L’Acquisition du doute – Un témoignage


La transition vers le doute, l’autocritique, la métacognition (la pensée à propos de la pensée) peut se faire dans la douleur ou dans la joie. Ou les deux. C’est un peu l’histoire que nous raconte ce témoignage que l’on m’a envoyé par mail et dont j’ai pensé qu’il pouvait être utile aux sceptiques radicaux qui, un peu comme moi, n’ont jamais eu à vivre de déconversion et n’ont qu’une connaissance indirecte des codes et du langage de la croyance. Je veux croire qu’il sera surtout utile aux autres, à ceux qui sont dans la croyance et croisent rarement une parole comme celle-ci, imagée, poétique, habitée de ce qu’un parcours spirituel peut apporter de positif à notre manière de nous parler les uns aux autres. Ce texte aura peut-être le mérite d’exprimer avec justesse le message simple que la zététique cherche à partager : le doute et la pensée méthodiques ne sont pas les ennemis des croyants.
Acermendax

Une situation peut survenir, où avançant dans la vie, nous prenons conscience que le chemin emprunté n’est pas le bon. Pire, que nous sommes en train de nous perdre. Il est ardu de s’en rendre compte et d’autant plus de prendre la seule décision rationnelle, celle de le quitter. Il y a des tas de raisons qui nous en empêchent. Il y a le prix de l’effort déjà fourni, les personnes qui y sont et que nous aimons. La peur de perdre des qualités que la nature même du sentier nous a amené à développer ou la place que nous y occupons. S’y ajoutent la peur de ne plus savoir trouver une autre direction, la peur du vide, de ne plus savoir qui nous sommes et même de ne plus savoir tout court. Bref, il y a une foule de… mauvaises raisons. J’ai moi-même longuement marché sur un tel chemin, un chemin spirituel, que j’ai souvent qualifié d’ésotérique, de mystique et même de magique. J’ai fini par prendre conscience qu’il me perdait et après avoir subi le poids des mauvaises raisons pour y rester… j’ai réussi à le quitter et à marcher librement ailleurs. Cet humble partage d’expérience s’adresse à toutes celles et tous ceux qui y marchent encore. Car si rebrousser chemin peut paraître étourdissant, une alternative s’offre à nous. Nous pouvons, au prix d’un effort certes coûteux, trier nos expériences et nos acquis afin de couper à travers champs et rejoindre, peut-être, un chemin plus proche du réel. Pour ce faire, il nous faudra nous armer d’une méthode rigoureuse et faire face à tout ce qui va à l’encontre de nos connaissances et de ce en quoi nous croyons ou souhaitons croire. Y seriez vous prêts?

Pour nous comprendre, il faut comprendre que nous avons, un jour, cherché à comprendre

Piquons tout de suite, mon parcours est un lieu commun. J’ai commencé à vivre vers vingt ans des expériences que je ne comprenais pas. J’ai cherché à comprendre. J’ai fini par trouver. J’y ai vu un chemin et comme tant d’autres je m’y suis engouffré. De recherches en rencontres, j’y ai approché tous types de gurus, de maîtres, parfois des esprits, des âmes éveillées, des prophètes, de très nombreux guérisseurs ainsi que des milliers d’hommes et de femmes qui ensemble partagent une certaine interprétation du monde et garnissent, par leurs présences loyales et fidèles, des communautés rassurantes, chaleureuses.

Chacun et chacune, à travers leurs confessions, partageaient un vécu similaire. Les explications apportées ne se présentaient cependant jamais seules, toujours causées par un phénomène plus vaste ayant une cause surnaturelle liée à la nature nécessairement divine de nos êtres. Cette supposée rationalisation constituait de fait un corpus de croyance très précis – bien que la plupart de mes compagnons refusaient de s’entendre qualifier de croyants. Ce corpus de croyance je l’ai à chaque fois enfilé sur moi tel un vêtement de soie au travers duquel le monde prend une autre teinte. A chaque nouvelle expérience, j’ai pu enfiler une nouvelle couche de croyance et chaque nouvelle couche de croyance me préparait un peu mieux à la prochaine expérience.

