La synergologie et la science

[ À la fin de cet article vous trouverez la réponse de la synergologie et notre retour]

La synergologie se définit comme une discipline scientifique du non-verbale [1], capable de décrypter vos pensées à travers vos mouvements corporels [2-4]. Elle se décrit aussi comme répondant au critère de réfutation de Popper, essentiel à l’établissement de toute discipline scientifique [1].

Cependant, depuis plusieurs années la synergologie a fait l’objet de nombreuses critiques [5-7]. Peu de retours aux critiques avaient été fournies par son fondateur et à ce jour, la seule et unique réponse de la synergologie aura été la mise en demeure d’un journal canadien pour n’avoir pas fait état, selon les synergologues, de l’ensemble des connaissances de la synergologie. Le contenu de cette mise en demeure visait à apporter des preuves du sérieux de la synergologie, ainsi que les sources indispensables à l’élaboration des connaissances synergologiques [8]. Certains chercheurs sceptiques se sont alors interrogés quant au crédit qu’apportaient les-dites sources à la synergologie.

Malheureusement, l’analyse des références ne fut semble-t-il pas aussi prometteuse qu’annoncé. D’abord publiée sur un blog [9] puis dans un article scientifique [6], l’analyse des références fournies montrait que la synergologie était comparé à la phrénologie. Une comparaison peu méliorative quand on sait que la phrénologie entendait classer les gens en fonction de leur forme de crâne ( voleur, assassin, etc …) ce qui engendra un échec total et l’abandon de la discipline au 19ème siècle. Les autres références ne permettent pas plus d’asseoir la validité des propos de la synergologie, puisqu’elles concernaient par exemple des travaux artistiques, des textes ne traitant pas de synergologie, ou des ouvrages ne testant pas les hypothèses de manière à les réfuter, comme le voudraient les principes scientifiques que défend la synergologie elle-même.

Suite à ces publications, la synergologie a été retirée de la liste des formations permanentes du barreau du Québec, dans la discrétion et sans que les raisons n’en soient communiquées. Cependant, le fait que les formations de synergologie restent ouvertes à des domaines très importants comme le droit ou la santé nous semble problématique. Cela nous apparaît d’autant plus capital si l’on considère les conséquences possibles : une mauvaise appréciation de la crédibilité d’un justiciable ou d’une victime  [10] ou un mauvais diagnostic psychologique [11].

Dans cette optique, nous avons déposé deux demandes publiques à M. Turchet lors d’une conférence au jour du 29 septembre 2016. La première concernait une demande d’expérimentation afin de tester les compétences synergologiques à décrypter le non-verbal. La seconde était une invitation à un débat public. La demande d’expérimentation a été rejetée par M. Turchet mais reste ouverte à tout synergologue qui souhaiterait participer. La seconde demande a, quant à elle, reçu une réponse orale favorable. Nous espérons qu’elle se confirme dans l’avenir, et que le débat puisse avoir lieu dans les meilleures conditions.

 

Nicolas Rochat

Doctorant en psychologie sociale et cognitive. Laboratoire Parisien de Psychologie Sociale (EA 4386). Laboratoire Cognition Humaine et Artificielle (EA 4004)

 

Frédéric Tomas

Linguiste. Doctorant en psychologie sociale et cognitive. Laboratoire Parisien de Psychologie Sociale (EA 4386). Laboratoire Cognition Humaine et Artificielle (EA 4004).

La synergologie en la personne de Eve Herrscher (Directrice de l’Institut Européen de synergologie) à formuler une réponse ici. Nous précisons, que malheureusement Frédéric Tomas n’était pas présent à cette conférence nous ne savons donc pas qui somnolait et se taisait lors de cette conférence.


Références
  1. http://non-verbal.synergologie.org/nonverbal/synergologie/scientificite-de-la-synergologie
  2. Bunard, S. Leurs gestes disent tout haut ce qu’ils pensent tout bas First, 2014
  3. Gagnon, C. & Martineau, C.scientifique paralléle inc. null, Q. L. S. (Ed.) Voir mentir: un guide pratique répertoriant des outils importants sur la détection du mensonge 2009
  4. Turchet, P. Le langage universel du corps L’Homme, 2009
  5. Lardellier, P. Pour en finir avec la “synergologie”. Une analyse critique d’une pseudoscience du “décodage du non-verbal” Information médias théories pratiques, 2008, 197-223
  6. Denault, V.; Larivée, S.; Plouffe, D. & Plusquellec, P. La synergologie, une lecture pseudoscientifique du langage corporel Revue de psychoéducation, 2015, 43, 427-457
  7. Axelrad, B. Quand le corps dit tout haut ce que l’esprit pense tout bas – Afis – Association française pour l’information scientifique Science & pseudo-sciences, 2015
  8. http://www.slideshare.net/turchet_philippe/serie-de-lagace-mise-en-demeure
  9. https://lesceptique.ca/2015/06/05/la-synergologie-une-discipline-fondee-scientifiquement/
  10. Köhnken, G. Social psychology and the law. Applied social psychology, Sage Publications, Inc, 1996, 257 – 281
  11. Lilienfeld SO, Ammirati R, David M. Distinguishing science from pseudoscience in school psychology: Science and scientific thinking as safeguards against human error. Journal of School Psychology. 2012 Feb 29;50(1):7-36.

 

la réponse de la synergologie ici

Chère Mme Herrscher,


Nous sommes très heureux de vous lire et de vous voir vous exprimer. En tant que directrice de l’Institut Européen de synergologie, et formatrice, nous ne pouvons que considérer l’importance de vos propos. Notre message initial avait pour but d’éclaircir les raisons des demandes de débat et d’expérimentation. Nous sommes restés factuels au possible, en ne parlant pas des personnes mais des faits. Si, à tout hasard des erreurs se sont glissées à certain endroits, n’hésitez pas à nous les indiquer et à fournir les documents qui en attestent.

Cela étant, plusieurs propos que vous tenez nous étonnent. À titre personnel, j’étais présent à cette dernière conférence, effectivement. En revanche, Frédéric Tomas n’a pu être présent. Je ne comprends pas qui vous décrivez comme tacite et somnolent. Dans le même ordre d’idées, si vous pouviez préciser qui était les “4 pourfendeurs principaux”, cela nous permettrait de les identifier également. Cependant, nous souhaiterions établir avec vous un cadre de définition concernant nos interventions qui, apparemment, vous dérangent : le simple fait de poser une simple question semble inacceptable, au même titre que le mutisme notre collègue absent durant la réunion. Vous admettrez, en tant que communicante et psychologue, que cette position est paradoxale.


