Citron, pH du corps et indice PRAL

Article écrit en collaboration avec Primum Non Nocere.

 

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Buvez du jus de citron pour abaisser l’acidité de votre corps et vous débarrasser des maladies !

Ou alors… non !

On lit et on entend beaucoup de chose sur le web et dans des magazines dédiés à la santé. Beaucoup de ces médias s’émancipent de la méthode scientifique, jugée obtuse et technophile, conformiste et étriquée. On vous y propose des soins alternatifs et (évidemment) « naturels ». Il est tentant d’y croire, d’autant plus qu’on y croise lapalissades, sophismes, simplifications, bonnes intentions et beaux sentiments. 

Parmi les évidences pseudo-profondes, on feint de nous dévoiler que l’alimentation est importante pour être et demeurer en bonne santé. En fait, bien sûr, personne n’a jamais dit le contraire, il y a même une discipline dédiée à la question : la nutrition. Mais une fois la chose dite, les promoteurs des « médecines » alternatives, hostiles à la médecine scientifique, en perpétuelle dénonciation d’un complot orchestré par Big Pharma, se mettent à inventer des théories de leur cru pour créer un cadre cognitif qui assure une meilleure captation des individus.

 

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Oui, une alimentation équilibrée, c’est une bonne chose !

Le thème de l’équilibre acido-basique jouit ainsi d’un curieux succès. On le retrouve à toutes les sauces, y compris dans les propos de Thierry Casasnovas. L’astuce consiste à dire aux gens qu’ils doivent faire attention à ce que leur organisme ne soit pas trop acide. En effet les protéines contribueraient à rendre notre corps plus acide, et il faudrait pour y remédier consommer des aliments qui vont alcaliniser le corps, par exemple le citron, en raison des minéraux qu’il contient. On retrouve cette idée que le citron a un pouvoir sur le pH de l’organisme sur beaucoup de pages du web. Quand on se permet d’en douter, les zélateurs nous parlent du citrate (qu’on retrouve dans le citron) et de son rôle dans la cellule, notamment dans certaines réactions acido-basiques. Et l’argument peut bien paraître solide, mais l’est-il réellement ?

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Monsieur Primum Non Nocere

Primum Non Noceremédecin de son état et vulgarisateur sur Youtube, nous a concocté une petite réponse à cette thèse, et cela commence avec quelques explications sur l’équilibre acido basique de notre corps.

« L’équilibre acido-basique dans le corps humain c’est pas juste compliqué, C’EST PUTAIN DE COMPLIQUÉ ! C’est pas juste, je rajoute de la base : c’est basique ; je rajoute de l’acide : c’est acide. C’est beaucoup plus complexe que ça.

Les minéraux n’ont juste aucun rôle dans l’équilibre acido-basique. Les minéraux sont des ions chargés positivement comme le calcium Ca2+ le potassium K+ le sodium Na+ ou négativement comme le Cl-. Le seul ion qui joue sur l’acidité, c’est l’ion H+, c’est même LA DÉFINITION de l’acidité (c’est le H dans pH = potentiel Hydrogène). Un acide, c’est quelque chose qui peut donner un ion H+ à une solution. Une base, c’est quelque chose qui peut prendre un ion H+ à une solution. Ensuite, les éléments que l’on ingère ne traversent pas tout seuls la membrane du tube digestif. Il faut des transporteurs, c’est pourquoi tout ce qu’on mange ne passe pas la barrière digestive (sinon on se ferait pas chier à perfuser les gens, on leur ferait avaler ce qu’on a besoin de faire entrer). Je ne connais pas, malgré toutes les recherches que j’ai faites sur le sujet et les gens que j’ai interrogés, de transporteur pour le citrate. Mais je sais que le citrate est produit dans l’organisme lors de la dégradation du glucose dans le cycle de Krebs à l’intérieur des cellules et qu’il est présent dans le sang à des doses extrêmement faibles, donc je vais considérer qu’il ne passe pas la barrière digestive. Mais on s’en fout un peu.

Et même s’il passe la barrière digestive, rien ne dit que le citrate joue un rôle dans le pH du corps humain. C’est là qu’on rentre dans la notion d’équilibre acido-basique. Le pH du corps humain DOIT être situé entre 7,38 et 7,42, ce qui est une toute petite fourchette. Inférieur à 7 ou supérieur à 7,8 c’est incompatible avec la vie. Le problème, c’est que rien n’est acide et que tout est acide. Un acide organique sera donneur ou capteur de proton en fonction du pH ambiant ; soit il donne un ion H+ et acidifie la solution, soit il le reprend et alcalinise la solution. C’est un équilibre délicat qui se fait dans un couple acide/base, et il doit respecter des règles précises. »

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« Il y a pour chaque molécule une zone d’équilibre, une valeur de pH où elle passe de l’un à l’autre, de l’acide vers la base et inversement. C’est valable pour tout, le phosphate, le nitrate, le sulfate, bicarbonate ou le citrate. Sauf que le citrate sa zone de transition c’est entre 3 et 6,4 de pH pour faire simple. Or, pour jouer un rôle, il faut pouvoir passer de l’acide à la base dans une fourchette de pH des 7 à 7,8 mentionnée plus haut (le bicarbonate par exemple change entre 6,3 et 10,3 et le phosphate entre 2,1 et 12). Sinon, bah il ne peut rien échanger donc on il ne peut pas jouer un rôle.

Donc le citrate, dans le corps humain est essentiellement sous forme de base, a concentration faible et ne récupère donc quasiment jamais d’ion H+. Il n’aura donc, en dehors de situation pathologique, pas d’action sur le pH.

Même s’il est absorbé en grande quantité, il n’aura très probablement jamais aucun rôle. À part de se combiner avec un ion quelconque positif comme le Na+ ou le Ca2+pour donner du citrate de sodium ou de calcium, formes les plus classiques si je ne m’abuse.

Ce qui régule l’acidité du corps humain c’est le rein et le poumon. Le rein en éliminant ou en re-capturant les ions H+ ou HCO3- (bicarbonate), et le poumon en éliminant du CO2 (qui combiné avec de l’eau H20 donne un truc comme H20 + CO2 <=> HCO3- (bicarbonate) + H+ (acide)). Les sources les plus importantes d’acide dans le corps humain sont :

– les acides aminés (animales ET végétales), les acides gras, et leur produit de dégradation, les corps cétoniques, le CO2, l’acide lactique produit par les muscles. Et les bases plus puissantes sont : le phosphate, le bicarbonate, l’ammoniaque, et… les protéines ! Oui, à ces niveaux d’acidité qu’on trouve dans le corps humain, les protéines sont basiques et donc font baisser l’acidité.

Voilà pour une introduction hyper succincte de l’équilibre acido-basique. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter les liens ci-dessous (mais c’est du costaud) :

Vous allez peut-être vous dire que je complique tout volontairement, que c’est du jargon et que c’est plus simple avec Thierry Casasnovas. Oui, c’est plus simple, mais c’est aussi faux. Le jus de citron n’a aucune influence sur l’équilibre acido-basique de l’organisme. »

Primum Non Nocere

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Et l’indice PRAL alors ?

