Les EMI ont-elles un lien spécifique avec la mort ?

1- Définir la mort.

— C’est quoi mourir ?

Nous ne disposons pas d’une définition claire, nette, précise, universelle de la frontière entre être encore en vie et être déjà mort. C’est un problème du même ordre que celui de savoir à partir de quel stade le fœtus devient un individu : nous avons affaire à un « concept flou ». C’est souvent le cas en sciences de la nature ; nos concepts ne correspondent que globalement à la réalité des faits, et ils se chevauchent un peu au niveau de leurs bordures, ou bien laissent des trous… Parfois il est impossible de choisir quel concept s’applique le mieux à une situation. Il y a donc des gens qui passent par des états qui ne correspondent pas à nos critères quotidiens simplistes : vivant / mort. Ils sont entre les deux, quelque part dans une zone conceptuelle grise. Ça ne veut pas dire qu’ils sont réellement dans un état qui n’est ni mort ni vivant, cela indique que nos concepts sont imparfaits.

Déjà, on voit bien qu’il convient de ne pas sauter trop vite aux conclusions du genre « je suis mort pendant deux minutes sur la table d’opération » parce qu’il serait plus correct de dire : « je me suis mis à mourir pendant deux minutes » : le changement d’état de ‘vivant’ vers ‘mort’ est un processus qui passe par des étapes, qui est progressif, et qui est de toute évidence en partie réversible puisque nous savons ranimer des mourants, puisque l’on sait que des séquelles irréversibles s’accumulent entre l’arrêt cardio-respiratoire et la réanimation. Or, comprendre qu’il s’agit d’un processus est primordial pour ne pas tomber dans la caricature binaire qui voit l’univers en deux domaines séparés par une mince frontière : d’un côté les vivants et de l’autre les morts ; frontière sur laquelle chacun pourrait basculer. Ces images d’Épinal sont tentantes, car faciles à se représenter, mais nous venons de voir qu’elles sont au moins en partie (et sans doute totalement) fausses.

Walk into the light

Walk into the light

La « mort clinique » correspond à une situation médicale technique. Le patient n’a aucune activité musculaire, ne respire plus, ne manifeste aucun réflexe (pas de réponse à la douleur par exemple). Cela ne sanctionne aucune espèce de phénomène biologique en soi, mais représente un état dans lequel des actions médicales sont nécessaires pour maintenir le patient en vie. L’état de mort clinique est donc réversible.

L’arrêt cardiaque produit une perte de conscience : l’activité cérébrale diminue, mais elle n’est pas complètement abolie. On n’a jamais observé, à ma connaissance, un cerveau humain dont l’activité aurait été réduite à zéro puis qui aurait recommencé à fonctionner, c’est pourquoi on sait que les personnes en comas profond dont l’encéphalogramme est plat pendant un certain temps n’ont malheureusement aucune chance de se rétablir. En théorie, si l’on pouvait totalement protéger la fonctionnalité du cerveau par un protocole que des chercheurs tentent de mettre au point, alors on pourrait ‘éteindre’ l’organe, placer l’individu en état suspendu… et le ranimer plus tard. Mais dans nos hôpitaux actuels, dans les conditions les plus courantes, un cerveau qui s’arrête de fonctionner perd sa capacité à se remettre en marche. C’est la mort cérébrale, et elle correspond à la disparition de la personnalité qu’hébergeait ce cerveau.

Dans le cas d’une mort cérébrale, notez bien que le corps peut être maintenu en vie artificiellement : hormis le cerveau, les organes sont toujours fonctionnels et peuvent être transplantés, les cellules continuent de respirer, etc. Ce qui est mort, c’est l’individu, sa conscience. Et, sauf destruction brutale du cerveau, les processus à l’origine de la conscience ne disparaissent pas d’un seul coup mais ralentissent et s’essoufflent et finalement s’éteignent.

En résumé : avant d’être mort, il faut mourir, et le ‘mourir’ est un processus biologique.

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— Ceux qui reviennent sont-ils vraiment morts ?

Par définition, nous venons de dire que la mort est un phénomène irréversible : tant que le mourant peut être sauvé, il est certes mourant, mais il n’est pas mort. Celui qui vit une Expérience de Mort Imminente (EMI) n’en meurt pas. C’est presque une évidence, mais c’est loin d’être un détail.

