L’appel à la Nature

Un jugement moral qui ne dit pas son nom.

Proche parent de l’essentialisme, l’appel à la nature consiste à convoquer la nature pour justifier un jugement moral que l’on ne sait pas trop comment justifier autrement (c’est-à-dire rationnellement). L’appel à la nature peut bien sûr servir à expliquer des jugements tout à faits respectables, voire juste : l’eau de source est assurément une boisson saine, qui n’offre pas les désagrément d’autres breuvages sucrés ou alcoolisés… Mais on sait bien que les sophismes servent parfois à défendre des idées justes, ce qui ne rend pas les idées fausses, mais ne rend pas le sophisme correct.

Septième épisode.

Argument omniprésent et terriblement tentant, l’appel à la nature est à bannir des débats d’idée pour la simple raison que personne n’a le monopole de la « Nature » ni aucune définition vraiment opérationnelle ; c’est un mot fourre-tout, véritable auberge espagnole où chacun trouve ce qu’il y apporte. Chers amis, cessons d’invoquer la nature pour débattre du bien et du mal, trouvons d’autres manière d’évaluer les mérites des idées des uns et des autres.

 

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3 réponses
  1. Physiquantix
    Physiquantix dit :

    Dans la liste des choses non naturelles, j’aurais bien envie de rajouter un p’tit truc : le livre 🙂

    Répondre

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  1. […] cette attente, il convient d’éviter le sophisme de l’appel à la nature, et d’étendre notre considération à tous les individus soumis à la […]

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