Je passerai les attaques personnelles émises sur les différentes personnes, mais ferai remarquer une chose : avez-vous jamais noté chez nous une attaque sur la qualité de votre personne ou sur celle d’autres synergologues? Au contraire, nous avons été des plus courtois, ne nous abaissant jamais à dénigrer autrui. J’ai donc du mal à comprendre votre attitude, votre réaction et le fiel de votre plume. Bien entendu, vous pouvez parfaitement nous prouver le contraire en nous apportant des citations ou des preuves d’échanges qui se sont déroulés de la sorte. Pourtant, de mémoire, nous n’avons jamais attribué à un synergologue quelque comportement pathologique que ce soit. Je me garderai toujours de ce genre de raccourcis faciles, vu que je pratique la psychologie, et que ces pratiques seraient contraires au code de déontologie de la profession, et à ma morale. Nous comptons continuer à rester courtois afin que ce débat se fasse, sans la moindre tension, puisque cela semble être un objectif commun. Enfin, je vous rassure : il n’y aura pas de retour en arrière, malgré votre réponse.

Quant à nos motivations, vous les connaissez. Vous les avez citées : “« si l’on considère les conséquences possibles : une mauvaise appréciation de la crédibilité d’un justiciable ou d’une victime ou un mauvais diagnostic psychologique »”. Mais vous avez oublié d’y mettre les références attachées. Pour le reste, nous ne savons pas de quoi vous parlez quand vous mentionnez “chasse gardée”. Nous travaillons pour l’état et l’accès à nos cours est accessible pour une somme modique (voire gratuitement). Lorsque nous faisons des interventions extérieures, la seule chose payée est le billet de train et parfois l’hébergement. Autant dire que nous travaillons gratuitement et qu’il est extrêmement facile de savoir combien nous gagnons. Organiser un débat avec la synergologie ne nous fera pas gagner plus d’argent, d’autant plus que nous ne vendons pas de formation de notre côté. De même je ne vois absolument pas quel pouvoir nous pourrions acquérir par cela. Devrons-nous vraiment répondre à ce type de questions lors du débat annoncé, à des affirmations sans preuve, ou des caricatures de nous-mêmes ?

 

Il me semble que se défendre de la sorte, en prétendant que nous serions intéressés par l’argent ou tout autre retombée serait déraisonnable. Cela ferait un bien mauvais angle d’attaque. Devrais-je m’abaisser à vous attribuer des raisons invisibles et improuvables sous prétexte que la synergologie (une marque déposée) vende des conférences, des formations ou des interventions dans les entreprises et donc des enjeux financiers ? À mon sens, cela dénoterait un manque crucial de sérieux dans les arguments présentés. Au contraire, nous trouvons bien plus intéressant de nous positionner sur les faits et les écrits afin d’élever le débat.

 

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Revenons sur des choses qui nous semblent bien plus pertinentes et importantes.

Commençons par les principes de réfutabilité et de scientificité. Si je puis me permettre et si vous regardez les sources que nous avons fournies, le site de l’Institut de synergologie affirme que vous respectez ces deux principes. Vous noterez que nous sommes d’accord avec vous sur l’utilisation de ce principe dans le domaine des sciences. À ce sujet donc, aucun débat, à moins que vous n’entendiez vous en détacher ou défendre un autre point de vue. Je ne me rappelle pas avoir entendu dire, ni de ma part, ni de celle de mes collègues, qu’il s’agisse du seul principe scientifique, donc vous êtes libre de défendre le principe qui vous semble le plus pertinent. Cependant, nous ne comprenons pas pourquoi en faire un procès d’intention quand nous reprenons les éléments de philosophie des sciences que vous défendez vous-mêmes.

En revanche, la grille de code peut être l’objet de débat, mais pas sur l’aspect que vous soulevez. Comme les références que nous avons transmises l’indiquent (Denault, Larivée,  Plouffe, & Plusquellec, 2015), le problème ne se situe pas au niveau de sa création. Il est très appréciable d’avoir une grille de codage afin de savoir très exactement à quoi l’on fait référence, comme Ekman l’avait fait avec le FACS. D’ailleurs, des scientifiques se sont penchés sur le sujet, et ont produit le BACS [1], qui, elle, a été validée et publiée. Votre grille n’est donc pas unique comme vous devez le savoir. D’ailleurs, celle-ci, aussi pratique soit-elle, soulève des questions pour lesquelles les réponses ne nous sont pas disponibles  :

 

  1. Y a-t-il un fort degré d’accord de codage (je ne parle pas d’interprétation, notez bien) lorsque plusieurs synergologues codent une même vidéo ? Ceci me semble être un point primordial, et fondamental à toute science faisant usage d’outils de codage [2-4].
  2. Cette grille (ou certains de ses éléments) permettent-ils de faire des prédiction plus ou moins fiables, et dans quelle mesure ? J’ai cru comprendre que la synergologie tient pour fiable un item qui est présent dans 80% des cas. [5]

 

Nous aimerions pouvoir tester cette assertion sur un élément particulier (à convenir) car cela serait, me semble-t-il, assez extraordinaire de découvrir une pareille corrélation entre gestuelle et états mentaux. Imaginez une précision de 80% sur un état mental : c’est une découverte hors-norme qui mériterait les plus grandes revues. Aucun doute à ce sujet : Nature ou Science est à portée de mains. Le problème, et je pense que c’est la plus grande question de méthodologie qui a toujours été posée de manière récurrente à la synergologie, est le suivant : comment attestez-vous de ces états mentaux? Peu de chances que sur une vidéo, vous puissiez dire cela. Auquel cas, il faudra déjà démontrer qu’il existe une telle possibilité, puis établir des corrélations avec l’apparition de certains éléments de votre grille de codage. La fiabilité, c’est important en science si on veut démontrer un phénomène.