L’expérienceur, c’est-à-dire celui qui fait l’expérience d’une EMI, est un individu dont le cerveau passe par des états qui sont produits, notamment, par une baisse de l’oxygénation, par des signaux de détresse, par une forte angoisse, par une rupture de la communication avec le reste du corps, etc. Le cerveau de l’expérienceur est donc bien en vie tout au long de son expérience. Or, un cerveau en vie mais soumis à des conditions extrêmes ou très inhabituelles va réagir, ce n’est guère étonnant, de manière extrême et inhabituelle : la personne va donc vivre des sensations inconnues. Ce qui serait réellement surprenant c’est que les gens frôlent la mort, passent par des épreuves et des traumatismes physiques et psychologiques sans rencontrer en chemin des perceptions et des sensations déroutantes. Lorsque l’on parle d’Expériences de Mort Imminente, on parle de personnes qui se sont approchées de la frontière dont on a vu qu’elle était floue, et on cherche à comprendre ce qu’ils ont vécu. Mais chercher cela présuppose que ce que les témoins expérimentent ait vraiment un rapport avec la mort. Or, rien n’est moins sûr.

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2 — Les EMI ont-elles un lien spécifique avec la mort ?

Il y a toute une série de questions à se poser pour établir si une réalité se cache derrière l’étrangeté du vécu des expérienceurs.[1]

Si la thèse survivaliste est vraie, alors une part de nous survit dans un domaine qui n’est pas celui que la science nous donne à connaître, mais ce domaine, pour avoir une quelconque réalité, doit répondre à quelques critères. Notamment on s’attend à des invariants dans les récits des EMI. Est-ce le cas ?

  • Ces expériences ne concernent-elles que des personnes s’étant trouvées dans un état proche de la mort ?

Non.

On retrouve les mêmes ressentis, les mêmes types de témoignages dans des situations sans rapport avec la mort : accouchement[2], orgasme, prise de kétamine, stimulation de certaines zones du cerveau, etc. C’est donc un phénomène d’état modifié de conscience que l’on estime lié à une perte de contact sensoriel avec le corps, et dont chacun peut potentiellement faire l’expérience sans frôler la mort.

  • On ne peut pas reproduire les EMI en laboratoire.

Oui et non.

On est capable, à l’aide de certains composés chimiques comme la kétamine, de reproduire les Expériences Hors du Corps (Out of Body Experiments OBE) qui recouvrent des ressentis très similaires. Certains types de méditation ou de privation sensorielle permettent également d’obtenir ces résultats (les « voyages astraux » ne sont pas autre chose). En revanche, il est vrai qu’il y a une dimension dramatique dans les EMI et que ce genre d’expérience peut profondément changer la vie d’une personne. Qu’il suffise de se rappeler que l’on parle de personnes qui ont véritablement frôlé la mort, qui ont connu un traumatisme dans leur corps, et éventuellement leur cerveau, et on s’étonne moins que les ‘vraies’ EMI soient davantage vecteurs de remises en question existentielles que les OBE obtenues sous conditions contrôlées. Mais l’effet de transformation de vie dont on parle peut être attribué sans aucune difficulté aux effets contextuels (angoisse, douleur, panique, stress et traumatismes) qui accompagnent une EMI plutôt qu’à l’expérience sensorielle elle-même.

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  • Quelle proportion des personnes ayant vécu un épisode où leur pronostic vital était engagé, voire qui sont cliniquement ‘mortes’ pendant quelques instants, fait état d’une EMI ?

Très peu.
Uun sondage américain de 1982 parle de 5%, les estimations hautes vont jusqu’à 20%. En plus, l’immense majorité de ces personnes ne semblent pas avoir fait le passage généralement présenté comme si emblématique.

  • Les expérienceurs sont-ils prédisposés à vivre des expériences inhabituelles ?

Oui.