Heres hoping de Niki Hare – 2013

Marchant à leurs côtés j’ai pu affiner mes apprentissages et éclairer ce sentier semblant se déployer devant moi. J’ai eu l’honneur de prendre la mesure de techniques terriblement efficace de méditations, de mouvements énergétiques, de rituels ésotériques, de magie noire et blanche, de canalisation et de pensées créatrices. Sur ce sentier j’ai vécu, au plus profond de mon corps, des expériences mystiques intenses, parfois transformantes, régulièrement subjectives. Écouter les expériences des uns et des autres, y accoler une valeur, dévoilait subtilement les contours d’une lancinante hiérarchie. Être familiarisé à sentir sur commande l’Énergie traverser son corps ou simplement en guérir une partie malade. Ouvrir son troisième œil ou activer sa Kundalini. Lire dans un corps des traumas et des peurs secrètes. Admirer, les yeux fermés, des images en couleurs plus vives encore que lorsque ces mêmes yeux sont ouverts. Sentir son être dépasser son corps, l’envelopper, même le brûler. Le sentir toucher les étoiles. Toucher les morts. Voir les auras, les entités, les démons et les anges. Se battre avec des dragons. Embrasser le choix de son destin, celui aussi de ses proches qui souffrent. Passer commande à l’univers et contempler les synchronicités se succéder. Dans le même temps – et sans cynisme – accueillir la réalisation d’évènements non souhaités pour parvenir en acrobate, à leur dénicher un sens profond et cohérent avec le Tout. Entendre la vie en toutes choses et converser allègrement avec les plus beaux représentants de la nature, tels les arbres ou les oiseaux – très peu avec les tiques ou les virus il faut l’avouer.

Ce voyage pris vingt années durant lesquelles un difficile chemin intellectuel a pu, peu à peu, illustrer sous mes yeux les formes de la vaste et complexe mosaïque des différents mondes invisibles. Comme d’autres, et sur la base de mes intuitions,  je me suis efforcé à la théoriser jusque dans ses détails, à dessiner leurs structures, leurs hiérarchies, leurs panthéons. J’ai tâché non sans peine d’établir l’équilibre entre des concepts venus d’orients ou d’Amérique et leur corollaire christique, de relier les implications délicates et contre-intuitives du karma, du libre arbitre, avec la co-création.

Une ascension personnelle où qualifié tantôt de vieille âme, d’enfant Indigo, d’Atlante ou autre Rimpoche, j’ai pu finalement accepter mon incarnation en Humain, véhicule suprême des formes de l’univers où, fait éloquent, toutes les âmes se pressent pour s’y incarner. S’est peu à peu densifiée l’aura finalement très banale d’un être de Lumière – pas moins que ça – qui avance gaiement sur le chemin spirituel. Celui d’un être qui sait ce dont les gens parlent, lorsqu’ils parlent d’énergie, d’âme, de Dieu, de vivre dans la Joie, dans l’ici et le maintenant. De tout ça, profondément, j’en étais constitué. Ainsi, une fois seul, pourtant au milieu d’autres, j’observais d’en bas, le point culminant de la montagne sacrée au bout du chemin, plus haut encore que là où se posent les illuminés, où ce qui fait sens au dessus du sens de la vie s’éteint pour enfin accueillir en soi l’idée éternelle de la mort et d’avoir à revenir, éternellement aussi, à la vie.