En revanche, je suis loin d’être d’accord avec cette idée que les sciences humaines ne peuvent pas expérimenter et les faits semblent me donner raison. Prenons par exemple l’archéologie : vous dites qu’il n’est pas possible d’expérimenter. Pourtant il existe un champ appelé “archéologie expérimentale”, où l’on teste littéralement les hypothèses des chercheurs. De même, si nous nous attachons à la publication de M. Turchet dans la revue Langage, lui-même fait état de plusieurs publications expérimentales dans le domaine de la psychologie et du non-verbal. Je vous donne juste un exemple : il cite Kimura. Dire que les sciences humaines ne peuvent pas être testées ou expérimenteés est largement faux. Vous êtes psychologue : aucun doute que vous avez déjà lu une revue scientifique en psychologie, et peut-être même plus précisément sur le non-verbal. Dans ce cas, si même Ekman (un des plus éminent chercheur en psychologie au monde) arrive à se conformer à la méthode expérimentale, je ne vois pas ce qui retiendrait la synergologie. Si cette méthodologie n’a pas empêché Ekman de travailler pendant plus de 50 ans sur les émotions, je ne comprends pas bien les facteurs qui expliquent le refus d’expérimentation en synergologie. Pourquoi dire, en sachant parfaitement que cela est possible et a déjà été fait, qu’il n’est pas possible d’expérimenter en sciences humaines alors que c’est déjà le cas depuis plus de 50 ans ? M. Turchet lui-même en mentionne dans sa publication. Les publications d’expérimentation en psychologie et dans le non-verbal se comptent par milliers et sont autant de contre-exemples. Nous sommes à votre disposition afin de vous en fournir autant que vous le désirerez.


De plus, vous affirmez : “Quant au mauvais diagnostic psychologique, Messieurs Tomas et Rochat seraient-ils en mesure de me citer une seule discipline scientifique capable de l’éviter ?”. Avons-nous jamais mentionné que nous demandions un fiabilité de 100% sans aucune erreur possible ? Il ne me semble pas mais vous pouvez me corriger en me citant. Je trouverais très inconvenant de vous imposer l’application de critère que nous n’appliquons pas nous-mêmes. Pourriez-vous nous dire où nous avons exigé de telles choses ? Par contre, vous admettrez qu’un taux de diagnostic supérieur au facteur chance serait très apprécié. Une preuve méthodologiquement correcte avec une capacité statistique supérieure au facteur chance est toujours la bienvenue.

 

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Concernant la méthode de questionnement synergologique, il en est fait mention pendant les conférences, mais uniquement mention. Le dernier livre de M. Turchet n’en parle pas plus que ça, de même que tous les ouvrages en synergologie. Les titres des livres (comme leur contenu) ne semblent pas aborder la méthode de questionnement, mais davantage le décryptage du non-verbal : “Leurs gestes disent tout haut ce qu’ils pensent tout bas” ou encore “Voir mentir: un guide pratique répertoriant des outils importants sur la détection du mensonge“ pour ne citer que ceux-ci. Vous admettrez que cela prête à confusion. M. Turchet parle lui-même de décrypter le langage corporel dans ses conférences (les deux auxquelles j’ai assistées). Prétendre que la synergologie ne s’occupe pas du décryptage du non-verbal me semble assez inexacte. J’en veux pour preuve ce live-tweet situé chronologiquement après votre décalaration ( https://twitter.com/SynergoOfficiel/status/785199722818666496 ) Aucune mention de cette méthode de questionnement. Nous sommes conscients qu’elle est présente dans vos discours, mais absente des écrits. Dans tous les cas, les méthodes d’entretiens peuvent aussi être sujettes à publication et évaluation. À ce jours et à notre connaissance, aucun écrit accessible sur le sujet n’existe concernant la synergologie. Nous ne savons pas non plus si la synergologie fait des recherches sur cette méthode. Celle-ci reste donc un point d’interrogation pour les scientifiques profanes que nous sommes. N’hésitez pas à nous transmettre les écrits que nous aurions pu manquer.

En outre, je ne sais pas si la synergologie est dogmatique. Certains le pensent. Cependant, les écrits de la validation des items en synergologie sont inaccessibles (comme la méthode dont vous nous parlez). Pourquoi ne pas les rendre disponibles? Cela résoudrait peut-être quelques questions. Ce n’est pas faute d’avoir déjà demandé, et d’avoir essayé de consulter précisément ce que vous appelez “vos postulats” et “vos cadres théoriques”. Peut-on réellement nous reprocher de ne pas vouloir nous intéresser à un sujet, alors que c’est vous qui possédez les moyens de publier ces informations ? De ce fait, nous avons accès à l’ensemble des publications et livres publics, que nous avons lus dans leur intégralité. Est-il donc raisonnable de dire que nous ne connaissons rien, alors que nous pouvons en restituer le contenu clairement, et les référencer parfaitement ?   

Je ne sais pas si nous sommes, en revanche, dogmatiques, car toutes nos publications sont disponibles sur internet. Je veux bien admettre que je ne tiens pas les miennes à jour, mais de là à parler de publications inexistantes, c’est largement faux. Pourquoi dire cela, si vous attachez tant d’importance à l’idée de la publication ? N’est-ce pas nous faire un faux procès ? Nous tenons d’ailleurs nos écrits à votre disposition et espérons les mêmes attentions de votre part.

Pour finir, nous sommes très heureux que M. Turchet ait publié après 30 ans de recherche un article qui se veut être ce que la synergologie offre de mieux et cite de manière récurrente. Je pense personnellement avoir des questions sur cet article et une demande de clarification de certains points. Je les réserve pour le débat. Si toutes vos recherches pouvaient être aussi accessibles à la lecture que ce document, alors nous pourrions discuter de points méthodologiques précis. En revanche, je serais très heureux de lire la référence “Préalables épistémologiques à une théorisation du langage corporel”  annoncée déjà en 2013 dans l’article de M. Turchet. Elle n’est toujours pas publiée, ce qui rend en difficile pour tout le monde la lecture et la vérification des sources. Je serais ravi de lire votre version, tout comme j’ai lu assidûment les autres écrits synergologiques, afin d’éclaircir certains points.