L’idée que les aliments ont un effet sur l’acidité du corps ne vient pas de nulle part. On la trouve sur d’innombrables blogs, dans des articles de naturopathie et autres pages d’obédience parascientifique, mais on échoue en général à trouver une référence sérieuse sur la question. Celui qui cherche une information de nature scientifique est systématiquement renvoyé vers l’indice PRAL. Intéressons-nous à cet indice qui a droit à sa page wikipédia. Elle est très succincte, mais finalement  on y trouve exactement ce dont on a besoin, et notamment le lien vers l’article scientifique où cet indice est créé.

  • THOMAS REMER et FRIEDRICH MANZ, « Potential Renal Acid Load of Foods and its Influence on Urine pH », Journal of the American Dietetic Association, vol. 95, no 7,‎ 1995, p. 791–797 (Cliquez pour le pdf)

L’article, cité plus de 400 fois, est tout à fait sérieux. Les auteurs partent du constat déjà connu d’un lien entre pH de l’urine et apparition de certaines pathologies (les calculs rénaux, notamment). Ils posent la question du lien possible entre le régime alimentaire et ce pH de l’urine. Dans leur étude, ils constituent donc deux groupes de sujets, et notamment des bodybuilders (forte absorption de protéines) qu’ils comparent à des lacto-végétariens. La prudence oblige à rappeler que l’étude ne porte que sur des hommes nord-américains (16-30 ans). Leur conclusion est la suivante : OUI certains aliments ont un effet sur le pH de l’urine. Je répète : de l’urine. Pas du corps, pas du sang, mais seulement de l’urine.

Le tableau page 793 montre que le jus de citron a un PRAL négatif (-2,5), donc alcalinisant sur les urines… mais 10 fois moins que le raisin (-21), moins que les épinards (-14) le haricot vert (-3,1) ou la pomme de terre (-4)… Mais gardez à l’esprit que PRAL signifie Potential Renal Acid Load  (charge acide rénale potentielle), et il est donc hors de question de lier cet indice à l’acidité de l’ensemble du corps, pour des raisons données par Primum dans la première partie de cet article.

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En conséquence les discours sur le pouvoir alcalinisant des fruits et légumes détournent profondément un fait avéré, l’effet de ces aliments sur le pH des urines, pour lui faire dire autre chose : un prétendu effet sur l’équilibre acido-basique du corps, avec derrière l’idée que ce paramètre aurait un effet sur la santé des individus. Nous sommes bel et bien en présence d’une foutaise, mais d’une foutaise bien dosée pour être crédible. Il serait donc inutile de traiter d’imbéciles ceux qui veulent y croire ; en revanche, il faut les informer. En partageant cet article par exemple.

43 réponses
  1. David JOURAND ORUS
    David JOURAND ORUS dit :

    Merci pour cet article !
    Que répondre aux personnes qui vante les vertus du citron sur l’estomac ? Son acidité est de 1,5 à 5 et ne fait pas partie du milieu intérieur proprement dit, mais sa constitution physico-chimique n’est-elle pas sans conséquence sur notre santé ?

    Merci.

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    • Marc
      Marc dit :

      Elle n’est pas sans conséquence, car un pH trop haut (donc moins acide) empêche une bonne digestion des aliments.
      C’est grâce au mucus de la paroi gastrique qu’on n’a pas de soucis avec l’acidité, mais si celle-ci est trop fine (par exemple, en cas d’abus d’anti-inflammatoire non stéroïdien), on peut se retrouver avec des ulcères, ce qui est pas cool-cool.

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    • Corentin
      Corentin dit :

      J’avais toujours entendu que le citron, bien qu’acide était bon pour les brûlures d’estomac.
      Du coup suite à votre commentaire je me met en quête de sources fiables justifiant cet affirmation.
      Et bien je viens de découvrir que c’était totalement faux, le citron ainsi que tous les agrumes sont bien déconseillés en cas de brûlures d’estomac :
      http://www.cregg.org/site/documents/nutrition-rgo.pdf
      https://www.inesss.qc.ca/fileadmin/doc/CDM/UsageOptimal/Brulures-estomac/CdM-Brochure-estomac-fr.pdf

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    • Stanislas
      Stanislas dit :

      L’apport d’acide citrique d’un citron reste sommes toute négligeable par rapport à la quantité importante d’acide chlorhydrique produite par les cellules pariétales de notre estomac. La caféine, l’histamine, les facteurs nerveux ou hormonaux ont un impact bien plus important sur l’acidité de l’estomac.

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  2. Marc
    Marc dit :

    Petit ajout : L’acide n’est pas que un donneur de protons, on appelle aussi un acide une molécule acceptrice d’une paire d’électrons (qu’on appelle alors parfois acide de Lewis).
    Les chimistes organiciens vous en remercieront 🙂

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  3. Seb Pilon
    Seb Pilon dit :

    Super article! Je me demandais parcontre si vous pouviez m’éclairer sur le sujet de la lymphe. Parce que du peu que je me rappele sur Cassasnova, je crois qu’il parlait que le citron lui-même avait comme conséquence de  »clarifier » la lymphe qui elle, rendait le système acidique par sa congestion lymphatique. Pourriez-vous me donnez plus d’information sur la lymphe qui je crois est 75% du liquide dans le corps? Je trouve presque tout en relation au sang mais je n’arrive pas à trouver des études concluantes sur la relation diététique/lymphe.
    Merci!

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    • Primum Non Nocere
      Primum Non Nocere dit :

      La lymphe c’est l’association de plusieurs choses :
      – le drainage vers le cœur de l’espace interstitiel, c’est à dire l’espace entre les cellules et les vaisseaux. ca draine le liquide qui passe pas dans les vaisseaux sanguins mais qui doit pas rester la sinon ca fait des œdèmes. C’est environ 3 litres par jour.
      – le gras que l’on mange passe directement dans la lymphe au niveau du tube digestif
      – les cellules du système immunitaire qui se trouvent dans les ganglions lymphatiques qui sont des relais de drainage de la lymphe.
      Et puis surtout la lymphe se jette dans le sang au niveau de 2 structures, le canal thoracique qui se jette dans la veine jugulaire interne ou sous Clavière gauche qui est le principal, et la conduit lymphatique droit qui se jette au même endroit mais de l’autre côté et qui draine beaucoup moins de chose (bras thorax et tête droite alors que l’autre gère tout le reste)
      Pour ce qui est de clarifier la lymphe, il suffit de ne pas manger de gras, ça la clarifie puisque à la base c’est uniquement de l’eau avec une composition proche de celle du sang le gras en plus.
      Elle passe alors d’opalescente à claire.

      Donc en conclusion, casasnovas …. bah c’est de la merde !