Alors tu le sauras, car cela sonnera juste

Ça sonnait plutôt bien en effet. Ce malgré qu’il fut toujours très coûteux de chercher à tisser une cohérence entre les différents niveaux de croyances. Mais j’avais beaucoup de chance et peu de raisons de remettre ma vision en question. Une certaine sagesse englobait ma vie. Un optimisme régissait mon quotidien et très peu de problèmes m’atteignaient. Ma vie épurée était dénuée des contraintes largement subies par mes contemporains. Mon corps peu exposé aux souffrances physiques. C’étaient comme si des forces agissaient au mieux dans ma vie et donnaient des résultats concrets. Il était confortable de leurs assigner une nature magique et méritoire et de tâcher d’améliorer le monde en méditant depuis le tapis du salon – les facteurs sociétaux, familiaux ou ethniques étant bien trop prosaïques et de plus, embarrassants dans l’effort. Par ailleurs, la confiance dans les expériences vécues, soutenues par des rhétoriques collectives, me soulageait et m’aidait à lâcher-prise du désir de cohérence. Car en réalité, au moindre doute, il n’y avait qu’à simplement arrêter de réfléchir et se rappeler à la plus simple des consignes : écouter et suivre son cœur.

Just because de Niki Hare – 2013

Tous ensemble s’alignant, c’est ainsi que l’édifice se renforce, tout contribue à confirmer la même interprétation quasi-religieuse de nos expériences. Nos perceptions resserrent leurs filtres, confortées par nos rencontres, nos lectures, les algorithmes. Au fil du temps, tels des marcheurs synchronisés, nous tissons, en conscience et pourtant bien malgré nous, des relations dramatiquement hiérarchisées, intéressées et compromettantes. Interactions qu’humblement nous qualifions de relations authentiques.

Je ne suis pas tombé dans une secte, ni dans une religion. Mais je suis devenu croyant, un peu sans m’en rendre compte. Je suis devenu croyant, comme tant d’autres avant moi. Un de ceux qui ratisse large et enfile les perles venant tantôt de l’Hindouisme, du Bouddhisme, du Soufisme, du Nouvel Âge, d’un certain Christianisme, et d’autres influences encore. Entre chacune d’elles, un liant, teinté des plus belles couleurs de la connaissance découlant de la vraie science – celle inspirée par la Lumière et l’Amour –  et comme simple fermoir de ce beau collier, des témoignages et milles rumeurs érigés au rang de preuves. Et en effet tout concordait à ce que cela sonne juste.

Comment tu sais ce que tu sais? Pourquoi tu crois ce que tu crois?

Se présentait pourtant à moi une réalité qui ne sonnait pas juste. Ce sentier est peut-être celui de la Vérité, il n’empêche qu’il est parsemé aussi de mensonges, d’erreurs et de balivernes. Une intense dissonance cognitive me bousculait entre la teneur des faits que j’observais et l’incohérence des modèles spirituels que j’avais accumulés toutes ces années. Une tension interne inconfortable naissait de la contradiction entre la marche du monde et les prophéties qui ne se réalisaient jamais – chaque année devant être la fameuse *Année* avec au choix, l’Apocalypse, la révélation, le déluge, la montée en conscience collective, etc etc…

Ces contradictions interpellaient beaucoup de monde et je n’échappais pas au questionnement. L’édifice de mes croyances s’effritait par endroit, subissant des assauts de  rationalité. Je les ignorais allègrement et tendais même, en réaction, vers des comportements plus radicaux encore. Mais ces questions revenaient comme chuchotées. Ces murmures m’interrogeaient à nouveau, Qu’est ce qui fait que tes pratiques te font grandir ? Quelle y est la place du silence, de la présence, de l’accueil ? As-tu jamais vécu quelque chose de fort qui se soit passé en dehors du corps? Sont-ce tes expériences dans le corps ou tes croyances qui te font grandir ? Que sais tu vraiment de ce qu’est un corps ? Que comprends tu vraiment de ton cerveau, de ses biais, téléologique et anthropomorphique ? Comment fais-tu la différence entre un maître et un charlatan ? Entre ton mental et ta raison ? Tes croyances ne se situent-elles pas dans ton mental ? Que pourraient-elles combler en toi ? Qu’en disent ton corps et ta raison, pas ton mental, ta raison ? De toutes les expériences paranormales que tu as vécues y en a-t-il, ne serait-ce qu’une seule pour laquelle l’explication d’un phénomène corporelle ne serait pas du tout envisageable ? Quel outil pourrais-tu user pour mieux comprendre ce que tu vis ?

