encore actuellement, et de quelque part restituer la vérité. Et de vous basez sur des preuves et de la rigueur.

    L’état devrait avoir les mêmes exigences ainsi que l’industrie pharmaceutique, mais pour ses derniers, on peut toujours espérer… du moins ça devrait mettre du temps..
    Encore heureux que ces dernières années, dans le domaine du cancer et autres, ces groupes privées soient de plus en plus proche de mettre au points des remèdes avec très peu d’effets secondaires ou fassent de grandes avancées technologiques.
    Sinon, ils n’auraient officiellement plus servis à rien quasiment.

    Je pense que dans quelques temps, quand ils n’innoveront sur plus rien (ou presque) et que le prix des médicaments contre le cancer et autres aura encore gonflé, et avec en parallèle, les plantes, qui seront de plus en plus étudiées pour un plus grand nombre d’indications, l’état devra/pourra enfin agir pour mettre fin à leur régime et à tous les méfaits illégitimes qu’ils continuent de causer.

    Voilà voilà.

    Répondre
    • Yoann LE BARS
      Yoann LE BARS dit :

      Tout de même, il y a des éléments qui m’apparaissent problématiques.

      Tout d’abord, ce que vous dites au sujet du cancer est en décalage avec ce que rapportent les oncologues. Notamment, dans la majorité des cas, désormais on se remet d’un cancer, plutôt bien d’ailleurs. Vraiment, vous devriez regarder les vidéos dont je vous ai donné les liens.

      Ensuite, d’un côté vous donnez un lien au sujet du roluperidone, que le laboratoire présente comme traitement pour la schizophrénie, mais par ailleurs vous parlez de dépression et d’anti-dépresseurs. Schizophrénie et dépression sont deux pathologies différentes, les soins de l’une ne sont pas indiqués pour l’autre.

      Par ailleurs, vous semblez dire que les phytothérapies sont mal connues. Cependant, elles font l’objet de nombreuses études, c’est la raison pour laquelle je vous ai donnés quelques références. Il me semble infondé de dire qu’on les connaît mal et, encore une fois, ces thérapies font partie des outils des médecins.

      Notamment, les traitements phytothérapeutiques font, comme pour les traitements issus de la chimie, l’objet d’une autorisation de mise sur le marché. Pour cela, on doit d’abord réaliser des tests sur deux modèles animaux, dont un ne doit pas être un rongeur. Ensuite viennent les tests cliniques sur des patients humains. Les tests sont réalisés en double-aveugle contre placebo. Par ailleurs, tout médicament fait l’objet d’un suivit pendant sa période de commercialisation. C’est ce qui permet de déterminer les indications, les contre-indications et les effets secondaires. En conséquence, lorsqu’un médecin prescrit un médicament, fut-il issu de plantes, il dispose d’informations à son sujet. En tout cas, le seul cas de dispense à l’autorisation de mise sur le marché que je connaisse, c’est le cas de l’homéopathie – pour laquelle de nombreuses études ont été réalisées, aucun effet autre que placebo n’est avéré.

      Également, si un médicament ne présente pas d’effet supérieur à un placebo, on peut aussi bien prescrire de la mie de pain à la place, puisque ce sont alors les effets contextuels qui agissent. Mieux encore, on peut tirer parti des effets contextuels sans prescrire de médicament, en prenant le temps de l’écoute et de la consultation, notamment.

      Parce que, tout de même, vous semblez partager le diagnostic d’une trop grande tendance à prescrire, mais en réaction vous sembler préconiser des prescriptions massives de placebos issues des plantes. Cela me semble contradictoire. Pour aller contre la tendance à la sur-prescription, il me semble beaucoup plus judicieux de faire en sorte que chacun comprenne qu’une bonne prise en charge ne passe pas nécessairement par une prescription, tout simplement : on peut avoir des symptômes avérés et le médecin peut avoir bien pris en charge le patient sans qu’il y ait eu prescription.

      Enfin, la balance risque-bénéfice est la base de la prescription, tous les médecins y sont formés. Quant à la prudence, c’est le principe de base, notamment rappelée par la devise /primum non nocere/ (il importe d’abord de ne pas aggraver l’état du patient). Encore une fois, tous les médicaments actuels, y compris ceux issus des plantes, ont des effets secondaires. Par ailleurs, il n’y a aucun élément tendant à dire que l’on pourrait un jour arriver à des thérapies dépourvues d’effets secondaires. Même les placebos ont des effets secondaire : lorsque les effets contextuels sont négatifs, on parle d’effet nocebo. Cependant, il ne faut pas surestimer les effets secondaires : ils ne se déclarent pas systématiquement, loin de là. De toute façon, les médecins sont formés à évaluer la balance risques-bénéfices afin d’opter pour la solution la plus favorable au patient – certes, il y a des échecs, mais le gain à se fier à un professionnel formé est très supérieur à celui de ne rien faire ou de s’en remettre à un thérapeute auto-proclamé.