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      • Melki
        Melki dit :

        « Donc en conclusion, casasnovas, c’est de la merde »… Tout le niveau analytique de l’article est dans cette phrase de ce commentaire. ça pue l’absence de recherche, la diffamation pur et dur, l’écoute superficielle. Et surtout le détournement de discours, ne faites pas dire à casasnovas ce qu’il ne dit pas, ou ce qu’il a lui même remis en question. Il est vraisemblablement beaucoup plus calé que vous en biologie et dans la relation alimentation-santé. il fournit des études, des recherches et en plus des témoignages (pas uniquement des témoignages comme sous entendu ici). Ce qui peut modifier le ph, il me semble (je dis il me semble car moi je doute et ne prétends pas détenir la vérité) c’est la vitesse et la complexité d’assimilation des aliments, plus exactement, plus un aliment s’assimile vite (fruits) moins il nécessite de suc digestif, donc plus il préserve notre équilibre acido basique, aucun rapport avec les minéraux du citron… en revanche, les aliments tels que le gluten, le lactose, et un grand nombre de céréales, s’assimilent lentement car composés de longues chaines protéiques que l’organisme doit séparer avec difficulté (donc on fait appelle au suc digestif et en plus on augmente notre fatigue nerveuse ce qui diminue encore plus nos facultés d’assimilation) . Avant j’étais tout le temps malade, j’allais chez le médecin régulièrement, j’ai donné beaucoup de sous aux industries pharmaceutiques et je faisais d’énormes dépressions avec crise de colère. J’ai essayé un paquet de trucs. et puis j’ai envoyé foutre la médecine moderne comme beaucoup de monde. J’ai cherché mes solutions, méditation, soleil, eau de mer, jus et alimentation « pro vie » qui s’assimile vite. Ma vie s’en est retrouvé modifié très vite. Je n’ai pas donné un sous à Casasnovas, mais il a eu un meilleur effet que toute la pharmacologie du monde, m’a économisé des sous et m’a redonné confiance. Je précise que ce n’est pas mon « gourou » moi j’ai encore mon sens critique, c’est moi qui ai fait ces choix de vie et je ne donnerai de fric à personne pour ma santé (remboursé ou pas). Qui plus est quand on voit la dernière fusion Bayer Monsanto, notre sens critique devrait se poser des questions sur la pharmacologie et ce qu’on nous vend comme alimentation saine. bref, on parle de la tronche en biais ici. Et bien l’argumentation est biaisé ici. Voilà cela fait trois types d’arguments pour ma part, je rétablis les théories de Casasnovas qui sont tronqués ici, je cite mon expérience (parce que moi j’expérimente) et je finis par entacher votre pharmacologie moderne, le tout sans sophisme et sans déformé la vérité comme dans cette article.

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        • Acermendax
          Acermendax dit :

          «les aliments tels que le gluten, le lactose, et un grand nombre de céréales, s’assimilent lentement car composés de longues chaines protéiques que l’organisme doit séparer avec difficulté (donc on fait appelle au suc digestif et en plus on augmente notre fatigue nerveuse ce qui diminue encore plus nos facultés d’assimilation)»

          Sur quoi se fonde cette déclaration ? (le « bon sens » n’est pas une source suffisante, puisque la science est la longue histoire des détrompages du bon sens)

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      • barkote
        barkote dit :

        Mais, on mange différant sort de gras, animal et végétal. Est ce que tous les gras ont le même effet sur le corps ou sont métabolisés de la même manière?

        Répondre
  4. Ross'
    Ross' dit :

    Je copie ici une série de commentaires que j’ai laissé sur le fil Facebook de la Tronche en Biais, pour qu’une réécriture puisse être faite parce que même si l’intention est louable j’ai l’impression que vous faites dans ce texte de grossières approximations qui entachent le caractère pertinent de ce debunk…

    « Je n’y connais rien en biologie mais j’ai quelques notions en chimie et je me pose quand même la question suivante :
    L’acide citrique étant un triacide, c’est un bon tampon, ne va-t-il donc pas neutraliser pas mal de suc gastrique et faire marcher plein pot la pompe à protons (là je sors un terme technique mais je sais déjà plus exactement comment ça fonctionne, les protéines tout ça c’est trop compliqué pour moi), et donc augmenter le pH global autour de l’estomac ?
    Peut-être qu’il faut boire 3L de jus de citron pour avoir un effet, peut-être que je simplifie trop la question, mais il me semble que si cet effet existe il pourrait expliquer au moins une faible variation du pH global de l’organisme (de l’ordre de 0,0x ça me parait crédible)… »

    « Le passage « uniquement les ions H+ jouent sur le pH » est absolument faux, ou du moins cruellement approximatif : vu qu’on sort des solutions idéales infiniment diluées, tous les ions jouent au contraire dans le pH de la solution, en modifiant l’activité des ions H+.
    Je rappelle que la formule du pH est -log(a(H+)) avec en première approximation l’activité a(H+) égale à la concentration en H+ si et seulement si celle-ci et celle des autres ions est assez faible…
    Et pour être moins pointu, foutez des ions acétate/citrate/monzboubate dans une solution acide, vous allez voir le pH augmenter, donc on peut bien modifier le pH en utilisant autre chose que des ions H+ : la formulation est bien trop approximative pour être validée… »

    « Autre petite-grosse bêtise du texte : « À part de se combiner avec un ion quelconque positif comme le Na+ ou le Ca2+ pour donner du citrate de sodium ou de calcium »
    Le citrate de sodium ou de calcium c’est ce qu’on appelle un solide ionique, et on ne trouve pas ça en phase aqueuse (donc dans le corps humain) sauf si la solution est saturée (mais si la solution est saturée ça ferait des calculs citreux, et je ne sais pas si ça existe, ni même si ce mot existe). Le citrate en solution il ne va se « combiner » avec rien, il est bien comme il est, sauf à faire une réaction chimique avec un autre truc (acido-basique ou autre, mais une réaction chimique « permise »). »

    Ce sont des remarques de chimiste, qui n’y connait pas grand chose en biologie ou en médecine, mais il y a quand même quelques énormités dans ce texte qu’on ne peut pas se permettre de laisser passer quand on prétend apprendre aux autres comment faire de la science.

    J’adore vos vidéos cela dit 🙂

    Répondre
    • Ross'
      Ross' dit :

      Et je continue un peu (c’est pas spécialement pour enfoncer le clou mais là vous le faites exprès ?).
      Vous commencez donc avec « les minéraux ne jouent aucun rôle dans le pH du corps » pour embrayer avec les sources d’acides et de bases (très mauvais choix de formulation mais passons), et vous fournissez un document qui explique les déséquilibres du pH entraînés par les excès/carences en ions chlorure, sodium et potassium…. Donc sans vrai rapport et surtout ne justifiant rien du tout (ce n’est pas parce que certaines, ou même la plupart des acidoses ou alcaloses sont causées par ceux-ci que le citron n’y est pour rien).