Quel outil ?… C’est important de savoir appréhender le monde. Nous avons besoin de savoir si la pomme que nous allons manger ou l’eau que nous allons boire sont bonnes ou mauvaises. Sonner juste et suivre mon cœur sont deux outils qui ne m’empêchaient pas de me tromper. Il me sonnait juste que la pomme et l’eau soient bonnes, de plus mon cœur m’y invitait. Mais des mauvaises pommes et de la mauvaise eau, j’en ai croisées. Et j’ai vu énormément de gens, les porter à leurs bouches.

Je me suis donc mis en quête d’un nouvel outil pour appréhender le monde. J’ai décidé d’utiliser une méthode rationnelle et empirique et de m’attaquer à tout ce que je savais et vivais afin de reprogrammer mon être en conscience et dans la joie. Puis j’ai pris l’intime décision de faire de ma vie une vie sans croyances, sans superstitions et de reconstruire brique par brique sur la seule fondation vraiment à ma portée, qui plus est le siège de toutes mes expériences: Le Corps.

And what now de Niki Hare – 2014

Pour cela, j’ai balayé d’un revers de main toutes mes définitions du réel et celles de la matière, de l’invisible, ainsi que tous ceux et celles que je définissais comme légitimes à enseigner. J’ai brutalement déconstruit tout ce que je savais et tout ce que j’avais vécu. J’ai établi un socle de connaissances plausibles et rationnelles et j’ai affûté une méthode d’évaluation de ce qui peut l’être.

Puis est venu le moment de confronter mes certitudes et mes croyances à l’aune de ce nouveau spectre. J’avais toujours cru posséder un esprit critique mais n’avais jamais questionné ni mes croyances ni mes connaissances. Je revendique des milliers d’heures d’écoutes de grands sages, des centaines de livres lus, mais je n’avais jamais accordé de temps à la contradiction. J’avais toujours été curieux mais je n’avais jamais offert cette curiosité à la science tout court et les messages pourtant clairs qu’elle transmettait. S’est intuitivement imposée l’étude de ce que postulaient vraiment la physique quantique et la médecine scientifique mondiale, les sciences cognitives et la biologie, les sciences du paranormal et les psychologies sociales.

Est apparue fine et fragile, la protection que consentaient aux croyances des lectures symboliques ou métaphoriques, et s’est dévoilé à mes remords grandissants ce qu’elles sont à l’os : des interprétations du monde maladroites absolument déconnectées du réel, anthropocentrées, dogmatiques et réactionnaires. Au mieux, des béquilles malhabiles et au pire des armes dangereuses pour soi-même, limitantes et incapacitantes. Le fait est que je ne pouvais plus admettre que nous ayons besoin de cela pour grandir. 

C’est en suivant mon cœur – mais aussi ma raison- que je l’affirme aujourd’hui : les croyances ne nous font pas grandir. Je suis navré si je blesse, mais nous ne sommes pas des êtres de lumière. Nous ne sommes pas non plus des êtres quantiques. Il n’existe pas d’enfant indigo ou de cristal. Nous n’avons pas choisi nos incarnations, nous n’avons pas de mission de vie, et pire que tout, elle n’a sans doute aucun sens. Nous ne sommes pas traversés par une énergie divine. L’homme n’est pas un être suprême et il n’y a probablement pas de Dieu, encore moins à notre image. La mort inéluctable est parfois évitable et la maladie n’est pas une formidable chance programmée dans notre destin. Il n’y pas de vie après la mort, ni d’au delà, ni de royaume où ressusciter. Quand nos proches meurent, ils meurent. Aucun autre sort ne nous attend. L’âme n’a aucune plausibilité. Quant à la conscience elle n’apparaît probablement qu’après le corps. Le monde invisible et tous ses représentants n’existent que dans nos schémas mentaux et nos schémas mentaux ne créent pas la réalité qui nous entoure. L’univers ne travaille pas pour nous et le karma n’apportera jamais que souffrance et culpabilité. Non, l’observateur ne créé pas le monde qu’il observe et tant mieux, car l’univers n’est ni juste ni injuste et la loi de l’attraction est une fraude. Le Monde Est. La Nature Est. Ni bonne ni mauvaise d’ailleurs. La nature humaine est une illusion, nous sommes tout juste un organisme qui avance. Nous ne sommes rien d’autre qu’un corps. Un corps qui n’est là que pour survivre. Point.