      Pour finir, il est important de traiter les scandales qui peuvent arriver, mais il y a un énorme biais : on ne parle pas de la très grande majorité des cas, ceux où les traitements mènent à la guérison. En conséquence, la vision générale est déformée, car on ne parle pas des cas les plus courants, où justement il n’y a pas de scandale. Il semble s’installer une sorte lieu commun à s’en prendre à l’industrie pharmaceutique, cependant dans la très grande majorité des cas, elle sauve des vies.

      Répondre
  9. Pqaqqsd
    Pqaqqsd dit :

    Hum, je viens de regarder les vidéos oui merci il y a encore de l’espoir dans le domaine de la médecine.
    Mais je ne supporte pas ces scandales. Mais il vaut mieux garder espoir en effet.

    Répondre
  10. Pqaqqsd
    Pqaqqsd dit :

    Et puis le cannabidiol contient peut-être des risques à long terme, donc, non il ne faudrait pas que ce soit commercialisé tout de suite pour tout un tas de trucs, comme ça serait très probablement le cas si c’était légalisé.
    Voilà.

    Répondre
  11. Pqaqqsd
    Pqaqqsd dit :

    Et c’est vrai aussi qu’une dépression, ou des paniques graves, ect… même sévère finalement, peuvent dans certains cas, avec le temps, la psychologie et autres se réglaient, je ne peux en tout que l’espérer pour toutes les personnes qui ont besoin d’aller mieux..
    Et tout n’est pas si carré dans le style sévère/moyen/modéré, même là, avec des symptômes réels en effet..
    Quant à la schizophrénie, je viens de plus intégrer certaines choses, en me renseignant, et la cannabidiol ne serait de toute façon pas utile pour cette pathologie en plus des risques potentiellement graves, car des AP avec peu d’effets secondaires devraient arriver.

    Répondre
  12. Pqaqqsd
    Pqaqqsd dit :

    Enfin, moins utile selon ce qu’il s’avérerait ensuite être et avec une balance bénéfices/risques incertaine à peser et potentiellement très nocive pour le plus grand nombre..

    Répondre
  13. Pqaqqsd
    Pqaqqsd dit :

    Mais mieux vaut dans certains cas se référer à des médecins en effet.
    Voilà, le tour a donc été fait.

    Répondre
  14. OPi
    OPi dit :

    En relisant pour la ième fois cette histoire de balade à cheval un truc me frappe tout à coup. Hahnemann « dynamisait » (à cheval) *après* que la dilution soit terminée. Ce n’est pas du tout le principe actuel qui dynamise à *chaque* étape de dilution. Donc lui le faisait quand il n’y avait déjà plus rien. Alors que de nos jours c’est fait au fur et à mesure que le principe actif disparait. Au final ça ne change strictement rien ;-), c’est du bullshit d’un bout à l’autre. Mais que les homéopathes ne voient pas la différence en dit long sur leur absence de compréhension !

    Répondre
  15. Alexis
    Alexis dit :

    Bien le bonjour,
    je suis tout nouveau sur le site et ai lu cet article. C’est le deuxième que je lis, le premier n’ayant rien à voir avec l’homéopathie.
    Je me permets d’écrire car je trouve que cet article devrait être retravaillé au moins dans la forme.
    Dès la première lecture, j’ai du la stopper pour comprendre ce que l’auteur voulait nous dire. Le point positif c’est que mon esprit critique s’est réveillé. Mais aussi, peut-être basculerai-je sur un côté pointilleux inapproprié.
    Toujours en guise d’introduction, je n’adhère pas à l’homéopathie (ni au platisme). Autrement dit, lorsque j’ai entamé la lecture, l’auteur prêchait un converti. Je me positionne donc plus sur la forme de l’article que sur son fond, bien que (peut-être le côté pointilleux) au moins une chose m’a interpellé.