      Bref je vais arrêter là, cet article tombe dans les mêmes travers que ce qu’il essaie de dénoncer, et fait même pire puisqu’il se prétend avoir une valeur scientifique supérieure…

      Je le redis, et sincèrement : j’adore vos vidéos, et l’intention est parfaitement louable. J’adorerais pouvoir affirmer à 100% au ahuris qui boivent des infusions de racines de pissenlits et des jus de citron « detox » que ce qu’ils font ne sert à rien, mais je n’ai pas les compétences pour, et malheureusement je n’ai encore rien vu de sérieux qui démonte tout ça. En attendant on va dire que tant qu’il ne se font pas de mal… un charlatan se fait seulement du blé sur leur dos !

      Répondre
      • Primum Non Nocere
        Primum Non Nocere dit :

        Dans les sources, on parle brièvement de l’approche de Stewart. On parle surtout de ce qu’on appelle le « Trou anionique » qui permet de déterminer la cause d’un déséquilibre acidobasique, si le trou anionique augmente (différence entre les principaux ion + et – dans l’organisme) c’est qu’il y a quelque part des ions – qui trainent , généralement des bases témoins d’une acidose métabolique.
        Donc on parle pas vraiment de l’influence des autres ions sur le pH mais de la manifestation de la chose.

        Pourquoi vous n’avez rien vu de sérieux qui démonte tout ca, parce que dire de la merde sous couvert de science c’est très facile mais expliquer réellement les choses c’est très compliqué et super chiant. la preuve.
        Je ne dis pas que mon approche est parfaite, loin de là je le sais et j’en suis très agacé. Malheureusement je ne sais pas comment faire autrement que commencer par quelque part.

        Mais encore une fois si vous voulez en discuter de vive voie je suis à votre disposition au contraire, j’ai plein de questions de chimie 🙂

        Primum

        Répondre
    • Primum Non Nocere
      Primum Non Nocere dit :

      Je vais tenter de répondre point par point :
      – oui l’acide citrique est un tri acide, oui il doit avoir un pouvoir tampon dans l’estomac, mais le pancréas et le foie neutralisant l’acidité de l’estomac à l’entrée du duodénum pour permettre la digestion, c’est pas très important.
      Et le pH de l’estomac n’est en aucun cas le reflet du ph de l’organisme. c’est le milieux extérieur.

      – alors oui, tout a fait, l’éléctroneutralité des solutions joue un rôle sur le ph effectivement, c’est l’approche de Stewart. Mais je vais essayer de me justifier. en pratique de tous les jours, la loi de stewart n’est pas utilisée car son influence est négligeable et surtout on ne sait pas l’appliquer dans la pratique.
      C’est comparable à la théorie de newton et celle d’Einstein.
      Celle de newton est foncièrement moins vraie que celle d’Einstein mais elle est beaucoup plus adapté dans la vie de tous les jours.
      Alors oui stricto sensu, c’est pas optimal mais dans les faits on l’utilise parceque bah … car marche.
      Pour exemple, la concentration en ion H+ (H3O+ pour les puristes) est de l’ordre de la nanomole dans le sang celui des autres ions de la centaine de millimole, ya un rapport de 1millions environ et pourtant l’influence est minime. Je suis pas chimiste mais dans la pratique c’est comme ca que ca marche.
      Pourquoi le pH va augmenter en ajoutant des ions « Ate » parceque ca va déplacer l’équilibre de la réaction. donc jouer sur la concentration en ion H+. Je vois pas ou est le problème.
      – Pour le citrate et sa combinaison je vais rester plutôt droit dans mes bottes. Le citrate est un chélateur connu du calcium dans l’organisme. il est d’ailleurs utilisé comme anticoagulant local dans certains cas, le calcium etant nécessaire pour déclencher la coagulation. Il se couple au calcium et est éliminé. La dialyse au citrate par exemple, ses 2 gros risques sont l’hypocalcémie et l’acidose métabolique par accumulation de citrate en cas d’insuffisance hépatique.
      Le citrate n’est pas trop responsable de calculs contrairement à l’acide urique.

      Mais ce ne sont que des réflexions de médecin avec des connaissances limités en chimie.

      Donc des énormités, peut être pour un chimiste mais pas non plus infernale. Au lycée en section scientifique, l’acidité c’est la concentration en ion H+, c’est tout.
      Certes ce n’est pas parfait j’aurais pu nuancer MAIS je risque de perdre mon auditoire/lectorat.
      Expliquer l’acidobasique en 1 page, c’est pas simple du tout. et faire ca sans formule ou quoi c’est franchement dur.
      Autant commencer par quelque chose sinon on ne fait rien.
      Mais je l’accorde c’est incomplet.

      Je suis partant pour améliorer les choses voir d’en discuter avec vous en PV pour préparer une vraie réponse à ce bullshit qui m’agace.

      Primum

      Répondre
      • Ross'
        Ross' dit :

        Merci pour vos réponses ! Je m’emballe un peu mais comme je l’évoque je vois votre article avec des notions de chimiste (et pas si pointues que ça en fait), avec peu de connaissance du domaine biologique, si ce n’est la certitude que ce qui se passe dans le corps humain est beaucoup plus compliqué que dans un bécher en laboratoire…
        Je suis un peu dépassé en termes de connaissances brutes (d’autant que ma chimie date de la fin de mes études scientifiques, soit un M1 il y à 6 ans), donc je ne sais pas si je serais un bon choix d’interlocuteur (exemple pour moi le citrate de calcium c’était un solide ionique, vous me préciser qu’il peut complexifier, ça me parle mais c’est une notion que j’avais omise). En plus je manque cruellement de temps à y consacrer…
        Je continue de penser que l’article mériterait à être creusé puisque je reste sur ma faim en termes d’explications, mais je bute un peu sur la complexité du sujet je l’avoue volontiers 🙂

        Répondre
        • Primum Non Nocere
          Primum Non Nocere dit :

          Et c’est la tout le probleme, chaque personne qui veut s’attaquer au probleme (moi le premier hein en vrai) doit faire face à une montagne de données à la croisée de plusieurs disciplines : chimie fondamentale, chimie orga, physiologie, biologie cellulaire, nutrition, nephrologie, pharmacologie …
          et en face une seule personne avec un discours d’allure simple sans formule ni rien arrive à apporter un réponse alors que l’interlocuteur en face ne peut pas.
          Donc c’est plus percutant.
          Mais il ne faut pas voir le sujet avec un seul bout de la lorgnette.

          Je vais transposer mes réponses ici sur le fil facebook pour que tout le monde puisse les lires.

          Mais c’est aussi pour ca qu’on fait ca pour discuter profiter des bonnes volontés de chacun et ainsi faire taire le bullshit.
          Je suis parfaitement disposé à discuter de ces sujet AU CONTRAIRE, c’est trop important !!!

          Nous sommes entre gens de bonnes compagnies, la discussion peut passer au delà de l’emportement initial.