Je souhaite exprimer une dernière interrogation que mes collègues et moi partageons : les synergologues semblent attacher beaucoup d’importance à leur méthode de questionnement. Cependant, nous lisons peu d’écrits, voire aucun, concernant ladite méthode. Pourtant, le sujet revient à chaque fois dans la conversation dès que l’on parle des méthodes de validation de tel ou tel état mental. Or, la méthode de questionnement et l’attribution d’états mentaux aux gestes sont deux points méthodologiques qui se doivent d’être distingués. En effet, lier les gestes et les états mentaux consiste à établir un caractère prédictif : statistiquement, tel(s) geste(s) est (sont) généralement présent(s) lors de tel état mental. En revanche, la méthode d’entretien entend plus précisément nouer une relation de communication et de questionnement, visant à questionner des états mentaux en fonction de gestes qui seraient fiables. Nous ne comprenons pas pourquoi la méthode de questionnement revient à chaque intervention de M. Turchet, alors que les synergologues utilisent des vidéos et ne mentionnent jamais cette méthode pour valider des état mentaux [5-6].

Vous avez émis une invitation à participer à quelques journées de formation (http://menace-theoriste.fr/la-synergologie-et-la-science/#comment-2050). Pour ma part je serais ravi d’y assister, afin que l’on puisse répondre à quelques questions pointues si le contenu de la formation venait à m’interpeller. De plus, concernant la demande d’expérimentation, comme précisé dans la lettre, nous avons explicitement parlé de co-construction afin de satisfaire les contraintes scientifiques et synergologiques. La demande, bien que refusée par M. Turchet, semble plus que raisonnable, et reste ouverte à tous ceux qui le souhaitent.


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Pour résumer les questions ou les éléments qui ont pu être soulevés dans cette réponse :

 

  • Pourquoi ne pas nous citez dans le texte plutôt que de nous prêter des propos que nous ne tenons pas?
  • Pourquoi prétendre que l’expérimentation n’est pas possible alors qu’elle a cours dans les sciences humaines depuis des décennies ?
  • Pourquoi dire que nous n’avons jamais rien publié, alors que ce n’est pas vrai ?
  • Pourriez-vous rendre publics les écrits des synergologues lors de la validation de leur ”titre”, afin que nous puissions voir les méthodologies de questionnement et de validation synergologiques ? Nous souhaitons observer les taux de diagnostic, même s’ils ne sont pas parfaits.
  • Pourriez-vous publier les vidéos des deux dernières conférences (l’“anti-conférence” et “la synergologique face aux pseudo-sciences”), afin que nous ne puissions pas déformer les propos de chacun, que tout le monde puisse se faire un avis, et que nous puissions discuter cordialement de ce qui a pu être dit lors de celles-ci ?
  • Pourquoi prétendre que la synergologie n’est pas du décryptage de geste alors même qu’au moment où j’écris ces mots, l’on peut suivre un décryptage des gestes de Mme Clinton et M. Trump sur Internet en live ? (cf. : https://twitter.com/SynergoOfficiel/status/785199722818666496)
  • Pourriez-vous nous fournir la version pré-publication du chapitre de livre “Préalables épistémologiques à une théorisation du langage corporel” afin que nous puissions lire cette référence qui est donnée depuis 2013 mais toujours indisponible ?

 

Bien cordialement,

 

Nicolas Rochat

Références :

  1. Huis, E. M. (2014). The Body Action Coding System II: muscle activations during the perception and expression of emotion. Frontiers in Behavioral Neuroscience, 8.
  2. Umesh, U. N.; Peterson, R.A.; Sauber M. H. (1989). « Interjudge agreement and the maximum value of kappa. ». Educational and Psychological Measurement. 49: 835–850. doi:10.1177/001316448904900407.
  3. Viera, Anthony J.; Garrett, Joanne M. (2005). « Understanding interobserver agreement: the kappa statistic ». Family Medicine. 37 (5): 360–363.
  4. Hallgren, K. A. (2012). Computing inter-rater reliability for observational data: an overview and tutorial. Tutorials in quantitative methods for psychology, 8(1), 23.
  5. Mireault, C. (18 mai 2014). Comprendre le non verbal dans la communication  interview de Christine Gagnon, Hebdo Rive Nord
  6. Pilon, M.C. (01 novembre 2013). Gagner sa vie grâce aux non-dits interview de Annabelle Boyer. Valleyfield Express

19 réponses
  1. Miastor l'Iconoclaste
    Miastor l'Iconoclaste dit :

    Bonjour,
    Il y a une petite erreur : « Dans cette optique, nous avons déposé deux demandes publiques à M. Turchet lors d’une conférence au jour du 29 octobre 2016. » Il s’agit de septembre, bien évidemment.

    Miastor

    Répondre
  2. e.herrscher@institut-synergologie.eu
    e.herrscher@institut-synergologie.eu dit :

    Pour tenter d’en finir avec les pseudos justiciers de la scientificité…

    Depuis plusieurs années, un petit groupe s’acharne à tenter de démolir la synergologie. Prétendant représenter la communauté scientifique (!), ils sont moins d’une dizaine de personnes à l’affût de toutes nos publications (nos premiers fans…) à tel point que l’on peut légitimement s’interroger sur leurs motivations profondes. En quoi cette discipline les dérange-t-elle au point de tourner à l’obsession ? Les 4 pourfendeurs principaux, étaient présents lors de l’anti-conférence de Philippe Turchet, le 29 septembre dernier. L’un d’eux, qui venait pour la deuxième fois (c’est dire à quel point que nous les intéressons !), posaient des questions non pas pour avoir des réponses de qualité, mais pour tenter de décrédibiliser Philippe Turchet devant son auditoire. La ficelle était tellement grosse, qu’un des participants est intervenu pour lui demander de se taire et laisser écouter ceux qui étaient réellement intéressés.
    Les autres compères, – dont les auteurs du dernier brûlot publié sur un blog après la conférence -, se taisaient voire somnolaient (Frédéric Tomas), comme quoi leur point de vue est tranché depuis longtemps et leurs a priori, une nouvelle manière de faire avant la science…

    L’un de leur reproche concerne notre silence face à leurs critiques. Ils ont raison, cela fait un moment que je pense qu’il est nécessaire de leur répondre bien que je doute qu’aucun argument puisse leur faire lâcher l’os qu’ils adorent ronger. Je le fais donc davantage pour tous les synergologues, tous les sympathisants de notre discipline, pour Philippe Turchet et pour moi-même !
    Je le fais également parce qu’en dehors de la polémique stérile à laquelle ils tentent sans cesse de nous ramener, j’ai une carrière de communicante légitimée par une formation de psychologue clinicienne, de responsable de communication et de gestion de conflits dans le monde de l’entreprise. Aujourd’hui si j’enseigne la synergologie et la diffuse le plus largement possible – y compris dans le monde de l’entreprise -, c’est parce qu’elle propose une approche exclusive d’optimisation de la communication.