C’est la question que s’est posée le Dr Kevin Nelson de l’Université du Kentucky[3]. Parmi les 55 expérienceurs qu’il a questionnés, 45% avaient déjà vécu une expérience hors du corps (Out of Body Experiment) durant la phase éveil/sommeil ou sommeil/éveil. Dans le groupe témoin ils n’étaient que 5%. Vingt-cinq d’entre eux avaient aussi connu une expérience de paralysie du sommeil, c’est-à-dire une « intrusion » de sommeil paradoxal dans une phase d’éveil. Or, une certaine gamme d’hallucinations se produisent dans ces circonstances. Les expérienceurs sont donc apparemment des personnes particulièrement prédisposées aux expériences hors et corps et aux hallucinations dues à une intrusion de sommeil paradoxal. Cela offre un angle d’explication aux EMI qui fait l’économie des hypothèses paranormales.

NB : Les mêmes facteurs ont été corrélés aux témoignages d’abduction par des entités extraterrestres[4].

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Kevin Nelson

  • Le récit popularisé par Moody en 1975 est-il un invariant transculturel ?

Non.

Même si la médiatisation des EMI depuis les années 1970 est corrélée avec une certaine convergence des témoignages, en partie parce que nous sommes influençables via la culture, par les mots et via la manière dont on nous pose des questions, il demeure de grandes variations dans les expériences rapportées.

Le récit standardisé par le livre de Raymond Moody (La vie après la vie), et que l’on retrouve maintenant dans la culture populaire (films ou romans, notamment chez Werber), n’est pas la règle. Il ne faut surtout pas imaginer que les témoignages comportent toutes les étapes standards : sortie du corps, bien-être, vision panoramique, tunnel, revue de vie, rencontre avec des proches, des entités, avancée vers la grande lumière et sentiment d’amour… Ce scénario idéal n’est en fait que très rarement décrit par les expérienceurs.

En Inde et en Thaïlande, on ne mentionne quasiment jamais le fameux tunnel et la lumière finale, éléments qui sont pourtant les plus importants des EMI du monde occidental. Quand un témoin évoque une rencontre avec une ou plusieurs entités, elles correspondent généralement aux figures mythologiques propres à sa culture, comme Jésus chez les chrétiens (voir le cas d’Alex Malarkey). Dans les pays plutôt moins religieux, les rencontres ont lieu avec des proches décédés… ou parfois aussi avec des proches non décédés, c’est-à-dire bien vivants et conscients[5]. Au Japon l’image la plus récurrente est celle d’une longue rivière.

En soi, ce n’est pas très différent des rêves ou des hallucinations, où, là aussi, on retrouve des schémas récurrents sans que cela dise quoi que ce soit sur la réalité des choses ressenties durant ces épisodes de conscience altérée. Mais là comme ailleurs, remarquons que le paradigme naturaliste n’est pas du tout en porte-à-faux vis-à-vis des preuves disponibles. Les faits s’accordent parfaitement avec une explication psychologique (et non survivaliste).

  • Les expérienceurs fournissent-ils des informations précises et auxquelles ils ne pouvaient accéder via des moyens naturels ?

Non.

Les faits rapportés, quand ils sont vérifiés, ne correspondent que vaguement à la réalité. Les descriptions sont émaillées d’erreurs (couleurs, actions ou objets absents) ou bien sont d’une grande trivialité.

Le cas de Jean Morzelle date de 1949 et il est constamment rappelé par les survivalistes. Durant son EMI il aurait vu une plaque mentionnant « Manufacture d’armes de Saint Etienne » sous la table d’opération. Il a attendu 40 ans avant de témoigner… Et il n’y a jamais eu de confirmation, mais la déclaration est suffisamment précise pour exciter l’imagination et ‘faire vrai’, raison pour laquelle on la trouve dans les livres dédiés au genre.broken_glasses_by_kuroiasato

En 1977 au Harborview Medical Center à Seattle une patiente appelée Maria aurait vue durant son EMI une chaussure de tennis sur le rebord d‘une fenêtre si l’on en croit le livre écrit par l’assistante sociale Kimberley Clark qui a elle-même vécu une EMI et d’autres phénomènes paranormaux qu’elle interprète dans l’un de ses livres comme la lutte de forces occultes maléfiques et bénéfiques dans laquelle elle est impliquée malgré elle. Personne n’a jamais pu interroger Maria ni voir la chaussure[6]. Quand des sceptiques ont enquêté dans l’hôpital, personne n’était au courant de cette histoire. L’endroit où la chaussure se serait trouvée s’avéra parfaitement visible depuis l’extérieur comme de l’intérieur du bâtiment, ce qui est contradictoire avec le récit de Kimberley Clark.