          Répondre
      • Romain
        Romain dit :

        Bonjour,
        D’abord merci pour cette article très interessant bien qu’il ai soulevé de nombreuses questions auxquels vous avez partiellement répondu dans votre commentaire. Je me suis renseigné rapidement sur l’approche de Stewart, grâce à ce document http://www.mapar.org/article/pdf/344/Equilibre%20acido-basique%20:%20l'approche%20de%20Stewart.pdf
        Je tiens a préciser que je suis également chimiste et bien que je comprenne les principes chimiques impliqué, mes connaissances en biologie/biochimies sont très pauvres.
        Il est mentionné dans le document (début de la partie 3) que le pH sanguin est donc « gouverné » par trois variables qui sont le SID (grosso-modo la différences entre les anions et cations spectateurs), la quantité total d’acide faible Atot (qui est en fait la somme des acides faibles et de leur base conjuguée dans le sang) et la pression partielle de CO2.
        Ma remarque est la suivante: bien que les ions spectateurs (sodium, chlorure, calcium, etc…) n’interviennent pas directement en tant que réactif dans les équilibres acido-basiques il semblerait qu’ils aient un effet non négligeable. Après j’ai un doute sur les propos des tenant de la thèse « buvez du jus de citron, c’est bon pour alcaliniser », je ne sais pas si leur argument concerne l’effet bénéfiques des minéraux dans le citron ou l’effet du citrate. Je me disais juste que contrairement à ce que vous dites, j’ai l’impression que les minéraux ont un effet non négligeable sur le pH sanguin.
        Pour en revenir au citrate, bien qui vous précisiez qu’à votre connaissances ils n’y ai pas de transporteur pour le citrate, en supposant qu’il y en ait un, le citrate étantla base conugué d’un acide faible (acide citrique), sa concentration interviendra donc dans la modification du Atot et pourrais donc avoir une influence sur le pH sanguin non?

        Merci de m’éclairer sur ces deux points 🙂

        Répondre
        • Primum Non Nocere
          Primum Non Nocere dit :

          Si on prend l’approche de Stewart, oui les ions spectateurs ont un effet. Le vrai problème c’est qu’on sait pas très bien l’utiliser en pratique de tous les jours, parceque ca va un peu à l’encontre de ce qui marche à l’heure actuelle.
          Alors je vais dire des trucs mais c’est parfaitement inventer c’est pour donner une idée globale.
          Selon le modele de Stewart pour contrôler un acidose métabolique, il faudrait par exemple perfuser du Na Cl parce que ca va modifier la concentration de ces ions et donc changer l’équilibre acidobasique par modification de la dissociation de l’H20.
          Alors que la chose habituelle serait plutôt de contrôler la production de l’acide ou d’augmenter son élimination.
          En fait, c’est probablement vrai mais on sait pas à quoi ça correspond. et on ne sait pas bien jouer avec ces notions.
          http://www.mapar.org/article/pdf/822/Equilibre%20acide-base%20:%20le%20bilan%20pratique%20d'une%20r%C3%A9volution.pdf
          comme il est dit ici dans l’intro  » En effet il n’y a pas d’urgence démontrée à comprendre cette révolution.
          Elle touche davantage la connaissance théorique que la pratique clinique.  » elle s’applique surtout à des cas complexes et atypiques.

          Pour le citrate il est rarement dosé , il est en concentration dans le plasma à un dosage de 0.1 0.2mmol/L je crois. Ce qui est très faible. De plus sont Pka est de 6,1 pour la derniere forme donc qu’il est majoritairement sous forme de base avec moins de 1% de forme acide au ph normal de l’organisme (formule pH = Pka + log(base/acide) je vous laisse faire le calcul vous verrez les rapports et les concentrations). Il est donc majoritairement dissocié et donc négligeable dans les calculs.

          De plus le citrate est métabolisé en 30 secondes par le foie donc à moins de faire un apport continu de citrate il n’a aucun effet. Par contre, en cas d’insuffisance hépatique et donc de defaut de métabolisation du citrate, celui ci va s’accumuler ce qui va entraîner une acidose métabolique par excès d’acide conjuguée.

          donc la complication de l’accumulation de citrate c’est l’acidose, drole non 🙂

          Répondre
  5. Miastor l'Iconoclaste
    Miastor l'Iconoclaste dit :

    Bon, heu, j’aime pas passer pour l’emmerdeur de service, et tout, mais quand même.

    « Et même s’il passe la barrière digestive, rien ne dit que le citrate joue un rôle dans le pH du corps humain. »
    En fait, si. Le citrate est même un médicament utilisé dans ce genre d’indications. Vendu sous le nom Foncitril, en sachet à dissoudre dans un verre d’eau et à boire, il est utilisé pour alcaliniser les urines, et éventuellement (paraît-il) pour prévenir l’acidose métabolique. Il est contre-indiqué en cas d’alcalose.
    Alors, évidemment, le pH de l’organisme ne varie pas (l’équilibre étant maintenu par les rein et les poumons, hormis en cas de maladie particulière bien évidemment).

    Quelques études évoquant l’absorption intestinale du citrate (je cite juste les liens Pubmed) : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1569651 et https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9629675.

    Je ne connais pas bien les transporteurs intestinaux. Mais je sais déjà que l’on ne connais pas toutes les protéines transporteuses, et que certaines sont peu spécifiques.
    J’ai tout de même cherché un peu, et on trouve chez l’Homme des transporteurs du citrate (cellulaires ou mitochondriaux) : http://www.uniprot.org/uniprot/Q86YT5 et http://www.uniprot.org/uniprot/P53007.

    Vouilà.

    Sinon, en effet, modifier le pH de l’organisme est difficile (bonne régulation poumon + rein) et dangereux (alcalose et acidose toutes deux mortelles).
    Néanmoins, dans des indications médicales dûment posées, jouer sur le pH des urines est envisageable.

    Miastor.

    Répondre
    • Primum Non Nocere
      Primum Non Nocere dit :

      comme vous le dites si bien, il sert à modifier le ph des urines pas de l’organisme. donc il n’a pas d’action sur l’équilibre acido basique.
      D’ailleurs quand il est utilisé comme anticoagulant dans les dialyses, sa complication majeure est … l’acidose métabolique.
      Il est probablement absorbé au niveau digestif je n’en doute pas, j’ai préféré le négliger car son action est minime.
      Les transporteurs cellulaires et mitochondriaux oui ca c’est normal puisque le citrate est un des produit du cycle de Krebs mais ca ne présage en rien d’un transporteur au niveau des villosités digestives.
      Je ne sais littéralement pas comment le citrate rentre dans l’organisme.
      et nous n’avons JAMAIS dit que ce n’est pas possible de jouer sur le pH des urines au contraire on le sait très bien c’est même l’intérêt de l’indice de PRAL.
      la question n’était pas la, la question de fond est sur « l’alcalinisation du milieux » qui ne se base sur rien.

      Répondre
      • Miastor l'Iconoclaste
        Miastor l'Iconoclaste dit :

        La question de fond, je n’ai rien contre, bien au contraire. Mais gardons à l’esprit que nous parlons d’une situation idéale, avec un individu sain ayant des organes fonctionnels.