Chassez le corps, il revient au galop

Ce faisant, notre corps explore, il expérimente et s’il vit son existence à travers une conscience de lui même c’est que celle-ci fut un avantage à sa survie justement. Il s’agit là d’une chance inouïe d’apprécier la vie humaine en contraste avec son incroyable improbabilité. De goûter au monde à travers ce corps et cet enthousiasmant privilège de vivre le lever et le baisser de rideau et entre les deux d’être acteur d’un film incroyable et très probablement unique qui prend place seulement en ce moment dans l’univers. De toucher la pureté de cette immense beauté qu’est le fait, pourtant anodin à l’échelle des galaxies, d’être un humain en vie ici et maintenant. De sentir au plus profond de nous même la résonance du big bang, de s’imaginer rempli des souvenirs transportés par chaque brin de notre ADN depuis l’apparition de la vie sur terre. De regarder nos molécules danser en interaction avec le monde qui nous entoure et de comprendre et choisir en conscience que danser dans l’Amour et la Joie ne modifiera pas la marche de l’univers mais sera tout de même vachement plus chouette à vivre. C’est probablement là que se trouve le sens à donner à la vie. Interroger ses connaissances, partir du réel, vivre dans la matière au milieu de ce grand tout est une source d’humilité plus grande encore que tout autre enseignement spirituel.

Dont look back de Niki Hare – 2014

S’y lit également en filigrane la démonstration la plus enthousiasmante des forces et du magnifique potentiel du corps humain, – animal imparfait dont certaines faiblesses et défaillances seront insurmontables – mais l’habiter, y être présent et à l’écoute sont vraisemblablement les attitudes qui nous feront nous sentir plus vivants, plus connecté au monde, aux autres, et capables de mieux vivre.

A titre personnel, mettre à nues mes croyances m’a par ailleurs révélé ce qu’elles comblaient en moi. Les croyances comblent souvent quelque chose en nous. Les confronter c’est d’une part réaliser ce dont il s’agit, d’autres part se prémunir de leurs retours. Aujourd’hui le monde m’apparaît – à certains égards toujours dramatique certes – cependant cohérent. Ne cherchant plus à justifier l’injustifiable ni à trouver un sens à l’insensé, j’ai désamorcé nombre de tensions internes. La sagesse qui englobait ma vie demeure et l’humilité se fait plus grande. L’optimisme est toujours installé dans mon quotidien et ma vie continue à se dérouler épurée et chanceuse. Je tâche toujours de vivre dans l’Amour et au plus proche de l’instant présent.

Je maintiens un certain nombre de pratiques dans des formes plus épurées où priment le silence et la présence, tout simplement. Conséquence enthousiasmante : les effets sont d’autant plus intenses et profonds et je vis toujours des expériences… que je ne comprends pas. Tout en les accueillant je n’y étiquette aucune croyance et je ne cherche plus à les expliquer. Je sais que petit à petit, la connaissance progresse et la science apportera des explications cohérentes et rationnelles sur les phénomènes infiniment complexes qui se déroulent en chacun de nous et saura décrire les forces, éminemment naturelles, qui sont en jeux. En attendant, ces expériences je les vis, je me les réapproprie. Ainsi, au plus profond de mon être, elles me changent, m’allègent et me font grandir.