    Commençons donc par l’attaque concernant notre démarche scientifique…

    Pour eux, seule une discipline répondant au critère de réfutabilité de Popper, a droit de cité parmi les disciplines scientifiques.

    La synergologie comme toute démarche scientifique est fondée autour de postulats. Son postulat principal est que « le langage corporel est signifiant ». Une bonne manière de le démontrer (et de le réfuter) est d’observer les mêmes attitudes corporelles effectuées par des gens dans des contextes et des cultures différentes et de chercher les points de jonction entre les états mentaux de toutes ces personnes.
    30 années de travail ont permis d’établir une grille qui reprend les positions corporelles signifiantes en interaction. La validation de cette grille provient du fait qu’elle a été utilisée dans une thèse de doctorat en sciences en 2009 (1), simplement parce qu’il n’y avait pas d’autre grille existante reprenant la totalité du corps humain. Notre table permet de décrire les gestes jamais décrits auparavant et nous permet également de faire des hypothèses.

    En Sciences humaines on ne peut pas travailler comme dans les sciences physiques où l’expérimentation permet de valider ou non un phénomène. Dans les sciences humaines les phénomènes sont souvent uniques. C’est le principe de la vicariance. En synergologie, on décrit suffisamment bien ce que l’on voit pour montrer que cela pourrait être contredit. C’est ce qui a été fait dans l’établissement du lexique corporel, qui est réfutable.

    Karl Popper a inventé le principe post-positiviste de réfutabilité permettant de montrer qu’un raisonnement pourrait être faux à partir de la recherche de contre-exemples. La méthode par itération que nous utilisons permet de construire une affirmation réfutable.

    Continuons par leur demande d’expérimentation…

    Iraient-ils demander à des anthropologues, des ethnologues des archéologues, de participer à une expérience pour « valider » leur domaine. Dans ces trois disciplines il s’agit de retrouver le passé des êtres humains. Ces disciplines ne prédisent pas l’avenir elles reconstruisent le passé. La synergologie n’opère pas différemment, elle travaille sur le passé du geste, fut-il un passé bref.

    Vouloir soumettre la synergologie à une expérimentation n’a pas plus de sens. Pourquoi serait-il possible de penser qu’un être humain puisse être mis en condition de réaliser de façon inconsciente un geste particulier et le valider ainsi alors que le geste est produit par l’interaction entre le corps et les 250 milliards de neurones du cerveau au moment de choisir une stratégie corporelle ou une autre ?
    Un changement d’attitude corporelle ça ne s’observe pas comme le réflexe musculaire de la grenouille.

    Au lieu de nous parler d’expérimentation en synergologie, pourquoi ne pas nous demander quels sont nos postulats et dans quel cadre théorique nous opérons ?

    Notre grille synergologique a permis de comparer les mêmes positions corporelles de personnes observées dans des contextes différents pour faire le lien entre leurs attitudes mentales. Avec des milliers de vidéos identifiées et répliquées à partir de codes, elle permet d’aller là où aucun courant de recherche n’avait été jusqu’à présent. C’est donc non seulement la grille la plus complète mais c’est celle aussi la seule où, en conditions naturelles, des attitudes corporelles reprenant toute la dynamique du corps humains sont répertoriées et observées.

    La synergologie se compose d’un champ de recherche pur (l’éthogramme) et un champ de la pragmatique de la communication, l’un étant indissociable de l’autre.

    Les personnels qui travaillent dans le domaine de la sécurité, dans le domaine de l’éducation, dans le domaine de la robotique utilisent la synergologie pour devenir des professionnels plus à l’écoute.

    Pour eux la science se résume à la recherche fondamentale et à l’expérimentation, ce qui est très réducteur.

    Finissons-en avec leurs motivations…

    Il existe plein de disciplines qui me paraissent farfelues et qui ne retiennent absolument pas mon attention. Je ne m’en préoccupe pas, tout simplement. En quoi la synergologie les dérange-t-elle au point d’en faire une obsession ?… Vous écrivez qu’il vous parait capital (parler de nous?) « si l’on considère les conséquences possibles : une mauvaise appréciation de la crédibilité d’un justiciable ou d’une victime ou un mauvais diagnostic psychologique ».

    Dommage encore une fois que Monsieur Tomas somnolât pendant la conférence de Philippe Turchet, il aurait peut-être entendu parler de l’importance du questionnement, ce qui aurait enfin fait tomber l’idée stupide que nous décryptons les pensées des gens…

    C’est une totale méconnaissance de notre discipline que de penser que nous lançons des appréciations et des diagnostics en voyant un sourcil se lever ou quelqu’un se gratter. La synergologie n’est pas dogmatique à l’inverse de votre petit groupe de prétendus scientifiques. Au lieu de fantasmer sur la discipline, qu’ils aient une véritable démarche scientifique en s’y intéressant de façon objective, en arrêtant de parler au nom de la communauté scientifique et surtout en cessant de faire passer pour de la science ce qui ne relève que de l’opinion.

    Quant au mauvais diagnostic psychologique, Messieurs Tomas et Rochat seraient-ils en mesure de me citer une seule discipline scientifique capable de l’éviter ?

    Une telle obsession donc, relève de la pathologie. Pour l’un des membres du groupe, la motivation relève d’un déficit total de reconnaissance tant en synergologie qu’en science. Il fallait bien le faire payer à quelqu’un…
    Quant aux autres, faut-il que nous soyons dangereux pour susciter autant d’énergie destructrice. Marcherait-on sur des plates-bandes censées être « chasse gardée » ? Y aurait-il un enjeu de pouvoir que nous ne soupçonnerions pas ?

    Philippe Turchet a à son actif de nombreuses publications (2), y compris dans des revues scientifiques, ce qui n’est le cas d’aucun d’entre eux. Et d’autres synergologues sont présents dans le champ scientifique (3). Faut-il que le gourou Turchet soit persuasif ou qu’il ait tout simplement posé un regard révolutionnaire et inédit sur l’être humain.