        Faire un demi-paragraphe disant que le citrate ne passe pas la barrière intestinale, c’est un peu fort : c’est le cas. Et affirmer qu’il n’a aucune action sur le pH de l’organisme n’est qu’à moitié vrai…

        Parlons métabolisme : un foie fonctionnel transforme le citrate en bicarbonate (HCO3-, qui alcalinise le sang). Un rein fonctionnel élimine les bicarbonates. Résultats : pH sanguin inchangé, pH urinaire augmenté. Jusque là, d’accord.

        En cas de dialyse avec anticoagulation au citrate (puisque vous en parlez), le risque est une alcalose métabolique (indépendamment du reste, car la dialyse est une source possible de nombreux désordres). Néanmoins, une insuffisance hépatocellulaire cause dans ce cas de figure cause une accumulation de citrate, donc une hypocalcémie et une acidose métabolique (plus ou moins marquées). Mais déjà il faut un foie non fonctionnel.

        Si le rein est esquinté mais le foie intact, le risque est l’alcalose (avec alcalémie, donc véritablement une alcalinisation du corps). D’ailleurs, ça peut être l’effet recherché, pour traiter les acidoses d’origine rénale.

        Vous dites qu’il existe des transporteurs mais que ça « ne présage en rien d’un transporteur au niveau des villosités digestives ». Certes. Mais en tout cas, le citrate est absorbé au niveau digestif, c’est un fait.

        « Comme vous le dites si bien, il sert à modifier le pH des urines pas de l’organisme. Donc il n’a pas d’action sur l’équilibre acido-basique. » C’est pourtant le cas, ne serait-ce que parce que le citrate n’agit pas directement sur le rein : il provoque la création de bicarbonate sérique, qui est ensuite éliminé par le rein. L’équilibre n’est évidemment rompu que si le rein ne suit pas, mais notons bien qu’il y a tout de même une action sur le sang et pas uniquement sur les urines.

        Et je ne parle même pas du poumon, qui a aussi son mot à dire. D’ailleurs, pour le coup, la meilleure méthode pour s’alcaliniser, c’est d’hyperventiler. Le pH peut monter d’un ou deux dixièmes de point.

        Miastor.

        Répondre
        • Primum Non Nocere
          Primum Non Nocere dit :

          Je ne vois vraiment pas ou vous voulez en venir ?

          Si on prends un humain normalement constitué quel est l’action directe du citrate sur son pH ?
          Réponse aucune : effet tampon négligeable du fait de sa constante de dissociation et de son Pka dans les pH considérés.

          Effectivement le cycle de l’acide citrique crée 2 ions bicarbonates qui vont avoir une action un role tampon mais il s’agit d’ion bicarbonate pas du citrate.
          Si on prends le lactate lui a une action directe, les corps cétoniques pareil, et je parle pas de leur produit de dégradation qui ont aussi un role je parle de leur action directe.

          A ce compte la le glucose et le l’O2 jouent sur le pH puisque leur produit de dégradation est une source de modulation.

          Et si on cherche à savoir quelle sera l’action directe du citrate, son accumulation n’est pas alcalinisant mais acidifiant.

          Effectivement une perfusion en continu de citrate entraîne du fait de son métabolisme une alcalose. Mais ca n’est en rien une situation normale (pas plus que son accumulation en cas d’insuffisance hépatique hein je suis pas de mauvaise foi non plus)

          Le citrate passe sans inquiéter qui que se soit au mieux il alcalinise les urines, ça je suis parfaitement d’accord.
          Il est effectivement très probablement absorbé au niveau digestif. Je disais que je n’en connaissais absolument pas le phénomène. et devant l’absence de connaissance je préféré considéré que c’etait pas le cas mais que de toute manière il n’avait aucune action. c’était maladroit je vous l’accorde.

          Ca ne change pas le fait que le citron n’est pas un puissant alcalinisant pour le corps.

          Faut pas déconner

          Répondre
  6. Seb Pilon
    Seb Pilon dit :

    Il y manque quelque chose au texte. Si une théorie existe, c’est qu’il y a expériences qui amènent preuves quantifiables qui établient cette théorie comme étant la plus proche de la vérité. Ici on retrouve deux théories. La première étant que le citron ne régularise pas l’équilibre acido-basique, ce que le texte explique en utilisant les recherches déja établie et contesté par Miastor dans les commentaires, qui utilise aussi les recherches déja établie. La deuxième théorie dans le texte mais qui n’est pas mentionné c’est que la méthode Casasnovas c’est du bidon. Hors, la deuxième théorie est supporté par quelle expériences ou preuvent quantifiables? Parce que pour ceux et celles qui on expérimenté(es) sur leur propre corps, laboratoire avec outils d’observations intégré, et qui tirent des preuves quantifiables (renversement de cancers, ejection de tumeurs, effacement du diabète, etc) arrivent donc à la conclusion que la méthode Casas est une théorie qui fonctionne. Ne serait-ce pas sur ceux-ci que nous devrions nous pencher, étudier et créer de nouvelles théories? Peut-être que ce n’est pas un équilibre acido-basique ou de la lymphe  »bloqué » mais tout de même que si sa fonctionne, sa doit être autre chose? Après tout, on savait que le citron enlevait le scorbut mais c’est 300 ans plus tard qu’on a compris comment.

    Parce que sur notre empire du savoir, l’expérience est le vrai professeur.
    Je vous laisse quelque lien de personne qui y sont passé:

    http://regenere.org/guestbook/
    http://www.forksoverknives.com/category/success-stories/
    http://www.chrisbeatcancer.com/category/natural-survivor-stories/
    et plein d’autre si vous cherchez.

    Répondre
    • Miastor l'Iconoclaste
      Miastor l'Iconoclaste dit :

      N’exagérons rien.

      Vous parlez de « preuves quantifiables » puis de « renversement de cancers » « éjection de tumeurs », et « effacement du diabète ».
      Alors je suis tout à fait d’accord pour le dernier point : un bon régime alimentaire peut améliorer voire de supprimer un diabète de type 2. C’est une certitude. Idem pour l’hypertension et bon nombres d’autres maladies. Personne ne le conteste, au contraire.

      Mais le cancer… Non.
      Un régime alimentaire adapté permet de réduire le risque de développer certains cancers.
      Un régime alimentaire adapté est très important en cas de cancer, mais dans le cadre d’un vrai traitement, pas seul.
      « Renverser un cancer », ça ne veut rien dire. « Ejecter des tumeurs », ça n’existe pas jusqu’à preuve du contraire.

      Vous dites qu’il existe des preuves. Je les veux bien. Et je ne me contenterai pas de témoignages, qui ne constituent en aucun cas une preuve.