Cela fonctionne et là, peut-être, se trouve l’essentiel.

3 réponses
  1. Eric
    Eric dit :

    Merci pour ce témoignage.
    Je le partage totalement aujourd’hui.
    Sauf que je fais le chemin inverse. L’ultra rationnel ne m’a pas épanoui. J’aspire à de la spiritualité, à trouver ma place dans ce monde qui m’a toujours semblé beau et effrayant. Je doute beaucoup et crois encore en la science comme seule preuve irréfutable du vivant. Le reste n’est en effet que croyance, juste personnelle. Je suis un adulte indigo, je viens de le découvrir. Cela m’aide et me questionne. J’y crois sans y croire. Je m’en nourris sans perdre la raison. Je ne sens pas qu’il y ait une vie après la mort, mais tout est possible et reste le plus ouvert possible.
    Eric

    Répondre
  2. Jenny
    Jenny dit :

    J’avoue que je zappe souvent les longs témoignages mais celui-ci je l’ai lu avec attention en entier tellement il me parlait. La spiritualité au sens new age m’a beaucoup attirée un temps, j’ai cru sincèrement qu’elle m’aiderait à comprendre mes problèmes, tout ce qui se passait mal dans ma vie et en ce monde, mais elle n’apportait aucune réponse mais toujours plus de questions… Je me suis sentie perdue, frustrée, en colère, un peu plus mal presque qu’au départ… Et puis les thérapeutes en tout genre ont commencé à émerger comme des champignons, d’où leur venait ces pouvoirs que moi je n’avais pas alors que je n’aspirais qu’à sauver les gens, je n’aurais même pas fait payer comme eux. Et comment savoir si c’était efficace et si je n’allais pas claquer 50 euros ou plus juste pour ressentir des choses induites par de douces paroles. J’avais consulté il y a longtemps un hypnothérapeute, je savais ce que quelques phrases bien déclamées pouvaient provoquer dans mon corps sans que je le veuille… alors en quoi ces thérapeutes pouvaient être différents. Beaucoup se basaient sur les énergies quantiques, sauf que moi la physique quantique ça me passionne alors j’ai lu beaucoup de choses sur le sujet et j’en ai pas compris un dixième et les scientifiques non plus, même les plus intelligents, ne comprennent pas tout le sujet alors comment pourrait-il suffire à une personne lambda pas plus intelligente que moi de suivre une formation pour apprendre à modifier les énergies pour activer la guérison d’un corps ? Ça a été le point de rupture, dans le même temps j’ai découvert plusieurs chaînes youtube dont la tronche en biais qui m’ont rappelés des principes fondamentaux de la démarche scientifique et qui m’ont appris d’autres choses. Et il y a une chose qui j’ai appris et qui m’a semblé importante : si telle personne qui se prétend spécialiste de son domaine n’est pas capable d’expliquer correctement ce qu’elle fait, avec des preuves, comment peut-on continuer à lui donner crédit. Or les énergéticiens et autres ne sont pas capables d’expliquer ce qu’ils font autrement que par un charabia qu’ils ont appris et qu’ils ne font que réciter…alors non je ne claquerai pas 50 euros pour quelqu’un qui a priori me vend du rêve et n’induit des réactions ou pas en moi que parce qu’il les suggère. Je reste ouverte à la discussion et aux découvertes mais il faudra que cela soit un peu mieux étayée et que les résultats ne reposent pas uniquement sur quelques témoignages de gens contents… Je suis fâchée que certains gagnent finalement leur vie en profitant de la fragilité de certaines personnes même s’ils croient sincèrement leur faire du bien…or on est bien d’accord, comme l’homéopathie, les thérapies alternatives peuvent présenter un danger si une personne diffère un traitement qui pourrait la sauver.
    Bref, encore merci pour ce témoignage, continuez ce que vous faites, ça permettra à certaines personnes, comme moi, de ne pas sombrer plus profond au risque de se perdre…

    Répondre

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