Le cas de Maria et sa chaussure est devenu iconique, or nous venons de voir qu’on avait toutes les raisons du monde de douter de sa véracité. Pourtant la communauté des survivalistes continue de citer ce cas comme s’il s’agissait d’un dossier sérieux.

Bref, nous ne sommes en possession d’aucun récit vérifié apportant la preuve univoque de la possibilité pour la conscience de se séparer du corps.

  • Il existe des témoignages avérés, vérifiés, explicables seulement pas une véritable sortie du corps de la conscience.

Non.
Il existe pléthore de témoignages qui, s’ils étaient vrais, apporteraient une preuve éclatante de la réalité de la sortie de la conscience hors du corps. On trouve tous ces témoignages dans des livres édités aux rayons ésotérisme des librairies, le genre de livre que n’importe qui peut écrire comme il l’entend sans trop s’embarrasser de rigueur ni de méthode. Peut-être les auteurs sont-ils de bonne foi, ce qui n’est pas assuré, en tout cas ce genre de littérature n’offre aucune garantie quant à la véracité des faits ou la valeur des interprétations ni de la manière de recueillir les témoignages qui constituent le matériau brut de ces ouvrages.

 Flou

Les témoignages existent, et il n’est pas question d’affirmer que les témoins mentent ou inventent quoi que ce soit. Mais regardons les choses comme elles sont à partir de ce que nous savons.

Certaines personnes ayant survécu à un arrêt cardiaque, c’est-à-dire placées dans des conditions extrêmes de survie, aussi bien psychologiques que physiologiques, racontent avoir vécu des sensations. Cette récollection que constitue leur témoignage est en soi un fait, mais c’est très différent d’une preuve qui nous assurerait que ces témoignages correspondent à une réalité, d’ordre matériel ou paranormal, et pas à une illusion produite par un cerveau qui se retrouve dans une situation extrême. Songeons aux sensations et témoignages que pourraient nous livrer les personnes qui se shootent aux LSD, à la kétamine, à la diméthyltryptamine et autres produits hallucinogènes sans que leur cerveau soit jamais placé dans une condition aussi extrême que celle provoquée par un arrêt cardiaque. Il y a donc une différence à garder à l’esprit entre le témoignage, même de bonne foi, et la réalité des sensations rapportées.

  • Oui, mais justement les témoignages abondent, c’est bien une preuve !

Non.

Alex Malarkey[7] a été victime d’un grave accident de voiture quand il avait 6 ans, en 2004. Il se réveille après 2 mois passés dans le comas et dit avoir vu des anges, et même avoir discuté avec Jésus… En 2010, son père en a fait de l’histoire un bestseller (>8 millions d’exemplaires). Mais plus tard les parents divorcent, on entend parler d’histoires d’argent et le jeune homme annonce en 2015 que toute l’histoire était fausse. Il avait menti pour qu’on s’intéresse à lui, et tout lui avait échappé, récupéré par des gens qui voulaient y croire et qui avaient du papier à vendre.

Si ce témoignage-là, diffusé à grande échelle, s’est révélé faux, quel critère pourrait nous permettre de distinguer la vérité du mensonge sur des expériences qui sont, par définitions subjectives. Il n’y en a pas. C’est pourquoi un témoignage n’est jamais une preuve scientifique de la réalité d’un phénomène.

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Peut-on conclure ?

Nous n’avons aucune raison solide de croire que les Expérience de Mort imminente sont autre chose que des hallucinations produites par un cerveau désorienté, stressé. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il n’y a pas à s’étonner de la récurrence de certains thèmes dans les témoignages. Et nous verrons plus tard que la variabilité de ces thèmes et la quasi-absence d’un récit réellement universel conforte cette position naturaliste.

Jusqu’à preuve du contraire…

 

 

Pour aller plus loin sur le sujet, vous pouvez vous procurer mon livre : La vie après la mort ? — une approche rationnelle, dans la collection Une Chandelle dans les ténèbres dirigée par Henri Broch.