      Vous dites que nous n’avons pas de preuve que les théories de Casasnovas soient bidons. D’une part c’est à lui de prouver qu’il a raison et pas à nous de prouver qu’il a tort, d’autre part nous avons des preuves de l’inefficacité des régimes seuls dans le cancer. Peut-être avez-vous des témoignages de personnes qui vivent bien ainsi, mais c’est peut-être tout simplement parce que ceux qui n’ont pas eut cette chance sont morts et ne peuvent donc pas témoigner.

      Alors je suis d’accord pour dire qu’une absence d’explications ne constitue pas une preuve, et qu’une chose vraie peut très bien l’être sans avoir encore trouvé d’explications. Mais nous attendons encore la preuve de l’efficacité des traitements Casasnovas. Lorsque nous aurons ces preuves, nous nous pencherons sur des explications. Pas avant.

      Miastor.

      Répondre
      • Seb Pilon
        Seb Pilon dit :

        Par renversement de cancer, je voulais dire qu’il y avait cancer avant et plus de cancer après les dites méthodes. Pour les éjections de tumeurs, je voulais dire tumeur avant, pas de tumeur après. Mon vocabulaire me fait défaut.

        À la fin, c’est vrai que sa sonne comme de l’exagération, que pour tout témoignage d’une personne qui survit, il peux y en avoir dix de mort. Mais les personnes qui ont survécut avec des papiers de médecins qui disait tout le contraire, ne sont pas des preuves en elle-mêmes? Ne pourrions-nous pas utiliser ce qui a fonctionné pour eux pour établir de nouvelle enquête? C’était plus sa mon propos.

        Parce que les personnes qui essait les méthodes alternatives, le font généralement après que le système médical leur ai fait défault. C’est un peu difficile de prouver par la médecine ce que la médecine rejette. Les gens qui s’en sorte ne se font pas suivre par des docteurs qui leur dit de faire le contraire alors comment sortir de cette impasse?

        Répondre
          • Seb Pilon
            Seb Pilon dit :

            Est-ce que quelqu’un connait l’épigénétique? Les épigénômes qui activent et désactivent certaines activitées de l’adn sont au coeur de l’influence de l’environment sur nos cellules. Si le cancer est une mutation des cellules, pourquoi ne serait-ce pas réversible en changeant l’environement, notament la nutrition. Est-ce que c’est une théorie trop simple pour être viable?

          • Romain
            Romain dit :

            Seb Pilon,
            En effet cette hypothèse peut sembler intéressante voir cohérente (je suis un total profane en biologie) mais c’est justement le propos ici, une hypothèse peut etre très séduisante et même cohérente dans son propre cadre, mais il est malavisé d’y croire (et le mot croire a son importance) juste pour cette raison. Cela nécessite des preuves, sans quoi nous n’avons aucune certitude sur sa validité et sur pourquoi c’est comme ça.

          • Miastor l'Iconoclaste
            Miastor l'Iconoclaste dit :

            Je connais l’épigénétique. Mais le cancer n’est pas un problème d’épigénétique. Il y a toujours une modification de l’ADN même. La réversibilité des anomalies des cellules cancéreuses reste à démontrer. En tout cas, ça n’a jamais été vu.
            Et en quoi l’alimentation pourrait-il avoir un effet bénéfique dans ce contexte ?

            Miastor.

    • LouV
      LouV dit :

      Bonjour Seb Pilon,
      je vois que vous citez entre autres dans vos liens le site « Chris beat cancer ». L’histoire du concepteur du site, Chris Wark, est justement une bonne illustration de la prudence dont il faut faire preuve vis-à-vis des témoignages des personnes qui se disent condamnées par la médecine moderne mais vivantes grâce à une thérapie alternative.
      Chris affirme qu’il a refusé la chimiothérapie, mais s’en est sorti grâce à un régime. Ce qu’il ne mentionne pas, c’est que la chimiothérapie qu’il a refusé n’était pas une chimiothérapie curative, mais adjuvante ; avant, il a été traité par chirurgie, qui lui a normalement enlevé sa tumeur ; la chimiothérapie adjuvante, elle, est faite pour réduire les risques qu’une tumeur réapparaisse autre part, si quelques cellules cancéreuses ont réussi à s’échapper autre part dans le corps.
      Notons bien « réduire les risques » : Chris avait déjà de bonnes chances que la chirurgie soit suffisante pour le guérir (survie +de 5 ans : 64%) ; dans son cas, la chimio ne rajoutait que 12-16% de chances de survie supplémentaire. Sa survie sans chimiothérapie n’est donc pas si étonnante, avec ou sans régime.
      https://sciencebasedmedicine.org/chris-beat-cancer/
      Combien de survivants, pourtant de bonne foi et intelligents, font ce type d’erreurs ? (la médecine étant un domaine très compliqué)

      D’où l’importance de mener de vrais essais cliniques pour vérifier une efficacité apparente. Et c’est toujours aux partisans d’une thérapie d’organiser ces essais cliniques ; on ne manque pas de fondations et instituts intéressés par les médecines alternatives pour les aider à le faire.

      Répondre
  7. Solipse
    Solipse dit :

    Il y a déjà de bons commentaires en fin d’article, on pourrait rajouter que les citrates des fruits et légumes sont reconnus pour leur vertu à lutter et prévenir contre les calculs rénaux, et donc d’aider le corps à maintenir efficacement son équilibre acide-base à long terme.
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26150027
    Les sels de citrate de potassium sont aussi utilisés contre l’ostéoporose https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26401577
    Mais on parle d’usage courant ici, sur des doses alimentaires.
    Sur le bénéfice d’une cure par contre c’est bien plus dur à déterminer si une grande quantité d’acide citrique ne peut pas causer du tort…

    Répondre
    • Primum Non Nocere
      Primum Non Nocere dit :

      Alors :
      –  » les citrates des fruits et légumes sont reconnus pour leur vertu à lutter et prévenir contre les calculs rénaux » le citrate en général pas celui des fruits et légumes. Et on a jamais dit le contraire c’est le principe de l’indice de PRAL.On sait que jouer sur le phdes urines est important.
      Par contre « et donc d’aider le corps à maintenir efficacement son équilibre acide-base à long terme. » conclusion erronée, ou avaez vous vu ça ? Vous etes en train de surinterpréter pour aller dans le sens qui vous interesse. Modification du ph des urines ne veut pas dire modification du pH sanguin. Donc juste NON !

      – Alors « Les sels de citrate de potassium sont aussi utilisés contre l’ostéoporose https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26401577 » votre etudes sur 83 malades et sur 1 an dit que ca marche.
      http://sci-hub.cc/http://ajcn.nutrition.org/content/88/2/465.short cette études sur 2 ans et beaucoup plus de malade dit le contraire.
      et cette méta-analyse sur 25 études ne conclue pas dans ce sens non plus (Meta-analysis of the quantity of calcium excretion associated with the net acid excretion of the modern diet under the acid-ash diet hypothesis. Am J Clin Nutr, 2008 ; 88 : 1 159-1 166.)

      « Mais on parle d’usage courant ici, sur des doses alimentaires. » euh dans les 2 études que vous citez on parle de supplémentation en citrate de potassium, ca ressemble bien à une cure et non pas de « doses alimentaires ».