    L’acharnement qu’ils mettent à tenter de nous décrédibiliser rend leur honnêteté intellectuellement hautement suspecte et au final ils contribuent à faire parler de la synergologie.
    Nous sommes peut-être moins loin que ce qu’ils imaginent d’une reconnaissance officielle qu’ils redoutent tant.

    Alors messieurs, prenez garde à ne pas trop vous ridiculiser d’ici-là, toute marche arrière risque de s’avérer périlleuse…

    Eve Herrscher
    Directrice de l’Institut Européen de synergologie

    LA SYNERGOLOGIE DANS LES ARTICLES, REVUES SCIENTIFIQUES ET THÈSES UNIVERSITAIRES

    (1) Monnin, C. (2009). Impact de la communication voco-visuelle dans le management sur la motivation des collaborateurs (Thèse de doctorat). École Polytechnique Fédérale de Lausanne.

    (2) Turchet P (2015) Préalables épistémologiques à une théorisation du langage corporel », in A. Jacquet-Andrieu (éd.), Du corps au langage exprimé, dans un flux d’émotion, Limoges : Éditions Lambert-Lucas, A paraître.

    Turchet, P (2014) « Marqueur phatique « hmm » comme indice d’universalité de la communication », in Les langues latines dans un contexte de mondialisation : aspects linguistiques et sociolinguistiques, Université d’État de la région de Moscou. Moscou : Publications de l’Université d’État de Moscou, pp. 56-67., pp. 56-67.

    Turchet, P (2013) Turchet, P. (2013). Langue maternelle et langue seconde : approche par l’observation gestuelle. Langages, 192(4), 29-43.

    (3) Turchet, P et Jacquet-Andrieu, A (2016) Ruptures de communication en contexte exolingue duel à partir d’indices du langage corporel in Congrès international de Linguistique Juin 2016 Publications de l’Université d’État de Moscou.

    Jacquet-Andrieu, A et Turchet, P (2015) Paradoxe de la diversité des idiomes et de l’universalité d’une part de leur mimogestualité in Congrès international de Linguistique Juin 2016 Publications de l’Université d’État de Moscou.

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    • Heyrin
      Heyrin dit :

      Je n’ai pas d’avis ni dans un sens ni dans l’autre. Mais j’ai en effet trouvé cet article très léger pour un appel à témoin et une critique zététique.
      Dommage, même si je comprends l’exaspération de e.herrscher, que le ton soit aussi acide. Mais le fond m’a beaucoup plus plus que la forme notamment le paragraphe suivant :
      « C’est une totale méconnaissance de notre discipline que de penser que nous lançons des appréciations et des diagnostics en voyant un sourcil se lever ou quelqu’un se gratter. La synergologie n’est pas dogmatique à l’inverse de votre petit groupe de prétendus scientifiques. Au lieu de fantasmer sur la discipline, qu’ils aient une véritable démarche scientifique en s’y intéressant de façon objective, en arrêtant de parler au nom de la communauté scientifique et surtout en cessant de faire passer pour de la science ce qui ne relève que de l’opinion. »
      Qui s’il est vrai dans la plupart des synergologues me rassure.

      Du coup, on fait quoi ? On débunk mieux et on fait un article plus consistant ?

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      • Nicolas Rochat
        Nicolas Rochat dit :

        Nul, question de débunkage ici, juste l’annonce des raisons qui ont poussé à organiser un débat.

        En revanche, avez vous pris le temps de lire les sources 5 à 7 ? Si vous souhaitez en faire un commentaire je prendrais le temps de le lire.

        D’autre part, le passage que vous citez me semble problématique, il nous prête une absence de connaissance sans montrer exactement ce que nous aurions loupé. Une chose possible je vous l’accorde, mais nous avons toujours fait l’effort de référencer les propos même de la synergologie précisément. Je n’ai pas vu dans la réponse ou précisément dans nos propos ou nos références précisément cela pose problème.

        Alors dogmatique, je ne sais pas nous fournissons nos sources rien de plus, mais si vous souhaitez en discuter plus en profondeur des références que nous avons fournis pourquoi pas.

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        • Heyrin
          Heyrin dit :

          J’ai lu les sources (après que vous les ayez pointées du doigt) et c’est assez édifiant en effet.
          Mais je m’étais déjà excusé :3 Me suis fait avoir, je l’avoue.

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          • Nicolas Rochat
            Nicolas Rochat dit :

            Je suis pour ma part désolé que la raison de ce post ne fut pas assez explicite, le but n’était pas le débunk mais faire comprendre les éléments qui nous ont amené à ces deux demandes.

            J’ose espérer que le retour que nous avons fait soulève plus précisément les questions qui nous posent problème.

    • TonyR
      TonyR dit :

      Je tiens à préciser que je découvre la synergologie. J’en ai entendu parlé vaguement mais sans plus, et je constate que c’est un domaine plutot récent au vue de la bibliographie. Il me semble que soumettre la synergologie à la critique scientifique est important et même inévitable, surtout si elle se revendique discipline scientifique. Si les résultats sont concluants, cela lui apportera indéniablement crédibilité et sécurité, mais aussi plus de moyens et même pourquoi pas améliorer la méthode. C’est pourquoi, je ne comprend pas cette envie de s’y substituer si ses partisans sont si sûr de leur théorie. Au contraire cette attitude emprunt de victimisation engendre plutôt la méfiance pour un néophyte comme moi. D’autant plus que les réponses à un appel légitime sont virulentes et méprisantes en plus de faire un retournement d’argumentaire genre « c’est vous les faux scientifiques ». Parceque j’ai observé le même type de comportement chez des personnes aux dogmes bien encrés, religieux, adeptes de la théorie du complot, des ovnis et astrologues.

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  3. MIke59
    MIke59 dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec TonyR, moi aussi ce discours de victimisation, m’inspire de la méfiance. Il faudrait plutôt montrer, que vous avez confiance dans votre discipline, et que ça ne vous fait pas peur du tout que l’on étudie ses fondements.

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    • Eve Herrscher
      Eve Herrscher dit :

      Ce que je peux vous proposer est de venir assister à une journée de formation pour que vous puissiez vous rendre compte par vous-même de ce qu’est la synergologie et quelles en sont ses applications pratiques. Cette grille qui fait tant débat, il suffit de l’utiliser pour se rendre compte de son efficacité.