    Commençons.
    La première chose qui m’a interpellé est dans la section Les principes de l’homéopathie sous-section Principe de dilution. Je cite :
    « Plus la dilution est grande, plus le remède serait efficace, en parfaite contradiction avec l’effet-dose démontré pour la plupart des substances chimiques, et sans qu’un cadre théorique n’explique rationnellement cet effet allégué. Heureusement, en l’absence de preuve des effets de la dilution, il n’y a en réalité rien à expliquer, cf l’histoire de la dent d’or de Fontenelle. »
    Est-ce que cela fait partie de la définition du Principe de dilution ? L’écriture du Principe de similitude se fait avec des guillemets puis et sourcé. J’ai donc appris que c’était le mode d’écriture de la définition du principe. Pourquoi changer la façon d’écrire ? J’ai dû stopper ma lecture pour comprendre le texte. Il me semble qu’il serait plus opportun de conserver un mode d’écriture. Les contre-arguments devant être clairement introduits. Un retour chariot, me semble-t-il, aurait permis de mieux discerner la définition du principe de l’opinion de l’auteur. Je suis donc bien sur la forme et non sur le fond du texte.

    Répondre
  16. Alexis
    Alexis dit :

    Si je prend cette fois le paragraphe sur le Principe de dynamisation, je cite :
    « Aucune explication n’est donnée sur la raison de cette amplification d’efficacité ». Ayant changé ma façon de lire, j’imagine qu’il s’agit là d’un propos de l’auteur. Toutefois, l’encart nous dit : « Selon des recherches récentes, cela modifie la structure physique de la dilution, d’où son importance et son efficacité. »
    Question : sur quoi se base l’auteur pour écrire qu’il n’y a aucune explication ?
    De façon général, je pense que cette section de l’article aurait été plus clair s’il y avait eu une scission entre les définitions officielles et un contre-argumentaire.

    Je poursuis avec la section Le désir d’une « autre » médecine. Je lis : « Si l’on résume, le mot allopathie a été créé par Samuel Hahnemann en opposition à son propre concept d’homéopathie. » Ah bon ? Première nouvelle. Le premier sens que j’ai donné à « Si l’on résume » est que j’étais déjà au courant. J’ai dû remonter dans l’article pour trouver « Est appelée « allopathie » la médecine qui ne se fonde pas sur ces trois principes. » Mais qui l’écrit ? Est-ce Hahnemann ? Les partisants de l’homéopathie ? l’Auteur ? La section sur les définitions mélangeant définition et contre-arguments, je n’avais pas fait le rapprochement. Je reprécise que je parle de la forme du texte.

    Répondre
  17. Alexis
    Alexis dit :

    En aparté, je ne comprend pas le rapport entre le titre de cette section (Le désir d’une « autre » médecine) et son contenu. Bref. Je poursuis avec cette même section :
    « Croire se soigner par les plantes avec l’homéopathie est en revanche un grave contresens, le meilleur exemple en étant le produit star Oscillococcinum, fabriqué à partir de cœur et de foie de canard. »
    Ma première réaction fut de me dire que je vais apprendre quelque chose. (Sauf que non. D’où le fait que le paragraphe d’après m’a surpris : je suis passé du coq à l’âne.)
    Cela suggère que le lecteur est sensé savoir en quoi l’Oscillococcinum est un grave contresens. Sauf que je ne le sais pas. Je ne connais rien à l’homéopathie : je découvre à la lecture de l’article. Donc j’essaie de comprendre. Or, deuxième remarque qui me vint à l’esprit est qu’il s’avère que le canard n’est pas une plante. A ce stade c’est une lapalissade et je ne comprend toujours pas ce que cet exemple est sensé illustré.
    Je fais donc une recherche sur ce produit et tombe sur les laboratoires Boiron (https://www.boiron.fr/nos-produits/decouvrir-nos-produits/2-familles-de-medicaments/nos-principaux-medicaments/oscillococcinum-r) où j’apprend (paragraphe 6 – Informations supplémentaires) :
    Ce que contient OSCILLOCOCCINUM®, granules en récipient unidose :
    . La substance active est :
    Extrait fluide peptoné de foie et de cœur d’Anas barbariae dynamisé à la 200 K.
    . Les autres composants sont : Saccharose, lactose.
    L’Anas barbariae étant le nom latin du canard de barbarie. Ca aurait été du cheval, ça n’aurait toujours pas été une plante. Je ne vois pas ce que je suis sensé comprendre. Y a-t-il des études d’opinion indiquant que les homéopathes et/ou les « patients » considèrent cette substance comme issue de plantes ? Dans ce cas, ils se trompent effectivement : il suffit de lire la notice.
    Par ailleurs, et ayant lu l’article en entier, je ne comprend pas le rapport de cette section avec le but de l’article.

    Répondre
  18. Alexis
    Alexis dit :

    Ce que je crois comprendre (il s’agit donc de mon interprétation) est que l’auteur tente de nous dire que puisque l’homéopathie ne démontrerait pas son efficacité alors l’allopathie n’existe pas (la dent d’or de Fontenelle). Mais je ne comprend pas ce que viens faire l’Oscillococcinum, les plantes, etc. dans l’histoire.