      Un avis ?

      Répondre
      • Solipse
        Solipse dit :

         » le citrate en général pas celui des fruits et légumes » on parle de citron, alors je parle du citrate qu’apporte les fruits et légumes. Vous cherchez une petite bête qui n’existe pas.
        « On sait que jouer sur le phdes urines est important. » Ce n’est pas qu’une question de pH, c’est là où vous faites fausse route ! Le citrate rend le calcium plus soluble, quand par exemple l’oxalate le fait se déposer. Alors que ce sont deux acides ! http://kidneystones.uchicago.edu/calcium-binding-by-citrate/
        « Modification du ph des urines ne veut pas dire modification du pH sanguin. »
        Où est-ce que j’ai dit ça ? Nul part !
        D’ailleurs si vous lisez de la doc sur l’équilibre acido-basique, ils savent tous que le pH sanguin est scrupuleusement maintenu stable par le corps, sinon le cœur s’arrête très vite. (Même s’ils disent des tas de bêtises, comme le fait que le citrate soit métabolisé dans les poumons…) Preuve en est qu’ils en savent tout de même (en général) plus que vous.
        La lithiase rénale a un impact non négligeable sur la fonction rénale

        http://sci-hub.cc/http://ajcn.nutrition.org/content/88/2/465.short
        Dommage que cette étude ne quantifie pas la vitamine D alors que bien d’autres paramètres sont suivis comme les allèles VDR…

        Meta-analysis of the quantity of calcium excretion associated with the net acid excretion of the modern diet under the acid-ash diet hypothesis. Am J Clin Nutr, 2008 ; 88 : 1 159-1 166
        -> ne conclut rien du tout, puisqu’on ne connaît pas les apports calciques ! Mais les résultats donnent tout de même une plus faible excrétion calcique pour les urines moins acide. Donc elle va plutôt dans mon sens que le contraire 😉

        « euh dans les 2 études que vous citez on parle de supplémentation en citrate de potassium, ca ressemble bien à une cure et non pas de « doses alimentaires ». »
        Ce sont des doses alimentaires, en comparaison de doses supra-alimentaires qui dépassent l’apport journalier standard. Dans la cure de citron, on consomme jusqu’à 10 citrons par jour soit environ 25g de citrate. Dans l’étude https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26150027 ils sont à 40mEq de citrate de potassium soit 2.5g soit à peu près l’équivalent d’un citron par jour. Rien de bien astronomique.

        Répondre
  8. Seb Pilon
    Seb Pilon dit :

    Miastor, pour une raison quelconque, je ne peux pas répondre à ton commentaire directement, je le fais ici.

    C’est vrai qu’il y a modification de l’ADN donc les épigénômes ne pourraient pas agir quand même le voudraient-ils. Mais pour répondre à ta question, sa dépend de qu’est-ce qui créé la mutation. Est-ce les épigénômes eux-même qui se dégrade en premier et change la structure de l’ADN ou l’inverse?

    Si l’épigénétique est en réponse à l’environment d’une personne, l’alimentation, le mode de vie et autre facteurs et qu’ils deviennent cause de la mutation de l’ADN; dès lors l’inverse pourrait, en théorie, s’appliquer aussi. Changer d’alimentation, mode de vie et autres, pourrait permettre au corps d’avoir les outils pour faire des cellules saines.

    Et c’est principalement là, à la regénération que sa se divise. Comme tu dis, la réversibilité n’a jamais été vu. Pour certain, la regénération à été vécu.
    Comme Romain dit plus haut, même si sa peut semblé cohérent, il est malavisé d’y croire pour cette raison. Je ne fais qu’explorer avec vous et je vous remercie bien de votre patience.

    Répondre
    • Irene
      Irene dit :

      Je viens de lire sa réponse, je suis tout à fait profane à la fois en chimie et en biologie, mais je l’ai trouvée assez intéressante. Je pense que ce serait profitable à tout le monde que son analyse reçoive elle même une réponse pour poursuivre cet échange déjà bien riche !

      Répondre
  9. yves.trinidad@gmail.com
    yves.trinidad@gmail.com dit :

    Bonjour et merci cet article et aussi à tout ces commentaires. C’est vraiment très intéressant.
    Je ne suis pas médecin ni biologiste ni malade. Je pense donc avec un bon équilibre acido/basique sanguin et urinaire.
    Je m’intéresse toutefois beaucoup à cet articles et à vos commentaires car je pratique du sport d’endurance (>à 10h d’effort) et 1 fois sur 6 mon estomac se bloque au bout d’environ 6h d’effort. Pour parvenir à finir mon épreuve je dois soit vomir ce qui semble réinitialiser mon estomac soit attendre patiemment que ça reparte tout seul mais cela m’oblige à ralentir.
    Pour régler ou réduire ce problème j’ai fait et continue mes recherches.
    Dans mes bidons j’avais pris l’habitide de mettre le jus d’un demi citron pressé par bidons de 750ml dans l’optique de réduire une éventuelle surcharge acide dans l’estomac. À la lecture de cet article et des commentaires ça ne semble pas une bonne idée finalement.
    Ce qui compte vraiment semble que je dois avant tout bien respirer et faire en sorte de maintenir le bon fonctionnement de mon rein malgré l’effort physique.
    Pourriez vous m’aider dans mes recherches en confirmant (ou pas) ma conclusion sur l’arrêt de mettre du jus de citron pendant l’effort et plutôt m’orienter sur ce qui pourrait aider mon rein à fonctionner normalement même pendant un effort long.
    Merci de votre aide.

    Répondre
  10. Vince
    Vince dit :

    Bonjour à tous.

    Je vois que le citron est la star de ce fil de discussion mais je vais revenir sur le deuxième sujet qui est l’indice PRAL.
    Comme le dit très bien l’article cet indice est sérieux, maintenant c’est son interprétation qui peut porter à confusion.

    J’ai trouvé un ou deux tableaux sur le net avec les indices PRAL des aliments et franchement ya rien de déconnant. En fait on apprend rien même, on voit que le couple viande/fromage est à limiter au possible et c’est la fête pour les fruits et les légumes. Sur ce point je pense 400% des gens sont d’accord.

    Maintenant il ya ceux qu’ils veulent faire des conclusions sur l’utilisation de cet indice et là ça part en cacahuète (indice PRAL +5.75).
    Si tu veux utiliser le PRAL pour modifier le pH de ton corps, là je suis d’accord avec l’article et passe ton chemin. Par contre si tu veux l’utiliser comme indicateur pour avoir une alimentation saine et équilibrée, j’ai envie de dire why not? Du coup je ne suis absolument pas d’accord avec la conclusion de l’article, ou alors les mots auraient dû mieux être choisis (ou j’ai rien compris). Je plussoie que d’avoir une urine acide ou basique ne va pas changer la vie des gens mais manger 5 fruits et légumes par jour (ce qui est indirectement dit par cet indice) OUI.

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