      Mon parcours personnel ne me range pas parmi les scientifiques, j’ai étudié les sciences humaines. Je me retrouve au cœur d’un combat que je n’aurais jamais imaginé. Que la synergologie ait une démarche scientifique à travers la validation des items de cette ne fait pour moi aucun doute. Ceux qui se manifestent et souvent tentent de ridiculiser la discipline ne sont pas tous, et de loin, des scientifiques. Ils ne veulent pas nous soumettre à un protocole, ils veulent nous voir échouer. Cette grille existe, son élaboration et les horizons de sens qui s’en dégagent sont vérifiables. Qu’ils la prennent et la testent.

      J’utilise la synergologie dans des entretiens d’embauche, la gestion de conflits et la négociation, sans jamais jouer l’apprentie sorcière. Bien évidemment d’autres outils et de connaissances me permettent de valider ce que je vois, surtout d’ailleurs par le biais du questionnement. La synergologie n’est pas seulement un outil pour comprendre que le geste est pré-verbal, elle permet également de mieux communiquer en comprenant sa co-responsabilité dans l’échange.

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      • Heyrin
        Heyrin dit :

        Pardon, je pensais qu’il y avait de la bonne foi de votre part Eve.
        Je m’excuse au près des autres lecteurs de la menace théoriste, d’y avoir cru.

        Mais je signe encore sur le fait que l’article est vraiment trop léger.

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      • MIke59
        MIke59 dit :

        Il faut valider cette discipline par une expérimentation objectif et rigoureuse; utilisant la démarche scientifique.
        N’ayez crainte que si un protocole d’expérimentation était destiné à vous faire échouer, pour vous ridiculiser, il serait dénoncé vigoureusement.

        Répondre
  4. Eve Herrscher
    Eve Herrscher dit :

    Ce que je peux vous proposer est de venir assister à une journée de formation pour que vous puissiez vous rendre compte par vous-même de ce qu’est la synergologie et quelles en sont ses applications pratiques. Cette grille qui fait tant débat, il suffit de l’utiliser pour se rendre compte de son efficacité.

    Mon parcours personnel ne me range pas parmi les scientifiques, j’ai étudié les sciences humaines. Je me retrouve au cœur d’un combat que je n’aurais jamais imaginé. Que la synergologie ait une démarche scientifique à travers la validation des items de cette ne fait pour moi aucun doute. Ceux qui se manifestent et souvent tentent de ridiculiser la discipline ne sont pas tous, et de loin, des scientifiques. Ils ne veulent pas nous soumettre à un protocole, ils veulent nous voir échouer. Cette grille existe, son élaboration et les horizons de sens qui s’en dégagent sont vérifiables. Qu’ils la prennent et la testent.

    J’utilise la synergologie dans des entretiens d’embauche, la gestion de conflits et la négociation, sans jamais jouer l’apprentie sorcière. Bien évidemment d’autres outils et de connaissances me permettent de valider ce que je vois, surtout d’ailleurs par le biais du questionnement. La synergologie n’est pas seulement un outil pour comprendre que le geste est pré-verbal, elle permet également de mieux communiquer en comprenant sa co-responsabilité dans l’échange.

    Quant à « Soumettre la synergologie à la critique scientifique »…Une discipline nouvelle ne se conforme pas sans quoi elle n’est pas une discipline nouvelle. Elle propose et d’ailleurs le plus souvent elle est d’abord rejetée précisément parce qu’elle est novatrice avant d’être finalement institutionnalisée. Toute l’épistémologie des sciences témoigne de cette réalité.
    Une discipline nouvelle nait toujours autour de protocoles nouveaux.

    Que les arguments sur un mur facebook soient virulents, n’a rien d’étonnant. Mais la virulence et le mépris était des 2 côtés. Tous ceux qui aboient ne sont effectivement pas des scientifiques. D’ailleurs à part ce mini tremblement de terre ne semble pas déranger la communauté scientifique. Des scientifiques viennent se former, preuve que tous ne trouvent pas cela risible. C’est surement en s’y intéressant de l’intérieur que nos détracteurs pourraient valider ou invalider nos protocoles et leurs résultats plutôt que de vouloir dégommer quelque chose que l’on ne comprend pas, de l’extérieur.

    Répondre
  5. Eve Herrscher
    Eve Herrscher dit :

    Ce que je peux vous proposer est de venir assister à une journée de formation pour que vous puissiez vous rendre compte par vous-même de ce qu’est la synergologie et quelles en sont ses applications pratiques. Cette grille qui fait tant débat, il suffit de l’utiliser pour se rendre compte de son efficacité.
    Mon parcours personnel ne me range pas parmi les scientifiques, j’ai étudié les sciences humaines. Je me retrouve au cœur d’un combat que je n’aurais jamais imaginé. Que la synergologie ait une démarche scientifique à travers la validation des items de cette ne fait pour moi aucun doute. Ceux qui se manifestent et souvent tentent de ridiculiser la discipline ne sont pas tous, et de loin, des scientifiques. Ils ne veulent pas nous soumettre à un protocole, ils veulent nous voir échouer. Cette grille existe, son élaboration et les horizons de sens qui s’en dégagent sont vérifiables. Qu’ils la prennent et la testent.
    J’utilise la synergologie dans des entretiens d’embauche, la gestion de conflits et la négociation, sans jamais jouer l’apprentie sorcière. Bien évidemment d’autres outils et de connaissances me permettent de valider ce que je vois, surtout d’ailleurs par le biais du questionnement. La synergologie n’est pas seulement un outil pour comprendre que le geste est pré-verbal, elle permet également de mieux communiquer en comprenant sa co-responsabilité dans l’échange.

    « Soumettre la synergologie à la critique scientifique »…Une discipline nouvelle ne se conforme pas sans quoi elle n’est pas une discipline nouvelle. Elle propose et d’ailleurs le plus souvent elle est d’abord rejetée précisément parce qu’elle est novatrice avant d’être finalement institutionnalisée. Toute l’épistémologie des sciences témoigne de cette réalité.
    Une discipline nouvelle nait toujours autour de protocoles nouveaux.