Références :

[1] Le blog Scepticisme Scientifique offre un billet qui pose très bien les limites de la thèse survivaliste, en particulier la différence substantielle entre ce que les tenants de cette hypothèse tiennent pour vrai et ce qui est démontré.
http://scepticismescientifique.blogspot.fr/2009/07/petite-mise-au-point-sur-les.html

[2] http://www.nderf.org/French/catherine_m_emi.htm

[3] Nelson K.R. et al. 2007. Out-of-body experience and arousal. Neurology 68, 10794-795. http://www.neurology.org/content/68/10/794.short

[4] McNally R.J. 2005. Sleep Paralysis, Sexual Abuse, and Space Alien Abduction. Transcultural Psychiatry, 42 113-122. http://tps.sagepub.com/content/42/1/113.short

Holden K. & French C. 2002. Alien abduction experiences: Some clues from neuropsychology and neuropsychiatry. Cognitive Neuropsychiatry, 7 163-178. http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/13546800244000058#.VcDSp0bYQ7w

[5] C’est particulièrement vrai des enfants qui rencontrent plus de vivants que de morts :
Morse, J., P. Castillo, D. Venecia, J. Milstein, and D. C. Tyler. 1986. Childhood near-death experiences. American Journal of Diseases of Children, 140:1110-1114.

[6] Biette D. 2003. Fortunes et infortunes d’un cas célèbre de NDE : la chaussure de Maria. http://www.unice.fr/zetetique/articles/DB_maria1/index.html et http://www.unice.fr/zetetique/articles/DB_maria2/index.html

[7] https://en.wikipedia.org/wiki/The_Boy_Who_Came_Back_from_Heaven

http://www.theguardian.com/books/2015/jan/21/boy-who-came-back-from-heaven-alex-malarkey

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/un-editeur-chretien-retire-de-la-vente-un-temoignage-du-paradis/53369

9 réponses
  1. Sylvain
    Sylvain dit :

    Sujet intéressant concernant un debat que j’ignorais. Par contre ça parle beaucoup de « la thèse survivaliste » (diantre, encore un obscur adjectif en -iste pour créer une catégorie de personne, je m’y perds) mais ça ne l’explique pas. Un rappel de ladite théorie serait bienvenue. Pour ma part je vais demander à l’internet, je suis sur qu’elle est très drole

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  2. Bonjourpeuple
    Bonjourpeuple dit :

    Bonjour mon ami tu te trompe et tu n’a cité que les sources que tu as bien voulu citer. Je suis ouverts d’esprit et tolérant et je suis même prêt à débattre personnellement de la mort imminente avec toi. Pour moi c’est un fait avéré qui dépasse largement la science et que la science elle même n’arrive pas à expliqué car énormément de scientifiques eux même se contredisent. Je peux moi aussi citer des sources interréssentes certaines même de scientifiques qui ont vécu une EMI des scientifiques qui pourtant ont une bonne ou parfaite connaissance du cerveau et qui affirment que ca dépasse la science. De plus le coup du manque d’oxygene dans le cerveau on connait tous sauf que des millions de témoignages de personnes issus de peuples, pays, et religions différentes montrent que ceux-ci sont casi similaires voir identique sur énormément de points. Les scientifiques eux qui ne crois pas en l’esprit, l’ame et le corps, évidemment, ne citent que des supposition ou des hypothèses pourtant, elles aussi, pas, mais pas clairs du tout. Et beaucoup d’entre elles se contredisent. Rien d’irrevoquable, de clair et d’averé n’a établi par la science sur le sujet. Jusqu’à preuve du contraire…

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    • pw
      pw dit :

      La science n’est toujours pas en mesure de prouver de façon claire et définitive que les licornes n’existent pas. 😉
      Rien ne dépasse a priori les « limites de la science » puisque la science est, par définition, ce qu’on sait, qu’on peut prouver, reproduire voire mesurer ou prédire. Ce qui échappe à la science, c’est ce qu’on ne sait pas et qui n’est donc qu’interprétation ou supposition. Ce qui est avéré est forcément « scientifique ». Ces phénomènes font d’ailleurs l’objet d’études. La science ne les ignore pas. Elle en explique certains aspects en s’appuyant sur des faits connus et prouvés. Elle ne s’aventure pas à donner une interprétation à ce qu’elle ne peut appréhender, sans en nier pour autant la possibilité. Paul Valéry disait « Il faut n’appeler Science que l ‘ensemble des recettes qui réussissent toujours. Tout le reste est littérature. » Et c’est bien ce dont il s’agit : de la littérature, de l’interprétation subjective. Et ça le restera jusqu’à ce que la science réussisse à émettre une hypothèse vérifiable et reproductible. Ce qui arrivera peut-être un jour : il ne faut pas désespérer ! ^_^