    Je continue avec la section Refuser les termes manipulatoires.
    Est écrit : « D’aucuns croient que la Terre est plate. » Là à nouveau j’ai été surpris. Même si le texte a été introduit pas le paragraphe précédent, parler de terre plate dans un texte sur l’allopathie est venu comme un cheveu sur la soupe. Toutefois, connaissant l’article, j’accepte.
    Par contre, dans cette section, on s’approche d’avantage du fond.

    Faisons à nouveau un aparté :
    « Le mot globiste appartient à la doctrine « platiste », il a pour but de poser une fausse équivalence entre deux points de vue dont un seul repose sur l’ensemble des connaissances patiemment établies tandis que l’autre repose sur l’acte de foi et le rejet des méthodes d’acquisition des savoirs éprouvées et sans cesse améliorées de la démarche scientifique. »
    L’auteur semble être davantage « globiste » que « platiste » selon la description qu’il en fait : connaissances patiemment établies, acquisition des savoirs éprouvées et sans cesse améliorées de la démarche scientifique.
    Par ailleurs, l’auteur a-t-il une preuve que le but est « de poser une fausse équivalence… »? Un peu limite à mon goût voire réthorique mais passons.
    Fin de l’aparté.

    Répondre
    • Alexis
      Alexis dit :

      Rappelons quelques phrases de l’article :

      « Est appelée « allopathie » la médecine qui ne se fonde pas sur ces trois principes. » C’est-à-dire sur les trois principes de l’homéopathie.

      « le mot allopathie a été créé par Samuel Hahnemann en opposition à son propre concept d’homéopathie. Il s’agit donc d’un terme interne à la doctrine homéopathique. Cette origine n’est pas anecdotique, elle éclaire la nature rhétorique du mot. Chaque fois que vous employez ce terme, vous mettez artificiellement sur un pied d’égalité l’homéopathie et la Médecine Fondée sur les Preuves »

      « Le mot globiste appartient à la doctrine « platiste …» »

      Ce que moi je comprend des propos de l’auteur (donc mon interprétation de l’article) porte sur deux points.
      Premièrement, il existerait un groupe d’individus qui créerait un mot pour désigner les membres d’un autre groupe. Plus précisément, le mot en question désigne tout individu ne faisant pas partie du groupe. Notez une forme de relation de causalité dans ce que j’écris (qui est le groupe émetteur du message/du mot). Ainsi, le groupe « homéopathe » aurait créé le mot « allopathie », le groupe « platiste » aurait créé le mot « globistes ».
      Deuxièmement, l’article nous suggère que les membres des groupes « homéopathie » et « terre plate » n’auraient pas – à ce jour – de preuves scientifiques suffisantes de ce qu’ils avancent voire qu’ils rejetteraient les méthodes d’acquisition des savoirs.

      Ce qui me dérange le plus dans la forme de présentation de l’article est qu’il pourrait induire chez le lecteur l’idée que le groupe émetteur aurait potentiellement peu de preuves scientifiques pour argumenter leurs pratiques, croyances ou tout autre chose.

      Autrement dit comme la « cause » serait illégitime alors la « conséquence » pourrait être illégitime. Et ça me pose problème au moins sur la forme si ce n’est sur le fond.

      Car qu’en est-il du mot « négationnistes » ? Si j’en crois Wikipédia :
      « Le terme est créé en 1987 par l’historien Henry Rousso pour désigner la contestation de la réalité du génocide mis en œuvre contre les Juifs par l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, c’est-à-dire la négation de la Shoah. » (https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9gationnisme).
      Je suis donc bien sur une groupe d’individus (cause) donnant un mot pour définir les individus ne faisant pas partie de leur propre groupe (« conséquence »). Vous comprenez que le deuxième point que j’évoque précédemment, dans ce cas, me pose soucis.

      J’en conclue donc qu’éventuellement (je ne connais pas les intentions de l’auteur bien que je pense les déceler) l’article devrait être retravaillé au moins sur la forme.

      Répondre
  19. Alexis
    Alexis dit :

    J’ai fini mon laïus. Désolé pour le pavé. J’en ai mis du temps pour écrire ce texte et pour le publier…
    Bonne journée à tous (risque d’être AFK pour un bout de temps et donc de ne pouvoir intervenir à nouveau)
    Cdlt

    Répondre
    • Romain
      Romain dit :

      Effectivement, long laïus.
      L’auteur a effectivement considéré tous ces raisonnements comme déjà faits (car longuement développés dans d’autres articles -du même auteur- ou d’un autre, en suivant les liens proposés dans la section « ressources et liens ».
      Donc, il n’avait aucune raison de développer plus avant.