    Que les arguments sur un mur facebook soient virulents, n’a rien d’étonnant. Mais la virulence et le mépris était des 2 côtés. Tous ceux qui aboient ne sont effectivement pas des scientifiques. D’ailleurs à part ce mini tremblement de terre ne semble pas déranger la communauté scientifique. Des scientifiques viennent se former, preuve que tous ne trouvent pas cela risible. C’est surement en s’y intéressant de l’intérieur que nos détracteurs pourraient valider ou invalider nos protocoles et leurs résultats plutôt que de vouloir dégommer quelque chose que l’on ne comprend pas, de l’extérieur.

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    • MIke59
      MIke59 dit :

      Vous ne pensez pas qu’en s’y intéressant de l’intérieur, on risque de perdre son esprit critique ? Je pense qu’en assistant à n’importe quel journée de formation, de n’importe quel discipline, on aurait un avis biaisé.
      Vous ne pensez pas, que c’est en faisant testé votre discipline de façon rigoureuses, que vous ferez taire vos détracteur ?
      Moi, je ne connais pas vraiment cette discipline, je pourrais m’y intéressé avec bienveillance, mais votre attitude me semble suspecte, vous avez l’air d’être sure qu’elle échouerais à des tests, et ça ne donne pas confiance.

      Répondre
      • Eve Herrscher
        Eve Herrscher dit :

        Je ne sais pas ce qui vous donne à penser que je suis sure que nous échouerions à de quelconques tests, encore une fois, il suffit de prendre notre grille et de voir si elle décrit bien ce qu’elle prétend décrire, tous ceux qui disent que ce n’est pas le cas, n’ont pas eu cette démarche. Maintenant si mon attitude vous semble suspecte, j’en suis désolée, mais je ne peux rien vous dire de plus, surtout que vous le dites vous-même, vous ne connaissez pas cette discipline. J’arrête là mes réponses sur ce blog, mon adresse mail est disponible partout sur mon site internet et on peut me contacter en message privé sur mon mur Facebook.

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        • adrn brnd
          adrn brnd dit :

          Bonjour,

          Il me semble que les auteurs de l’article s’intéressent très justement de « l’intérieur » puisqu’ils ont d’une part lu, semble-t-il et outre la littérature sur la psychologie sociale, l’ensemble des écrits se rapportant à votre discipline et d’autre part ils participent , pour certain 😉 , aux interventions sur la discipline auprès du public.

          Ensuite, où lisez vous que les auteurs ont eu un ton méprisant envers vous ? Citez vos sources, c’est hélas pénible à la longue.

          Enfin, je suis assez perplexe quand à votre réflexion : « Ils ne veulent pas nous soumettre à un protocole, ils veulent nous voir échouer. Cette grille existe, son élaboration et les horizons de sens qui s’en dégagent sont vérifiables. Qu’ils la prennent et la testent.
          J’utilise la synergologie dans des entretiens d’embauche, la gestion de conflits et la négociation, sans jamais jouer l’apprentie sorcière. Bien évidemment d’autres outils et de connaissances me permettent de valider ce que je vois, surtout d’ailleurs par le biais du questionnement. »

          D’une, justement les auteurs de l’article veulent avec les synergologues élaborés un protocole de validation, c’est d’ailleurs le but de leur démarche ; de deux, l’observation d’un fait n’en fait pas pour autant une démonstration scientifique. Il est nécessaire que par l’usage de la synergologie le taux de diagnostic obtenu soit supérieur au facteur chance.

          En effet, si les résultats synergologie / Chance sont équivalents, il n’y a pas lieu à discipline, puisque celle-ci n’aurait aucune utilité.

          Qui y-a-t-il de si difficile à comprendre ?

          Cordialement

          Répondre
    • Nicolas Rochat
      Nicolas Rochat dit :

      Si je puis me permettre, je vous ferai la même remarque que sur facebook le voici :
       »
      alors la j’aimerai bien voir les références  » elle est d’abord rejetée précisément parce qu’elle est novatrice avant d’être finalement institutionnalisée .  » mais si le seul exemple fourni est Galilée alors c’est assez mince.

      Le rejet n’est pas une preuve de fiabilité d’une discipline émergente, la PNL n’est par exemple toujours pas institutionnalisée. Par exemple, Einstein n’a pas mis 30 ans a faire valoir la justesse de ses propos dans les grandes revue scientifique de l’époque, Newton non plus, Ekman non plus, Matsumoto non plus.

      Bref, même si la critique existe et est importante, les preuves solides sont la meilleurs preuve qu’il soit.

      Les disciplines nouvelles sont loin de se créer à partir de rien, elles émergent de connaissances antérieures et de méthodes validés et non biaisée. Prenons par exemple la psychologie, la médecine, la chimie et la physique étrangement ces disciplines appliquent exactement les mêmes méthodes de validation dans leurs connaissances. Votre propos me semblent donc peu juste.

      « 

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  6. Carmordy
    Carmordy dit :

    « Il suffit de prendre notre grille et de voir si elle décrit bien ce qu’elle prétend décrire, tous ceux qui disent que ce n’est pas le cas, n’ont pas eu cette démarche »
    Cette phrase me dérange beaucoup , cela sonne (et je peux me tromper) comme un argument d’irréfutabilité.
    En gros , si on est pas d’accord c’est qu’on a pas compris. En peu comme en psychanalyse.
    Encore une fois ,étant un profane , je peux surement me tromper et si c’est le cas merci de me corriger.

    Répondre
  7. JSB
    JSB dit :

    Pardon mais, les mots me manquent à la lecture de ceux d’Eve Herrscher et je vais comme elle écrire sur un ton un peu amer au nom de toute ma communauté quand bien même cette dernière ne m’y aurait pas invité.

    Laissez donc les archéologues en dehors de vos histoires, car nous sommes bel et bien des scientifiques cherchant avant tout à établir des modèles prédictifs, et j’imagine que si de temps à autre cela nous conduit à restituer (un peu) le passé, c’est ma foi un effet secondaire aussi peu volontaire que chez les biologistes de l’évolution ou les astrophysiciens. De manière générale les praticiens des sciences humaines ont suffisamment souffert pour que soit reconnue la scientificité de leurs travaux (d’où l’emploi du terme « sciences » dans l’intitulé), on ne peut les en priver comme ça d’un revers de tweet, c’est indécent.

    Merci.

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