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  3. Peu Importe
    Peu Importe dit :

    Dans la partie sur la définition de la mort, il manque un mot dans la phrase « Mais dans nos hôpitaux actuels, dans les conditions les courantes, un cerveau qui s’arrête de fonctionner perd sa capacité à se remettre en marche. « 

    Répondre
  4. A l'aide
    A l'aide dit :

    je n’ai aucune mauvaise intention ou idées envers la zététique. Mais voilà, depuis que j’ai lu cet article, je n’arrive plus, depuis maintenant plusieurs mois, à croire, ou à espérer en quelque chose : avant, je croyais sincèrement en la vie après la mort, via le spectre des EMI : les témoignages, même si ils sont subjectifs, me semblait (semblent toujours ?) sincères, d’autant que beaucoup de ceux qui en reviennent n’ont plus peur de la mort (à l’origine de toutes les peurs). maintenant, je me sens perdu, je me questionne tous les jours, et cela m’est insupportable. et pourtant, je viens seulement d’avoir 18 ans, je devrais pas penser à ça !
    je n’ai pas osé pendant très longtemps poster un commentaire de ce type (je ne suis même pas sûr de votre réaction en le lisant), mais même si, après ça, vous me traitez d’imbécile, tant pis pour moi; mais je tenais à le faire.
    merci de m’avoir lu !

    Répondre
    • Acermendax
      Acermendax dit :

      Merci pour votre message. Il n’y a rien d’idiot à se poser des questions de ce type, ou alors nous sommes un paquet d’imbéciles.
      Les questions existentielles sont une plaie pour beaucoup de monde, l’une des réponses est peut-être de s’intéresser à ce que l’on peut savoir, à ce qui est à la portée de la science. Et donc je ne peux que vous encourager à vous documenter en favorisant les sources scientifiques (qui sont rarement vulgarisées à ma connaissance). Les gens qui vivent des EMI sont le plus souvent honnêtes et sincères, mais leur expérience trouve des explications ailleurs que dans la croyance dans l’existence de l’âme, et cela n’est pas grave. Cela indique seulement que l’on en sait de plus en plus sur ce qui se passe dans notre tête.

      😉

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      • A l'aide
        A l'aide dit :

        merci de votre réponse très rapide, ça fait plaisir 🙂
        Par contre, il y a une chose que je n’arrive vraiment pas à me situer : certes, les personnes n’ayant jamais été que en mort clinique, il est difficile de dire qu’elles ont réellement vu ce qu’il y a de l’autre côté. par contre, n’y a t il pas une énorme différence entre les emi vécues lors de mort clinique et ayant toutes les caractéristiques d’une nde (comme celle de Mme Nicole Dron), celles vécues lors d’un coma (comme Mr Eben Alexander) et les caractéristiques reproduites en laboratoire (et séparées les unes des autres) et à un niveau moindre ? ne s’agit il pas plutôt de choses séparées (comme les illusions et les hallucinations, proches en apparence mais néanmoins différentes) ?
        désolé de rester sur l’idée qu’il y a quelque chose après la mort, mais depuis ma prise de conscience que le monde cours à sa perte malgré mes efforts notamment écologiques (je pense à Donald Trump, au changement climatique, au terrorisme, et j’en passe et des pires), cette idée est l’une des seules choses qui me permette de garder une forme d’espoir sur le long terme. Please don’t kill me ! (humour)

        Répondre
        • Acermendax
          Acermendax dit :

          Il n’y a aucune preuve que les EMI liées à de vraies situations de mort imminente ne soient pas en effet d’une nature différente de ce qu’on peut reproduire en laboratoire, car c’est improuvable. On ne peut pas prouver l’inexistence de quelque chose de totalement inconnu. La question est : a-t-on des raisons objectives / scientifique de le croire ? Et la réponse est non.
          Mais cela n’a rien qui empêche la croyance.

          Répondre

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