      /SPOILER ON/
      En résumé (car oui, c’est déjà expliqué, décortiqué, en long, en large, et en travers):
      * ces doctrines (homéopathique et platiste) ne sont pas scientifiques
      * les tenants n’ont pas d’arguments valides pour les défendre
      * ils refusent même les arguments prouvant qu’ils se trompent
      * ils accusent les autres de scientisme, se retranchent derrière l’appel à l’ignorance, à la popularité, etc…
      /SPOILER OFF/

      Les intentions de l’auteur sont claire: faire comprendre pourquoi le terme « allopathie » (et tous ses dérivés) n’a de sens que dans la doctrine homéopathique, que si les services publics, les journalistes, etc… s’en servent, ils donnent du crédit à l’homéopathie.

      Imagine un instant, si les négationnistes appelaient tous les non-négationnistes… disons: « existivistes » (beurk, quel barbarisme, mais ce n’est que pour les besoins de la démonstration), que les journalistes, les services publics, les auteurs, les gens dans la rue, etc… reprenaient ce mot: qu’en diraient les familles des victimes?
      Réfléchis.

      Tu diras: oui, mais les conséquences sont sans commune mesure… Lis un peu:
      https://theierecosmique.com/2018/04/21/association-entre-prescription-dhomeopathie-et-mauvaises-pratiques-de-soins-en-angleterre/

      Bonne journée.

      Répondre
  20. Alexis
    Alexis dit :

    Bonjour, j’ai rédigé ma réponse qui fait trois pages. Je crois que j’abuse… Je vais donc tenter de faire court et pardonnez les approximations.
    Avant toute chose, je suis d’accord avec l’auteur.
    Pour éviter toute mauvaise interprétation, mes positions sont : le platisme est une aberration, l’homéopathie n’a pas d’effet sur le plan médical : vous êtes malade ? Voyez votre médecin ! Et les personnes que j’appelle négationnistes font un déni des faits historiques voire de la falsification.

    Ceci étant posé, j’ai lu l’article en tentant de le comprendre. Au fur et à mesure de la lecture, je me suis créé deux niveaux d’interprétation de l’article que je nomme : la structure et le discours.
    La structure est : le groupe « homéopathie » a créé le mot « allopathie » pour désigner les membres du groupe « Médecine Fondée sur les Preuves ».
    Le discours est : l’allopathie fait partie du registre lexical de l’homéopathie. Or comme l’homéopathie n’a pas prouvé son efficacité sur le plan médical alors nous n’avons pas à employer le mot « allopathie ».

    Qu’en est-il avec le mot « négationnisme » ?
    Au niveau du discours, je suis d’accord avec l’auteur. Par contre, à mes yeux, l’auteur casse la cohérence de son texte au niveau de la structure.
    Page Wikipédia consacrée au négationnisme (https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9gationnisme) :
    « Le terme négationnisme a été créé par l’historien Henry Rousso en 1987 6. Son utilité est de désigner correctement la démarche de falsification historique comme celle de Robert Faurisson ou d’Henri Roques, qui se qualifient eux-mêmes indûment de « révisionnistes » ».

    La structure est : le groupe « Rousso » a créé le mot « négationnisme » pour désigner les personnes qui, elles, disent s’appeller groupe « révisionniste ».
    Ce qui donnerait, au niveau du discours, quelque chose comme : « nous serions assez étonné qu’une personne épousant les thèses révisionnistes, emploierait le mot « négationnisme » pour se définir ».
    Effectivement, intuitivement, je m’attend à ce qu’un tel personnage déclare utiliser l’approche révisionnisme historique en arguant que c’est de la recherche scientifique/historique, basée sur des faits. Il ne va pas utiliser un mot pour se décrire sachant que la définition même du mot dit qu’il ne se base sur aucun fait légitime et qu’il serait dans une démarche de falsification !

    Lorsque l’auteur emploie le mot « négationnisme », il le prend dans sa définition stricte (discours) mais semble oublier que le mot fait partie du registre lexical du groupe « Rousso » (structure). Si vous préférez c’est comme si l’auteur attribuait le mot « allopathie » au groupe « Médecine Fondée sur les Preuves » : il casse la cohérence de son texte du moins à mes yeux.

    Répondre

Trackbacks (rétroliens) & Pingbacks

  1. […] Dans La Menace Théoriste, Thomas C. Durand explique que le terme « allopathie », fort présent dans les médias pour parler de la médecine conventionnelle quand bien même il s’agit d’un terme inventé par les médecins homéopathes n’existe pas! Lire l’article […]

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.